Pan-African Parliament Hansard Report, Sixth Session of the Fourth Parliament


Pan-African Parliament Hansard Report, Sixth Session of the Fourth Parliament

Monday, 07 May, 2018

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M. LE PRÉSIDENT:Excellence Mme Lindiwe Sisulu, Ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud;Leurs Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs des Chambres;Excellence Dr Abdou Ousseni, Président de l’Assemblée nationale de l’Union des Comores;Son Éminence M. Ioannis, Archevêque de la Zambie et du Malawi;Madame et Messieurs les Vice-présidents du Bureau du Parlement panafricain;Honorables membres du Parlements panafricain;Chers collaborateurs du Secrétariat général;Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Hauts Commissaires et Représentants des Organisations internationales accrédités en Afrique du Sud;Madame Naye Anna Bathily, Chef du Groupe de la Banque mondiale sur l’engagement des parlementaires;Mesdames et Messieurs les représentants de la Société civile;Mesdames et Messieurs les membres de la presse;Mesdames et Messieurs les interprètes;Chers invités;Il m’est particulièrement agréable de prendre la parole devant vous, ce jour, à l’occasion de l’ouverture de la 6ème Session ordinaire de la 4èmelégislature.Je voudrais, néanmoins, à l’entame de mon propos, rappeler à la mémoire collective les différents événements malheureux qui ont marqué notre continent ces derniers mois, notamment:1.La disparition de Maman Winnie Madikizela-Mandela, l’icône de la lutte pour les libertés et l’égalité des êtres humains;2.Le décès de l’Honorable Sénateur André Obami Itou, Sénateur de la République du Congo, ancien Président de cette institution, mais également membre du Parlement panafricain et ancien Président du Caucus de l’Afrique centrale;3.L’accident d’un avion militaire, en Algérie, qui a causé la mort à plus de 200 Algériens.Nous n’oublions pas dans cette liste sombre:4.Le décès du Leader de l’Opposition politique du Parti MDC du Zimbabwe, Monsieur Morgan Tsvangirai;5.Celui du Leader politique de la RENAMO, au Mozambique, Monsieur Afonso Dhlakama;À tous ceux-ci, s’ajoutent les filles et les fils de notre continent qui meurent chaque jour à l’Ouest, au Centre, au Nord, à l’Est de notre continent, du fait de l’extrémisme violent.Pour tous ces morts, je vous prie de bien vouloir vous lever et observer une minute de silence pour le repos de leurs âmes.(Une minute de silence a été observée)(Coup de maillet)Je vous remercie.Excellence Mesdames et Messieurs,Le Parlement panafricain, votre Parlement, s’honore toujours de votre présence dans ce temple de la démocratie, des droits de l’homme et de l’État de droit.Aussi, ai-je l’insigne honneur, au nom des membres du Parlement panafricain, du Secrétariat général et de mon Cabinet, de vous souhaiter une cordiale bienvenue, ici, à Midrand, au pays de l’Arc-en-ciel, pays de paix, de liberté et du vivre ensemble différent, bien qu’étant différent.Je salue particulièrement la présence, parmi nous, de leurs Excellences les Présidents de Sénats et d’Assemblées du Congo Brazzaville, des Comores, d’Afrique du Sud, du Zimbabwe; de son Excellence l’Ambassadeur Bene M’poko, Doyen du Corps diplomatique, des leurs Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, les Hauts Commissaires ainsi que les Représentants des Organisations internationales accréditées en Afrique du Sud.Je n’oublie pas les Partenaires au développement dont Madame Naye Anna Bathily, Coordonnatrice des activités des Parlementaires auprès de la Banque mondiale, venue spécialement représenter l’auguste Institution de Bretton Woods.Je félicite et remercie les États qui font leur retour dans l’Institution continentale, notamment:le Parlement de l’Union des Comores;le Parlement de la République de Guinée Bissau;le Parlement de la République de Sâo Tomé-et-Principe;et enfin, le retour tant entendu du Parlement de la République de Libye.Aussi, leur présence vient à n’en point douter, faciliter nos assises et accroître la visibilité de notre continent.À vous tous, je dis merci d’être là, aujourd’hui.La 6ème Session de la 4ème législature s’ouvre dans un contexte particulier de l’histoire de notre Institution. Sur les 55 pays membres de l’Union africaine, 53 sont en effet présents; un pays n’a pas encore adhéré et l’autre est confronté à des conflits postélectoraux.(Applaudissements)Ceci est un témoignage, à n’en point douter, de la diplomatie parlementaire, la diplomatie de présence que nous avons mise en place.Bienvenue chez vous, Parlementaires panafricains, anciens et nouveaux!La maison des peuples d’Afrique est heureuse de vous accueillir!La présence massive, disais-je ne s’est jamais vue par le passé. Elle est historique et constitue non seulement la diplomatie parlementaire de présence initiée et conduite par le Bureau pendant les trois ans que j’ai eu l’honneur, le privilège et la responsabilité de diriger, avec l’appui de tous les collègues parlementaires de la 4ème législature, mais aussi, la conséquence logique de l’accent que cette législature a mis sur les points ci-après:Le développement des relations avec les dirigeants africains;La systématisation des relations interactions avec les Parlements nationaux, régionaux et continentaux ainsi que la revitalisation des relations avec les partenaires au développement.Ces options nous ont permis de relever, en trois ans, les défis de la visibilité et de la crédibilité du Parlement panafricain.L’amélioration de la visibilité du Parlement panafricain l’a fait passer de la situation de structure inconnue ou méconnue, à celle d’instance connue et reconnue.Qui n’a pas vu en effet, le Président du Parlement panafricain parlant en Mondo vidéo au nom des Parlements européen et panafricain, des peuples d’Europe et d’Afrique au Sommet Afrique-Europe de décembre dernier à Abidjan.Que dirais-je de la standing ovation faite au Président et à la délégation du PAP en 2015, à l’Assemblée nationale française, lorsque cet auguste Assemblé y est allée pour plaider la cause de l’électrification de l’Afrique en prélude de la COP 21 de Paris.Si ce n’est que c’était là une reconnaissance de la justesse des initiatives du PAP, soucieux du bien-être des peuples africains dans un monde où les intérêts particuliers prennent malheureusement le dessus sur l’intérêt général.L’organisation par le PAP de « Side Events » lors de la COP22 à Marrakech ou de la COP 23 à Bonn, pour attirer l’attention sur le rôle des parlementaires africains dans la lutte contre le réchauffement climatique, relève de la même démarches, car les peuples d’Afrique qui adhèrent à cette lutte, ne doivent pas partir de ces effets et les compensations promises doivent être au rendez-vous.Les femmes et les jeunes n’ont pas été oubliés dans cette croisade du PAP. Lors de la 62ème Session de la Commission des Nations-Unies sur le Statut des Femmes à New York, du 16 au 23 mars 2018, soixante (60) participantes, dont la moitié était des femmes parlementaires des 19 États membres de l’Union africaine et des autres régions du monde, ont en effet assisté au forum organisé en marge de cette session, par les parlementaires du Caucus des Femmes du PAP.L’appel fait par notre délégation, de créer un réseau des femmes parlementaires africains, a continué à édifier l’auditoire sur la volonté du PAP de mobiliser un maximum des femmes, pour une meilleure efficacité de leur engagement.(Applaudissements)Le Parlement panafricain, votre Parlement, soucieux des problèmes qui minent notre continent, notamment en matière de nutrition et d’alimentation, le Bureau a proposé à la plénière, la nomination du Dr. Bryline Chitsunge pour le poste d’Ambassadeur pour la sécurité alimentaire, un sujet qui préoccupe l’Afrique, et toute l’Afrique.La table ronde organisée le 23 mars 2018, avec les autorités sud-africaines au Parlement panafricain, a été l’occasion pour celles-ci de signifier entre autres, leur appréciation sur l’intérêt porté par le PAP aux problèmes de la sécurité alimentaire. Mais, des pays tels que le Nigeria ont déjà annoncé leur désir de travailler avec le Parlement panafricain sur ce dossier.Les jeunes du continent ont vu à Khartoum, au Soudan, du 12 au 14 novembre 2017, un sommet à eux dédié. La lecture du rapport de cet événement est instructive et montre l’espoir qui l’a fait germer dans l’esprit des jeunes qui y ont pris part.Mesdames et Messieurs,Les défis qui interpellent notre continent sont multiples, notamment: la migration des jeunes, le changement climatique, l’exode massif, l’électrification et l’agriculture. Notre Parlement s’est saisi de tous ces dossiers et croit donner son avis sur les différents thèmes qui seront évoqués.Au moment où nous ouvrons notre session, beaucoup de défis interpellent notre continent: l’Agenda 2063, l’Agenda 2030, l’Agenda 2020 et la zone de libre-échange continentale africaine.Si pour l’Agenda 2063, il est question d’expérimenter les dix premières années de cet Agenda, le Parlement panafricain devra jouer un rôle déterminant pour que les peuples africains s’en approprient.L’Agenda 2020 quant à lui, prévoit de taire les armes en Afrique d’ici à l’horizon 2020. Cette thématique a déjà été abordée, ici, dans notre Parlement, et à l’unanimité nous avions pris une résolution de pousser cet Agenda à faire que les Africains ne soient plus des bouchers à canon.Enfin, quant à l’Agenda 2020, il vous souviendra que les pays africains, les pays ACP-Union européenne avaient signé un Accord à Cotonou, et cet Accord se termine en 2020.Le premier Accord n’avait pas connu l’input des Parlementaires panafricains. Il est question aujourd’hui, que l’Afrique, à travers son Parlement, donne son point de vue.Pendant les trois années que nous avons passées, le Parlement panafricain a organisé les événements à l’intérieur et à l’extérieur de son siège. Je pense à la session à Sharm-El-Sheikh en Égypte, dont le succès n’est plus à rappeler. Je pense également à l’organisation de la Conférence continentale sur l’intégration organisée à Yaoundé au Cameroun, au mois d’août 2017, en écho à celle-ci, la libre circulation des personnes et des biens est devenue une réalité en Afrique centrale.Quant à l’effort de parler au nom du continent à l’extérieur, le Parlement a envoyé deux missions aux États-Unis d’Amérique dans le but de plaider la levée des sanctions économiques qui pesaient sur le Soudan. Ces missions qui étaient conduites par moimême, ont eu à rencontrer les différentes autorités de haut niveau, notamment le Sous-secrétaire d’État au Département d’État chargé des Affaires africaines, mais l’apothéose de cette mission aurait été la rencontre des parlementaires africains avec le Sénat américain.Pour conclure sur ces deux missions, les sanctions économiques qui pesaient sur le Soudan ont été effectivement levées. Cet état de chose paraît expliquer l’appel fait à ma modeste personne, par son Excellence Monsieur le Président de la République du Rwanda, Son Excellence Monsieur Paul KAGAMÉ, Président du Haut Comité des Sages pour la Réforme de l’Union africaine, de me joindre à l’équipe qu’il a constituée, pour remplir cette mission.Excellence Mesdames et Messieurs,Comme vous pouvez le constater désormais, l’identité structurelle du Parlement panafricain parmi les organes de l’Union africaine, qui au début de la 4ème législature était interrogée par des citoyens de nos pays et par certaines de nos partenaires, est devenue réalité grâce à ses parlementaires, grâce à son personnel, qui n’ont ménagé aucun effort pour que nous arrivions là. Je ne puis m’empêcher une fois de plus, de les en remercier. Ils ont fait de la 4ème législature, une législature exceptionnelle, exceptionnelle à tout point de vue. Il était de mon devoir de le reconnaître et de leur signifier ma gratitude pour cet accompagnement de qualité au moment où nous ouvrons cette 6ème et dernière session de la 4ème législature.Je voudrais terminer mon propos, en remerciant une fois de plus tous ceux qui ont pris la peine d’effectuer le déplacement.Du haut de ce temple de la démocratie et de l’État de droit, je souhaite que nos travaux vont se dérouler, comme par le passé, dans un esprit apaisé, de paix et de cordialité, car il ne peut en être autrement, nous sommes les représentants des peuples africains, et nous parlons aux noms des peuples africains, l’exemple que nous voulons donner aux peuples africains doit partir de cette Maison, pour que tout le monde sache de quoi il est question.Sur ce, je déclare ouverte la 6ème session ordinaire de la 4ème législature.Je vous remercie pour votre aimable attention.Vive le PAP!Vive l’Union africaine!Vive la femme africaine!Vive l’Afrique!Asante sana!Shukran!Thank you very much!Obrigado!(Applaudissements)(Coup de maillet)La session est ouverte!Honorables Membres,Conformément à l’article 9 du Règlement intérieur, nous allons maintenant procéder à la prestation de serment des nouveaux membres.J’invite Monsieur le Secrétaire général du Parlement, à inviter les nouveaux membres à prêter serment, conformément aux dispositions de l’article précité.Monsieur Secrétaire général,Vous avez la parole!
ADMINISTRATION OF OATH
THE CLERK:Honourable members, I would like to start by inviting the delegation from Algeria to the front. Hon. Amira Slim and Hon. Sen. Abdelkader Moulkhloua.
M. LE PRÉSIDENT:Avant la prestation de serment, je voudrais reconnaître la présence parmi nous, de Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Swaziland qui est venu, ici, pour assister à nos travaux.Monsieur le Président,Vous êtes les bienvenus.(Applaudissements nourris)[Prestation de serment]Les nouveaux membres dont les noms suivent ont prêté serment:1.Hon. Amira Slim (Algérie);2.Hon. Sen. Abdelkader Moulkhloua (Algérie).(Applaudissements)
THE CLERK:Honourable Members, we have a list of 72 honourable members to be sworn in this morning. I kindly request that in the interest of time, when the delegations come to the front, they say the oath together as a delegation.(Applause!)ANGOLA1.Hon. Dr. Fernando José de França Dias Van Dunem.2.Hon. Ernesto Joaquim Mulato.BOTSWANA1.Hon. Kgosi Mosadi SebokoCAMEROON1.Hon. Sen. Sylvestre Naah Ondoa2.Hon. Sen. Marie Claire Moampea MbioCOMOROS1.Hon. Hachim Ramiara Ibrahim2.Hon. Mohamed Rachadi Abdou3.Hon. Nassimou Ahamadi4.Hon. Zalihata Ali (Mrs.)5.Hon. Ahamada Moissi
THE CLERK:Hon. Members, you may have noticed that I skipped the Central African Republic as the delegation is not yet here. If they are here on time, we will swear them somewhere towards the end. Otherwise they will be sworn in tomorrow.CONGO1.Hon. Isidore Mvouba2.Hon. Pascal Tsaty-Mabiala3.Hon. Marie Louise TonoCOTE D’IVOIRE1.Hon. Traore Mariame2.Hon. Yao Lazare3.Hon. Camara Kinaya Juliette4.Hon. Kone Aboubacar SidikiDEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO1.Hon. Patrick Mayombe MumbyokoDJIBOUTI1.Hon. Safia Elmi Djibril2.Hon. Abdallah Barkat Ibrahim3.Hon. Halo Mohamed Ibrahim4.Hon. Mahamoud Moustapha Daher5.Hon. Houssein Mohamed AliEQUITORIAL GUINEA1.Hon. Evangelina Filomena Oyo Ebule2.Hon. Juan Roku Enumbie3.Hon. Anselmo Sepa Mbamuala4.Hon. Sen. Purificacion Buhari Lasakero5.Hon. Sen. Saturnino Oke EsonoGUINEA BISSAU1.Hon. Dam lala N'canha Baran$ao2.Hon. Amizade Fara Mendes3.Hon. Domingos Alexandre Almeida4.Hon. Daniel Suleimane Embalo5.Hon. Lassana FatiKENYA1.Hon. Jude Njomo2.Hon. Beatrice Kones3.Hon. Janet Ong’era4.Hon. Sen. Dr. Abdoullahi Ibrahim Ali5.Hon. Sen. Stewart Madzayo
THE CLERK:Lesotho. The Honourable Member is not in the Chamber.[Hon. Sen. Nthati Bereng approaches the Clerk]. I apologise. I thought you were not in the House.LESOTHO1.Hon. Sen. Nthati BerengLIBERIA1.Hon. Alex Chersia Grant2.Hon. Hans M. BarchueMALAWI1.Hon. Alice Deliwe Ngoma BandaMALI1.Hon. Abdoul Malick Seydou Diallo
THE CLERK:For the first time in our history, from the Kingdom of Morocco.KINGDOM OF MOROCCO1.Hon. Noreddine Karbal2.Hon. Meryem Ou-Hssata3.Hon. Mhamed Zakrani4.Hon. Yahfadouh Benmbarek5.Hon. Abdellatif AbdouhSAO TOME AND PRINCIPE1.Hon. Levy Nazare2.Hon. Idalecio Quaresma3.Hon. Celmira Sacramento4.Hon. Maria das Neves de Sousa5.Hon. Jorge AmadoSÉNÉGAL1.Hon. Djibril War2.Hon. Khady Ba3.Hon. Aramatoulaye Diatta4.Hon. Coumba Hamidou Deme5.Hon. Toussaint MangaSOUTH AFRICA1.Hon. Thokozile Didiza2.Hon. Thandi Modise3.Hon. Julius Malema4.Hon. Mandlesizwe MandelaSUDAN1.Hon. Dr. Amin Hassan Omer2.Hon. Amin Flin Bashir3.Hon. Halima Hasaballah4.Hon. Magdi Shams El Din5.Hon. Nazar Khalid MahjoubZAMBIA1.Hon. Bweupe Maxas Joel Ng’onga
THE CLERK:I will go back to Central African Republic and invite hon. Bindala Kundro Anselme.CENTRAL AFRICAN REPUBLIC1.Hon. Bindala Kundro Anselme
THE CLERK:Honourable Members, allow me to go back to Congo and invite hon. Pascal Tsaty-Mabiala.CONGO1.Hon. Pascal Tsaty-Mabiala
THE CLERK:Honourable members, allow me to again call upon hon. Julie Wiah, from Liberia, if she is in the House.Thank you honourable members. 71 new members have been sworn in and only one has not been able to be sworn in today. We hope that she can be sworn in tomorrow or in the days to come. Thank you very much.
THE PRESIDENT:Thank you very much. Honourable members, you are now Members of the Pan-African Parliament. You are also welcome in your House. You have sworn in with honour and dignity.(Applause)I wish you all the best. This is our Parliament and we need to be united in the interest of the people of Africa. So, you are most welcome.Chers collègues,La séance est momentanément suspendue pour quinze minutes.J’invite mes Invités d’honneur à prendre place au salon d’honneur du Président et les autres membres - je dis bien quinze minutes - vous pouvez profiter pour prendre une tasse de café.La séance est suspendue pour quinze minutes.(Coup de maillet)[La séance est suspendue à dix heures quinzeminutes trois secondes]
M. LE PRÉSIDENT:Excellence Dr Moussa FAKI, Président de la Commission de l’Union africaine,Excellence Madame la Commissaire aux Affaires politiques de l’Union africaine,Excellence Monsieur le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’Union africaine,Excellence Mesdames et Messieurs les Présidents des Chambres d’Afrique,Madame la Vice-présidente du Parlement panafricain,Excellence Monsieur le Doyen du Corps diplomatique,Leurs Excellences Messieurs et Mesdames les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales accréditées en Afrique du Sud,Mesdames et Messieurs,Chers collègues Parlementaires,Il m’échoit l’honneur de souhaiter à Son Excellence Monsieur Moussa Faki MAHAMAT, Président de la Commission de l’Union africaine ainsi qu'à la délégation qui l’accompagne, une chaleureuse bienvenue au Parlement panafricain.Le Parlement panafricain, depuis quelques temps, s’était senti en marge de la Commission avec laquelle il doit étroitement collaborer pour la mise en œuvre de l’Agenda de l’Union africaine.Dr Moussa Faki MAHAMAT est un homme pluridimensionnel que je n’eusse pas la prétention de présenter. Toutefois, il a été de tous les combats du Parlement panafricain. Il a été l’artisan de l’adoption du Protocole de Malabo lorsqu’il occupait jadis le poste de Ministre des Affaires étrangères de la République du Tchad. Il ne l’a pas seulement fait pour le Protocole de Malabo, le Docteur Moussa Faki MAHAMAT est l’un des pionniers, ceux qui ont rédigé l’Acte constitutif relatif au Parlement panafricain. C’est donc un fin connaisseur de cette Institution que nous recevons aujourd’hui.Excellence Monsieur le Président de la Commission,Au moment où vous rendez visite à votre Parlement, permettez-moi de vous dire que sur les 55 États membres de l’Union africaine, vous avez en face de vous 53 États qui ont répondu présents à ce rendez­vous.(Applaudissements)Cette mobilisation nous la mettons certes au travail qui est le nôtre, mais nous voulons dire que cette mobilisation augure des espoirs de lendemains meilleurs, les parlementaires ont un certain nombre d'inquiétudes vis-à-vis de leur institution qui semble stagner. Les États ne veulent pas ratifier le Protocole de Malabo au point où l'identité même du Parlement panafricain est tout le temps remise en cause. J'en veux pour preuve, Excellence Monsieur le Président, il y a de cela quelques années, au début de ce Parlement, les parlementaires avaient droit à un laissez-passer diplomatique. Compte tenu des démarches que nous avons menées, ces parlementaires ont pu avoir un passeport diplomatique. Mais quelques jours avant votre arrivée, nous avons constaté que ces passeports diplomatiques ont disparu et on est retombé dans les laissez-passer diplomatiques. Ce genre de situations nous amène à nous poser des questions du genre, sommes-nous réellement des parlementaires de l’Afrique, des représentants des peuples africains?(Applaudissements)Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine,Aucune question liée à ce Parlement ne saurait vous échapper. Nous nourrissons l’espoir que toutes les solutions appropriées seront trouvées pendant votre mandat pour que le Parlement panafricain remplisse pleinement son devoir.Excellence Monsieur le Président,Je ne saurais vous ravir la vedette parce qu’aujourd’hui c’est votre jour, je voudrais tout simplement vous dire que les parlementaires, ici, présents ainsi que nos invités, seront très ravis de vous écouter lorsque le moment viendra, car vous êtes porteur d’un message d’espoir.Ce jour étant donc le vôtre, je ne saurais m’étendre, au risque de vous ravir la vedette, car il est établi qu’à tout seigneur, tout honneur.Vive l’Union africaine!Vive le Parlement panafricain!Vive l’Afrique!Assante sana!Thank you!Obrigado!Gracias!Thank you very much!(Applaudissements nourris)L’ordre du jour appelle les messages de solidarité. Le premier message de solidarité sera livré par Madame Naye Anna BATHILY, Chef du Groupe de la Banque mondiale sur l’engagement des parlementaires.Madame,Votre engagement en faveur des parlementaires du monde n’est plus à démontrer.Je voudrais vous donner la parole pour qu’en quelques minutes, vous donniez les grandes articulations de vos actes qui pourront être bénéfiques à notre Parlement.Madame,Vous avez la parole!
MME NAYE ANNA BATHILY [CHEF DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE SUR L’ENGAGEMENT DES PARLEMENTAIRES]:Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine, Monsieur Faki, Excellence Monsieur le Président du Parlement panafricain,Honorables députés,Chers invités,Chers amis,C’est un très grand honneur, pour moi, de m’adresser à vous aujourd’hui et je tiens d’abord à présenter ma gratitude à Monsieur le Président du Parlement panafricain, Monsieur Roger Nkodo qui, par son leadership, n’a cessé de faire rayonner le Parlement panafricain ces dernières années.(Applaudissements)Je sais que ce n’était pas évident et ce n’était pas non plus facile.Bravo!I will now switch to English.As the only continental Parliamentary Body in the world, the Pan-African Parliament with 250 Members from the (50) nations, stand as a very valued partner for the World Bank Group. Both for your Members and the diversity of your representatives, as well as the priorities of the African Union you represent, such as inclusive growth and sustainable development, good governance and respect for human rights. As Parliamentarians you are crucial for the World Bank Group. You shared development policies; you approve budgets and hold government accountable for World Bank Finance Programs. For the year 2017, only the World Bank invested 17 billion dollars in Africa and this cannot be done without the support of you Parliamentarians, because you are in direct contact with those who want to serve, those who are the Medias which are our populations.Once projects begin you help monitor the implementation to ensure local ownership. This makes you essential every step of the way. In addition, I will engage Parliamentarians to fulfill our commitment to citizen engagement by effectively integrating the citizen’s voice into programs for lasting development results and achieving 100% beneficiary feedback on all World Bank Finance Program. This is why the World Bank has the Parliamentary engagement team dedicated to providing this platform dialogue and information sharing with Development Experts and the World Bank senior experts as well as the International peers on today’s most pressing development issues. To encourage multilateral and Inter-Parliamentary co­operation which is at the head of our engagement today. The Inter-Parliamentary co-operation program is here at the Pan-African Parliament and it plays a crucial role in development.Co-operation with parliamentarians allows parliamentarians to stay informed on both African and International issues. You can gain a broader understanding in issues from your peers, including different position to better evaluate your national position. Co-operation can also lead to co­ordination among Parliamentarians in order to harmonize policies and measures among your National Parliaments and make you complimentary, which is the main function of the Pan-African Parliament.Finally, co-operation among Parliaments can force to exchange experience and best practice for impactful policies and effective programs to encourage economic growth and development. We see this time again in our Global Parliamentary Conference, Parliamentary workshops are doing full visits in which you all Members of the Pan-African Parliament have been participating and have been influencing the shape of our policies. I am sure that this program has been of great benefit to you, but again it is a win-win process for us because for us also development institutions we learn a lot from you.Africa has a huge potential to flourish and grow. It is one of the richest in Natural Resources including oil, gas, minerals and human resource. The biggest chunk of our continent is its human resource, with the working age population in 2016, at more than 50% and the world says it’s only growing. Sub­-Sahara Africa has the youngest population in the world about 60% of the population is under 25. This research in working age population represents a great opportunity for an economic transformation and growth, but also a potential risk as the workforce is the least trend in the world, which could result in high rates of unemployment leading to conflict and violence. We are hearing similar stories from across the globe, growing population cut out with the loaming trade of digitization and automatation are creating a perfect storm on unemployment and risk, placing Government and International Organizations and Companies potential organizations such as the Pan-African Parliament in virtual race against time to create more and better jobs and you have a crucial role to play in terms of legislation for employment.Because of these, jobs, youth jobs in particular are the forefront in development conversation today. To give you some examples of what we are doing at the World Bank Group, just the last one month, our global Parliamentary Conference included a half day Parliamentary Session on policies to create youth jobs, which gave an opportunity to the parliamentarians some of your Members, Youth Leaders, Entrepreneurs and NGO’s to discus policies and propose legislation for job creation.The upcoming 2019 World Development report will focus on the changing nature of work and it will explore how changes such as technological progress, globalization, shifting demographics, urbanization and climate change are impacting on work across the globe and work with action that individual companies and Governments can take in response to these changes. The evolving landscape of work is creating shifts in the priorities of education as well as the demand for the infrastructure stretching already spare public funds even further. Which is why, whenever possible, the World Bank Partners use multiple stakeholders and looks for private funding to maximize finance for development and save precious finances for where it is needed the most?One infrastructure programme that I feel strongly about is the power search for multicultural co­operation and is perfectly in line with the Pan-­African Parliament’s Mission is to ensure the full participation of African people in the development of Economic Integration of the Continent. It is the West African power programme, for instance. The reality is that in Africa access to electricity is only at 52% with up to 80 hours of shortage. What more can we do collectively to reserve that situation? The multiple benefits of programme such as the Pan-­African Parliament demonstrate why popular sentiments are scheduled in many Regions of the World especially Europe. Africa is embracing unity and multi-literalism and Africa is well ahead.To show that we can achieve great things when we come together, for example, the Africa Continent of free trade area is signed by all states and ratified by Parliaments would be the largest free trade agreements since the creation of the World Trade Organisation. That is quite a transformative state for Africa and the World.(Applause)We are really hoping that the Pan-African Parliament reaches the best and the heart of the Continent would be moving forward and would be moving towards a full Legislative body. You can count on all our support for that. I would just finish with this African proverb.L’adage africain dit, je le dis en français: « Pour aller vite, on peut aller seul et que pour aller loin, allons ensemble ».Construisons donc un Parlement panafricain fort, ensemble.Merci.(Applaudissements)
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup Madame NAYE.On a besoin de ces efforts pour construire, non seulement le Parlement panafricain, mais aussi l’Afrique.Nous vous remercions.Maintenant, je donne la parole à Son Excellence Madame Auxillia Mnangagwa pour ce mot d’adieu.Madame Auxillia Mnangagwa, faut-il le rappeler, est devenue la Première Dame du Zimbabwe. Elle était parmi nous, ici, en tant que députée et Présidente du Groupe parlementaire de l’Afrique australe.(Applaudissements)Excellente Madame la Première Dame,Vous avez la parole!(Applaudissements)
HON. AUXILLIA MNANGAGWA[ZIMBABWE]:His Excellency Roger Nkodo Dang, the President of the Pan-African Parliament, Vice Presidents of the Pan-African Parliament, fellow chairpersons of the northern, eastern and central caucuses of the Pan-African Parliament, colleagues, independent committees and chairperson on Immigration matters and members of the Pan-African Parliament, Mr. Vipya Harawa, Clerk to the Pan African Parliament, officials of the Pan-African Parliament, staff from other parliaments, distinguished guests, ladies and gentlemen.Mr. President, I stand before you today, with a heavy heart to pronounce my imminent departure from this august House, the Pan-African Parliament. It is my considered view that, by now, most of you are now familiar with the events that took place in the Republic of Zimbabwe leading to the assumption of the Office of the President and my husband, His Excellency Emmerson Dambudzo Mnangagwa on the 24th of November 2017.As a result of this pervasive development, I am now laden with additional responsibilities that come with being the First Lady of the Republic. The book of Ecclesiastics Chapter 3:1 says and I quote, ‘’There is a time for everything and a season for activity under the heavens...."Indeed October, 2015 was my time to interface with you in Parliament to become a member of this august body, the Pan-African Parliament. The 6th Ordinary Session of the 4th Pan-African Parliament marks the end of my pleasant sojourn.Mr. President, I am leaving the Pan-African Parliament with valuable knowledge and experience which I will always treasure. I am coming out of this as a better person and thankful to you individually and singularly for the skills you so generously imparted in me.To that end, I am indebted to honourable Roger Nkodo Dang, the President of the Pan-African Parliament, my colleagues in the Southern Region caucus, colleagues, both males and females, parliamentarians, colleagues in the permanent Committees on Trade, Customs and Immigration matters and colleague chairpersons in the northern, eastern, western and central caucuses as well as the Clerk to the Parliament and his entire staff. I appreciate you, firstly, for being with me in this Chamber and in various fora across the continent and for molding me into the person I am today.I have learnt how to take directions and criticisms with gratitude and calmness. It is not easy to chair the regional caucuses and my colleagues chairpersons would testify to that. But with their support, the task became manageable.I have also learnt to be minded and to value other people’s opinions and contributions. Being a member of such a wonderful family brought together by the motto ‘One Africa, One Voice’ and the value of unity inculcated into me by my neighbors in Zimbabwe.I have come to realise that, being part of a team involves a lot more than just sharing credit but it is about team work and calls for a lot of give-and-take and in the process, it leads to the modification of one’s original views. When you are in a team, at times you have to lead and follow and more often than not meet in the middle.Mr. President, if I could stay here forever, I would gladly do so but my new constituency is now the entire 16 million people of the Republic of Zimbabwe. In order to start a new population, I need to stay closer home and take charge of the various initiatives that I am spearheading in the interest of turning around the fortunes of the Zimbabwe people and the mainstay of their livelihood.Pursuant to this, I lost to the angel of this foundation on the 17th of February 2018. Mr. President, I wish to pledge my utmost support for this Parliament and urge you to continue working hard for the realization of Africa’s aspirations as contained in Agenda 2063. I will have fond memories of members engaging in quality debates in this Chamber. These and other members will forever remain in my mind and heart.Finally, allow me to round off my farewell speech by quoting from 2nd Corinthians 13:11-12. ‘Finally, brothers and sisters, rejoice! Strive for full restoration, encourage one another, be of one mind, live in peace. And the God of love and peace will be with you "I wish you fruitful deliberations during this session and beyond.I thank you![Applause]
THE PRESIDENT:Thank you Madam First Lady. We wish you all the success in your new duty. Now I want to give the Floor to His Eminence Ioannis who is Archbishop of Zambia and Malawi. His Excellency, you have the Floor.
HIS EMINENCE IOANNIS [ARCHBISHOP OF ZAMBIA AND MALAWI, COORDINATOR OF THE ACTIVITIES OF THE INTERPARLIAMENTARY ASSEMBLY ON ORTHODOXY IN AFRICA AND RELATIONS WITH PAP]:Your Excellency the President of the Pan-African Parliament, Mr. Roger Nkodo Dang, His Excellency Dr. Moussa Faki Mahamat, the President of the African Union, dear beloved brothers and sisters.The Parliamentary Assembly on Orthodoxy (IAO) is celebrating its 25 years of activities and it is a great pleasure for us to participate in the 6th Ordinary Session of the Pan-African Parliament.The IAO cordially wishes you ongoing success and substantial contribution to the political reality of the great continent of Africa. We wish you success in the works of your session, peace throughout the world and personal happiness to each and everyone and to every African citizen.The Parliamentary Assembly on Orthodoxy had the pleasure of receiving the message of His Excellency the President of the Pan-African Parliament which was delivered by Hon. Phesheya Victor Hlatshwayo, the Chairperson the Pan-African Parliament’s Committee on Cooperation, International Relations and Conflict Resolution at the International Parliamentary Conference held in the Lebanese Parliament on 3rd and 4th of April on the subject of diversity and unity of fundamental freedoms for Christians and Muslims in the Middle East.The IAO will have the pleasure of the attendance of His Excellency, the President of Pan-African Parliament at the International Forum for the Development of Parliament in Moscow between 4th and 5th of June 2018.Your Excellency, Mr. Sergei Popov, the President of the General Assembly on Orthodoxy and Secretary General Asaf Hajiyev have requested me to hand deliver to you the invitation for your participation at the 25th anniversary of the General Assembly to be held in Athens, Greece between 20th and 30th of June 2018 with the subject, "Parliamentary Democracy and Christian values: 25 years of the Inter­parliamentary Assembly on Orthodoxy." Thank you very much and God bless you all.God bless Africa!
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup.L’Archevêque est Coordonateur de l’Assemblée interparlementaire de l’Orthodoxie en Afrique et des relations avec le Parlement panafricain.Maintenant, j’invite très respectueusement Son Excellence Dr Abdou Ousseni, Président de l’Assemblée de l’Union des Comores, à délivrer son message de solidarité.Excellence, vous avez la parole!
S.E. DR ABDOU OUSSENI [PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE DE L’UNION DES COMORES]:Al Hamdu lillahi Mina sheitan Rajim!Bismillahi Rahamani Rahim!Excellence Monsieur Moussa Faki, Président de la Commission de l’Union africaine,Excellence monsieur Roger Nkodo Dang, Président du Parlement panafricain,Madame Baleka Mbete, Présidente de l’Assemblée sud-africaine,Messieurs les membres du Corps diplomatique,Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations internationales,Excellences Messieurs les Présidents et chefs des Institutions parlementaires africaines,Honorables Parlementaires du Parlement panafricain,Distingués Invités, en vos rangs, grades et qualités,Mesdames et Messieurs,Assalamaleykoum Wa Ramatoulaye Wa barkatahou.L’Assemblée de l’Union des Comores se réjouit de l’initiative de l’exécutif Comorien de judicialiser sans délai ce dossier, afin que soit clairement situées les responsabilités.Excellence monsieur le Président, honorables parlementaires, distingués invités, mesdames et messieurs, par respect de l’agenda du jour et du temps de parole imparti, je me garderais de m’étendre sur les dossiers, car nous savons bien que les parlementaires Comoriens du PAP participeront aux débats avec un grand intérêt. Vous me permettrez tout de même, avant de mettre un terme à mon propos, d’exprimer une fois de plus mes remerciements aux autorités Sud-africaines pour l’accueil chaleureux réservé à nos délégations et pour la délicate attention dont nous faisons l’objet depuis notre arrivée sur le sol Sud-africain.C’est aussi l’occasion pour moi et ma délégation de saluer nos vaillants peuples voisins, l’Afrique du Sud connu par son hospitalité légendaire et son sens de fraternité.Vive le Parlement Panafricain! vive l’Union Africaine dans la paix, la concorde!Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée de l’Union des Comores.Maintenant, j’invite le dernier orateur dans cette série. Il s’agit bien du Sénateur Ngomuyayona Gamedze qui est le Président par intérim du Sénat du Swatini.Monsieur le Président,Vous avez la parole!(Silence dans la salle)You have the floor!Président du Sénat du Swaziland. Swati!(Applaudissements)Vous savez, le nom a changé et ce n’est pas difficile à prononcer.J’ai bien parlé de Swati.
H.E NGOMUYAYONA GAMEDZE [DEPUTY SENATE PRESIDENT, SWAZILAND]:Thank you Chairman of the African Union, His Excellency the President of the Pan-African Parliament, Hon. Members of the Pan-African Parliament, all Protocols observed.Hon. Members, I bring you greetings from the Kingdom of Eswatini. I believe you know that the new name is now Eswatini.(Applause)I also bring greetings from the Queen mother, Ntombi Thwala and the entire Swazi nation. Sanibonani nonkhe.Your Excellency, my duty and my task is simple as it is to congratulate the new hon. Members who have been sworn in today. This marks the growth of the Pan-African family. I have also witnessed that history has been made today, because you rightly said that we have a family from Morocco that has been sworn in today. We now congratulate Morocco for being part of the Pan-African family. We believe your Excellency that they will advance the interest of Africa and diligently serve the continent.Our task is to take this continent to another level. Africa has always been looked down upon and it is incumbent upon you, the members of the Pan-Africa Parliament, to hoist the flag high. Let us now take our position in the world. We have been a continent that had been undermined and by your presence here and by the growth of this family, we believe that Africa would soon take its rightful position and become one of the respected continents in this world. May the good Lord bless you all, as you undertake your task that has been given to you from this day forward? We look forward to the day that Pan-Africa would take its stride.Thank you very much your Excellency.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, Monsieur le Président du Sénat.Je voudrais saluer la présence du Professeur Mohamed El Hacen qui fait bien partie de la délégation du Président de la Commission de l’Union africaine.Chers collègues,Dans mon propos, tout à l’heure, je priais le Président de la Commission pour qu’il puisse nous donner quelques éléments de réponses et sa vision de l’Union qu’il dirige.Maintenant, le temps est venu, comme à l’église, de suivre religieusement le discours de Son Excellence Dr Moussa Faki qui est notre invité d’honneur.Je vous demande de l’ovationner avant qu’il ne prenne la parole.(Ovations)
DR MOUSSA FAKI MAHAMAT [PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE]:Honorable Président du Parlement panafricain, Honorables membres du Parlement panafricain, Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique,Mesdames, Messieurs,18 mars 2004 - 7 mai 2018, voilà 14 années que le Parlement panafricain par sa présence et son dynamisme, contribue à reconfigurer le paysage institutionnel de notre continent dans le sillage de la naissance de l’Union africaine.Le temps passe et l’honorable Institution ne cesse d’inscrire au palmarès de son existence d’importantes marques de réussite.Je suis heureux de venir à votre rencontre, ici, en Afrique du Sud, ce pays dont l’histoire a été écrite avec les larmes, le sang, l’abnégation, le courage mais aussi avec une extraordinaire capacité de dépassement et de pardon, pour rendre possible ce qui fut l’arme du combat de MADIBA Nelson MANDELA, la naissance de la nation arc-en-ciel nourrie aux valeurs salvatrices d’humanisme et de tolérance.Qu’il me soit permis de présenter mes hommages au Président Cyril RAMAPHOSA, à son gouvernement et au peuple sud-africain pour la généreuse hospitalité offerte au Parlement panafricain et aux autres institutions de l’Union africaine basées en Afrique du Sud.(Applaudissements)Au nom du Président Paul KAGAMÉ qui dirige notre Union, avec dévouement, et de l’ensemble de la Commission, je salue le Président du Parlement panafricain, l’Honorable Roger Nkodo Dang, le Bureau et les membres de cette Institution dont certains viennent de prêter serment ainsi que l’ensemble du personnel qui vous appuie dans l’accomplissement de votre mandat.Je vous suis reconnaissant pour l’opportunité qui m’est donnée à travers cette cérémonie solennelle, de m’adresser au Parlement panafricain.Ma présence, ici, la première depuis ma prise de fonction comme Président de la Commission de l’Union africaine en mars 2017, participe de l’approche que j’entends imprimer à la conduite des lourdes et exaltantes responsabilités que nos dirigeants ont bien voulu me confier. J’entends interagir avec tous au sein de l’Union.La synergie d’actions entre les différents organes et structures de notre Organisation est le seul gage de l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés dans l’Agenda 2063, à savoir redonner tout son lustre au panafricanisme, exploiter pleinement le génie de notre continent et valoriser les potentialités dont il est riche.Cette rencontre est donc l’occasion pour moi de bénéficier de votre sagesse et de votre expérience, de m’inspirer de votre foi et de votre engagement panafricaniste. J’attends que votre parole, comme cela se doit pour toute institution parlementaire qui se respecte, se décline en regard critique pour identifier les imperfections, les dysfonctionnements et autres insuffisances qui entachent notre action aux fins de mieux insuffler davantage de vigueur.(Applaudissements)Honorable Président,Mesdames et Messieurs,Le lancement de l’Union africaine en 2002 a marqué une étape majeure dans la marche de notre continent vers plus d’intégration et d’unité. L’acte ainsi posé est le témoignage de l’engagement des dirigeants du continent à prendre pleinement en main le destin de l’Afrique en trouvant notamment des réponses adaptées aux défis qui nous interpellent. Rien n’illustre mieux cette détermination à promouvoir des solutions africaines aux problèmes africains qu’est la création d’instances telles que le Conseil de Paix et de Sécurité, le NEPAD, le Mécanisme d’Évaluation par les Pairs, la Commission africaine des Droits de l’Homme, pour ne citer que ceux-là.L’avènement de l’Union africaine a aussi marqué une plus grande prise de conscience de la nécessité d’impliquer plus effectivement les peuples africains dans la gestion des affaires du continent. L’ambition de l’Union est une ambition collective, sa réalisation exige l’implication de tous. De ce point de vue, le Parlement panafricain occupe une place toute particulière dans l’architecture institutionnelle de notre Union. Il est par excellence, l’organe censé porter la voix des peuples africains et s’assurer que les préoccupations qui sont les leurs sont adéquatement prises en compte.Je voudrais, ici, souligner l’action remarquable conduite par le Parlement en différents domaines malgré les contraintes multiples auxquelles il fait face. Je le sais, Mesdames, Messieurs les parlementaires.Je me réjouis de la décision du Parlement d’organiser annuellement un débat sur les thèmes retenus par la Conférence des Chefs d’États et de Gouvernements pour orienter les priorités de notre Union. Ce faisant, votre Institution donne une résonnance encore plus grande aux préoccupations ainsi exprimées. Le débat organisé par le Parlement sur le rapport du panel de haut niveau dirigé par l’ancien Président Thabo MBEKI sur les flux financiers illicites, est une contribution inestimable au thème retenu pour l’année 2018, à savoir « la lutte contre la corruption ». J’encourage tous les membres du Parlement à susciter des discussions sur ce thème dans leurs assemblées législatives respectives.L’organisation par le Parlement panafricain d’une rencontre sur la jeunesse à Khartoum au Soudan en novembre 2017 a été un autre exemple de la synergie qui existe entre votre Institution et les autres Organes de l’Union.2017 fut, comme vous le savez, l’année de la jeunesse africaine avec pour thème « Tirer profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».Il me plaît ici de souligner la contribution du Parlement panafricain à d’autres causes continentales, notamment le plaidoyer pour la levée des sanctions et d’autres mesures prises contre certains de nos États membres. Ces actions de diplomatie parlementaire sont le complément naturel des efforts que mènent la Commission et d’autres Organes de notre Union.Honorable Président,Mesdames, Messieurs,Lorsque le Parlement panafricain a été créé, l’objectif était de le doter de pleins pouvoirs législatifs après une période de dix ans. L’adoption du nouveau Protocole en juin 2014 a précisément ouvert la voie à cette évolution. Mais quatre ans après, l’instrument n’est toujours pas entré en vigueur. Cette situation reflète un problème plus général, celui de ne pas rendre effectives nos décisions. Ce qui affecte la crédibilité de nos engagements et sape l’efficacité de nos efforts.Depuis la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), une soixantaine d’instruments juridiques a été adoptée. Ils portent sur des domaines variés, allant de la paix et de la sécurité, au développement et à l’intégration économique en passant par les droits de l’homme, la bonne gouvernance, le genre, l’environnement, la jeunesse, la culture, le développement institutionnel de notre Union, le transport, la coopération transfrontalière et j’en passe.Si l’adoption de ces instruments atteste une volonté politique d’impulser davantage la coopération interafricaine, nous nous devons de reconnaître que le retard considérable enregistré dans leur entrée en vigueur suscite des doutes légitimes.Sur la cinquantaine d’instruments soumis à ratification, plus d’une vingtaine ne sont pas encore entrés en vigueur faute d’avoir reçu le nombre requis de ratifications. Le cas le plus emblématique d’un point de vue temporel est celui de la Commission interafricaine portant établissement d’un programme de coopération technique adopté en août 1975 et qui, plus de quatre décennies plus tard, n’a toujours pas réuni les dix ratifications nécessaires. D’autres instruments, pourtant essentiels à l’indépendance économique du continent tel que le Protocole sur le fonds monétaire africain, n’ont quatre ans après leur adoption recueilli aucune ratification.Enfin, comment expliquer que le Protocole sur les amendements au Statut de la Cour africaine de Justice et des Droits de l’Homme dit Protocole de Malabo n’ait été ratifié par aucun État, quatre ans après son adoption. L’incompréhension est d’autant plus grande que notre Acte constitutif est sans ambigüité sur la question de l’impunité et que nous avons fort justement signifié notre détermination à prendre en charge cette exigence ainsi que notre refus d’une justice internationale qui, pour des raisons politiques et des rapports de force, a fait de l’Afrique son terrain de prédilection dans une vaine tentative visant à occulter les turpitudes commises ailleurs.Certes, tout n’est pas négatif, comme le montre l’entrée en vigueur des vingt-huit (28) instruments dont certains ont atteint une quasi-universalité sur le continent. Pourtant, la situation d’ensemble demeure préoccupante. Elle ne peut durer encore plus longtemps à moins d’accepter de courir le risque d’affaiblissement irrémédiable de l’architecture que nous avons patiemment bâtie et d’une perte de crédibilité et de légitimité vis-à-vis de nos peuples.Nous devons faire davantage pour joindre l’acte à la parole. La Commission renforcera les efforts qu’elle déploie à cet égard en termes de plaidoyer. Au demeurant, je ne manque jamais d’occasion lors de mes rencontres avec les responsables de nos États membres pour me faire l’écho de cette préoccupation. De ce point de vue, rien n’est plus urgent que l’entrée en vigueur des outils juridiques relatifs à l’intégration continentale, en particulier l’Accord sur la zone africaine continentale de libre échange et le Protocole sur la libre circulation des personnes et le passeport africain.Monsieur le Président,Mesdames, Messieurs les parlementaires,Nous sommes en train de travailler sur le passeport africain qui mieux le mérite que vous.(Applaudissements)Cette affaire de laissez-passer va être certainement réglée.(Ovations)Nous avons tous été heureux de l’élan suscité par la session extraordinaire du Sommet de l’Union tenue à Kigali en mars dernier, qui a vu les États membres massivement signer ces deux instruments.La mise en œuvre des engagements pris se traduira par une plus grande prospérité et un mieux-être indéniable pour tous. Ceci est d’autant plus vrai que de tels engagements s’accompagnent aussi de la libéralisation du ciel africain consécutivement au lancement en janvier 2018 du marché unique sur le transport aérien en Afrique.Le Parlement panafricain a un rôle essentiel à jouer à cet égard, conformément à son Protocole constitutif qui l’engage à encourager les parlements nationaux et régionaux à ratifier les traités et autres instruments de l’Union africaine et à les intégrer dans leur système juridique.Honorable Président,Mesdames et Messieurs,Je m’adresse donc à vous à un moment où nombre d’initiatives à portée historique sont en cours de réalisation. Outre l’accélération du processus d’intégration, il importe de faire mention de la réforme de l’Union. Celle-ci est comme vous le savez, a été convenue à Kigali en juillet 2016. L’objectif poursuivi est aussi ambitieux que simple, faire de notre Union un outil performant à même de répondre aux attentes de nos peuples, de donner corps à leurs aspirations à travers la mise en œuvre effective de l’Agenda 2063.Depuis ma prise de fonction, je me suis employé à faire avancer ce chantier du mieux que j’ai pu, conscient des attentes fortes de nos peuples et de nos États membres.S’agissant plus particulièrement du financement de notre Union, vous connaissez mieux que quiconque la situation de dépendance excessive dans laquelle nous nous trouvons vis-à-vis des partenaires internationaux. Nous apprécions évidemment leur générosité mais cette situation n’est pas tenable sur la durée. Elle compromet notre capacité de décision et d’action et vide de son essence le principe de leadership continental et d’appropriation africaine dont nous avons fait le fondement de notre démarche. Il est dès lors heureux que les Chefs d’États et de Gouvernements aient prêté une forte attention à cette question, enjoignant tous les États membres de lever une taxe de0,2 % sur les importations éligibles pour parvenir à l’indispensable autonomie financière. Il me plaît de noter qu’à ce jour vingt-deux (22) États membres sont à des stades avancés de mise en œuvre de cette taxe.Pour ce qui est du fonds pour la paix, plus de 40 millions de dollars ont été mobilisés, soit le montant le plus élevé jamais collecté depuis la création de ce dernier en 1993.Point n’est besoin de souligner l’importance du rôle attendu du Parlement panafricain pour que l’autonomie financière de notre Union devienne enfin une réalité. Il vous appartient, en tant que membres de cet Organe, d’exercer dans vos pays respectifs le nécessaire plaidoyer envers vos gouvernements et de leur rappeler sans cesse les obligations qui sont les leurs.À votre demande, demain, ici, se présentera le Chef de la Cellule de l’Unité qui a en charge de la réforme pour vous entretenir plus en détail sur le contenu de ce processus en cours.Honorable Président,Mesdames et Messieurs,Pour accélérer la réalisation des aspirations de notre continent au développement socio-économique, nous devons en finir avec les guerres et conflits qui affectent différents pays du continent, avec leur cortège d’atrocités, de déplacements forcés des populations et d’urgences humanitaires si récurrentes qu’elles semblent être devenues la norme plutôt que l’exception.Le Sudan du Sud dont l’indépendance fut accueillie avec tant d’espoir, la République Centrafricaine abandonnée hélas depuis trop longtemps aux affres de la violence et de l’instabilité et la Libye où les structures étatiques se sont complètement effondrées du fait d’une intervention internationale mal pensée et à la légalité douteuse, sont autant d’exemples édifiants de l’immensité des défis qui nous interpellent. L’impasse dans le conflit du Sahara Occidental nous préoccupe au plus haut point. La situation au Burundi, la tension entre l’Érythrée et l’Éthiopie, l’instabilité récurrente dont souffre tant la Guinée Bissau que Madagascar ainsi que les défis liés à l’organisation d’élections apaisées régulières, transparentes et inclusives en République Démocratique du Congo à la fin de cette année, retiennent également l’attention de l’Union africaine et mobilisent son énergie.Ailleurs, le fléau du terrorisme continue à faire des ravages. Les populations vivant en Somalie, dans le bassin du Lac Tchad et dans la zone du Sahel en font cruellement l’expérience de façon quasiquotidienne.L’Union africaine a fixé l’objectif à atteindre, faire taire les armes à l’horizon 2020, c'est-à-dire pratiquement demain. Cette entreprise ne peut aboutir qu’avec le concours de tous, donc de vousmêmes, honorables parlementaires.Armons-nous de résolution et redoublons nos efforts pour faire mentir les sceptiques qui pensent que nos engagements n’ont pas vocation à entrer dans le monde du réel.Pour réussir, nous devons nous approprier pleinement nos efforts de paix. Cela signifie d’abord, gagner la bataille intellectuelle consistant à analyser rigoureusement nos problèmes pour identifier les réponses les plus idoines, loin des interférences étrangères et des solutions prêt-à-porter. Cela signifie ensuite, financer en puisant dans nos ressources propres et de manière substantielle les activités liées à notre quête de paix, de sécurité et de stabilité de notre continent. Cela signifie enfin, faire en sorte que nos partenaires internationaux soient mis au service de nos Exécutifs. En d’autres termes, le rôle de la communauté internationale doit être clairement circonscrit, accompagner nos efforts à travers un partenariat avantageux et respectueux, loin des velléités de substitution à l’Afrique ou à fortiori de domination de celle-ci.(Applaudissements)Honorable Président,Mesdames et Messieurs,Au-delà de l’action quotidienne qui est menée pour tenter de résoudre chacune des situations de conflits auxquelles nous sommes confrontés, il importe que nos efforts portent aussi sur la création des conditions propices à l’instauration durable de la paix et de la stabilité dans le continent. À cet égard, je ne me lasserai jamais de souligner l’importance que revêt l’adhésion aux valeurs de bonne gouvernance, de démocratie et de respect des droits de l’homme ainsi que d’égalité de genre, d’émancipation des femmes et de pleine association de la jeunesse à la gouvernance du continent. À ce sujet, notre Union est richement dotée en outils politiques et juridiques, la priorité dès lors n’est plus seulement de légiférer, mais plutôt de mobiliser une volonté politique plus forte pour que les engagements pris soient effectivement mis en œuvre. En ce domaine, comme en bien d’autres le rôle d’aiguillon et de sensibilisation du Parlement panafricain se passe tout simplement de commentaire.Honorables parlementaires,Vous êtes l’émanation de vos électorats nationaux respectifs, vous portez la voix de l’Afrique profonde, je vous invite à joindre votre immense force à la nôtre pour donner la plus forte impulsion possible au projet démocratique en Afrique.Alors fraichement élue à la tête du Parlement panafricain, Mme Gertrude MONGELA avait affirmé que le Parlement panafricain est pour l’Afrique un signe de maturité démocratique. Au cours de ses quatorze ans d’existence, votre institution a décliné cette maturité en une multitude d’activités.Aussi, devons-nous améliorer le quotidien de nos populations pour qu’elles jouissent enfin des immenses ressources que recèle le continent. Nous devons donner des perspectives concrètes à notre jeunesse. Il s’agit, ce faisant, d’éviter qu’elle cède aux sirènes de la dissidence armée, de la tentation de se faire embrigader par des groupes criminels et terroristes fort des capacités d’attraction décuplées par les ressources générées par divers trafics ainsi qu’à l’aventure de la migration irrégulière dont le sort réservé aux migrants africains en Libye et ailleurs, a révélé toute la tragédie et toute l’ignominie.L’accélération de l’intégration continentale aidera grandement à la réalisation de cet objectif, tout comme l’amélioration de la gouvernance économique et financière dans nos États membres.La Commission, pour sa part, loin des clichés qui ont les faveurs de la presse et finissent par façonner les perceptions, s’emploie concrètement à mener des actions dont l’impact positif sur le quotidien de nos populations et les perspectives de développement de nos pays est incontestable. Il est évident que ces efforts gagneraient à être mieux connus pour entrer davantage la légitimité de notre Union dans la conscience et l’imaginaire collectifs de nos populations.Comme vous le voyez, la tâche qui nous attend est immense; elle est écrasante. Nous n’avons d’autres choix que de la mener à bien dans un contexte international marqué par un grave recul du multilatéralisme, une montée des égoïsmes nationaux et un affaiblissement concomitant de la solidarité internationale. Ce sont là autant d’évolutions inquiétantes qui dictent que notre continent resserre ses rangs et parle d’une seule voix.La négociation des arrangements post-Cotonou qui sera engagée bientôt, nous offre l’opportunité de mettre en exergue une telle unité et cohésion, d’autant que nous disposons désormais d’une position commune adoptée par le Conseil Exécutif à Kigali en mars dernier que les États membres ont le devoir et l’obligation de défendre.Honorable Président,Mesdames et Messieurs,Une des tendances lourdes des dernières décennies a trait au déclin du parlementarisme et à l’ascendance pris par le pouvoir Exécutif sur le pouvoir Législatif. Dans le contexte spécifique de la construction du projet d’union continentale, le rôle du Parlement panafricain est franchement essentiel tant dans l’élaboration du dispositif juridique de l’Union que dans l’immense et déterminante tâche de conscientisation des esprits autour des enjeux majeurs de notre grand et ambitieux projet.À l’évidence, le maintien du Parlement panafricain à l’état d’organe simplement consultatif est, avouons-le, un facteur limitatif non négligeable. D’où l’urgence de la transformation souhaitée à travers l’attribution à votre instance de vrais pouvoirs législatifs.(Applaudissements)En attendant, votre Institution doit faire plein usage des pouvoirs consultatifs qui vous sont conférés. La Commission est déterminée à concourir, du mieux qu’elle peut, à la réalisation de cet objectif. C’est pourquoi, je souhaite pouvoir me présenter à vous à des périodes régulières avec tout ou partie de la Commission pour présenter nos activités, répondre à vos préoccupations et tirer davantage de vos critiques que je sais toujours constructives.(Applaudissements)Honorable Président,Mesdames et Messieurs,Au regard de l’engagement qui vous anime, il est tentant de se demander quelle âme vous insuffle cette foi et quelle force de vaincre vous transporte-t­elle?À la vérité, la réponse précède le questionnement, le panafricanisme. Si le concept a connu des fortunes diverses y compris des travestissements, des abandons, des renoncements, voire des démissions, il reste l’âme et la motivation profonde des peuples africains. Il n’y a point de honte à le repenser, le dépoussiérer, l’adapter aux nouvelles exigences de la trajectoire que nous voudrions voir l’Afrique, notre Afrique, emprunter. Ainsi compris, le panafricanisme apparaît comme le versant intérieur du multilatéralisme auquel nous adhérons et pour lequel nous militons. Sur tous ces fronts, dans tous ces combats, face à tous ces défis, notre seule arme, notre puissance invisible est la même, notre volonté.Je me permets de répéter à cet égard ce que j’ai souvent dit ailleurs: « Avec elle, nous sommes tout, sans elle nous ne sommes rien »!Mon intime espoir est que ce jour avec vous, soit un grand jour de l’Union africaine.Je vous remercie de votre précieuse attention.(Applaudissements nourris)
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, Excellence Dr Moussa Faki MAHAMAT pour votre message qui est riche d’enseignements.Nous devons tout faire, travailler en synergie pour installer les États-Unis d’Afrique tant rêvés par les pères fondateurs du panafricanisme.Votre engagement nous engage aussi, si vous permettez le mot, à espérer que les lendemains seront meilleurs pour ce Parlement qui, comme vous venez de le soulever, trime depuis quatorze ans en dépit des efforts que nous conjuguons. Ces efforts, vous-même vous le savez, lorsque je l’ai rappelé, nous n’avons jamais cessé d’interpeler nos gouvernements. Comment peuvent-ils être à la hauteur de financer nos déplacements, ici, si c’est pour ne pas apporter les solutions aux peuples que nous sommes censés représenter. Cet argent peut bien servir à soigner la malaria dans différents pays de notre continent. Nous, nous sommes déterminés, les femmes et les hommes, il y a un capital humain inestimable, incontestable dans ce Parlement.Pourquoi ne nous donnez-vous pas cette opportunité d’exprimer notre intelligence?Monsieur le Président,Votre conclusion est porteuse d’espoir, nous allons toujours nous rencontrer pour débattre de tous ces problèmes et peut-être le temps viendra où nous allons trouver des solutions.Au nom des députés du Parlement panafricain, au nom du Secrétariat général et de mon Cabinet, nous vous remercions d’avoir pris de votre temps si précieux pour venir vous présenter à la représentation continentale et décliner les grandes lignes de votre action.Une fois de plus, merci et merci à tous ceux qui vous accompagnent.(Applaudissements)Chers Collègues,J’invite le Secrétaire général à faire des annonces.
THE CLERK:Thank you Your Excellency, the President of the Pan-African Parliament, thank you Your Excellency, the Chairperson of the African Union Commission and our guest of honour.Honourable members, I have four announcements; the first one is that applications are being received now for new and renewal of AU Passports for the honourable members. So the applications should be submitted in the Parliamentary Lounge starting today. You have one week in which to submit the applications. We start today and we will close on Monday the 14th of May.For new applications, please be prepared to submit two passport size photographs and your national passport. For renewals, please be ready to submit two passport size photographs and the expiring African Union Passport.My second announcement is that following the expiry of the term of the current Bureau of the Pan-­African Parliament, I would like to announce to this august House the vacancies in the Bureau of the Pan­A-frican Parliament for the following positions:1.President of the Pan-African Parliament;2.First Vice President of the Pan-African Parliament;3.Second Vice President of the Pan-African Parliament;4.Third Vice President of the Pan-African Parliament; and5.Fourth Vice President of the Pan-African Parliament.Elections for these positions are scheduled for Thursday the 10th of May 2018 which is this week from half past two in the afternoon to six o’clock in the evening.Submissions were called for nominations of candidates from the regional caucuses for both the position of President and the positions of Vice President on March 8, 2018. The closing date for receiving submissions of candidatures for all these five positions is Thursday 10th of May at half past eight. They should be submitted to the Office of the Clerk of the Pan-African Parliament.Following the vacancies that we have just announced, we expect that the regional caucuses will submit nominations as they wish and the closing date is 10th of May at half past eight. The submissions should be made to the Office of the Clerk.Similarly, there will be vacancies for the leadership of the other organs of the Pan-Parliament - the leadership of the caucuses and the leadership of the permanent committees. These are also scheduled for elections within the various caucuses and committees as indicated in the programme. Let me consult my colleagues.My third announcement is to let you know the allocations of venues for the meetings scheduled for this afternoon:1.The West African Caucus is expected to meet from half past two this afternoon to six o’clock and the West African Caucus has been allocated this Chamber as the venue of their meeting;2.The Central African Region Caucus is expected to meet from half past two to six o’clock in Committee Room Number 1;3.The Eastern African Region Caucus is expected to meet from half past two to six o’ clock in Committee Room Number 2.4.The Southern African Region Caucus is expected to meet from half past two to six o’clock in Committee Room Number 3.5.The North African Regional Caucus is expected to meet from half past two to six o’ clock in Committee Room Number 4.These are the allocations that we have made for you.My further announcement is that when you leave this Chamber, kindly turn to the right to where we shall have a photo session with our honourable guest, the Chairperson of the African Union Commission, His Excellency, Dr. Faki Mahamat.My last announcement is that it has pleased the Honourable President of the Pan-African Parliament, His Excellency Roger Nkodo Dang to host a lunch and you are all invited to that lunch at the Gallagher. The lunch is in honour of our guest of honour, His Excellency, Dr. Moussa Faki Mahamat, the Chairperson of the African Union Commission. Thank you Your Excellency.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, Monsieur le Secrétaire général.Je voudrais insister, à nouveau, sur l’invitation au déjeuner que nous offrons, que le Parlement panafricain offre en l’honneur de S.E.M. Moussa Faki Mahamat et à tous nos invités, ici, présents.D’abord, cela commence par les Parlementaires. Vous savez qu’on peut continuer à discuter avec le Président, les Commissaires autour d’un petit repas. Cela ne fait pas de mal.Je réitère donc l’invitation et que nous devons tous nous rendre là-bas, les Ambassadeurs, tous les invités, les nouveaux membres, tout le monde à Gallagher, juste après la photo de famille.Honorables membres,Nous sommes à présent arrivés à la fin de nos travaux. La séance est par conséquent levée jusqu’à demain mardi 8 mai 2018 à 9 heures.La séance est levée!(Coup de maillet)[La séance est levée à douze heures vingt-huitminutes trois secondes. Elle reprendra demainmardi 8 mai 2018 à neuf heures]

Tuesday, 08 May, 2018

M. LE PRÉSIDENT:Merci, veuillons-nous asseoir.La séance est reprise.Conformément aux dispositions de notre règlement intérieur, j’invite à présent son Excellence, Madame SAMATE CESSOUMA, commissaire aux affaires politiques de la commission de l’Union africaine à faire son entrée dans l’hémicycle.J’invite son Excellence, Monsieur Albert MUCHANGA, commissaire au Commerce et à l’Industrie de la Commission de l’Union Africaine à faire son entrée dans la chambre.J’invite à présent son Excellence, Professeur Pierre MOUKOKO MBONJO, chef de l’unité de la mise en œuvre de la réforme institutionnelle de l’Union africaine à faire son entrée dans la chambre.J’invite enfin le Docteur DIONA BACTELY Anna à faire son entrée dans la chambre.Monsieur le Secrétaire général, veuillez nous donner les points inscrits à l’ordre du jour de nos travaux.
THE CLERK:The first order of the business is Administration of Oath.May I invite the following delegations to please come forward?BURUNDI1.Hon. Anésie Mfatiyimana
M. LE PRESIDENT:Thank you Honourable Members.Chers collègues,Une fois de plus bonjour. Je voudrais en votre nom, souhaiter une chaleureuse bienvenue au commissaire, son excellence madame SAMATE CESSOUMA, commissaire aux affaires politiques de la Commission de l’Union africaine. Son excellence Albert MUCHANGA, commissaire au commerce et à l’industrie de la Commission de l’Union africaine. Son excellence, Professeur MOKOKO MBONJO Pierre, chef de l’unité des réformes de la mise en œuvre de la réforme institutionnelle de l’Union africaine. Sans oublier madame NAYE Anna BACHELY, notre coordonnatrice des activités auprès de la Banque mondiale.C’est pour la première fois, mesdames et messieurs, que nous recevons le commissaire et le chef de la réforme pour nous parler de leurs activités respectives auprès de la Commission de l’Union africaine. La réforme pour nous est une voie de salue pour le Parlement panafricain, sans laquelle nous allons continuer à trimer aussi longtemps.Je voudrais profiter de cette occasion, pour dire merci à Son Excellence Monsieur le Président Paul Kagamé du Rwanda, qui a pesé de tout son poids pour que cette réforme puisse aboutir et il y a inclus la réforme de notre parlement qui jusqu’à présent les états retardent à ratifier pour en donner le pouvoir législatif.Je voudrais donc vous prier de suivre attentivement tout ce qui sera dit ici, que ce soit du passeport africain ou de la zone de libres échanges continentaux et des réformes elles-mêmes.Je vous remercie.Monsieur le secrétaire général, vous avez la parole.
THE CLERK:The next Order of business is presentation and discussion on the report of the African Union Commission on Political Affairs.
M. LE PRESIDENT:J’invite son excellence madame SAMATE CESSOUMA, commissaire aux affaires politiques de la Commission de l’Union africaine à faire sa présentation.
S.E. MME SAMATE CESSOUMA [COMMISSAIRE AUX AFFAIRES POLITIQUES DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE]:Mesdames et Messieurs bonjour.Monsieur le Président,Je voudrais savoir si la présentation porte sur le département d’abord, parce que nous avons eu un programme ce matin dans lequel il est dit que nous allons parler de nos départements et à 14 heures 30 minutes nous aurons les présentations sur des sujets bien spécifiques.
M. LE PRÉSIDENT:Madame la Commissaire, il s’agit d’un bref résumé sur votre département et des sujets spécifiques, ici, en plénière parce que l’autre travail de l’après-midi va concerner une seule commission. Or, tous les députés réunis, ici, veulent savoir ce que vous faites et quel est le sujet spécifique. C’est l’occasion pour vous de dérouler votre feuille de route à la séance plénière, de manière succincte puisque vous allez envoyer la documentation qu’on va distribuer aux honorables députés. C’est pour cela que c’est une présentation orale qui vous permet d’avoir une idée et après cela vous allez nous envoyer les différents rapports.Merci.
S.E. MME SAMATE CESSOUMA [COMMISSAIRE AUX AFFAIRES POLITIQUES DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE]:Merci Monsieur le Président.Monsieur le Président et cher frère,Honorables membres du Parlement panafricain,Chers collègues venant d’Addis-Abeba,Mesdames et Messieurs,C’est un agréable honneur pour moi d’être ce matin devant vous pour parler de ce que nous faisons au niveau du Département des Affaires politiques et surtout vous féliciter, le Président FAKI l’a dit hier, vous féliciter pour l’excellent travail que vous faites afin de nous permettre d’atteindre les objectifs de l’Acte constitutif de l’Union africaine et avec le document tout récent qui est l’Agenda 2063 avec la vision de l’Afrique que nous voulons.Je voudrais, tout d’abord, vous parler de ce que nous faisons en tant que Département des Affaires politiques. Ce Département des Affaires politiques se charge de la promotion, de la coordination et de l’encouragement des principes démocratiques, de l’état de droit, du respect des droits de l’homme, de la participation de la société civile au processus de développement, de la promotion des valeurs et principes de la fonction publique, de la décentralisation et de l’administration, sans oublier les questions d’habitat. Nous avons également en charge de trouver, d’élaborer des solutions aux situations et autres crises humanitaires.Le Département comprend deux divisions:La première division s’occupe des questions de démocratie, de gouvernance - comme je le disais - des droits de l’homme et des élections. Cette division s’occupe également des questions de justice, d’état de droit et de la justice transitionnelle.Vous me poserez la question de savoir quels sont les objectifs spécifiques, le mandat spécifique de ce Département?Le Département est chargé, lorsque des élections sont annoncées - cette année nous avons dix neuf (19) élections - nous sommes chargés d’avoir des missions pré-électorales pour évaluer la situation sur le terrain, pour savoir si les élections qui seront organisées seront libres, démocratiques, crédibles et paisibles et surtout acceptées par toutes les parties qui prennent part au scrutin. Nous envoyons des missions de longue durée pour être sur le terrain pour s’assurer que la Charte adoptée par les Chefs d’États et de Gouvernements, la Charte concernant les élections et la démocratie, si cette Charte est respectée.Nous envoyons des missions d’observations électorales, et c’est l’occasion pour moi, de vous remercier, Monsieur le Président, pour la collaboration que nous avons avec le PAP à travers l’observation des élections. Le PAP est toujours avec nous et nous apprécions le travail qui est fait sur le terrain pour la paix et la sécurité sur le continent africain.Nous avons la deuxième division qui s’occupe des questions humanitaires.Comme vous le savez, les conflits, le changement climatique et autres crises sont à la base des déplacements des populations: des populations déplacées internes et à l’extérieur de leurs pays d’origine ou à l’extérieur même du continent et nous avons d’autres personnes déplacées avec de multiples camps de réfugiés.Nous nous attelons à trouver des solutions à travers des missions sur le terrain pour essayer de soulager les souffrances des victimes.Il nous a été demandé par les Chefs d’États et de gouvernements de mettre sur pied une agence humanitaire qui nous permettra d’atteindre les objectifs et de contribuer à rendre visible l’Union africaine sur le terrain.Il nous a été également demandé - malheureusement lorsque nous effectuons les missions, nous n’avons pas suffisamment de moyens pour faire face à la détresse des victimes - il nous est demandé de tenir une conférence des bailleurs de fonds pour nous permettre de fournir le fonds, d’avoir des fonds pour faire face à la situation humanitaire sur le terrain. Naturellement, nous avons cette année, le thème de l’année qui est la lutte contre la corruption, une transformation viable du continent africain. Naturellement, nous sommes sur ce dossier pour nous permettre d’organiser des activités avec un dialogue de haut niveau en marge du sommet et pendant le sommet, le débat sur le thème et autres activités qui seront organisées à cet effet.Le Département sert également de Secrétariat au Comité des dix des Chefs d’États sur la réforme du Conseil de Sécurité. Nous avons également l’Architecture africaine de la gouvernance. C’est nous qui avons ce secrétariat et sans oublier le Comité des candidatures. Ce Comité nous permet d’évaluer les candidats pour donner beaucoup plus de chance parce que si nous sommes unis, nous avons la possibilité d’avoir des postes et on l’a prouvé avec l’élection de l’Éthiopien Tedros à l’OMS et également au Soudan et d’autres candidatures ont également connu le succès tout simplement parce que nous avons pu nous entendre pour trouver le candidat, le meilleur et favoriser le succès de ces candidats.Peut-être que très brièvement, Monsieur le Président, j’aurais l’occasion de revenir en commission sur la question de la libre circulation des personnes et des biens, le Protocole qui a été adopté en mars 2018 qui, une fois mis en œuvre, permettra aux citoyens africains de circuler librement sur le continent.Vous me demanderez pourquoi un tel protocole. Il faut dire que, comme tous les organes, ce Protocole est issu de la Charte de l’OUA, du Plan d’Action de Lagos et du Traité d’Abuja et sans oublier la Déclaration du Cinquantenaire et particulièrement l’Agenda 2063 qui a pour vision une Afrique intégrée, prospère, pacifique conduite par ses citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale. Cette vision se décline en douze (12) projets et les deux projets phares pour lesquels nous sommes là. Mon collègue Albert va vous entretenir sur la zone de libre-échange et notre Département qui a en charge la libre circulation des personnes et des biens.La zone de libre-échange, tout comme la libre circulation des personnes et des biens offre l’opportunité aux citoyens ordinaires africains de circuler au-delà des frontières. C’est un Protocole qui contribue à un développement centré sur les firmes et surtout les deux protocoles vont de pair. La zone de libre-échange ne peut pas commercer si on ne peut pas circuler librement sur le continent africain.Vous le savez tous, dans nos pays, il y a beaucoup d’obstacles à la mobilité des hommes d’affaires, des citoyens au-delà des frontières et lorsque nous voulons commercer, cela entraîne des coûts sur les économies avec la baisse des importations et exportations, de la compétitivité, les biens et les services, naturellement qui s’échangent sur le continent, ne peuvent se faire que par l’intermédiaire des personnes, des populations et si ces populations ne peuvent pas bouger sur le continent, nous ne pourrons jamais atteindre l’intégration régionale.Nous allons imprimer le Protocole dans les deux langues. Je ne m’attarderais pas là-dessus, c’est un Protocole qui a sept parties: les définitions, les objectifs mêmes du Protocole et les droits d’entrer, les droits de circuler, les points et vous demanderez aussi les questions sécuritaires. Nous sommes en train de travailler parce que beaucoup de pays, malheureusement, à Kigali, seuls trente-un (31) pays ont signé ce Protocole. Ce n’est pas normal que tous les États membres ne soient pas partie à ce Protocole. L’un des points, justement, qui empêche aussi, ce sont les questions sécuritaires, aujourd’hui, avec les questions de terrorisme qui ne favorisent pas l’entrée en vigueur, la signature même et la ratification de ce Protocole.Le Protocole est composé de plusieurs parties et comme je le disais, nous allons distribuer ce Protocole à l’ensemble des parlementaires, ici, présents.Vous demanderez à propos du passeport africain. Le Président Faki en a parlé hier. Le passeport africain est une composante de la zone de libre-échange et de la libre circulation des personnes et des biens. Pour faciliter les déplacements transfrontaliers, les Chefs d’États et de gouvernements, en juillet 2016 à Kigali, ont procédé au lancement du passeport africain. Ce lancement traduit le désir des Chefs d’États africains, leur engagement à s’assurer que les peuples africains ont la possibilité de se déplacer librement, de visiter, de faire du commerce, d’étudier, de résider et surtout de s’établir à l’intérieur des cinquante-cinq (55) États membres, naturellement, en respectant les termes, les lois et les différentes législations dans les pays d’accueil.La Commission est en train de travailler, il y a eu plusieurs réunions pour avoir de guideline sur ce passeport. L’Union africaine ne donnera pas ce passeport, nous avons des caractéristiques que nous allons distribuer aux États membres, il y a une réunion qui se tient actuellement à Abidjan. Il y a eu une réunion la semaine dernière sur cette question à Nairobi et on se dit aussi que nous ne pouvons pas avoir une zone de libre-échange, libre circulation, un passeport et pendant ce temps, on a des milliers d’Africains qui sont apatrides. Ils n’appartiennent à aucun pays, ils n’ont aucun papier et là aussi, nous sommes en train de travailler sur cette question et travailler avec les services d’immigration des différents pays pour nous permettre d’avoir tout le monde, en tout cas, pour nous permettre d’aller vers les tâches de développement du continent africain.Il y a certaines régions qui sont en avance, je citerais la CEDEAO. La CEDEAO, pendant longtemps, déjà depuis 79 a adopté la libre circulation des personnes et des biens. Très souvent vous voyagez, vous vous rendez compte que vous n’avez pas de passeport, avec une simple pièce d’identité, vous arrivez à traverser les frontières des quinze (15) États membres. Il y a des difficultés, mais c’est une grande avancée et la CEDEAO est la pionnière dans ce domaine.D’autres pays aussi comme la Communauté d’Afrique de l’Est ont fait un effort. On a actuellement une dizaine de pays où vous n’avez pas besoin de visa. Vous arrivez et le visa vous est donné à l’aéroport. Ce sont des pays qui vont déjà, vers la mise en œuvre du Protocole et ces pays, d’ailleurs, étaient en avance sur la libre circulation des personnes et des biens.Ce Protocole a beaucoup d’avantages, vous avez le droit, comme je le disais, d’entrer et de sortie. On aura des projets communautaires, les infrastructures et surtout l’exploitation de nos minerais et beaucoup d’autres choses, certainement, qui contribueront au développement du continent africain.Vous me demanderez quel peut être le rôle des parlementaires que vous êtes, des membres du Parlement panafricain dans le processus. Comme je le disais, seuls trente-un (31) pays ont signé ce Protocole. Combien vont le ratifier? L’une des difficultés que nous avons, c’est d’avoir des textes juridiques qui sont parfois signés et qui ne sont jamais ratifiés et quel peut être le rôle, justement des honorables parlementaires dans cette procédure?Vous avez la chance de faire partie des parlements nationaux. Vous avez des voix qui comptent et ce travail de sensibilisation facilitera justement la signature et la ratification du Protocole sur la libre circulation des personnes et le passeport africain.Vous avez également un travail d’harmonisation et de coordination des textes au niveau des États membres, des parlements nationaux et ce travail sera utile pour nous permettre d’être en symbiose avec le Protocole au niveau du continent africain.Pour certaines régions, ce sera un peu plus difficile, par exemple l’Afrique centrale où on a encore la difficulté pour se déplacer, mais pour d’autres régions, ce problème peut être résolu beaucoup plus facilement.Vous vous êtes également familiarisés avec les populations. Vous pourrez faire ce travail de sensibilisation pour que les populations puissent accepter ce Protocole et qu’on puisse effectivement arriver à avoir très rapidement le nombre de ratifications pour nous permettre de mettre en œuvre et d’opérationnaliser le Protocole dans nos différents États membres.Vous êtes, comme je le disais, des privilégiés parce que vous avez cette chance de servir au niveau national et au niveau continental. Au niveau régional et c’est un avantage qui pourrait être mis en œuvre, en tout cas, un avantage qui pourrait favoriser la ratification et la domestication de ce Protocole sur la libre circulation.Vous avez un rôle très salutaire pour la mise en œuvre aussi des lois au niveau national et cela pourrait servir au niveau continental.Vous avez également des comités qui pourraient être renforcés et le Département des Affaires politiques est très disponible pour vous accompagner aussi bien au niveau du Parlement panafricain que dans les États membres afin qu’on puisse rapidement arriver à la ratification de ce Protocole. Et vous devez jouer un grand rôle pour populariser le Protocole au niveau de vos pays respectifs. On pourrait travailler également ensemble dans les fora internationaux lors des différentes rencontres, qu’on puisse parler d’une seule voix pour nous permettre de voir ce Protocole effectivement mis en œuvre.En conclusion, Mesdames et Messieurs, nous resterons disponibles pour les questions, comme vous l’avez dit, Monsieur le Président. Nous aurons l’occasion de revenir sur toutes ces questions en détail, si vous voulez de plus amples informations.La zone de libre-échange et la libre circulation des personnes et des biens, le droit d’établissement et de résidence sont des composantes clés de l’intégration régionale, de l’intégration africaine et du développement africain. Sans l’une, l’intégration serait incomplète et sans les deux, il n’y aura point, je dis qu’il n’y aura point, d’intégration du tout.Il faut ensemble que nous permettions aux citoyens africains de se déplacer librement dans leurs propres pays, sur leur continent et de faciliter ces déplacements au moyen du passeport africain. Nous devons réduire de manière considérable les migrations périlleuses. Nous avons vu ce qui s’est passé en Libye et ces deux protocoles plus le passeport contribueront, en tout cas, une fois domestiqués, mis en œuvre après la ratification, ces protocoles contribueront à réduire ces migrations et créer des opportunités d’emplois pour nos jeunes qui constituent la majorité de la population africaine sans oublier les femmes et les jeunes. Une fois ces protocoles ratifiés et mis en œuvre, ils seront des opportunités d’emplois pour le continent et pour toutes les populations africaines. Il ne saurait y avoir, en tout cas, paix et sécurité, stabilité, prospérité, bref, l’Afrique que nous voulons, sans une libre circulation des personnes, des biens, de droits d’établissement et de résidence et sans également le passeport africain.Voilà succinctement les questions que je voulais partager avec vous et nous restons disponibles pour les questions.Je vous remercie pour l’occasion qui m’a été donnée de me présenter à vous, d’échanger avec vous. C’est une première, le Président FAKI l’a dit, nous aurons l’opportunité de revenir pour d’autres questions et le thème de l’année, c’est sur « la corruption ».J’encourage le Parlement panafricain à s’en saisir également et nous restons vraiment disponibles pour travailler ensemble. Le Président FAKI l’a dit, la corruption et les transferts de fonds dans d’autres pays, ces deux situations font perdre près de cinquante milliards de dollars au continent africain et si rien n’est fait, on ne pourra que continuer dans la situation que nous connaissons avec des conflits, des personnes déplacées et d’autres difficultés sur le continent.L’année prochaine nous aurons le thème sur « les réfugiés et les personnes déplacées ». Nous aurons l’occasion, certainement, de revenir vers vous et d’échanger avec vous et vous dire que nous restons disponibles pour renforcer la coopération entre le Parlement panafricain et la Commission, et le Département, d’une manière générale.Je vous remercie tous pour votre aimable attention et vous dire que nous sommes là, nous sommes disponibles pour travailler ensemble, la Commission et les Organes sont une seule et même commission.Merci beaucoup, Monsieur le Président.Merci aux honorables parlementaires.(Applaudissements)
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup Madame la Commissaire pour votre brillant exposé.Beaucoup de collègues se sont inscrits, je voudrais faire passer les trois exposés qui se tiennent, parce qu’on parle de la libre circulation des personnes, du commerce et de la réforme.Parmi les deux autres exposés, Je voudrais que chacun pose des questions sur l’un des deux où il a des question, pour que nous puissions avancer.Je voudrais donc passer la parole à Son Excellence ALBERT MUCHANGA, Commissaire au Commerce et à l’Industrie de la Commission de l’Union Africaine.Monsieur le Commissaire, vous avez la parole pour votre exposé.
H.E ALBERT MUCHANGA [AUC COMMISSIONER FOR TRADE AND INDUSTRY]:Thank you, hon. Roger Nkodo Dang, the President of the Pan-African Parliament, honourable members of the Pan-African Parliament, H.E Mrs Samate Cessouma, the African Union Commissioner for Political Affairs, H.E Mrs. Naye Anna Bathly, Head of the Global Parlaimentary Engagements at the the World Bank and Prof. Pierre Moukoko Mbonjo, the Head of the Institutional Reform Implementation Unit in the Office of the Chairperson of the African Union Commission.Distinguished members of the audience, ladies and gentlemen, I feel greatly honoured to be with you this morning. I have in my previous work as a Zambian civil servant interacted with parliamentarians at committee level especially, those on the committees of foreign affairs, trade, industry, tourism and natural resources management.This is the first time that I am addressing a plenary Assembly of Parliament; hence my great source of honour and happiness. I also recognise some farmilair faces from previous engagements at national and regional levels. It has been good making aquintances with you all.Mr President, parliamentarians, ladies and gentlemen, I will this morning brieftly talk about the African Union portfolio of trade and industry and then in the afternoon, delve into the briefing on the African Continental Free Trade Area after the signing of its legal instrument in Kigali, Rwanda on 21 March, 2018.The African Union Department of Trade and Industry (DTI) covers the areas of trade, industry, mining, the Blue economy and customs cooperation. There is of course continental integration that will be dealt with in the afternoon.The department, as is the case with other departments in the African Union, is basically policy focused. Implementation of programmes is mainly done at national and regional levels.In this connection, we closely work with member states and regional economic communities most of the time. Meetings are hence an executant part of our work from which emerge policy recommendations, which, when approved by the Assembly of the African Union of Heads of State and Government, go for implementation.DTI portfoliosThe first division deals with both the development of African internal markets and Africa’s external trade relations. The issues under the African internal markets are dealt with under the section under the African Continental Free Trade Area after the signatures and this would be discussed later in the afternoon.With regard to Africa’s external trade relations, the key responsibilities are the coordination of member state negotiations in the international trade for such as the African Growth and Opportunity Act (AGOA) of the United States and the World Trade Organisation (WTO).We are also coordinating the efforts of member states in the trade segment where we are going to come up with a post Cotonou arrangement in economic and commercial relations between Africa and the European Union.As we develop the African Continental Free Trade, one of our key focus areas is to ensure that our continental market is not undermined through unfair competition by our external trading partners.Issues of subsidies, protectivism, dumping, counterfeit products and other unfair trading practices would be important focus areas in this respect in the work of the divisional trade.Customs cooperationCustoms cooperation is key to ensuring efficient trade flows among African Union member states. The fragmentation of our economies has produced enormous trade barriers which increase the cost of trading. A key programme of the Customs Cooperation Division is the formulation of the Trade Facilitation Strategy to assist African member states to implement the World Trade Organisation Trade Facilitation Agreement.Industry DivisionIndustry is key to the structural and economic transformation of Africa. Our work in the Industry Division is anchored on the action plan on the Accelerated Industrial Development of Africa (AIDAN), Africa’s industrial policy.Some of the on-going acitivities here are the development of a pharmaceutical programme for Africa and the Small and Medium Enterprise Strategy. We are also working with the United Nations Industrial Development Organisation (UNIDO) in the implementation of the United Nations Resolution on the Third Industrial Development Decade for Africa which ends in 2025.Let me turn to mining. Implementation of mining programmes by Africa is under the Africa Mining Vision (AMV). This has been done under the African Minerals Development Centre, jointly administered by the African Union, the United Nations Economic Commission for Africa, the African Development Bank and the United Nations Development Programme.Some of the major outcomes of the organs of the African Mining Vision are the following:1.The African Minerals Governance Framework;2.The African Minerals Vision Private Compact; and3.The establishment of the Association of Chamber of Mines and other mining associations in Africa.We are also involved in the matters of the blue economy. This is an area that is of strategic importance to Africa. 48 African Union member states, are either coastal or island states with over 45,000 kilometres of coastline. These countries are yet to harness the full potential of the oceans and the seas around them.The blue economy plays a vital role in the socio­economic activities of African countries in terms of contribution to the high level of Gross Domestic Product and sectors like food security, fisheries, forests, tourism, transport and trade among others.In addition, over 90% of Africa’s imports and exports are conducted through the oceans and seas. This stems from the fact that 90% of world trade and two thirds of the energy supplies are carried by vessels plying the rivers, oceans and the seas. The blue economy or life below water is goal No. 14 of the United Nations Sustainable Development Goals.A close examination of this goal clearly shows that its effective and comprehensive attainment can greatly contribute to the attainment of all the other 16 United Nations Sustainable Development Goals.The blue economy is, in this connection, a strategic pillar of sustainable development not only for Africa but also for the rest of the world.For us in Africa, we are implementing the United Nations Sustainable Development Goals in tandem with the African Union Agenda 2063. It is because of the complementality that Africa has a reporting template on the implementation of these two strategic documents.It is against this background that an organizational structure for the Blue Economy Unit has been developed by the Department of Trade and Industry. The Chairperson of the African Union Commission is in the process of deciding on its location within the departments and the other structures of the African Union Commission.Mr President, parliamentarians, ladies and gentlemen, this is a brief outline of selected issues that we are dealing with in DTI. As stated earlier, I will provide additional briefing on the African Continental Free Trade Area after Kigali, Rwanda in the afternoon.I will stop here and thank you for your attention. I am most grateful for receiving feedback from my report. Thank you.(Applause)
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, Monsieur le Commissaire.Merci de vous porter disponible à nos questions qui sont multiples, j’en suis sûr.J’ai une liste de 50 intervenants qui se sont fait inscrire, et je crois que, comme le débat est libre, d’autres y prendront part.Maintenant, je voudrais donner la parole au Pr Pierre Moukoko Mbonjo, Chef de l’Unité de mise en œuvre des réformes institutionnelles, pour sa présentation sur le processus des réformes institutionnelles de l’Union africaine: la mise en œuvre de la décision 635 XXV/3.Professeur,Vous avez la parole!
PROF. PIERRE MOUKOKO MBONJO [HEAD OF THE INSTITUTIONAL REFORM IMPLEMENTATION UNIT]:The Right Honourable Nkodo Dang, President of the Pan-­African Parliament, Honourable Pan-African Parliamentarians, ladies and gentlemen; it gives me great pleasure to address this august Assembly for the first time in my life. In my previous life as Minister of Communications, Spokesperson of the Government of Cameroon and later as the Minister of External Relations of Cameroon, I had many opportunities of engaging with our National Parliament, but this is the first time in my capacity as Head of the AU Institutional Reform Unit, to engage with all of you ladies and gentlemen.Let me extend my heartfelt thanks to the President of the Pan-African Parliament for inviting me to address you. I would like to convey fraternal greetings of the AU Chairperson, His Excellency Mr Faki Mahamat, who addressed you here yesterday.As you all know, the AU is involved; it is engaged in a vast reform process. In Kigali, in July, 2016, when presenting the report on the Financing of the Union, Heads of State and Government decided to embark on a process of institutional reform and have chosen one of their peers, His Excellency President Paul Kagame, to steer that process.In January, 2017, when reporting to the Assembly, President Kagame made concrete proposals and submitted them for the high consideration to his peers. This proposal was transformed into a report making decision, Decision 625, which I will later present to you. After the Summit of January, 2017, President Kagame, as leader of the reform process, made a progress report to the Heads of State and Governments in July, 2017 and lastly, in his second report to his peers in January, 2018. I am standing here as the Head of the AU Reform Unit. I will try to explain the role of this unit and what its place is in the overall architecture of driving the reform process.First of all, let me remind you of the key issues raised in the Decision 625 after the report of President Kagame. The Kagame reporter seems that they did want the report to be personalised.There are six reform areas, which reform areas include some decision items:one of Decision 625 is the aim should focus in key priorities with continental scope;the AU should re-align this institution as to deliver against these priorities;the AU should connect to its citizens more than yesterday;the AU should manage its business more efficiently and effectively both at the political and at the operational levels;the AU should finance itself more sustainably and the firm ownership of its member states; andThe AU should implement the reform; member states and organs should implement the reform in order to transform our continental organisation into a more relevant institution at the service of its people.FRENCHJe dois reprendre point par point les différents éléments décisionnels qui relèvent de chacune de ces priorités de nature continentale. Concernant la première priorité, quatre domaines ont été retenus sur lesquels l’Union africaine doit dorénavant concentrer ses activités. Il s’agit des affaires politiques. Madame la commissaire chargé des affaires politiques vient de nous faire part du travail qu’elle fait. Il s’agit de la paix et de la sécurité comme deuxième de l’une des priorités. Le troisième domaine de priorité c’est l’intégration économique du continent. L’accélération de l’intégration économique. Et le quatrième point du domaine de concentration des affaires de l’Union africaine, il s’agit de la représentation globale de l’Union, de manière à ce que l’Union africaine, l’Afrique parle d’une seule voix sur la scène internationale.Voila les quatre domaines sur lesquels la réforme invite les états membres à se concentrer davantage ainsi que les différents organes.Comme conséquence immédiate de cette concentration du travail de l’Union, il découle la nécessité d’une clarification de la division du travail entre l’Union africaine, les Communautés économiques régionales, les mécanismes régionaux, les états membres et les institutions continentales comme la Banque Africaine de Développement, la commission économique des Nations unies sur l’Afrique. Tout ceci selon le principe des subsidiarités et qui veut qu’une action puisse être faite à un niveau qui soit le plus proche des populations qui sont bénéficiaires de cette action.Sur le deuxième domaine de la réforme, le réalignement des institutions et l’Union africaine.Tous les organes de l’Union africaine sont concernés par ce réalignement, à l’exception des deux organes qui prennent des décisions politiques, à savoir la conférence des Chefs d’états et le Conseil exécutif. Les organes comme le Parlement panafricain, je reviendrai sur celui là tout à l’heure. Le Conseil de paix et de sécurité, le Comité des représentants permanents, les mécanismes africainsd’évaluation..., le NEPAD, les organes judiciaires comme la Cour aux casiers judiciaires comme la commission aux droits de l’Homme et des peuples et le comité sur la protection des enfants et bien entendu la commission de l’Union africaine doivent faire l’objet d’une réforme dans le sens de renforcer leurs capacités, revoir si besoin est certains aspects de leurs mandats et les rendre plus performants dans l’accomplissement de leurs différentes compétences... demande la meilleure connexion de l’Union africaine à ses citoyens. Il s’agit, dans la décision 635, d’abord de s’assurer qu’au sein de l’Union africaine et ceci conformément à l’acte constitutif, que l’égalité des genres deviennent une réalité. Que la place des jeunes soit renforcée. Il s’agit également de faire en sorte que le secteur privé africain participe davantage à la vie de l’Union africaine.Il s’agit également de créer des liens avec tous les autres segments de la société civile. Vous savez que nous avons le Conseil économique et social, renforcer cet organe de manière à ce que les populations africaines se sentent plus partie prenante des décisions que l’Union africaine prend. Et c’est dans le même sens que le passeport africain dont parlait madame la commissaire tout à l’heure est également inscrit sur l’agenda.En ce qui concerne la gestion des affaires de l’Union au plan politique et au plan opérationnel, il s’agit de faire en sorte que d’une part, au plan politique, notamment les sommets des chefs d’états et de gouvernements soient mieux organisés. Il s’agit de revoir les méthodes de travail des chefs d’états et de gouvernements qui sont des personnalités très occupées, de faire en sorte que les sommets soient moins longs. De faire en sorte qu’il y ait moins de points à l’ordre du jour et de limiter à trois les points inscrits à l’ordre du jour de chaque sommet. Et également de tenir, au lieu de deux sommets par an, un sommet ordinaire au mois de janvier avec au mois de juin un sommet plus restreint, une réunion de coordination entre le bureau de la conférence, la Commission de l’Union africaine, le président du NEPAD et les chefs d’états qui président les huit communautés économiques régionales.Il s’agit également de ce point de vue au plan politique, de rationnaliser la gestion des partenariats. Vous savez que nous avons trois types de partenariats. Le partenariat de continent à continent, par exemple le partenariat Afrique-Union africaine-Union européenne, le partenariat de continent à région comme le partenariat entre l’Afrique et l’Amérique latine-l’Afrique et le monde arabe, bien sûr que le monde arabe n’est pas une région, mais c’est une approximation. Il y a également des partenariats de continent à pays: Afrique...- Afrique-France, Afrique-Inde, Afrique-Corée du Sud, Afrique-Turquie etc.Il s’agit donc, surtout en ce qui concerne les partenariats continent à pays, de faire en sorte que la représentation ne soit plus celle qui a court où plusieurs chefs d’états se retrouvent face à un seul chef d’état, de limiter cette représentation au bureau de la conférence, aux présidents de la Commission de l’Union africaine, aux chefs d’états qui président les communautés économiques régionales et au président du comité d’orientation des chefs d’états et de gouvernements du NEPAD. Au plan plus managérial, opérationnel en attendant donner de la gestion de l’Union africaine, il s’agit également de revoir les modalités d’élection et de désignation de la Commission de l’Union africaine. Il s’agit enfin de rationnaliser, de restructurer la Commission de l’Union africaine tant son rôle est clé dans le fonctionnement de toute l’Union.En ce qui concerne le financement, le financement de l’Union africaine comme nous le savons tous se caractérise par une très forte dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds, des donateurs extérieurs. La décision de Kigali de juillet 2016 consistant à un prélèvement d’une taxe de 0,2% sur les importations éligibles a pour finalité de permettre qu’à terme, la décision prise par les chefs d’états et de gouvernements en juin 2015 ici même en Afrique du Sud, de financer à 100% le budget de fonctionnement à 75%, le budget consacré aux programmes est à 25%, le budget consacré aux opérations de paix et de sécurité, que cette décision deviennent progressivement une réalité. Je reviendrai également sur ce point.Enfin, la mise en œuvre des décisions, honorables parlementaires panafricains, je dois vous dire quelque chose qui n’est pas très agréable à écouter. Un audit a été mené pour déterminer le taux de mise en œuvre des décisions prises par l’Union depuis que le traité est rentré en vigueur en 2002. 1700 décisions ont été examinées, sur ces 1700 décisions prises en ce qui concerne la Conférence des chefs d’états, seulement 5% ont été effectivement mise en œuvre. Et en ce qui concerne le Conseil exécutif seulement 4%. Il se pose donc un réel problème de mise en œuvre des décisions prises par les deux organes politiques que sont la Conférence des chefs d’états et de gouvernements et le Conseil exécutif.ENGLISHTo propose a mechanism, whereby, legally binding decisions taken by the Assembly and the Council are effectively implemented. As you realise, it is a key issue if we want the AU to be a star performer.Let me come back to the few decision items that I have just presented to you. The unfair division of labour between the Union, works, LMS, Member States and institutional conciliatory institutions in conformity with the principle of solidarity, as you all know, there are over laps in mandate of works; what the Union should do, what should be done at the level of works and what should be done at the level of member states. Proposals are being elaborated in collaboration with works and those proposals were being submitted to Heads of States and Government.As far as the review mandate and the strengthening and the functioning of key institutions of the AU are concerned, for the PRC, as per Constitutive Act, the PRC is an advisory body to the Executive Council. The PRC is in-charge of preparing Council meetings, but in the course of time of the PRC by delegation of powers by Council has also acted as a supervisory organ on the functioning of the Commission and this has brought some tensions between the Commission and on one side and the PRC and all organs including the Pan-African Parliament. So, decisions state that the mandate of the PRC should act as a facilitator between the headquarters of the AU and national capitals as an advisory body for the Council and not as the supervisory body to the Commission.As far as NEPAD is concerned, there is a contending issue and the report submitted by President Kagame to his peers was clearly stating that NEPAD should be fully integrated into the Commission. In translating that decision into French, the French version says something different. The French version says NEPAD should be integrated into the AU, not into the Commission structures in process. So, there was a heated debate in January during the press sessions of Heads of State and Government. NEPAD members or trade members of NEPAD are all of the view that it is not a budget transition into conditions of the AU processes and structures which contradict the AU’s decision taking into consideration that President Kagame in not a Francophone, he is an Anglophone and his report was submitted in English not in French. So, all I can say to the contending views is that the decision was made by the summit that consultation should continue between the leader of the Reform and the Chairperson of the NEPAD, Orientation Committee of Heads of state and Government President Macky Sall and there was a very important meeting that took place in Kigali an emergence of the CTFTA between President Kagame and President Macky Sall. I attended the meeting of the standing committee here in Midrand on the 16th April on that very sensitive issue.Concerning the APRM, it is just about strengthening that mechanism. I hear you had meetings with Dr Maloka. You know the judicial that is a big issue because there are two protocols; the part of humans and people’s Rights sitting in Arusha in-charge of protecting human rights. The Commission is in-­charge of the promotion and protection of human rights and the court is in-charge of protection, making binding decisions, while the commission makes recommendations. So, there are two protocols; one protocol on the courts and the second protocol on the merging of the Court of Justice that is provided for in the Procedures Act. There was a third protocol which was protecting some Heads of State in Malabo in June, 2013, adding as a competence of the court to the aspect. So, we still have the same issue, the one we have here is the ratifications by member states.The Maputo Protocol, the first one was ratified by 15 or 16 member states. The Shonase Protocol, the major one, only 6 member states and the Malabo Protocol no ratification, so that is the big issue as far as this union is concerned. As the issues on how to reconcile the courts of Justice and the Commission, we have been going round. I was in Mauritius last week to help with the Commission.The other issue that I would like to dwell on is the financing, the 02% financing, especially as far as this peace fund is concerned. The decision was made that the peace fund should be financed at the level of US$ 200 million come 2020 and the basis of the 02 % levy on eligible inputs. I am very happy to re­-announce what my boss; the Chairperson said here yesterday, that of the 55 member states, there are 22 who are operationalising that levy.The beauty here is also that for the first time since 1993, the peace fund worth US$65 million, US$40 million, has already been collected and this is a very encouraging sign. We still have problems coming from some of the ‘heavy weights’. The levy does not change the annual statutory contribution of the member states, but just to make sure that we have a consistent source of financing.Let me tell you this, about 40% of the member states do not pay their contribution and on yearly basis there is the 67% of the budget which is raised. As far as the programme budget is concerned, 96% of the programme budget of the UN is financed by external donors, so the idea is that having that 02% for members states as annual assessment contribution US$1 per year and in collecting the 02% you collect US$5. We only sign US$1, we open an account in a Central Bank of a country and the Central Bank only transfers to the AU US$1 does not change. The remaining US$4, are at the disposal of the member states to finance national development projects or forums. So, in case of surplus, the surplus is retained by the member state, but if there is no surplus, the amount of the levy is not enough to finance the annual statutory contribution, then the member states will compliment to make sure that it meets its commitments. Some member states are still reluctant and the consultations are still going on in order to bring all member states on board.Now, as far the implementation is concerned, what we have noticed is that Rule 33 and Rule 34 of the Assembly is very clear. Decisions must be categorised. There are four types of decisions; regulations taken at the level of directives, resolutions, recommendations and opinions or declarations. Only regulations and directives are legally binding, but since the creation of the AU, none of those views have been duly implemented. We have never seen a decision that is categorised. All the AU decisions are just decisions, but they are supposed to be legally binding from a legal point of view. So, the decision that was taken in January, 2018, is that henceforth, the decisions will be clearly categorised which we will have an immediate and logical consequence or fall in the number of decisions. The other logical consequence today is the strengthening the legal capacity in terms of legal staff.Some decisions which have been agreed on is that any time we submit, for example, at the level of the UN, a draft decision, let us say a draft Bill, we always specify the financial consequences of that decision which is never done in the AU. We have to henceforth make sure that decisions that are made are implemented not only the AU Assembly and Council categorises those decisions, but also make sure that the financial implications are taken into consideration.Let me conclude by saying that I had the honour and privilege to address some of your standing committees here in March and I recognise the faces of the Chairpersons that chaired these meetings and they engaged us as far as the Pan-African Parliament process is concerned. So, the idea was that I should address the Pan-African Parliament in order to be fulfilled by the proposal of the plenary.I am very grateful to the Chairperson of the Budget Finance Committee on the Audits that was a joint sitting and also of the International Relations Co­operation and after these meetings the idea was that I address all of you. I am eager on behalf of President Kagame and President Msaphati to hear from you.Lastly, the implementation process that is where it was, this is the first that a reform has been tried at AU level. Many reforms have been carried out, but none of them are short, so this time, the Heads of State have decided that this is very important because that was a big issue on the process. The process does not go to the classical channel; the PRC Executive Council has sent me.There is a three tier structure in terms of preparing these decisions. At the level of Heads of State and Government where President Kagame is the leader, have decided that it should be troika of a sitting president to outgoing and incoming, the decision was made now to each Head of the five members of the Bureau of the Assembly as the supreme supervisory body of the process. Then over the second time we have the Chairperson of the Commission and then the third Units in charge of the day to day implementation, supervision and coordination of the implementation process. The humble person standing in front of you had the chance of leading that Unit. The proposal that you submit to us your recommendations as I told your colleagues in March, we will submitted to the Chairperson of the AU and to the leader of the reform who happens to be the Chairperson of the AU now, President Kagame. President Kagame if he is agreeable will then submit this proposal to the Heads of State and Government during the closed session. This is what happened in January, 2017, in July, 2017 and in January, 2018, hence the importance of submitting a proposal. I don’t want to be critical by sending some proposals which I did not really receive after my departure from Midrand around the 10th of March. So, I humbly and solemnly ask that this time, because time is against us, please if there is a possibility of having a final document from the Pan-African Parliament, from the plenary week, send to us. That will help us. We have a very important meeting on the 26 May, 2018, in Kigali with President Kagame, where the Bill of the Assembly, there is a new structure that was created in order to ease tension. It was a consultative group of 15 foreign Ministers throughout the region. So, we would be highly grateful if in the shortest possible time we can have that final document. I was a bit long, but I would like to thank you and recognising two of my bosses here present to in­charge of political Affairs and the Commissioner in­charge of trade and industry. I thank you all and I am eager to answer your questions. Thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Merci Monsieur le Ministre.Chers collègues,Vous venez de suivre les différents exposés.Je voudrais, avant d’ouvrir le débat, faire une petite mise à jour de ce qui venait d’être dit par les différents orateurs.Je commencerais par Madame la Commissaire aux Affaires politiques, pour lui dire que la zone Afrique centrale était toujours constituée comme le frein à l’intégration sous-régionale et continentale.Mais, vous vous souvenez bien, pour ceux qui étaient à Yaoundé lors de notre Conférence sur « l’intégration socio-économique de notre continent: le rôle des parlementaires », où Madame la Commissaire était invitée, mais compte tenu de son agenda chargé, elle n’était pas venue.Nous avons pris un certain nombre de résolutions et de recommandations envers les États de l’Afrique centrale. Au mois de septembre de la même année, la CEMAC, la Commission Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale, s’est réunie au Tchad, et la libre circulation des personnes et des biens était devenue une réalité.Mais, je voudrais préciser que dans la même année, malheureusement, au mois de décembre, il y a eu une tentative de déstabilisation d’un pays de la sousrégion, qui a refermé ses frontières pour question d’insécurité.Mais, au niveau des États, la décision est prise et elle est déjà applicable; les Camerounais et les populations des cinq (5) autres États circulent librement. Or, vous savez vous-même, Madame la Commissaire, que le problème de la souveraineté des États se pose dans beaucoup de décisions que nous prenons. Si un État trouve que sa souveraineté est violée, il revient sur la décision.Mais, je crois que la situation va se normaliser et l’Afrique centrale, tous les 6 pays - je parle sous le couvert de ceux qui connaissent bien la zone - vont être intégrés à l’image de la CEDEAO, parce que l’image qu’on avait vraiment prise, c’était celle de la CEDEAO où la libre circulation des personnes et des biens est une réalité. Donc, je crois qu’avec le temps, ça va s’arranger.Quant au dernier exposé sur la réforme, le Commissaire au Commerce vous a parlé de la zone de libre-échange, et je crois qu’il a précisé qu’il faut que 21 pays seulement signent pour que cette zone de libre-échange entre en vigueur. C’est la décision qui avait été prise à Kigali.Donc, nous avons un rôle très important. Dans mon discours d’hier, je l’ai rappelé. Nous voulons avancer, mais il faut aussi pousser les décisions des Chefs d’États pour qu’elles soient applicables et que nous puissions avancer.Il y a également le problème du passeport qui revient toujours ici. Voilà un peu une occasion, une opportunité pour nous, parlementaires panafricains et parlementaires nationaux, de pousser les 21 pays, d’ailleurs on avait donné une date limite de 6 mois - je crois que c’est 6 mois à un an. Mais lorsqu’on regarde la ratification de nos instruments juridiques, et le Ministre Moukoko vient de prendre le cas du Parlement panafricain, de 2014 à 2018, on a que cinq (5) ratifications. Il est bien vrai qu’aujourd’hui beaucoup d’États ont signé et beaucoup ont ratifié, mais n’ont pas encore déposé les instruments de ratification.Hier, la Somalie qui avait déjà signé, a ratifié le Protocole de Malabo.Mais, d’autres problèmes qui se posent aussi Madame, c’est le dépôt des instruments juridiques auprès du Legal counsel (Conseiller juridique) de l’Union africaine. Donc, je crois qu’on avance.Quant au dernier exposé sur la réforme, je vous avez dit que le Président KAGAMÉ m’avais fait honneur de faire partie de cette réforme et le Ministre MOUKOKO a essayé de vous dire ce qui a été dit.Mais, je voudrais vous rappeler une chose, le problème du Comité des Représentants Permanents appelé COREP. Il y a eu une fois devant moi le COREP a remis en cause la décision du Conseil Exécutif, en ce qui concerne le Parlement panafricain. La deuxième fois, c’est ce problème du passeport dont nous discutons aujourd’hui.C’est sûr, au regard de ce que le COREP ne veut jouer le rôle qui est le sien; c’est sûr que c’est le COREP qui a demandé à ce qu’on nous retire les passeports diplomatiques. Et, en son temps, lorsqu’on était au Comité, la décision qui avait été prise était que le Comité des Représentants devra seulement rester comme un Organe de liaison entre les États et la Commission et que tout ce qui est thème de discussions doit passer par le Parlement, notamment, l’examen du budget.Or, vous savez très bien que l’examen du budget revenait au COREP. Le problème que nous avions, est que les prérogatives dont jouit le COREP, à ce jour, sont ces prérogatives qui reviennent de droit au Parlement panafricain. Vous comprendrez bien que quand vous voulez enlever la viande de la bouche de quelqu’un, il devient agressif.Voilà, de manière ramassée ce que je voulais dire. Si cette réforme venait à se mettre en place, on aura toutes nos prérogatives législatives, même sans pouvoir être un organe législatif, on va débattre du budget ici. Nous n’allons plus soumettre nos décisions ou notre rapport au COREP, mais nous allons le soumettre à un niveau un peu plus élevé, parce que, comparaison n’est pas raison, vous savez très bien que dans nos pays les ambassadeurs ne sont pas responsables devant le Parlement.Mais, pourquoi nous députés élus démocratiquement au suffrage universel direct, nous sommes obligés d’aller présenter le rapport au COREP?Quant à la dernière phase, j’avais instruit le Secrétariat général pour recenser les problèmes du Parlement panafricain. Je lui avais fait même état des discussions qu’on avait eues lorsque que j’étais au panel. Je suis surpris que ce rapport ne vous ait pas été transmis. J’y veillerai pour qu’avant votre départ, qu’on me sorte ce rapport, puisque c’était un rapport tout simplement résumé, étant entendu que je faisais partie du Comité de haut niveau qui a fait la réforme.Dès qu’on suspend nos travaux, je vais demander au Secrétariat où en est-on avec ce rapport. Je puis vous assurer que rien n’est négligé.Aujourd’hui, s’il y a des contributions que les collègues vont donner, elles seront toutes intégrées pour qu’on puisse vous envoyer un rapport complet de nos besoins, ici, au Parlement panafricain.Je vous remercie.La discussion générale est ouverte!J’ai devant moi une liste de cinquante (50) parlementaires qui veulent intervenir sur les différents sujets. Si on fait 50 multipliés par 3, cela fait 150 minutes.Et, il faut prévoir le temps que les Commissaires vont réagir sur quelques questions pertinentes que vous allez poser.Le premier inscrit sur ma liste, est l’Honorable Mongi Rahoui de la Tunisie.Honorable, vous avez la parole!(Silence dans la salle)Le deuxième intervenant est l’Honorable David Ernest Silinde de la Tanzanie.
HON. DAVID ERNEST SILINDE [TANZANIA]:Asante sana Mheshimiwa Mwenyekiti. Mheshimiwa Mwenyekiti, ambaye ndiye Rais, mada zilizoelezwa hapo mbele ni njema sana. Lakini, bado kuna changamoto kubwa sana katika Afrika kwenye masuala haya; hususan masuala ya kisiasa. Moja ya mambo ambayo yamekuwa changamoto kubwa sana ni tofauti zetu za kimtazamo ndani ya Afrika. Afrika ya sasa sio moja. Hii ni tofauti na vile tumekuwa tukiitaka. Kwa mfano, mmekuwa mkizungumzia kuwa na pasipoti moja. Hilo si jambo baya. Lakini, mifano midogo ni humu humu ndani ya Bunge. Unakuta sisi wenyewe tumegawanyika ndani ya Afrika. Kuna watu wanaosema wanazungumza Kifaransa na wale wanaozungumza Kiingereza. Yaani, "Francophone" na "Anglophone". Hivyo vinashindwa kutukutanisha pamoja kukubaliana na changamoto ambazo tunaweza kuzikabili Afrika.Jambo jingine ni mitazamo ya kisiasa. Afrika tunashindwa kufikia kule tunakotakiwa kwa sababu tumekuwa na different political ideologies - mitazamo tofauti ya kisiasa. Kuna nchi ambazo zina mifumo ya kidikteta na zile za mifumo ya kidemokrasia. Sasa, ukitaka kuzungumzia usawa katika siasa unagundua kwamba bado Afrika inaletewa changamoto na masuala hayo. Kwa hiyo, kabla hatujaenda huko mbele, tunatakiwa kwanza kuondoa tofauti zetu nchi moja baada ya nyingine. Tukiweza kufanikisha hili jambo, nina uhakika kabisa tutakuwa na Afrika moja. Mtu atakapotaka kuwa na pasipoti kwenda nchi nyingine, ataweza kufanya biashara na kuishi katika nchi hiyo. Hiyo imekuwa changamoto. Mtu fulani akitoka Tanzania, kwa mfano, labda akaenda Cameroon, haruhusiwi kufanya kazi pale kwa sababu tu sheria za nchi ile zinasema kuwa Wacameroon wenye vigezo hivyo hivyo wanaweza kufanya kazi hiyo. Kwa hiyo, bado kuna changamoto nyingi Afrika. Wanaokwenda kushauri vikao vikuu vya Marais wetu wajaribu kuangalia hizi changamoto ili tuwe na Afrika ambayo iko sawasawa kabisa.Haya yote tunayozungumza tunatoa ushauri tu. Bila kumaliza Malabo Protocol, nchi zote 28 kuitia sahihi na Bunge la Afrika kuwa Bunge ambalo kitu linachozongumza hapa kinatekelezwa katika nchi zetu, hatutafaulu. Ni hapo tutaweza kuwa na uhakika kwamba tunayosema yanatekelezwa. Lakini, kuhusu ushauri, unaweza ukautoa mtu akaupokea au akauacha. Inategemea jinsi ataona - ama unamfaa kwa wakati huo au haumfai. Kwa hiyo, lazima tusisitize kuhakikisha Malabo Protocol inatiwa sahihi ili haya yote tunayozungumza yafanyiwe kazi.Mheshimiwa Mwenyekiti, nilikuwa nataka nitoe mchango wangu juu ya hilo. Asante sana.
THE PRESIDENT:I now give the floor to Hon. SEN. DR. ABDOULLAHI IBRAHIM ALI from Kenya. Honorable you have the floor.
HON. SEN. DR. ABDOULLAHI IBRAHIM ALI [KENYA]:Thank you, Mr President. I would also like to add my voice to the on-going discussions. My friend from Tanzania has just mentioned the issues which I wanted to discuss.We are different people from different regions of the African Continent and most of us do not understand one another very well. As he stated, I am a new member but when I arrived here, I saw a lot of division. The first things that I realised after landing in South Africa is that when I mentioned that I was a Member of the Pan-African Parliament, I was told to show my return ticket home.The reception may be good for the senior members but not for the new members and I hope things will change since South Africa is the home of the Pan-­African Parliament. When somebody presents to you a letter then that somebody should be received well - but anyway, that is just a by the way.The AU Commissioner said they needed to get the 0.2% funding. An Organisation which gets most of its funds from other institutions especially development partners and the donor community cannot function and that is why the African Union cannot function.You will be dictated to by the European Union, the US and China among others - and that is what we had some time back in the AU building where there was a lot of leakage because the Chinese had put so many things in the building. I do not know whether our Parliament here has the same problem.I think Africa needs to pay for itself if we want to be really serious. We can afford to pay for our union. The other issue is that before you do anything else, as my friend from Tanzania has said, we have to be sure that we are doing the right things. Are we a ditactorship, a democracy or kingdom? When somebody has been here for 20 years and yet some of us may not even come back for a second term because we have very competitive elections, then it becomes a problem.Members who have been here for 15 or 20 years will want to dominate and so things are done the same way they have always been done and therefore, there is no change. But those things do not work.We had problems in our committee yesterday when we were told that we will remain the same. There is nothing like remianing the same when there is a new Parliament; everything has to go the same way. But if you are told that some people have been here for 20 years and there is a way you want to do things - (Member timed out.)
THE PRESIDENT:I now give the floor to Hon. Coumba Hamidou Deme (Mrs.) of Sengal. Hon. Coumba, She is not in the chamber?Honorable Coumba n’est pas dans la salle? Merci.Maintenant, je donne la parole à l’Honorable Noreddine Karbal du Maroc.
HON. NOREDDINE KARBAL [MOROCCO]:شكراالسيد الرئيس المحترم،أشكر صراحة السادة الذين ألقوا هذه العروض أمامنا، كما أشكرهمعلى هذه الصراحة.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:On a point of order, a point of procedure.
THE PRESIDENT:Yes Hon. Member, what is your point of procedure? You have the floor.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:My point of procedure is that Members should stand when they are addressing this House.
THE PRESIDENT:Thank Madam Ruth.Honourable Member, you have the floor.On vous a rappelé les dispositions du Règlement intérieur. Quand chaque député prend la parole, il doit se lever.Vous avez la parole!على كل حال سنقف احتراماًلرأي النائبة البرلمانية في البرلماناألفريقي، وللقواعد التي أتبعت في الطقوس البرلمانية.أولاً ، أشكر جميع المحاورين الذين تدخلوا بثقة ، ومعرفتهم بصراحة أن الصراحة تبني الثقة. أشكر جميع الإخوة والأخوات البرلمانيين الذين رحبوا بعودة المغربي إلى عائلته ، وشعورنا بالعودة إلى الأسرة الأفريقية. لذلك نحن نتعامل مع الطقوس العائلية ، وليس فقط الطقوس القانونية ، أو الطقوس التشريعية فقط ، لأن ما يجمعنا أكثر من القانون ، وما يجمعنا أكثر من الطقوس التشريعية التي توحدنا هو أرض واحدة ، وهي أرض إفريقية.وبالتالي ، يجب أن نستحضر هذا المفهوم القانوني الجديد الذي جاء للحديث عن "الدنيوية". نحن نعيش في مفهوم "التربة الجديدة" ، واليوم نتحدث عن "ذكاء الأرض". لذلك ، يجب أن نعتني بتربة إفريقيا في كل مكان ، في الشمال والجنوب والشرق والغرب والوسط.جئنا إلى هنا لمشاركة التجربة المغربية مع إخواننا وأخواتنا في إفريقيا. ولكل هذا ، وقع المغرب أكثر من ألفي وثلاثمائة اتفاقية مع أشقائنا الأفارقة منذ عام 2000 حتى يومنا هذا ، وشملت هذه الاتفاقيات كلالقطاعات التي تهم إفريقيا.وأقول إنه اليوم ، في إطار هذا الإصلاح الذي نسعى إليه ونريده لأفريقيا ، يجب أولاً وقبل كل شيء أن تكون لدينا الإرادة السياسية الحقيقية للتغيير. لا يمكننا بناء ديمقراطية أو تنمية مستدامة أو أي من هذا ، إذا لم تكن هناك ديمقراطية حقيقية ، وإذا لم تكن هناك إرادة سياسية. مع توجهنا نحو التغيير ، يجب أن نحرر أنفسنا من كل ما هو ذاتي وأن نوسع آفاقنا إلى ما هو أفريقي وما هو عالمي ، بحيث يكون لأفريقيا دور رئيسي في صنع القرار الدولي. أفريقيا اليوم تتحرك ، أفريقيا اليوم تنهض ديمقراطيا. لذلك يجب أن تتواجد صفوفنا أولاً لمواجهة الإرهاب ، وثانياً ، لإحلال السلام والأمن.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to Hon. Chief Fortune Charumbira from Zimbabwe.
HON. CHIEF FORTUNE CHARUMBIRA [ZIMBABWE]:Thank you, Mr President. I would like to thank the professor for the presentation and the initiatives the African Union had to take to realise that those reforms are imperative for Africa.The presenter mentioned a critical point and said that there had been many studies for reform initiatives at the African Union. But in his words, none of them have been implemented. We want to have the confidence that this particular initiative - this time around, the reforms will be implemented. Why would these reforms be different from the previous ones?My experience is that, when you undertake reforms and then implementation becomes a problem, it is a sign of the processes of who owns the reforms. Ownership of the reforms becomes critical. If the implementers went on and they did not undertake the reform initiatives, they will simply put your documents somewhere on the shelf.This time around, the question is, are all the people that are critical to the reforms being involved? Maybe, one issue that gives me confidence is that you have come to this Parliament which is the voice of the people. It also means that you are consulting widely and so the ownership will be imbedded within the various structures of the African Union.I would like to say that we support you because Africa had been a laughable continent in terms of progress and backwardness in every aspect of development.I thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Cher Collègue,Je crois que c’est l’occasion pour nous de poser des questions et d’apporter des contributions concrètes pour que nous puissions enrichir le rapport qui sera présenté à la réforme.Je vous ai dit que le Professeur était ici, et on a commencé à débattre. S’il y a des choses que vous voulez qu’on mette dans ce rapport, apportez-les maintenant; on va enrichir le rapport et on va le lui donner.Je voudrais donner la parole à l’Honorable Mohammed-Mubarak MUNTAKA du Ghana.
HON. MOHAMMED-MUBARAK MUNTAKA [GHANA]:Thank you Mr President. Mr President, let me put all the presentations together to say that these are very beautiful and wonderful ideas, but for me, we need to ask ourselves three fundamental questions. As Africans, first, can we do it, all that we want to do; can we really do it? What will it take for us to be able to do it, that will be the second question and the last question will be, what are the consequences and likely challenges. If you look at, for example, the Free Trade Area Agreement, it is a wonderful idea. I mean we are going to have single market, free movement of people, we are going to boost the economic activities in Africa, and trade for us is going to increase in the first medium term, our 52 per cent, beautiful idea.Looking at the reform, will we be able to self­finance, beautiful ideas, but are we answering those questions.Let me try to go through some of them, can we do it; yes, I am very confident that we can do it.What do we really need to do is to be able to do it. We need to change our attitude and our thinking. We are thinking so much within the box and not thinking outside the box. Even within our own individual countries, we are seeing ourselves as people from the north, south, west and east. Even within the same country, we are seeing ourselves as people belonging to Christianity and Islam within the same country. If we do not stop this thinking and change our attitude, it will be an impediment in our effort to be able to achieve this.What are some of the challenges that confront us? Mr President, you think that the European people, the Americans, those who are exploiting us are going to sit and put their hands at their back and watch us to do all that we want to do? If that is your thinking, then, you are deceiving yourselves because they are never going to sit and watch us.I will just refer you to two documentaries and I will plead with every member here to take time to watch those documentaries. The first one is "Shadows of War in the Sahara," just go to YouTube and google that. You will be amazed to see how America and the French and others are moving into Africa because of our resources, pretending that they want to have security agreements with our individual countries and our countries are running to sign those security agreements. They are providing these people with the military base in the name of training our military for security.Two, watch this other documentary, "Congo Justice.org", to see how the Democratic Republic of Congo, because of the enormous resources that they have, how virtually genocide is happening there. If you think that they are going to sit and watch us you are deceiving yourself.What do we need to do; in my view is to fast track the reform. 44 countries met to sign this, what happened to the 10? Sadly, among the 10 who did not sign this Free Trade Area, who were not there in Kigali, were the two largest economies in Africa; South Africa and Nigeria. What is wrong with them? South Africa is saying that they want to sign, but they want to look at it and Nigeria says they want to go and consult. These are the largest economies in Africa and this is their thinking. Colleagues we need to wake up. We are the representatives of the people. As we go back home, we must ensure that our countries ratify this free trade because it is the biggest panacea to our fast integration. I am happy to say that Ghana has already ratified it and I will want to say that we should give ourselves; I think about 120 days to be able to get the 22 countries to ratify. Please members let us work had to get this thing done.Let us enhance the formation of the African United Army. It is what will protect all of us rather than the individual because we have stayed individual for 50 years and it has not worked. Believe me, if we stay individual for 200 more years, it will not work. The only way is to come together and when we come together, we will individually and collectively succeed.I thank you very much for this opportunity.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to honorable JUDE NJOMO from Kenya.
HON. JUDE NJOMO [KENYA]:Thank you, Mr President. As a new member of the this Pan-African Parliament, I would like to thank my parliament, my Party and my country for finding me worthy to be here today to join this group of honourable members of Parliament from all over Africa.The members here are mandated to come here and unite the African countries and their people so that we can work as one people, think as one people and plan as one people to make the dreams of our founding fathers who thought and conceived this idea that Africans can be brought together as one people because we can benefit from the numbers that we have as Africa.Many honourable members have talked about the gaps that we need to bridge. It is my great hope that we can be able to build these bridges where we have division. To build bridges over the divisions that were formed by our colonial masters and the bridges brought about by our various beliefs in religion.The bridges that must be built are brought about by the languages that we speak and we were taught. Also, we must build bridges because of the different traditions and customs that we have. These are things that we need to be able to do as a Parliament. We can come together and look for ways of building these bridges.Mr President, Africa has always been a source of raw materials in the world. Africa is a source of minerals but it is very sad that we have international companies coming in from far and wide to sign mining contracts in Africa - mining contracts that are meant to steal resources from Africa.These are some of the areas that we can share and take decisions that will help our countries to make the best that they can out of those mining contracts they are signing. Africa has always been a source of labour from the old times of slaveship.Thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Je voudrais donner la parole à l’Honorable Hon. Aramatoulaye Diatta du Sénegal.
HON. ARAMATOULAYE DIATTA [SENEGAL]:Merci Monsieur le Président. ... vraiment la rencontre au niveau de l’Union Africaine.Monsieur le Président, je voudrais poser une question sur l’Union Africaine, comment faire pour la faire avancer et aussi pour qu'elle devienne une réalité? Quand on dit qu’il y a la libre circulation des personnes et des biens, Monsieur le Président on a des problèmes!En ce qui concerne le commerce et vous savez bien que ce sont les femmes qui sont sur le terrain, qui sont en train de faire le commerce, mais on a d’énormes difficultés au sein même de l’Afrique. Comment régler ce problème?A notre descente de l’avion, on a eu des problèmes, ici même, en Afrique du Sud, en tant qu’africain comment régler ce problème?Il y a beaucoup de ressources en Afrique, mais on se pose la question savoir si l’Afrique est réellement libre?Est-ce que nous ne sommes pas colonisés jusqu’à présent?Dès lors qu’il y a beaucoup de ressources minières en Afrique, elle peut facilement se développer. L'Afrique doit d'abord croire en elle-même et faire de l'unité africaine une réalité. Ce n'est qu'à ce prix que L’Afrique sera libre, le constat aujourd'hui est que l'Afrique n'est pas encore libre.Les élections en Afrique, Monsieur le Président, sont dirigées par d'autres continents. Certains candidats l'ayant finalement su, on se pose la question de savoir comment régler ce problème?Croyons en nous en tant qu’africain, on a tout, le bon Dieu nous a donné tout.Comment réformer?Qu’il y ait des reformes dignes de ce nom. Je voudrais savoir à quel niveau se situe le retard qui fait que ces vingt et un pays ne signent pas, afin qu'on les exhorte de signer pour faire avancer l’unité.Le peuple Sénégalais pour sa part, est très préoccupé pour les questions de l'union Africaine ainsi que pour celles du NEPAD que vous venez d'évoquer.La réflexion a été faite entre le Chef de l’Etat et le Sénégal. Donc, le Sénégal est bien là présent pour accompagner l’union Africaine.L’Afrique, notre beau continent, même les Européens envient notre cher continent. Désormais, soyons unis pour parler le même langage, qu’on soit réellement unis.Merci beaucoup Monsieur le Président.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to Hon. Charles Majak Aleer from South Sudan.
HON. CHARLES MAJAK ALEER [SOUTH SUDAN]:Thank you Mr. President. I would like to make some few remarks, but before that, I would like to ask a question.Mr. President, last October there were recommendations made here on the fact finding of the Committee on Co-operation with initial relations to South Sudan. The recommendations were passed in this House. On top of those recommendations, it was recommended that the initial dialogue with South Sudan be supported by everyone and at the same time recognizing high level revitalization forum being run by IGAD.We have not heard anything about those recommendations, Mr. President. That does not work, it is like we are just a body that talks without results and no implementation because this is concerning people’s lives - the people of South Sudan, but it worked there, but at the moment IGAD is stuck in getting a solution because it has double standards on revitalization and at the same time, inviting renegotiations in which the rebels are demanding the institutions of South Sudan to be dissolved. What does that mean?Mr. President, let us have real issues that serves Africa today. The same problems that faced Congo since independence are being transferred to South Sudan, because of the resources, which Africans are supposed to enjoy and not foreign powers like the EU and US. We have recently passed an embargo and we listed 15 institutions that include Ministry of Petroleum and Ministry of Mining so as to cripple them not to produce. That will be against the people of Sudan and still they talk about human rights. Where are the human rights if you deprive South Sudan its resources, not to be developed so that the people of South Sudan enjoy as African people.Thank you very much.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup cher collegue, je voudrais donner la parole à l’Honorable DJIBRIL WAR du Sénégal.
HON. DJIBRIL WAR [SÉNÉGAL]:Merci Monsieur le Président,C’est toujours un plaisir, pour nous, de renouveler notre joie d’être admis comme membres de cette auguste Assemblée et, en notre nom, pour transmettre les félicitations et le renouvellement de l’amitié du peuple sénégalais à travers Son Excellence Monsieur le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale.Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt les interventions de ces éminents experts autour des thèmes qui ont été préalablement définis. Je crois que si nous voulons tenter de résumer ces différentes interventions que nous ont gratifiés, avec toute leur générosité, ces éminents experts, ces questions tournent autour des points centraux, mais constants, qui touchent à la fois des questions économiques et des questions institutionnelles. Mais dans tous les cas, ces centres d’intérêt sont traversés par une problématique qui est la sécurité, gage de la stabilité.Par rapport à cela, je crois qu’aujourd’hui, il n’est un secret pour personne que l’Afrique qui, a toujours été dernier acteur de l’histoire aussi bien dans les moments de fortune que nous n’avons pas ici le temps de retracer à différentes époques, constitue toujours un centre d’intérêt. Je crois que ces dernières années qui ont été marquées par des regains d’action terroristes de part et d’autre du continent à travers des mouvements qui se réclament d’idéologie religieuse, des activistes et qui secouent pratiquement non seulement l’intérieur de certains pays, mais également la sous-région et la région.Donc, je crois qu’il serait bien normal qu’autour de tous ces thèmes, que la question de sécurité soit prise en compte et également, comme disait l’autre, que nous ayant de la considération pour les questions sécuritaires. [Temps de parole épuisé].
M. LE PRÉSIDENT:Je voudrais donner la parole à l’Honorable Prof Geoffrey Lungwanga de la Zambie.
HON. PROF. GEOFFREY LUNGWANGWA [ZAMBIA]:Thank you very much, Mr. President. Zambia would like to add its voice, first of all to commend the distinguished experts that have come to make their presentations to us.Mr. President, listenining to the presentations, one comes to the conclusion that Africa does not lack ideas to develop the Africa we want. What is lacking, to a large extent, is the implementation of the ideas that we have set for ourselves and clearly implementation is the problem.To overcome that problem, this is where the Pan-­African Parliament, as a representative body of the people, should come in. We are supposed to be a strong institution that can play its oversight role well in order to ensure that the ideas that have been set to improve the quality of lives of our people are implemented.At this point, it is important for us to communicate to the experts that have come from the African Union - that as a Pan-African Parliament, we would like to see our ways and advocacy straightened vis-à-vis the ideas, plans and the policies that the African Union is coming up with.Number one, we need to see a strong interphase between Pan-African Parliament and the various commissions of the African Union. We should strengthen our interphase and interactions.Secondly, the budget for the Pan -African Parliament for the various acitivities of the committees must be raised so that the acitivities of the Pan-African Parliament are enhanced in order to see that the various policies and the plans and activities of the African Union are implemented and realised on behalf of the African people.Thirdly, the Pan-African Parliament members must be included in the various international meetings, conferences and seminars that you, our experts at the African Union attend, so that we as members of the Pan-African Parliament, can speak on behalf of the people.These are very important recommendations that our experts should carry with them from us.
M. LE PRÉSIDENT:Merci Professeur pour votre bonne contribution au projet du Parlement panafricain.Maintenant, je donne la parole à l’Honorable Toussaint MANGA du Sénégal.
HON. TOUSSAINT MANGA [SÉNÉGAL]:Merci Monsieur le Président.Bonjour chers parlementaires du continent.Je souhaite juste aborder quelques points suite à la présentation du Pr Pierre MBONJO. Dans son discours, il a été question que l’audit de la mise en œuvre des décisions de l’Union africaine a révélé que seuls 4 voire 5 % sont exécutées dans les réformes prises par l’Union africaine.Je voudrais qu’on nous explique clairement si les difficultés dans la mise en œuvre des réformes sont d’ordre technique, d’ordre financier ou par manque de volonté politique de nos Chefs d’États.Concernant le financement de l’Union africaine et plus précisément du Parlement panafricain par l’extérieur, j’avoue que c’est scandaleux pour moi. Si l’Afrique veut libérer son énergie pour se transformer en véritable puissance, il faut obligatoirement se libérer de l’emprise étrangère.Vous savez tous, il y a un adage qui dit: « qui paie, commande »!Donc, il faudra d’urgence régler la question de notre financement de l’Union africaine et du Parlement panafricain.Le statut d’organe consultatif du Parlement panafricain me pousse à dire qu’on ne nous prend pas au sérieux, nous Parlement panafricain. Soit on est au Parlement, soit on en est pas.Un parlement a pour rôle de légiférer et dès qu’on enlève la prérogative légiférer à un parlement, il serait mieux alors de nommer notre Institution « Comité de rencontre des parlementaires africains ».Le point de départ pour construire les États-Unis d’Afrique, c’est la création d’institutions fortes à commencer par un parlement panafricain fort qui prend en charge entièrement les aspirations des peuples africains.Voilà un peu les quelques mots que je voulais placer.Merci.(Applaudissements)
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, cher collègue.Maintenant, je donne la parole à l’Honorable Patrick Mayombe MUMBYOKO de la République Démocratique du Congo.
HON. PATRICK MAYOMBE MUMBYOKO [D.R. CONGO]:Monsieur le Président,Je vous remercie pour la parole que vous m’accordez.Monsieur le Président,je vous remercie sincèrement pour les opportunités que vous ne cessez de nous accorder pour que le Parlement panafricain soit en contact direct avec l’Union africaine à travers ses commissariats.Monsieur le Président,La toute première question, je l’adresse au Professeur MOKOKO MBONJO qui a déploré, comme hier, les présidents de la Commission de l’Union africaine, en disant que sur 60 protocoles votés par l’Union africaine, jusque-là sur la cinquantaine à ratifier, 20% seulement des pays africains les ont ratifiés. Je pose la question au Professeur: qu’attendez-vous de l’Union africaine? Que peut faire l’Union africaine pour contraindre les pays qui ont pris du retard dans la ratification pour ne pas mettre en œuvre les différents instruments juridiques de l’Union africaine?Deuxièmement, je m’adresse à madame SAMANTHA Coussine, la commissaire aux affaires politiques de la Commission africaine. Madame la commissaire a exposé avec brio, mais la libre circulation des personnes et des biens à travers l’Afrique nécessite que les pays africains euxmêmes prennent conscience de cela.Au niveau interne, chaque pays africain doit faire un effort pour mettre sur pied des infrastructures nécessaires parce que, qu’est-ce que nous voyons?Il y a des pays africains qui ne sont pas interconnectés ne serait-ce qu’à l’interne: Il n’y a pas de routes, il n’y a pas de moyens de communication entre le nord, le sud, l’est et l’ouest. Cela entrave naturellement la bonne circulation des personnes et des biens. Le commerce au niveau de l’Afrique est buté devant ce problème de manque d’infrastructures.Monsieur le Président,je peux encore continuer pour faire une proposition à Monsieur Albert MOUSSANGA qui a développé sur le commerce et l’industrie. Je voudrais dire que, pour que le commerce, l’industrie et les mines puissent bien tourner en Afrique, nous autres africains, nous devons être solidaires. Sinon, comment comprendre que des grandes puissances africaines comme l’Afrique du Sud qui a tous les moyens, les infrastructures et qui a aussi les moyens financiers ne puisse pas aider les autres pays africains à s’industrialiser, plutôt que d’attendre les capitaux qui viennent d’ailleurs avec des conditionnalités qui ne permettent pas à l’Afrique de pouvoir se développer.Je crois avoir épuisé mes trois questions.Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Je voudrais donner la parole à l’Honorable Hon. Abdellatif Abdouh du Morocco.
HON. ABDELLATIF ABDOUH [MOROCCO]:لسيد الرئيس المحترم شكرا ،بادئ ذي بدء ، أشكر السيد الرئيس ، وكذلك إدارة البرلمان ، على السلاسة التي تمكنا بها من استكمال إجراءات الانضمام إلى البرلمان الأفريقي ، الذي نتشرف بالانتماء إليه. أود أيضًا أن أشكر ، نيابة عن زملائي ، جميع الزملاء في البرلمان الأفريقي الذين رحبوا بنا أولاً ، ثم من خلال الكلمات اللطيفة والتقديرية التي منحتها لنالقاءات عديدة.السيد الرئيس،أود أن أذكر جميع التقارير التي استمعنا إليها باهتمام شديد ، وما لفت انتباهي هو ملاحظة أساسية تتعلق أولاً وقبل كل شيء بما قاله السيد رئيس مجلس النواب عن إصلاح مؤسسة الاتحاد الأفريقي ، عندما قال في كلمة مهذبة للغاية ، أنه سيقول شيئًا لن نكتفي بحقيقة أنه عبر عنه بشكل جيد ، وفي الواقع ، كانت ملاحظة قاسية جدًا تتعلق بالتزام قرارات مؤسسات الاتحاد الأفريقي ، حيث تعتبر النسبة المئوية في الواقع صغيرة جدًا ، وهي نقطة مساءلة ومسألة أساسية. لذلك ، نفتح الباب للقول أو الاستنتاج أنه يتعين علينا بذل الكثير من الجهد تجاه البرلمان الأفريقي ، ولكي أشارك في بداية المداخلة الأولى ، نتفضل أمامكم بزملائنا المحترمين ، ونحن بحزم. نعتقد أن الأساس هو الشخص الأفريقي ، لذلك إذا شعر الأخير بوجود مصداقية ، فأنا أعتقد هنا أنها بداية البدايات ، وبالتالي لا يمكننا الاتفاق أو النجاح إذا لم نستحضر بقوة النهج الاقتصادي الجماعي ، لأننا من تأثيرها المباشر في هذا المجال ، وعلى الإنسان الأفريقي ككل.طموحنا كبير ، ورغبتنا وإصرارنا على التنمية لا ينحرفان عنه. لذلك جئنا بكل فرح وأمل وتطلعات ، ولدينا ثقة كبيرة في العمل السياسي الأفريقي ، وفي التجارب التي مررنا بها. لذلك أكثر إن شاء الله نحننكون..........(قاطعه السيد رئيس وشكره على المداخلة)
M. LE PRÉSIDENT:Merci. Je voudrais donner la parole à l’Honorable Mc Henry Kanjonokere Kenaani de la Namibie
HON. MC HENRY KANJONOKERE VENAANI [NAMIBIA]:Thank you very much Mr President. I think one of the issues that are central to Africa’s economic revival is its strength and we are not doing enough to give emphasis on the strength of the Continent. Africa today still remains one the greatest depository of minerals. 30% of world minerals are from Africa, but when it comes to oil, the oil countries have created a lobby group called OPEC to control oil prices, but we have uranium, diamonds, gold, and coal. We have all these minerals, but there are no strong lobbies across Africa to have a commodity lobby on the prices of these commodities that we have on the African Continent.Coupled with that, Africa does not address the question of value addition. You cannot promote job creation in the African Continent without addressing the issue of value addition. All our minerals are leaving our shores unprocessed. Our children are dying in the Mediterranean Sea because they are seeking for jobs in Europe, whilst they can work on our own shores. The African leadership is doing nothing to address the issue of commodity value addition.Lastly, we are losing a lot of money through our own commodities where these multi-nationals are taking money through illicit financial outflows and transfer pricing, but today as we are speaking, Africa has no capacity at all of tax exploits, to be able to curb illicit financial outflows. So the question to be asked is, are we serious in making sure that the African populace gets a better service, while the leaders are only working in their own interest and making sure that they are cutting deals with multi-nationals for their own pockets as opposed to our citizenry. Africa must ask herself if are we serious in trying to bring transformation to the African Continent.Thank you.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to HON. Joseph MBAH-NDAM from Cameroon
HON. JOSEPH MBAH-NDAM [CAMEROON]:Thank you, Mr President for recognising me. My questions are many and so will just go straight to the point. I also wish to add my voice in thanking the many experts we have had today.I will now go to the questions to minimise on time. In respect of the African Peer Review Mechnism, is it really working? How many countries have assented to it? And how do you see this issues of democracy as reflected by the willingness or unwillingness of countries to assent to it?Second question is on the three protocols of the judiciary. I have heard that only 16 member states have so far signed and ratified the protocol adding the criminal aspect to the court. If we look at this, does it mean that the refusal to submit to the ICC and also not to ratify the criminal aspect - what is the implication? I think it is that we want impunity. What have you to say about that?Thirdly, we have been made to understand that the decissions taken in the past were not categorised. What are you going to do with the arsenal of previous decisions that are facing implementation problems because they were not categorised?Fourthly, I will now go to solutions. I wish to recommend that the signature of instruments should suffice and this issue of ratification be left out and Parlaiment be called upon only for domestication.Our presidents and heads of government are expected to have been elected by the people. Since they have the sovereignty of the people, they should go ahead and sign the instruments and Parliament simply domesticate because the whole issue of ratification - (Member timed out.)
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to Honorable LÚCIA DOS PASSOS from Cape Verde.
HON. LÚCIA DOS PASSOS [CABO VERDE]:Muito obrigada senhor Presidente. Antes de mais, agradecer aos palestrantes pelas excelentes apresenta?oes que aqui fizeram.Em rela?ao à cria?ao da Agencia Monetària, gostaria de saber quais sao os mecanismos que a Uniao Africana pretende implementar para mobilizar recursos internos à nível dos países membros da Uniao Africana, antes de ir pedir aos parceiros internacionais.Nós temos países que tem recursos, tem capacidade, mas que nao contribuem. Portanto, acho que nao é justo irmos pedir recursos aos países europeus, dos seus contribuintes, quando nós internamente temos capacidade de fazer essa solidariedade. Eu gostaria de saber como é que a Uniao Africana pretende fazer o financiamento dessa agencia?A segunda questao tem a ver com a observado eleitoral, penso que os Deputados do Parlamento Pan-Africano deveriam ter mais autonomia na elaborado dos seus relatórios, ou seja, ter um relatório independente porque a missao é composta por Deputados, embaixadores, sociedade civil e, no final, sai um relatório conjunto; por vezes, há contradices porque os deputados representam vários partidos políticos e, normalmente, os embaixadores estao lá a representar os governos. Entao, há sempre essa solidariedade dos embaixadores para com o estado, com os governos que estao no poder nos respectivos países; fica difícil garantir a transparencia das respectivas elei^ñes que sao observadas pelos deputados do Parlamento Pan-­Africano.Em relado à comunicalo, penso que deve haver uma melhoria da comunicado, portanto, a elaborado de um Plano de Comunicado da Uniao Africana para com as instituidles dos estadosmembros.É injusto que um europeu chegue num país africano para informar a uma instituidao desse país do acesso ao financiamento da Uniao Africana porque os países membros nao tem acesso às informales das condi?8es de financiamento da pròpria Uniao Africana.Por último, gostaria de saber qual é a soludao para a questao de transporte, nós estamos a falar da integradao. A integradao sem transporte nao funciona e sabemos que os transportes para além de serem deficitários sao extremamente caros à nível dos nossos países.Qual é a soludao que a Uniao Africana tem para essa questao?Em reladao ao cumprimento das actividades, gostaria de saber, qual é a penalizadao para o cumprimento de apenas 5% das actividades? Deverá haver uma penalizadao.Eu gostaria de saber qual é a penalizadao que é aplicada?Obrigada.
THE PRESIDENT:Obrigado! I now give the floor to Honorable MAHENDRANUTH SHARMA HURREERAM from Mauritius.
HON. MAHENDRANUTH SHARMA HURREERAM [MAURITIUS]:Thank you Mr. President. First of all, allow me to thank President Kagame for the wonderful job that he has done in this institutional reform report. It shows that Africa also has world class visionary leaders.The institutional reform of the AU is very commendable as it is generally a step in making the AU more effective in its engagement. The biggest challenge of the AU is its budgetary constraints as my other colleagues have already alluded to, which is mainly funded by the EU and this brings the risk of neo-colonialism. Measures to put in place and finance operations of the Peace Security Council (PSC) is commendable given that 75% of the budget of the PSC comes from external sources. Strict compliant measures should be initiated to ensure that countries contribute penalties of restrictiting member states benefit with the AU. The Constitution Act should be applied in the event of failure to contribute. The import duty of 0.2% on eligible goods should also be structured to sustain and partly fund the AU projects considering that over 60% of the projects are financed by donors. It should also be clearly mandate that the AU-Ecoshok takes on the role of connecting AU to the citizens.My other concerns about this report is that capacity building and inter-engagement of the works should be clearly mandated. This should lead to properregional intergration in trade, immigration, finance and markets. In re-evaluating the size and the structure of the AU, the AU should create a specific department on climate change, ocean and biodiversity as against having it under the department of agriculture and rural economy where it currently exist.Clear terms of reference and aim of establishing African Youth Union Cooperatives should be spelt out in detail. The time frame given to implement the reform is short - 2019 January Summit, the target of 2020, should be considered to allow countries to align domestic policies with the continental reform policies. Focus on a few priority areas that do not clearly mention climate change and energy which are top of Africa problem is worrying.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to HON. SAID BRAHIM SAID of the Sahrawi Republic
HON. SAID BRAHIM SAID [SAHRAWI REPUBLIC]:شكراًالسيد الرئيس،في البداية ، أود أن أخاطب الخبراء ، مشيدًا بهذه المقترحات القيمة التي تستحق مصالحنا ومصالح شعوب قارتنا ، التي لا تزال تتطلع إلى مستقبل أفضل في ظل هذا الاتحاد الذي يجمعنا وشعوبنا. لا يزالون يتطلعون إلى تجسيد القرارات المهمة التي تم الاتفاق عليها والموافقة عليهاعليها.إن ما نشاهده في قارتنا من المتناقضات بين قارة غنية بالموارد الطبيعية والبشرية الهائلة، ولا زلنا نسجل فقراً كبيراً على مستوى التنمية، وهذا يجعلنا في تحد دائم من أجل إحداث مقومات التنمية الحقيقية على جميع المستويات، وبالتالي، ستظل دولنا وحكومتنا هيالمسؤول األول و األخير عن كافة سياسات التنمية، و المسؤولة عن تجسيد تطلعات هذه الشعوب.السيد الرئيس،السادة الموقرون،إن سياسة التنمية لا زالت تنتظر النتائج الحقيقية لخدمة هذه الشعوب داخل القارة، من أجل تطوير مقاربة أكثر تماسكاً وتنسيقاً لإنجاح أجندتنا واجتذاب رؤوس الأموال، وفي الوقت نفسه، العمل على تحقيق حماية المستثمرين من كافة المخاطر.إن التعاون في قارتنا بين القطاع العام والقطاع الخاص شيء مهم في مجال الطاقة و الكهرباء أساساً، و النقل والمياه والصحة. وهناك شبكات واعدة في هذا المجال، و خاصة في مجال النقل في أفريقيا، مثل الطرق ذات الرسوم التي يتم بنائها بأموال خاصة، وهي نموذج في جنوب أفريقيا وبدأت بالظهور في بعض البلدان الأخرى من قارتنا، ونحن نشجع هذه الشبكات، كونها شركات ربحية كالاستثمارات المالية، وأكثر ربح منها في داخل السوق في أفريقيا.إن موضوع السلم والأمن في أفريقيا هو الأساس، وأن احترام مباديء وأسس الاتحاد الأفريقي من طرف كافة الدول هو الأساس الحقيقي الذي يجمعنا، وهو الضامن الأساسي لوحدة هذه............(قاطعهرئيس الجلسة وشكره على المداخلة)
THE PRESIDENT:Shukran! I now give the floor to honorable BEATRICE KONES from Kenya.
HON. BEATRICE KONES [KENYA]:Thank you, Mr. President for this opportunity. I would like to say that this is my first time in the Pan-African Parliament. I would also like to commend the contributions that have been given by the various commissions of the African Union.I would like to say that as Africans, the biggest challenge faced by our continent is that we have resources which have not been exploited but because of financial constraints, we have not been able to make it on our own and are all the time seeking for support from the European Union which may come with conditions.For example, they levy high interest rates on their loans and it takes a lot of time to clear them and by doing so, they exploit our resources. I would like to say that Africa should unite so that at least, whatever we have, we can all use judiciously to benefit our people.At the Pan-African Parliament, we are the voice of the voiceless from our countries and we would like to make sure that we speak with one voice so that whatever we want to turn into can go through to benefit our people.In Africa, one thing that divides us is that sometimes we focus on our regions for example by saying that some people are from the Asia or are cucasian - but we know that those are the rights of every country.I would like to say that despite the difference in christianity, we have to remain focused and make sure that we fight for our country. What is paramount is the issue of unity in Africa so that we can achieve what we want. Mr. President, I thank you.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to honorable Senator STEWART MADZAYO from Kenya.
HON. SEN. STEWART MADZAYO [KENYA]:Asante Mheshimiwa Spika wa Bunge la Afrika.Jambo la kwanza, sisi Waafrika lazima tuzingatie Bunge letu na kushawishi zaidi mataifa yetu kwamba kuna haja ya kumaliza utumwa wa watu wetu wanaopata taabu katika kutafuta nafasi za kazi nchi za Ulaya. Tumepoteza maisha ya Waafrika wengi ambao wanajaribu kutafuta kazi na maisha mema. Mataifa yetu ya Kiafrika yanaweza kushawishiwa zaidi na Bunge letu hili ili kuona kwamba yamegeuza maisha ya wananchi wetu katika nchi yetu ya Afrika.Pili, nataka kusisitiza zaidi kwamba sisi kama Waafrika na Bunge letu la Afrika tuna ushawishi mkubwa zaidi katika mataifa yetu. Waafrika tuelewane zaidi. Tumeelewana kupitia lugha ya ukoloni. Vilevile, tumeona kwamba wale wakoloni ambao walitutawala hapo zamani za kale bado wako na ushawishi mkubwa sana katika serikali zetu. Hili ni jambo la kusikitisha. Hata baada ya kupata uhuru katika nchi zetu za Afrika, bado tunawategemea hao wakoloni kutuelekeza.Vilevile, sisi wenyewe kama Waafrika tuhakikishe watu wetu wanaweza kufanya biashara, kutembeleana, kufanya utalii na kuishi. Kuna shida sana hivi sasa. Ni shida ya kuvuka mipaka ndani ya Afrika ilihali tuko katika nchi moja. Tukiangalia kule Ulaya, kuna kile wanachokiita European Union (EU) ili kushirikiana kwa nchi za Uropa. Hili ni jambo tunaloweza kulifanya hapa. Lakini, kila nchi katika Afrika iko na sheria zake. Inakuwa shida zaidi kuona Muafrika anatoka, pengine, nchi ya Kenya kwenda Cameroon, Uganda ama mahali popote kwingine. Ni lazima Bunge letu lichukue mkondo wa mbele kueleza mataifa mengine katika Afrika tushirikiane.Asante sana Bwana Rais.
M. LE PRÉSIDENT:Thank you very much. Je voudrais donner la parole à l’Honorable PROF. OGENGA-LATIGO MORRIS WODAMIDA de l’Uganda.
HON. PROF. OGENGA-LATIGO MORRIS WODAMIDA [UGANDA]:Thank you Mr Speaker. I will add very little to what is substaintially being said, except that I would love to see the process that is being persued through the leadership of President Kagame to be used to adress some of the most basic issues that we face in Africa.First, the issue of the leaders of our countries in this continent, thinking that they are leaders by virtue of God’s will and that regardless of how poorly they are preforming, it is only God to remove them.The other one is ensuring that our institutions work for the work they are given. We can speak for a very long time, we can even give money, but as long as our institutions dont work in the way they are suppose to, Africa will not move far.Finally, Mr President, the things that are meant to move Africa foward are very simple things. We are talking about minerals, but if you look in all our countries, at the day-to-day lives of ordinary Africans, the things that require very little money, but substaintive commitment and making sure that everybody responds are not done. For example, taking kids to school, making sure we have pit latrines, making sure our homesteads are clean and making sure that we actually cultivate the land that God has given us. These are very basic things that would have fundamental impact on the lives of ordinary Africans. I wish all our leaders and all our countries could focus on that. These are the big things that enables us to prosper and also being there for each other.Thank you.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to honorable Senator MICHAEL JOHN TEMPLE from Swaziland.
HON. SEN. MICHAEL JOHN TEMPLE [SWAZILAND]:Thank you, Mr President. The new name is the Kingdom of eSwatini. I would like you to give me just an extra minute in case I do not finish.My concern is that we have a beautiful opportunity today to sort out the Pan-African Parliament issues - the reform of the Pan-African Parliament within the AU. Unfortunately, alot of us have not grossed that opportunity.I would like to thank the presenters. However, I would like to directly concentrate on the Pan-­African Parliament and the reforms that need to happen within the AU with regard to the Pan-­African Parliament.Mr President, I would like to thank the professor for coming back. He did attend a meeting in March with the committees and we had agreed to request him present to the plenary and he has done so.There were a number of issues we looked at as a committee to create a better environment for the Pan-African Parliament so it can be more recognised within the AU. At moment, we are treated as a department within the AU. We are the third most important organ and if I am not mistaken, the most important organ if you consider the voices of Africa.As far as financing is concerned, the committee has decided that we need to change the way the budgets are done and to work on a more resourced-based budgeting system. I will adress that in my presentation next week on the budget. It is not an appropriation-based budget but a resource-based budget.Mr President, all the budgeting should start here. The AU budget should be brought here - but it is still not here. The AU budget should be brought to us and the Pan-African Parliament budget gets incoporated into the AU budget.The President of the Pan-African Parliament should have a seat at the summit. He or she should present the Pan-African Parliament and AU budgets to the Summit directly. He or she does not have to go through the PRC.The professor said the Executive Council had delegated its powers to the PRC. I think the correct word for that is that they have abdicated their powers and not delegated. And by doing so, they have made the PRC a body so powerful that I think even the Heads of State are scared of it and that, Mr President, is wrong.A number of the reforms we are looking at require the Pan-African Parliament. And if we are not recognised and given the correct recognition as the Pan-African Parliament, we will never be able to carry out those reforms for the AU.We should be applying the oversight and implementation roles but we are are not doing that - we do not get involved enough. We are not allowed to get ourselves involved in the AU. I think it is very important that our report includes all of that.Mr President, lastly, I would say that I would like us as the Pan-African Parliament to very urgently form an adhoc committee to prepare a detailed report for presentation to the Implementation Unit for presentation at the Summit that includes all the Pan-­African Parliament concerns as far as the AU is concerned.Thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup cher collègue.Je crois que ce genre d’intervention, tu ferais mieux de la faire aussi quand on va présenter notre budget pour que nos collègues comprennent la réalité du budget du PAP.Le budget du PAP est présenté par l’ordonnateur du budget, donc par le Secrétariat général et non par le Président, le Président n’est pas impliqué dans la présentation du budget.Comme vous venez de le dire, on finit de compiler le budget quand il faut aller le présenter au PRC. C’est au Secrétariat général que revient cette charge, puisque c’est le Secrétariat général qui est le comptable du budget.La gestion au quotidien, on n’a jamais posé cette question, je ne sais pas combien d’argent, depuis que je suis Président, je ne connais pas le montant qu’on affecte à cette institution. Ce sont donc des choses qu'il faut bien faire comprendre, car si on a ce blocage, c’est à cause des ambassadeurs. D’ailleurs, vous-mêmes vous savez que quand on amène ce budget, les ambassadeurs disent qu'il faut le diminuer de 10 %. Dix pour cent par rapport à quoi?Donc, il faudrait qu'on l'elève un peu. Je ferais un Comité des Volontaires tout à l’heure qui pourait s'y ajouter, parce qu’il y a déjà eu un premier rapport du Secrétariat général, vous allez l’examiner et puis vous ajouterez les éléments nouveaux pour que la réforme soit effective.Nous venons des parlements nationaux, comparaison n’est pas raison, mais on n’a jamais vu dans nos parlements nationaux, un Secrétariat général exercer la tâche d'ordonnateur du budge. Donc, chaque fois que j'y pense, cela m’amuse.Quand on dit qu'il y a une mauvaise gestion, je me pose la question de savoir qui gère? Ce n’est pas le Président.Merci beaucoup, on va en parler lorsque vous allez présenter votre budget.Je donne la parole à l’honorable SIDIA S. JATTA de la Gambie.
HON. SIDIA S. JATTA [GAMBIA]:Thank you very much Hon. President. The presentations that have been made here this morning are of crucial importance, but it is not adequate for one to speak for three minutes about them. All the presentations have fundamental issues of policy and management. Each of the presenters took between 25 to 30 minutes, but we, who are supposed to make an input with a view to shape them, are only given three minutes. We cannot do justice to the presentations. Mr. President, I suggest that each of the presenters provide us with copies of their presentation, because we are dealing with fundamental issues of Africa. We have to look at them critically, in order to shape them if necessary. We cannot do that unless we have the material in our hands.Mr President, the OAU which has metamorphosised into the AU is this year 55 years old. The fundamental question is what have we achieved? I think this is what we should do. We require introspection. Africa needs introspection. What have we been doing for 55 years? For 55 years, our unity has not even created the possibility for us to defend ourselves. When I think of what happened in Libya, this organisation did nothing. Those who went there are invaders. They went there to invade for their own interests. They were not interested in the stability of Libya. Their fundamental objective was to disintegrate it in order for them to serve their fundamental interest. Libya is now ungovernable. What is the AU doing about Libya? It was an important part of this organisation and Libya was putting a lot of money into this organisation and they are not here anymore, because there is actually no Government in Libya. These are serious matters to be considered.
M. LE PRÉSIDENT:Chers collègues, je m’excuse. On doit revoir notre Règlement intérieur pour qu’on ait beaucoup plus de temps.Les sujets sont très importants, et j'en conviens avec vous que ce sont des sujets d’une grande importance, mais c’est le temps qui fait défaut.Vous aurez les documents, je demanderais aux différents exposants de vous envoyez toute la documentation.On pourra encore organiser d’autres séances, et les faire revenir quand vous aurez fini de consulter les documents.Je donne la parole a 1’honorable Muhammad Reza Cassam Uteem de Maurice.
HON. MUHAMMAD REZA CASSAM UTEEM [MAURITIUS]:Thank you, Mr President. Both H.E Mrs Samate Cessouma and Prof. Moukoko Mbonjo have told us the shocking truth today; most decisions that had been taken by the African Union are not implemented and most treaties signed by the Head of States are not ratified. Why?I have not heard much from Her Excellency as to why those treaties and decisions are not implemented but I certainly have heard her requesting the Pan-African Parliament to convince their countries to implement those treaties.Mr President, if those treaties have not been ratified, it may be because perhaps they are not being accepted by the people of Africa. It may be that the whole system needs to be changed. You cannot have civil servants draft laws and treaties and then have the Heads of State at the last minute during the summits to sign them. Then it comes to the Parliament and us, the people to ratify it as if the people are going to rubber stamp what another civil servant has done.This is why we, the members of the Pan-African Parliament, have an important role to play because we are the voice of the people. So, if you want the people of Africa to ratify the treaties which civil servants go and draft and Heads of State sign, you need to go the Pan-African Parliament first.We should have a debate to let us know what the people of Africa feel about the decisions that the Heads of State are going to take. That way, it would be easier for us to implement things because the people of Africa, through their representatives, would have already sanctioned those treaties and those agreements.Yesterday, I was shocked. I heard H.E Commissioner Muchanga tell a joke which was indeed not a joke. He said that usually when civil servants come before Parliament, they shiver but in the Pan-African Parliament, they feel at home. Why? Why are they not trembling or shivering? It is because they are not accountable to us.They are telling us to cause our people to impose taxes to finance their spending and operations but they are not accountable to the people of Africa. They they need to be accountable to the people of Africa through this Parliament.Mr President, my recommendation to the honourable professor is to give us not only legislative powers but also accountability powers. Thank you.[Applause]
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to ALHAGIE MBOW from the Gambia.
HON. ALHAGIE MBOW [THE GAMBIA]:Thank you very much Mr President for giving me the Floor. As we are gathered here today in Midrand, for the 6th Ordinary Session, all for the sake of the African people, I start to ask myself a question. Will our forefathers be happy with our progress as a continent of the African people?In terms of progress, for the past 50 years, like my collegue has mentioned, it looks like we have not even moved an inch. We live in a dynamic world that keeps changing every day. Therefore, there is a need for us to also change along the same way because there are challenges and opportunities in here Africa. Therefore, these institutional reforms that the Professor is bringing here, could not have come at a better time than this, because we really need to look at ourselves in the mirror and see exactly what is happening in our continent and what we need to change or fix.Now every country in the African continent must try to adapt to the various changes that we actually see in our continent.Now the reforms that have been mentioned here are: continetal priorities, instutitional re-alignment and connecting with Africans.Now the question I would like the Honourable Pierre Moukoko to help me understand is to connect with the Africans. Are we not also going to talk about the African language? Right now as we are talking here, we are using the foreign languages and these are the foreign languages that are dividing Africa as a continent.When you look at the countries in Africa, for example, Nigeria right now has 53% of the population speaking English, the rest speak other langauges.In my own country, less than 30% of the population speaks English and yet we do our own classes in English. There is a need for us to start looking at getting an African langauge which we will all actually speak. When we come to this Parliamant, we should speak the African language, not English, French or Portuguese. In fact these languages are just separating us as the African continent. When you talk to me right now, you say I am Anglophone, I am Francophone and this man is Lusophone. All these are separating us. We need to have an African language and these reforms that we are trying to make to connect the Africans, one of the most important thing actually is to have an African langauge which we can use to trade, which we can actually use to discuss our political views to move this continent forward.Honourable President, if you look at the statistics on all the agreements, this is done for example...(Member timed out)
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to honorable senator ZELY PIERRE INZOUNGOU MASSANGA from Congo.
HON. SEN. ZELY PIERRE INZOUNGOU MASSANGA [CONGO]:Merci Monsieur le Président pour la parole que vous me donnez.Je vais d’abord féliciter les présentateurs pour la qualité de leurs exposés et la maîtrise de leurs sujets.Monsieur le Président,Je commencerais mon intervention par la réforme des institutions de l’Union africaine, pour vous féliciter, Monsieur le Président, vous qui avez été appelé aux côtés du Président KAGAMÉ pour œuvrer à cet exercice de réforme des institutions. C’est une marque de confiance, Monsieur le Président, et j’espère que nous prendrons conscience de cela pour qu’on vous renouvelle cette confiance pour que vous repartiez pour défendre le Parlement panafricain auprès des institutions que l’Union africaine aura à mettre en place.Le Professeur MOUKOKO pour avoir interpelé le Parlement panafricain quant à son rapport qui prend du retard dans son transfert à la structure concernée. C’est l’occasion de vous demander, Monsieur le Président, de bien vouloir diligenter la mise au point de ce rapport. Il ne faut pas qu’on soit surpris, et là vous-même vous êtes surpris, vous ne savez même pas que votre Secrétariat avait déjà transmis le rapport sur la réforme des institutions. Il faut donc diligenter ce processus.Sur la libre circulation en Afrique centrale, la sousrégion fait des avancées significatives. Déjà avec la circulation du passeport de la CEMAC, c’est déjà des avancées considérables.Sur les missions d’observation électorale, j’ai trois petites questions et trois observations.La première question, c’est de savoir si depuis qu’on a commencé avec ces missions, si elles ont déjà fait l’objet d’une évaluation. Est-ce qu’on a déjà évalué les missions d’observation des élections pour les renforcer, les réorienter ou les redéfinir, si c’est nécessaire?La destination du rapport: chaque mission adopte un rapport. Quelle est la destination de ce rapport? Il n’a jamais été transmis au Parlement panafricain pour envisager d’en débattre en plénière devant la Commission, devant le Gouvernement du pays concerné.La nécessité d’un débat au Parlement pourrait faire que les choses changent dans l’organisation de ces missions d’observation des élections.Pour ce qui est des observations, la première c’est sur la direction des missions d’observation des élections. Rarement, sinon jamais les missions n’ont été conduites par des parlementaires que nous sommes. Souvent c’est des fonctionnaires, souvent c’est des anciens dirigeants: Président de la République, Premier ministre, Ancien Président d’Assemblée, etc. Mais rarement, sinon jamais les parlementaires.Deuxième observation, c’est le traitement des parlementaires... [Temps de parole épuisé].
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Maintenant je voudrais donner la parole à l’Honorable Sekou Fantamadi du Mali.
HON. SEKOU FANTAMADI TRAORE [MALI]:Merci président.Tout protocole confondu, je rejoins tous les autres collègues qui vous ont félicité et aussi les experts venus.Mais une question me taraude tous les jours quand vous nous invitez au Parlement panafricain, je dis est-ce que l’unité africaine est possible? Une voixune Afrique? Quand je vois tout ce que nos chefs d’Etats décident et une fois arrivés chez eux, la ratification et les autres signatures qui doivent réellement suivre trainent. Je dis quelque part que c’est la politique de l’Autruche. Autant mettre fin à l’unité africaine et qu’on ne vienne plus au Parlement panafricain parce que jusque là encore, ce sont les Etats qui prennent en charge, les frais de transport et de séjour de tous les parlementaires qui viennent ici à MIDRAND. Quant à la libre circulation, je dis encore que c’est une utopie. On dit 21, moi je veux qu’on lève les verroux, dès que les chefs d’Etats décident qu’on soumette directement au Parlement panafricain et que nous nous décidons, parce que c’est nous qui sommes les représentants des peuples. Ici dans cette salle il n’y a que des élus et ce sont les représentants légitimes des différentes populations des cinq caucus du continent africain. Et enfin, je souhaite un traitement diligent du Parlement panafricain désormais pour les observations comme par le passé en 2008, il faut que nous retournions demain à ces principes du passé.Que le budget soit alloué au Parlement panafricain pour que les observations des élections se fassent en toute transparence.Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Maintenant je voudrais donner la parole à l’Honorable ALHAGI SANKUNG JAMMEH de la Gambie.
HON. ALHAGI SANKUNG JAMMEH [THE GAMBIA]:Thank you, Mr President.First of all, I would like to thank the presenters for their brilliant presentations.What I have here is limited. It is light on the tongue to say; ‘One Africa, One Voice’ but to implement it is another thing and this is what is affecting Africa. When we say we are Africans with one voice, we should be honest to ourselves. We cannot make changes or impact on important things if we do not change ourselves for the right thing.I would like the Commssioner from the AU to tell me what they are doing to our former Heads of State who have been exiled in other foreign countries. I mean, today is them but tommorrow, it could be somebody else. It is very embarrasing that after rulling for years and you loose the election - and at the end of the election, you are sent into exile. So what is the Commission doing to these people who have been sent into exile?The other point is - and my collegaue here has even said something about Libya. We cannot say that we are one Africa when others are not with us. Right now we are talking so many important things about Africa but some are not with us.How is that possible now when we say we are one Africa when our other brothers are not with us? So the AU, to me, should do something atleast to end the war in Libya. How many of our people have been killed in Libya? How many people are trapped there and they cannot leave Libya?Even within our other parties, of the political problems, Africa is a problem and we have to be honest to ourselves. If you want unity within Africa, we have to be honest with ourselves. On that note, I would like to thank you very much, Mr President.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to honorable ZALIKATOU DIALLO from Guinea CONAKRY.
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINÉE-CONAKRY]:Merci Monsieur le President pour m’avoir donnée la parole.Je voudrais, à mon tour, féliciter les présentateurs pour la qualité de leurs exposés et aussi féliciter le Président du PAP, le Bureau pour le travail qu’ils acomplisssent au Bureau de l’Union africaine, surtout dans ce chantier de réformes de l’institution.Félicitation à vous!Cependant, j’ai quelques questions.La première s’adresse à S.E. Mme Samate CESSOUMA, Commissaire aux Affaires politiques de la Commission de l’Union africaine.La question est de savoir: Faire taire les armes d’ici 2020. Nous sommes en 2018, êtes-vous sûre d’être au rendez-vous?Ma deuxième question s’adresse à S.E.M. Albert MUCHANGA, Commissaire au Commerce et à l’industrie de la Commission de l’Union africaine.Je l’ai écouté avec une attention particulière sur les réformes envisagées, les perspectives qui sont heureuses avec la zone de libre-échange ainsi de suite. On est tellement séduit par les avantages qu’on pense même que c’est la panacée.Cependant, il a parlé de la vision minière de l’Afrique, les stratégies envisagées. Il a aussi parlé du cap de gouvernance, de l’association des chambres de mine, etc. et j’en passe. Mais je suis un peu restée sur ma faim par rapport à la question de la stratégie liée à la transformation de nos matière première sur le continent parcequ’on est toujours à la phase d’extraction. La phase de transformation, qu’en est-il? Qu’envisagez-vous pour cela parce que nos pays auraient beaucoup plus à gagner?Enfin, ma question s’adresse au Pr Pierre MOUKOKO qui a fait un brillant exposé sur le vaste chantier dirigé par le Président Paul KAGAMÉ sur la réforme de l’Union africaine.Il a soulevé une question au niveau du NEPAD concernant la discordance entre la version anglaise et la version française. Je ne porte pas un regard inquisiteur de savoir qui est à l’origine de cette discordance, mais ma question est de savoir selon lui, laquelle des réformes est avantageuse pour l’Union africaine.Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, Honorable. À présent, je voudrais donner la parole à l’Honorable Marie Médiatrice IZABILIZA du Rwanda.
HON. MARIE MEDIATRICE IZABILIZA [RWANDA]:Merci Monsieur le Président de m’avoir accordé la parole.Je voudrais d’abord féliciter tous les orateurs venus de l’Union africaine, pour leurs exposés très brillants et très édifiants.Mon intervention porte en premier lieu sur l’exposé de son Excellence Madame la Commissaire aux affaires politiques, au sujet des questions humanitaires, notamment des populations déplacées internes et réfugiées.A ce propos, je voudrais demander à la Commission des affaires politiques, de fournir beaucoup d’efforts dans la prévention des causes de l’insécurité dans nos pays. A savoir, les causes qui suscitent les déplacements des populations.Il faut aussi investir dans le maintien de la paix dans nos pays respectifs. Il est indispensable que la Conférence des Chefs d’États prenne du temps pour évaluer régulièrement le processus de la bonne gouvernance au niveau des pays membres de l’union africaine.Pour la dernière question qui a été aussi soulevée par mon collègue de Maurice, qui concerne son Excellence Professeur Pierre Moukoko, sur la mise en œuvre des décisions de l’Union africaine, Monsieur le Président, d’après les chiffres qu’il a donné dans son exposé, c’est honteux et regrettable.Je voudrais savoir si ceux qui préparent l’agenda de la Conférence des Chefs d’États, tiennent compte du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre de ces décisions.Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Je voudrais donner la parole à l’Honorable Hans M. Barchue.
HON. HANS M. BARCHUE [LIBERIA]:Thank you Mr President. I will begin by congratulating the commissioners that presented reports today. I have a few points to make, Mr President. Prior to becoming a Member of Parliament in my country I worked with ECOWAS. In my country, I was the head of the national unit and the problems I see the African Union face are similar to the problems we faced in ECOWAS sometime ago and those problems had been surmounted because of whatever has been done.It had been my experience that when decisions are made by the Heads of State, it takes time for the decisions to be sent down to member countries and so it is possible to see that there is a lapse in time for the decision to go down to the various institutions within the member countries. Sometimes, when a decision is made at the Ministry of Foreign Affairs, it stops there. They do not send it to the registered institutions. So maybe the AU has look at it as a way of trying to solve the problems they face. In ECOWAS we have what we call the national units. Every country has a national unit. That unit is responsible in coordinating the affairs of ECOWAS in that country. Maybe the AU needs to use the same procedure to have one person in each country on the AU payroll, but there are responsible to coordinate the issues and critical decisions, but how do we solve those critical decisions? Maybe using that method could be more effective.I thank you Mr President.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to honorable IGNATIENNE NYIRARUKUNDO from Rwanda.
HON. IGNATIENNE NYIRARUKUNDO [RWANDA]:Merci Monsieur le Président pour la parole.Merci pour les exposants, les exposantes.Je commence par la réforme institutionnelle parce qu’on a convenu qu’il faut donner des idées.Je soutiens le document « Contribution à la reforme » parce qu’il y a des gens qui ont été consultés comme la délégation de mon pays le Rwanda, le Président du Parlement panafricain aussi, mais il faut que nos idées soient prises en compte. Pourquoi? Parce qu’il est déplorable qu’aucun chapitre prioritaire ne parle du Parlement panafricain. S’il y a une institution qui a besoin de réforme, c’est bien le Parlement panafricain. Pourquoi? Parce que mon collègue l’a déjà dit, il y a des décisions qui n’ont pas été mises en œuvre. Qui peut veiller à ce que cela soit fait? Si ce n’est pas le Parlement panafricain!On parle aussi de contributions qui ne sont pas payées. Qui peut interpeler les pays qui n’honorent pas leurs engagements?On parle de toutes sortes de choses, mais je veux émettre l’idée de dire que dès lors qu’on n’a pas un parlement qui contrôle l’action de l’Exécutif, de notre Commission, alors on va tourner autour du pot et on n’aura pas de résultat.Je pense que la priorité, c’est avoir d’abord un parlement qui puisse légiférer, c’est une chose, mais aussi qui puisse interpeler qui que ce soit, qui ne respecte pas les engagements. C’est ce qui se passe dans nos pays. Alors l’Union africaine n’est pas l’exception. Chacun a besoin de quelqu’un qui lui demande des comptes. Si ce n’est pas le Parlement qui le fait, alors je ne comprends pas qu’il y ait autre chose qui peut s’offrir en dehors du Parlement. Une institution sans parlement, pour moi, c’est une institution qui ne va pas avancer.Deuxièmement, je veux parler à la Commissaire en charge des Réfugiés. En fait, il faut aussi réformer la loi régissant la protection des réfugiés. Pourquoi? Parce que depuis 1949, il faut voir ce qui se passe. Les pays qui ont accueilli les réfugiés ont des problèmes. Les choses ont changé, les choses vont vite. Les réfugiés aussi deviennent plus exigeants et c’est normal, on ne peut pas rester dans un camp pendant vingt ans, trente ans, quarante ans, ce n’est pas normal!Alors, il faut qu’on trouve une solution aux réfugiés le plus tôt possible, parce que sinon ce ne serait plus tenable, les réfugiés seraient obligés de retourner[Temps de parole épuisé].
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to honorable ALHAGIE S. DARBO from Gambia.
HON. ALHAGIE S. DARBO [THE GAMBIA]:Thank you very much, Mr. President and the presenters for their wonderful presentations. The implementations actually tend to address salient issues and challenges that confront Africa. I must emphasise that, those are issues that need to be put into serious consideration.Now, it is left to us as Africans to be sincere and committed to the spirit and ideals that tend to bind us as Africans and nothing else.The reform process is indeed very timely and can give Africa a new hope and independence. But only our leaders are obliged to make it happen and I do hope they would do so this time. Yes, it was earlier alluded that, Pan-African Parliament members have both continental and national mandate to make this happen.However, unfortunately, all these mandates are politically muzzled up by our political leaders. I do hope that, they would not continue to pay lip service to the spirit and ideals of the African Union and this time on, considerations would be given to this useful agenda.On a formal note, I am very interested in knowing how these reforms can truly be realised if the Pan-­African Parliament is put into its proper perspective to provide the balance in the African Union. I thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Je voudrais donner la parole à l’Honorable DOGNON KONÉ de Cote d’Ivoire.
HON. DOGNON KONÉ [COTE D’IVOIRE]:Merci Monsieur le Président de me donner l’opportunité de m’exprimer sur certaines questions que ces brillantes présentations m’inspirent.Concernant le financement de l’Union africaine, nous avons pendant longtemps déploré le manque des moyens de l’Union africaine dû au fait que les cotisations ne sont pas régulières. Cette situation évidemment, impacte négativement sur le fonctionnement du Parlement panafricain qui est obligé de se tourner vers les partenaires extérieurs.Un collègue du Sénégal l’a dit: « Qui paie, commande ». Et moi, je citerai l’adage qui dit: « la main qui reçois est toujours celle qui est en bas ».Nous sommes donc rassurés par la décision de nos chefs d’états, à propos de 0,2% de prélèvement sur les importations éligibles. Encore faut-il que tous les pays signent, ratifient et mettent en œuvre cette décision. Nous sommes africains, on se connait, et on sait ce qu’on fait de nos belles résolutions.Monsieur le Président,L’un des présentateurs a fait allusion à une certaine contribution du secteur privé africain pour le financement de l’union africaine.Pouvons-nous avoir des plus amples informations concernant ce mécanisme?Parce qu’on connait toutes les relations qu’il y a entre les différentes sociétés, certaines en Afrique avec d’autres qui sont en Europe.Je voudrais terminer en commentant les propos de Madame Cessouma concernant la libre circulation au sein de la CDAO.Monsieur le Président,Au sujet de la CDAO, il existe un passeport pour cette zone qui est dispensé de visa et qui est en cours d'utilisation. Elle a fait allusion à une carte nationale d’identité qu’on peut utiliser pour circuler au sein de l’espace de la CDAO. Cette dispensation est plutôt valable pour l’Union économique et monétaire, l’UEMOA, qui regroupe 8 pays, et ces pays sont déjà membres de la CDAO.Donc, au sujet de la CNI, la carte nationale d’identité, elle concerne uniquement ces 8 pays qui utilisent le franc Cfa comme monnaie commune.Je vous remercie Monsieur le Président.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Je voudrais donner la parole à l’Honorable FAYÇAL TEBBINI de la Tunisie.
HON. FAYÇAL TEBBINI [TUNISIA]:بسم هللا الرحمن الرحيمارحب بالجميع، مرحباً بأعضاء البرلمان الأفريقي ورئاسة البرلمان الأفريقي،نحن نناقش اليوم ما يقوم به الاتحاد الأفريقي من سياسة واقتصاد في تقرير مصير شعوب أفريقيا. ومع الأسف الشديد، نحن نناقش هذا القانون، ونحن في صيغة السلطة التنفيذية لا التشريعية. إذ يشير النظام الداخلي و قانون البرلمان الأفريقي - والذي يعد من إفرازاتالاتحاد الأفريقي - أن البرلمان الأفريقي هو أحد أجهزة الاتحاد الإفريقي، فبهذه الصلاحيات ليس لنا الحق أن نتحدث فعلاً، حتى لمجرد الحديث عن الاتحاد الأفريقي. فهل لهذا البرلمان سلطة لدعوة رئيس الاتحاد الأفريقي أو مفوض الاتحاد الأفريقي لنتحدث معه؟ لا أعتقد هذا الباب الأول. فواضع مثل هذا القانون للبرلمان الأفريقي هو إنسان وهو جهات وهو حكومات تعتقد أنها باقية إلى الأزل، وهذا دليل أنها غير جادة ولا تمتلك الشفافية والجرأة لإرجاع السلطة للشعب، فالبرلمان الأفريقي هو الممثل الفعلي والشرعي للشعوب الأفريقية، وليس الاتحاد، فالاتحاد هو الحكومات، مع احترامنا لهم.اليوم ماذا نقول في بلداننا؟ بعض الأحيان عندما يتولى المرشح رئيس أو وزير، يقول هل سيقع انتخابه مرة أخرى؟ تكون الإجابة لا، لأن الجهات الأجنبية وضعت له حد وأنهت صلاحياته، ولذا، لنكن واقعيين. فنحن نتساءل عن الاتحاد الأفريقي بعد 55 سنة من السياسات المنتهجة، هل تغير وضع الشعب الأفريقي؟ هل هذا الشعبالذي هو غني تحت الأرض وفقير فوقها تغير؟نعوم تشومسكي ماذا يقول؟ "لم يعد الاحتلال العسكري السافر ضرورياً، فقد برزت وسائل حديثة مثل صندوق النقد الدولي والبند الدولي"، وأنا - كتونسي و أفريقي - أضيف له شيئاً آخر: "و الاتفاقيات الدولية والمعاهدات الدولية" خرج الاستعمار وترك أعواناً في أفريقيا مع احترامي للشرفاء، خرج الاستعمار وترك يده على الثروات، حتى اللغة تركها عندنا، حتى التعامل داخل الاتحاد الأفريقي في البلدان الأفريقية نفسها ليس .... (قاطعه السيد رئيس الجلسة وشكره علىالمداخلة)
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Je voudrais donner la parole à l’Honorable JACQUELINE MUHONGAYIRE du Rwanda.
HON. SEN. JACQUELINE MUHONGAYIRE [RWANDA]:Merci Monsieur le Président.Permettez-moi d’abord de remercier les intervenants pour la qualité de leurs brèves présentations.Comme le temps est limité, je voudrais m’orienter vers la présentation de Monsieur MOUKOKO. Je voudrais le remercier pour son excellente présentation et surtout le féliciter pour cette noble mission qui lui a été confiée au bénéfice des peuples africains, sous l’égide de Son Excellence le Président Paul KAGAMÉ.Monsieur le Président,Dans ce processus de réforme institutionnelle et financière, la volonté politique des Chefs d’États reste primordiale. La synergie des efforts de tous les acteurs dans ce processus de réforme institutionnelle et financière va dépendre de cette synergie et surtout de la consultation des différents acteurs.Je voudrais insister sur la consultation du secteur privé en ce qui concerne la réforme financière et la consultation de la société civile en tant que bénéficiaire de toutes ces réformes.Monsieur le Président,La définition relative au statut du PAP doit être claire dans ce processus. Ça doit être clair en ce qui concerne son statut, en ce qui concerne sa mission universelle de tous les parlements, c'est-à-dire la législation, le contrôle de l’action de l’Exécutif, l’adoption du budget et la représentation des peuples africains.Je voudrais, ici, soutenir la contribution de l’Honorable Sénateur de la Commission du Budget pour la proposition du Comité à rédiger les principes du PAP en ce qui concerne l’avenir et le futur de ce Parlement.Monsieur le Président,Je voudrais aussi souligner que la considération de la jeunesse africaine et la considération de l’égalité de genre qui ont été mentionnées dans la présentation, sont d’une importance capitale en ce qui concerne l’avenir de ce peuple africain.Monsieur le Président,J’ai confiance en ta représentation dans ce processus de réforme institutionnelle et financière de l’Union africaine et cela ne m’étonne pas, parce que je crois que Son Excellence le Président Paul KAGAMÉ croit exactement en la séparation des pouvoirs.Je pense que cette question du COREP, des Représentants Permanents, va aussi être bien définie une fois pour toute.Je vous remercie, Monsieur le Président.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Je voudrais donner la parole à l’Honorable AHAMAT TAHIR AHAMAT du Tchad.
HON. AHAMAT TAHIR AHAMAT [TCHAD]:Merci Monsieur le Président.D’abord, permettez-moi de remercier les intervenants pour leurs brillantes interventions.Donc, je voudrais tout juste focaliser mon intervention sur le financement de notre Institution.Comme vous le savez, et comme l’a dit, hier, le Président de la Commission, l’Union africaine est dépendante des financements extérieurs. Heureusement qu’il y a une taxe de 0,2 % qui a été instituée.Je profite également pour vous dire qu’heureusement mon pays, le Tchad, a déjà dans le cadre du budget 2017, voté cette taxe et je pense qu’elle est effective.Je demande alors à ce que tous les pays membres de l’Union africaine emboîtent également le pas aux États qui ont déjà adopté cette mesure afin que notre Union africaine ne soit pas dépendante des ressources extérieures.Je vous remercie, Monsieur le Président.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Je voudrais donner la parole à l’Honorable AMIZADE FARÂ MENDES de la Guinée Bisau.
HON. AMIZADE FARÂ MENDES [GUINÉ BISSAU]:Obrigado Senhor Presidente.Boa tarde Digníssimos DeputadosSenhor Presidente, é tanta honra estar aqui, a dar, também, a minha contribuiçâo na qualidade de Deputado desta Câmara. Temos três paineis aqui que seguimos e começo pela ordem de intervençâo.A Comissária para os Assuntos Políticos, dentre as questoes abordadas, levantou-se a de livre circulaçâo das pessoas. Qualquer deputado que tiver a oportunidade de atravessar de uma fronteira de um país para outro, verá que, na verdade, essa matéria ainda nâo está a ser implementada. Nâo está!O pior é o nosso povo que nâo sabe falar francés, nâo sabe falar inglés. Eis uma reflexâo!Para o segundo painel, que é o do comércio, quando fala da cooperaçâo aduaneira, eu queria saber: em que domínio? Tendo em conta que o aspecto aduaneiro é bastante vasto.Para a reforma, senhor Presidente, quando as pessoas dizem que 0,2% foi decidido ao nível dos Chefes de Estado para os países poderem arrecadar esse dinheiro para financiar a nossa organizaçâo.As dificuldades de implementaçâo de 00,2% que é uma decisâo tomada pelos Chefes de Estado, entregam aos Deputados do Parlamento Pan-­Africano, chegam nos seus países de origem e fazer o quê?Precisam de nós para fazermos advocacia junto dos nossos parlamentares, junto das nossas populaçoes; devia ser ao contrário!No acto que o Parlamento vai analisar isso e adoptar, nós como porta-vozes dos outros Parlamentos, podemos fazer passar essa mensagem, primeiro, deve haver um trabalho de base e, se nâo houver um trabalho de base, tenho a certeza que a mensagem nâo vai passar e é por isso que, neste momento, quando afirmaram os países que implementaram o 0,2%, os restantes países nâo o fizeram porque na verdade é possível que esses nossos Dirigentes, os Chefes de Estado...Interrupçao
THE PRESIDENT:Obrigado! I now give the floor to JEAN PATRICE FRANCE QUIRIN from Mauritius.
HON. JEAN PATRICE FRANCE QUIRIN [MAURITIUS]:Merci, monsieur le Président.Permettez-moi tout d’abord de remercier les trois experts de l’Union africaine pour leurs brillants exposés.Monsieur le président,Il n’était un secret pour personne quand l’Union africaine a succédé à l’Organisation de l’Unité africaine en 2002 (l’OUA). Il y avait beaucoup d’ambition dans le mandat qu’elle s’est donné et dans les institutions qu’elle a souhaité mettre en place. Mais on s’est vite rendu compte de la distance entre les ambitions affichées et les moyens dont l’organisation disposait, notamment la volonté politique de ses membres et aussi ses ressources financières.Comme l’Union africaine est un rassemblement d’Etats, on ne peut imaginer l’efficacité d’une organisation comme celle-ci indépendamment de celle de ses membres. Mais il faut cependant reconnaitre, Monsieur le Président, que l’Union africaine est allée beaucoup plus loin que l’OUA dans sa volonté d’intégration et de se saisir de tous les sujets les plus importants pour le continent et je citerai en premier lieu la paix et la sécurité.Donc, en entamant des réformes institutionnelles, l’Union africaine se veut certainement plus pertinente dans son action d’être financièrement de plus en plus indépendante comme l’a si bien souligné le Professeur MBONJO dans son intervention.Monsieur le Président,Néanmoins, à mon humble avis, l’obstacle principal pour l’Union africaine demeure le nombre insuffisant des pays moteurs qui soient entre autres exemplaires au niveau politique et économique, ajouté à cela cette instabilité politique récurrente en Afrique. Les défis sont certes nombreux, mais s’il y a la volonté politique et le respect de la bonne gouvernance, les choses avanceront t certainement dans la bonne direction.Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup honorable membre. Je voudrais donner la parole à l’Honorable FATOU K. JAWARA from Gambia.
HON. FATOU K. JAWARA [THE GAMBIA]:Thank you Mr President, part of my concerns has already been dealt with, but I am just going to highlight two points. Despite the progress that has been made, significant gaps are already in the programme, especially in the political arena. Mr President, I think the African Union should unite for a common purpose and adapt a Social Protection Unit, which will focus on a better way of enabling social protection to address the impact of all sorts of issues including: natural dissaster, climate change, economical and financial crisis, conflict and displacement, amongst others.Mr President, during the presentation made by the African Union Commission, he spoke about irregular migration. We all know that a large number of our youth are sent back home for irregular migration. I think that there is need for us to reinstate the youth into our society so that they can become productive citizens of our society.Mr President, if our youth are properly trained, then, we have a future. Mr President, customs operation, I think we have a problem about policy implementation. Policies are not implemented at the right time.Mr President, last but not the least, I say this not in the name of the African Union, but I cannot stand by a President who has misruled for 22 years and under brutal ditactorship. On that note, I thank you.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to Santosh VINITA KALYAN from SOUTH AFRICA.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:Thank you, Mr President. According to a report in the Mail & Guardian of this week, it would appear that gender equality seems to be a problem at the AU.Female employees at the AU wrote a memo stating that there is an entrechment of professional apartheid and it was signed by 37 women. The memo speaks of ill-treatment and humiliation and it would appear that the Peace and Security Department is the main culprit.The department’s head, Smail Chergui is accused of excluding the females, humiliating and hounding them out. Until recently, his department is the only department without women division heads.The memo refers to his direct interference in recruitment and there has been a systemaitc exit of highly qualified women from the AU.The Chairperson of the Commission is aware of the memo but it appears that he is hamstrung by the structures and that he cannot discipline Chergui. So, while we talk about the institutional reform of the AU, I think we must get to the heart of the matter regarding gender inequality that exists and needs to be addressed as a matter of urgency.In conclusion, I must put on record my disappointment because tomorrow we shall have a guest, Mr Michel Sidibe, the UNAIDS Executive Director, who is accused of severely mishandling a sexual harassment investigation involving his Deputy, Luiz Loures. He offered the women silence by giving them promotions and apologies as opposed to handling the matter. I thank you.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now give the floor to honorable PASCAL TSATY-MABIALA from CONGO.
HON. PASCAL TSATY-MABIALA [CONGO]:Honorable Président, merci de me donner la parole.D’abord, je voudrais vous féliciter, premièrement, pour votre leadership à la tête de notre Institution, et je souhaite que vos efforts soient reconnus au moment où nous sommes en train de renouveler les instances de cette Institution.Deuxièmement, je voudrais aussi remercier les brillants orateurs qui nous ont fait des exposés de qualité, et qui nous ont appris tant de choses. Mais, mes chers collègues, Monsieur le Président, je voudrais certainement vous surprendre et même vous décevoir.Un de mes prédécesseurs a dit: il manque à notre institution, l’Union africaine, la volonté politique, c’est bien vrai. Posons-nous la question, est-ce que c’est la réforme des institutions ou ce n’est pas simplement pour dire les choses dans leur cruauté, et dans leur réalité, de la dissolution même de l’Union africaine, et répartir sur des bases nouvelles. Parce que, oui il faut faire les institutions, mais peut-être que le vrai problème n’est pas la réforme des institutions, c’est l’Institution elle-même, et qui a eu un raté en 2000 lorsque nous sommes passés de l’Organisation de l’Unité Africaine à l’Union africaine.L’OUA a fait ce qu’elle pouvait, elle a atteint son objectif parce que c’était la libération du continent.En 2000, nous avions des ambitions, des grandes ambitions: la démocratie, le développement, les droits de l’homme, et nous avions cru qu’il y avait un leadership qui était constitué autour du Président Mbeki, du Président Obasanjo, le Président Wade, et si je ne trompe pas, qui ne sont pas là aujourd’hui; qui étaient à la tête des pays qui étaient exemplaires, il faut le dire; et nous avons repris pratiquement le péché originel de 1963, de prendre tous les États africains dans une même Organisation.On aurait pu procéder comme l’Europe. En 1957, l’Europe n’a pas commencé avec tous les États. C’était six (6) pays, trois (3) qui étaient les plus démocratiques et trois (3) autres également qui avaient déjà des avancées démocratiques significatives. Il s’agit de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et les trois (3) pays du Benelux qui ont constitué la matrice de ce qui est aujourd’hui l’Union européenne et sur laquelle d’ailleurs nous avons calqué notre Organisation nouvelle.On n’aurait pas imaginé que l’Espagne qui était encore une dictature, que le Portugal qui était encore une dictature, que la Grèce qui était une dictature militaire, fussent partie de la CEE à l’époque. Et, il a fallu créer les conditions pour faire évoluer les autres États, pour qu’ils atteignent un certain niveau. Vous ne pouvez pas être dans un même moule avec des pays démocratiques, avec des dictatures qui ne respectent rien [Temps de parole épuisé].
M. PRÉSIDENT:Merci beaucoup, cher collègue.Pardon?
HON. PASCAL TSATY-MABIALA [CONGO]:C’est important!
M. PRÉSIDENT:Une minute alors, cher collègue!
HON. PASCAL TSATY-MABIALA [CONGO]:Je dis merci, Monsieur le Président, de me rappeler.Plutôt que de parler de la réforme des institutions - j’ai appris beaucoup de choses avec les interventions des nos éminents professeurs - mais à la réalité, soyons justes et disons la vérité, il y a un problème de volonté politique et cette volonté politique, on ne peut pas l’avoir aujourd’hui. La disparité démocratique, la disparité de développement sont telles que nous ne pouvons pas avancer de la même façon.Faisons comme l’Europe, procédons comme on dit, petitement, avec ceux qui remplissent les critères, qu’il faut identifier, qu’il faut imposer, et n’accèdent que ceux qui ont rempli les conditions. Sinon, nous serons toujours à la case de départ et nous viendrons tous les jours pour parler des réformes des institutions.Je conclus pour dire: parlons plutôt de la dissolution de l’Union africaine et pour faire remplacer par autre chose.Je vous remercie.(Rires dans la salle)
M. PRÉSIDENT:Merci beaucoup.Je donne la parole a 1’honorable Jacqueline Amongin de l’Ouganda.Jacqueline, you have the floor!
HON. JACQUELINE AMONGIN [UGANDA]:Thank you Mr President. I want to add my voice to support my colleagues who have eminently debated on the topics that have been presented in this House.Mr President, my focus of debate is on the reforms of the African Union Commission to which the Pan-­African Parliament happens to be one of the organs. First and foremost, it is very imperative for us as African people to know that as we push for the reforms, we do not have a Francophone Africa, an Anglophone Africa, an Arabic Africa or a Portuguese Africa, but one flag flying and that is Africa. If only we realise that, then, we will work as a team, united to move the cause of Africa forward.Mr President, our forefathers who founded the African Union had a very great agenda. Today as we present the reforms at the African Union, the African Union has keenly come up with the agenda 2063 and this agenda has remained a very wonderful document that I appreciate to read on a daily basis. I would also love to look at the road map for the implementation of agenda 2063, because it addresses an issue of gender, agriculture, empowerment, trade in Africa and intra-African trade because that is where our strength should be. If we cannot consume our own products, if our infrastructural development is still lagging behind, then we will not have achieved this agenda 2063 by that time.Mr President, we are talking about a bulk of 70% of the people of South Africa being below the age of 45 and there is no plan in this agenda because it is clean, but the road map is scattered. I would have loved this presentations to have been given to us, so that we could probably look at which plans are there for the continent in terms of addressing youth employability.As I conclude Mr President, it is very fortunate that the person who has been spearheading reforms within the African Union, that is His Excellency, Paul Kagame, from the Republic of Rwanda, has taken the chairmanship of the African Union Commission.
THE PRESIDENT:One more minute, Madam.
HON. JACQUELINE AMONGIN [UGANDA]:Merci beaucuop. It would be, therefore, very imperative that such a person of gross experience, whom I hold in high regard, and having worked on the reforms and now chairing the Commission, we should work closely to ensure that the separation of powers is very clean with regard to institutionalisation of the African Union, including the legislature that we are representing today as the Pan-African Parliament. I beg to move, Mr President.
M. LE PRÉSIDENT:Thank you very much.Le débat général est clos.(Coup de marteau)Je voudrais chers collègues, avant de passer la parole aux exposants, remercier sincèrement les éminentes personnalités qui sont venues de la commission, et vous remercier tous, membres du Parlement panafricain.Hier, je disais au Président de la Commission, le Parlement regorge la crème intelligente de notre Continent. Vous venez de le démontrer avec la maîtrise des dossiers dont il s’agit ici. Il ne s’agit pas d’un Ping pong.Je crois que la plupart de vos interventions sont des contributions que les Honorables, commissaires, Président d’unité, doivent intégrer et doivent le souligner dans leur rapport que le Parlement panafricain a des hommes et des femmes capables qui peuvent réfléchir sur l’avenir de l’Afrique.L’Honorable de Maurice ou quelqu’un l’a dit dans la salle, tous nos instruments juridiques sont élaborés par le Conseiller juridique; donc, une personne qui s’assoie, qui finit d’écrire, et comme quelqu’un l’a dit aussi dans la salle, les Chefs d’États viennent pour 24 heures, on leur présente le document et ils signent.Mais, l’application devient donc difficile, parce que lorsqu’ils ont signé, ils ne se sont pas assurés que c’est en conformité avec leur Constitution. C’est le problème qui se pose pour la plupart des instruments juridiques.C’est après qu’on regarde la conformité avec la loi interne, et tout cela constitue un blocage. Quand il y a un blocage, vous n’avez de réponses de personne.Le Conseil exécutif, en ce qui concerne le Parlement panafricain, a pris au moins, après présentation de mon rapport, deux décisions, pour recommander aux états membres de ratifier le protocole de Malabo.Je crois qu’à l’époque, le Professeur Moukoko était encore ministre des affaires étrangères, et il faisait partie du Conseil exécutif.Cette décision n’a produit aucun effet, et tout ce qu’on dit ici c’est que, vous ne pouvez pas financer un organe qui a des ambitions de travailler, mais vous ne lui donner pas de travail.C’est pour cette raison que je me dis que tout ce que vous avez dit au sujet des réformes, le Président Paul Kagame, quand je discutais avec lui, pour lui le Parlement est déjà libéré; si la réforme aujourd’hui se mettait en place. Puisse que, lui même me disait ne pas comprendre pourquoi on peut avoir un Parlement, et faire voter le budget par les élus. Là alors se pose tout le problème.Il m’a présenté une série des prérogatives qui feront que même si demain le protocole n’est pas ratifié à temps, on peut commencer, et je crois que le professeur l’a dit, on peut commencer à exercer nos prérogatives, sans plus attendre que les états ratifient les protocoles. C’est pour cette raison que je salue ce rapport, j’ai participé en votre nom et aujourd’hui je vous invite à l'adopter.Peut être que vous avez des éléments nouveaux, je voudrais mettre en place aujourd’hui même, un comité des volontaires. Le ministre Moukoko a besoin de ce rapport pour l'intégrer dans les deux autres.Quand on vous dit, faites le travail, vous ne le faites pas.Je voudrais des volontaires de la Commission de la justice, de la Commission de la Coopération, de la Commission des Règlement, de la Commission des Finances, ou tous ceux qui sont des volontaires pour relire le rapport qui avait été envoyé au professeur Moukoko, par le Secrétariat Général, et ajouter des éléments nouveaux que nous avons parlés ici, pour que ce rapport soit enrichi, et qu’on puisse le donner au Ministre Moukoko, avant qu’il ne parte. Voilà la proposition que j’ai faite, au lieu que cela devienne un débat de ping pong, il faut seulement qu’on soit concret.Le Président d’unité de réformes a dit, voilà ce qui a été fait, et j’attends vos contributions. Donnons nos contributions, et voir ce que cela va donner.Quant au Commissaire des Affaires politiques, Madame la commissaire, le problème qui nous hante ici, c’est l'observation des élections. Et, vous vous souvenez qu’au sommet de janvier ou un des sommets, vous m’aviez reçu dans votre bureau, et j’étais accompagné par l’honorable Abdelazize, pour vous poser le problème des élections. Vous m’aviez expliqué clairement que les missions des élections sont financées par les bailleurs, et que dans ce sens, vous ne pouvez pas toucher au budget.Et, je vous avez dit à l’époque, que vous pouvez envisager les billets modifiables, c’est-à-dire ne plus prendre les billets bloqués. Quand on doit envisager les billets, on envoie à un député, et si le billet est modifiable, la personne peut se faire reclasser.Je crois que vous et moi, on en avait bien débattus, et c’est à cette conclusion qu’on est arrivé.Je voudrais donc savoir si vous avez touché cette discussion, pour que les Honorables députés puissent recevoir, ceux qui sont des volontaires puisses recevoir des billets, mais des billets modifiables, parce qu’il avait aussi été remarqué par vous même et moi que les billets qu’on envoie, sont des billets bloqués, et des paiements très minimes.C’est qui ne permet pas à quelqu’un de modifier le billet.Je voudrais peut être que vous puissiez clarifier cela, parce que c’est une question récurrente ici, le traitement même fait aux députés. Et, un des nos collègues a souligné ici que, faite les aussi chef de mission d’observation des élections; il y a ici les anciens premiers ministres, les anciens ministres, les Présidents des Assemblées, les Présidents du Sénat, et toute catégorie d’hommes et de femmes, capables de diriger une mission d’observation des élections.Moi, j’ai arrêté d’y aller, parce que quand je vais, d’abord il n’y a pas un acte, mais quand tu arrives, c’est le chef de mission qui s’accommode à dire que tu es son adjoint, mais sans aucun acte. Dans ce cas, vous allez parler au nom de qui?Si vous pouvez quand même joindre que les députés soient adjoint ou chef de la délégation si cela existe ou bien chefs de délégation, cela pourra résoudre un certain nombre de problèmes, et surtout le traitement des agents de la commission envers les députés.Ils dorment dans des suites, ils ont tous les bons traitements, et les députés quand il s’agit de la mission, on les envoie loin, et ils constituent un noyau pour rester dans la capitale.C’est comme si leur arrivée n'étaient pas souhaitée dans ces missions. Donc, il faut revoir tout cela.Je vous donne des contributions, puisque ce sont des discutions qu’on a eu ici.Quant au dernier point où je voudrais intervenir, c’est sur le problème du passeport. A sujet, le Président nous a donné les réponses hier, mais je voudrais quand même dire le principe d’acquis.Si j’ai déjà pris un avantage acquis, vous ne pouvez me l’enlever. Nous ne sommes pas venus ici pour chercher des passeports diplomatiques.Tous les députés ont droit à un passeport diplomatique dans leurs pays, mais pour faciliter l’exercice de nos missions, vous avez sorti un passeport diplomatique.Je voudrais que vous nous aidiez à comprendre: Pourquoi le passeport diplomatique est redevenu laissez passer diplomatique; alors que certainement les fonctionnaires en ont, et comme le Président Moussa a dit hier, qui mieux que les députés peut avoir droit à un passeport diplomatique?Il n’y a que nous, parce que nous représentons tous les peuples africains.Vous, entant que Commissaire aux affaires politiques, essayer de nous aidés; on a trop parlé du COREP, mais pour ceux qui ont déjà assisté aux réunions avec le COREP, c’est comme si nous, nous sommes là pour servir l’état, et que c'est le COREP qui est là pour défendre les intérêts de l’état.Vous avez assisté au jeu de boxe entre les ambassadeurs et moi, où les gens vous traitent de n’importe quoi, vous, vous ne valez rien, alors que si on veut être ambassadeur, nous pouvons tous bien l'être au moyen d'une nomination. Si la réforme est adoptée, nous n’allons plus nous rencontrer et nous pourrons faire le travail.Voilà ce que je voulais résumer des débats.Si les différentes personnalités voudraient donner les éléments de réponses précises sur des questions qui ont été posées, je leur donne 5 minutes à chacun pour que nous puissions conclure nos débats.Je commencerais par madame la Commissaire, conformément à la question du genre, Vous pouvez répondre à partir de votre place.Madame la Commissaire, vous avez la parole.Restez assise vous pouvez répondre.
HON. FAYÇAL TEBBINI [TUNISIA]:سيادة الرئيس،من فضلك نقطة نظام قبل أن تعطي الكلمة لممثل الاتحاد الأفريقي، المعذرة من جميع الزملاء، هناك قضية على جانب من الأهمية. صحيح أننا في هذه الدورة لدينا انتخابات الرئيس ولدينا العديد من المشاغل، لكن هناك القضية الفلسطينية وقرار أمريكا بنقل سفارتهاإلى القدس.نحن قمنا بلائحة أتمنى أن تقع برمجتها في هذه الدورة، خصوصاً وأن القرار سيتم تفعيله يوم 14 مايو 2018، يوم الإثنين القادم. هذه القضية تهم أغلب شعوب أفريقيا، ولا أعتقد أن هذا البرلمان سيكون خارج شعوبه، وبالمناسبة، نتمنى أن نسمع موقف الاتحاد الأفريقي القضية الفلسطينية، بحكم أنهم موجودون هنا كممثلين للاتحاد الأفريقي، وأعتقد أن هذه قضية عادلة، والمهم علينا تذكير السيد الرئيس وزملائي النواب أن فلسطين موجودة معنا هنا كعضو مراقبفي البرلمان الأفريقي.وأخيراً، أتمنى السيد الرئيس النظر إلى هذا المطلب بجدية، خصوصاً وأن هناك العديد من الزملاء وقعوا معي وهم مشكورون من أغلب الدول الأفريقية، ووقع تضمينها في مكتب الضبط في مجلسنا الموقر، وأتمنى أن يقع برمجة هذه اللائحة، وتمريرها، والتصويت عليها، وأخذ آراء جميع نواب أفريقيا، ورئاستها، ومكتبها، حتى نعرف من هو الرئيس الذي سننتخبه في هذا البرلمان، هل هو مع القضايا العادلة الإنسانية؟ أم هو مع الاستعمار ؟والسالم عليكم.
M. LE PRÉSIDENT:Cher collègue,Est-ce que vous pouvez parfois laisser qu’on finisse avec notre agenda, surtout lorsqu’on a des étrangers et qu’après, nous parlions de nos problèmes?Le Parlement panafricain est un organe de l’Union africaine.S’il y a la question palestinienne, nous attendons la décision de l’Union africaine et je poserai la question à Madame le Commissaire aux Affaires politiques, est-ce qu’une telle décision a été prise?Il ne faut pas que l’on pose des problèmes comme si nous sommes un électron libre. La cause est juste certainement, mais nous devons quand même aussi observer la directive de notre Union.Maintenant, je donne la parole aux intervenants et aux exposants en commençant par Madame la Commissaire pour donner les éléments de réponses.
S.E. Mme SAMATE CESSOUMA [COMMISSAIRE AUX AFFAIRES POLITIQUES DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE]:Merci beaucoup, Monsieur le Président.Je voudrais, comme vous appréciez vraiment l’intérêt que les honorables membres du Parlement ont porté sur les différents sujets qui ont été discutés, c’est pour vous dire que nous apprécions, nous prenons note des observations, des questions et soyez certains que nous allons tout faire pour en tenir compte.Je ne pourrais pas répondre individuellement, le temps ne le permettra pas.Je commence par l’observation de notre frère de Libye, pour vous rassurer, honorables parlementaires, que la question palestinienne est examinée au niveau du Département des Affaires politiques. Il n’y a pas de ce sommet où il n’y a pas de déclaration sur la cause palestinienne, pour soutenir cette cause. La Déclaration même ne se situe pas au niveau du COREP, ni du Conseil Exécutif mais c’est une Déclaration de la Conférence. C’est pour vous assurer que la question sera examinée au Sommet de Nouakchott et la question est déjà inscrite à l’ordre du jour du Sommet.Je voudrais vous remercier, Monsieur le Président, pour ce que vous avez dit concernant la CEMAC et les pays d’Afrique centrale concernant la libre circulation; il y a toujours des difficultés. J’étais un peu découragée lorsque j’ai suivi, il y a quelques semaines, entre les deux Congo, on me parle de visa. Pendant que nous sommes en train de parler de libre circulation, on instaure encore des visas, il y a des difficultés mais nous sommes très disponibles pour accompagner les États qui ont des difficultés.La Région d’Afrique centrale n’est pas la seule, l’Afrique du Nord, aucun pays d’Afrique du Nord n’a signé le Protocole sur la libre circulation, je dis bien aucun, à moins que ça n’ait été fait pendant que je suis, ici, en Afrique du Sud. Ce n’est pas juste aussi, soit on va ensemble à l’Union ou on ne va pas à l’Union. S’il faut aussi attendre que tous les pays soient d’accord, nous n’irons jamais à l’Union et on sera toujours critiqué.C’est toujours bien d’aller, et certainement ceux qui ont des difficultés, on va les aider à aplanir les divergences et à rejoindre le processus.Beaucoup ont demandé pourquoi les décisions ne sont pas appliquées? Lorsque nous discutions du Protocole sur la libre circulation, le texte initial prévoyait dès que le Protocole est adopté par la Conférence, on n’a même plus besoin de signature pour aller même de l’avant, et pas de ratification. Mais malheureusement, à la fin des débats on s’est retrouvé avec le texte que nous avons, mais nous n’avions pas de choix. Il y a des difficultés au niveau des infrastructures, la faiblesse même de nos institutions, les entraves, mais c’est ensemble qu’on pourra travailler pour trouver des solutions y compris les questions linguistiques et religieuses.Parlant de l’accession au pouvoir, les honorables députés; on a assisté à des modifications de constitutions par les parlements nationaux. Je suis vraiment désolée, la balle n’est pas uniquement dans le camp de l’Union pour arrêter ces processus, la balle est dans nos camps à nous tous et vous parlementaires, vous pouvez jouer un grand rôle pour qu’on ne modifie pas les constitutions. Si la modification est consensuelle, il n’y a pas de problème, mais si elle ne l’est pas, il reviendra à chacun de jouer son rôle pour éviter les crises que nous avons.Je dois dire aussi que les coups d’États aujourd’hui sont presque révolus. Faire un coup d’État, je viens du Burkina Faso, c’est la première fois, je pratique l’Organisation depuis près de vingt ans, mais c’est la première fois que je voyais l’Union donner un ultimatum de 96 heures à ceux qui ont fait un coup d’État au Burkina Faso pour céder le pouvoir et ça a été le cas. C’est vous dire que quand même politiquement les choses avancent, on ne doit pas oublier aussi cet aspect-là.La question des élections, j’apprécie la collaboration que nous avons sur cette question.Monsieur le Président,Vous l’avez dit en juillet 2017, c’était mon premier Sommet comme Commissaire, nous avons discuté de la question. Mais la question est beaucoup plus compliquée sur le plan des finances puisque les finances me disent que non, c’est les textes qui prévoient qu’on donne ce genre de perdiem, y compris aux parlementaires. Peut-être que la question mérite d’être examinée au niveau même des instances lorsqu’on discute ou modifie les textes pour trouver une solution. C’est la même chose pour les billets, je verrai avec les services comment on peut laisser des billets ouverts, des billets qui puissent être modifiés.Concernant les rapports, je ne serais pas en faveur que les parlementaires puissent publier leurs rapports pour deux raisons:La première raison, nous essayons de voir avec les autres observateurs de l’Union européenne, de la Ligue Arabe pour avoir des rapports communs, des communiqués communs, pour éviter justement que l’un n’aille faire des déclarations qui puissent créer une crise comme c’est arrivé dans certains pays. Peut-être que c’est un appel que je lance pour qu’on puisse travailler ensemble et je verrai avec mes collaborateurs pour que le rapport, immédiatement la mission terminée, soit mis à votre disposition.Concernant le Chef de délégation, je prends note, mais pour les élections présidentielles, nous estimons qu’il faut mettre, sauf exception, un ancien Chef d’État ou de Gouvernement pour diriger ces missions et les élections parlementaires, là on pourrait effectivement regarder pour avoir des personnalités du Parlement pour être chef de mission et toute la question qui tourne autour du Parlement et l’observation du Parlement au niveau des élections.Concernant la situation du PAP, peut-être notre frère, le Ministre, va revenir sur la question. Je suis entièrement d’accord avec vous que le rôle du PAP doit être renforcé, une interface de la Commission, je suis preneur, il n’y a pas de problème à ce niveau.Par contre concernant le budget, je suis désolée de vous dire que nous-mêmes au niveau de la Commission, nous avons des difficultés.La semaine passée on a parlé du budget, il nous a été qu’il faut que nous Commissaires-mêmes, au Département, on réduise nos activités, parce que le budget sera réduit de près de 30 %. Il nous a été demandé de prioriser les activités, c’est peut-être la seule chose que je peux dire, mais on ne m’occupant pas de cette question. Mais il nous a été demandé, en tant que Commissaires, de prioriser nos activités.Comment contraindre les États pour ratifier? Je ne vois vraiment pas comment on peut obliger un État qui refuse volontairement de ratifier un document, mais la réflexion mérite d’être menée ensemble.Concernant le MAEP, je suis désolée je ne pourrais pas répondre à cette question, combien de pays, le MAEP est ici en Afrique du Sud. Peut-être je suggère que vous puissiez échanger avec eux, ici, pour trouver une solution avec notre frère Idi qui s’occupe de cette question.Le Protocole judiciaire, je suis d’accord, il faut une justice au niveau national et si cette justice nationale n’est pas au rendez-vous, qu’on passe à la justice au niveau continental et si ce n’est pas le cas on va à ICC (International Criminal Court), la Cour Pénale Internationale. Mais malheureusement, le Président FAKI l’a dit, nous ne voulons pas nous rendre justice suite à des violations des droits de l’homme sur le continent, on ne veut pas rendre justice, au niveau continental, on ne veut pas notre Cour et on ne veut pas aller devant ICC. Je suis désolée, mais il faudra qu’on se batte pour lutter contre l’impunité. Il ne saurait y avoir violation des droits de l’Homme et on met ça à perte et profits divers. Non, ça ne marchera pas!Mais vous pouvez nous aider à jouer un rôle pour que les États membres puissent, en fait c’est une peur qui ne s’explique pas, mais les États membres ont peur.Je me rappelle que lorsque j’étais Ambassadeur, parlant de la Cour et la Déclaration, le Burkina l’a fait. Le Burkina Faso a été traduit devant la Cour de Justice et le Burkina a été condamné, le Burkina a payé.Pourquoi les autres ne le feront pas? La seule chose qui était reprochée de n’avoir pas publié que nous avons eu à payer pour les victimes. Il faut que les États n’aient pas peur pour aller à notre Cour.Concernant la Libye, je ne suis pas entièrement d’accord. La Libye a un travail qui a été fait. Nous n’avions pas été écoutés à l’époque sur la question de la Libye et ce qui est arrivé, nous le déplorons tous, mais malheureusement l’Union faisait un travail à l’époque, l’Union n’a pas été écoutée.Actuellement, la question est sous le leadership du Président Dénis Sassou-NGUESSO. C’est lui qui est le Président du Comité qui s’occupe de cette question, il y a un travail formidable qui est fait, mais comprenez dans la situation de la Libye actuelle, c’est très difficile comme ça de claquer le doigt et dire voilà nous allons trouver une solution. Mais l’Union travaille là-dessus.C’est la même chose pour les migrations. La Commissaire Affaires Sociales a effectué plusieurs missions en Libye pour voir comment on peut aider, on a rapatrié près de vingt mille Africains de Libye. Malheureusement la question est complexe, ces gens arrivent dans les pays voisins. Ils ne veulent plus repartir chez eux et ça crée un problème humanitaire également, il faut ensemble et nous discutons du compact sur les migrations avec Affaires sociales pour voir comment nous pouvons prendre en charge cette question.La question du traitement des parlementaires dans les missions, j’en ai déjà parlée.Les Chefs d’États exilés, je suis désolée mais on n’en a pas parlé, peut-être c’est la réflexion qui est menée, on pourra peut-être regarder cette question. Ce que nous faisons, les anciens Chefs d’États qui ont quitté le pouvoir de manière démocratique, on essaye de les impliquer lors des élections et de leur donner un rôle.Les questions humanitaires, je suis d’accord, s’attaquer aux causes profondes des conflits. On met l’accent sur la prévention aujourd’hui, et l’année 2019, comme je l’ai dit, sera consacrée à la question des réfugiés et c’est l’occasion de revisiter toutes nos conventions.L’évaluation du processus de bonne gouvernance se fait. Seul le Togo a soumis un rapport. La Charte prévoit de soumettre un rapport, mais malheureusement seul le Togo l’a fait. Les autres ne l’ont pas encore fait. On encourage tous les États membres à fournir un rapport sur les questions de la gouvernance.Une proposition de Coordinateur national, nous allons réfléchir là-dessus, la question des moyens.La question du genre, le Président FAKI, peut-être que les parlementaires n’étaient pas à cette conférence de presse, était revenu hier sur cette question.La question d’apartheid. Il l’a dit, le terme « apartheid » est quand même trop fort. Je suis femme, je suis à la Commission, je travaille pour la Commission, il y a une exagération, je ne dis pas qu’il n’y a pas un problème, il y a un problème. Le Président FAKI a promis mener une enquête et justice sera rendue. Il ajoutait aussi que la Commission de l’Union est la seule à avoir 50 % au monde de femmes au niveau du leadership. Il y a une décision qui vient d’être prise concernant 30 % et également l’égalité à l’an 2020 ou quelque chose comme ça. Je ne me rappelle plus le terme exact, mais il y a un effort qui est en train d’être fait et vous pouvez compter sur moi-même en tant que femme pour que la lumière soit faite sur ces questions.Je ne voudrais pas aller dans des détails parce que je ne connais le détail, notre collègue le Commissaire dont le nom a été cité n’étant pas ici, vous me permettrez que je ne puisse vraiment entrer dans des détails tout simplement parce que je ne les connais pas.Je crois avoir fait le tour des différentes questions.La question du passeport, je prends note, Monsieur le Président, je la reverrai une fois repartie à Addis-Abeba. Et qu’est-ce qui se passe pour qu’il y ait ce problème, j’essayerai de comprendre et je viendrai certainement à vous, c’est la même chose pour les questions des missions électorales au niveau des parlementaires.Je saisis aussi cette occasion pour saluer la coopération et pour dire qu’il serait bon, une fois que les observateurs sont sur place, il y ait des difficultés qui nous ont été signalées, des gens qui viennent aux missions et qui ne terminent pas la mission et qui repartent. Cela crée énormément de problèmes et je suis dans la difficulté de répondre et parfois on me dit de demander au parlementaire de rembourser son perdiem. Je ne l’ai pas fait, je ne sais pas si des mesures ont été prises, mais je souhaite vraiment que si on est là-bas c’est pour aider le continent africain, c’est pour la cause, c’est pour la paix, la sécurité et la stabilité du continent qu’on puisse terminer la mission, et vous assurer de mon engagement à travailler avec vous.Je suis prête à revenir pour discuter d’autres sujets si telle est votre volonté.Merci beaucoup, Monsieur le Président, et merci honorables parlementaires.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup Madame la Commissaire,Je donne la parole à son Excellence Monsieur Albert Muchanga, Commissaire au Commerce et à l’industrie de la Commission, pour quelques éléments de réponse s’il y en a.
H.E ALBERT MUCHANGA [AUC COMMISSIONER FOR TRADE AND INDUSTRY]:Thank you very much, Mr President. I know that it is late but I promise that I will be very brief. I listened very carefully to the presentations early on during the debate and all in all, I was able to get about 162 points which I am still going to reflect on as I leave this place.The first issue was the request that we circulate our presentations. Actually that had already been done. My presentation, which in two parts - the one that I made in the morning and the one to be made in the afternoon, were emailed to the Senior Assistant Clerk this morning. I would have emailed her again because maybe she did not get it but there is no wifi. But she will certainly get that presentation.There were a number of issues that were raised, but for lack of time, I will concentrate on a few of them. One of the questions was from the DRC. It was about a specific request that advanced African countries such as South Africa should assist fellow African countries to industrialise.My answer was that the best way to engage in this type of mutual assistance is in promoting continental and regional integration. We have a programme on the development of regional value chains.This programme is aimed at ensuring that, the commodities that are produced in each country - instead of them being exported in raw form to the rest of the world, there should be beneficiation such that we bring out either intermediate goods or final products. When there are intermediate goods, those can still be exported to the rich African countries so that the bigger companies there can transform them into final goods.In that regard, the best example is in car manufacturing. A lot of African countries manufacture components of the cars which are manufactured in this country. So, the answer lies in trying to promote regional value chains.When we look at all the African countries and compare them to the rest of the world, we are all very small countries, including the two biggest economies, South Africa and Nigeria. But when we combine our Gross Domesitic Product (GDP), we become a relatively big economy, somewhere in the range of US$3.4 trillion. It is that size that can attract investment from within and outside Africa and hence the importance of regional and intercontinental integration.This also goes to the concern by the member from Guinea on mining beneficiation. This is part of the process of transforming raw mining materials into value addition so that we can come out with the final products. For example, for those countries that produce copper, there is nothing that can stop them in investing in electric motors, except those with small economies.But if we have a big economy like the African Continental Free Trade Area, they would be able to produce and realise enough revenue to remain competitive in the business. We are also in the process finalising what we call the Commodities Strategy that includes mining, agriculture and other raw materials.That strategy is going to go to the Assembly of the African Union in January next year so that it is adopted. And we are also in the process of coming up with a Small and Medium Enterprise Strategy which is going to facilitate the involvement of the small enterprises in value addition.There was also a suggestion from Zambia that we have annual engagements even at the level of the commissions. I think it is a welcome suggestion and as the Commissioner for Trade and Industry, I am available to have regular engagements with the Pan-­African Parliament, either in the plenary or at the level of committees.There were also questions from the Gambia and Guinea Bissau on the concrete programmes of customs cooperation. They are many and varied.First and foremost, most of our customs administrations are very inefficient and because they are inefficient, it takes a very long time to clear goods when they arrive at a port of entry. In some countries, it takes just a few seconds for a container to pass through because it is already computerised and all that is needed is for the entire truck to drive through and what ever is in the container is assessed and if it does not have any problem, it drives away. But in most of our countries, it takes 60 hours to clear a container and in some cases, it could even take 48 days.So, we are promoting efficiency through computerisation at the level of the African continent. We are also promoting efficiency through the development of customs officials. We are also promoting efficiency by ensuring that we curb corruption among the customs officials.We are also promoting efficiency by ensuring that cross-border traders, most of whom are women and the youth, are not harassed by both customs and the immigration officials. Like I said, the main platform for that is the trade facilitation strategy that we are working on.At the the level of infrastructure across Africa, we are building what we call one-stop border posts. This means that if one container comes in from one direction and it has to pass through a boundary - once it is cleared from the other side, there is no need to go through another round of clearance from the other side. So, these are the elements that we are working on.There was also concern raised about the absence of South Africa and Nigeria in the African Continental Free Trade Area. This is a matter which I will discuss again in the afternoon when I make a briefing on the matter. But the case is that most of these still require going through constitutional processes.For example, the President of South Africa cannot just sign any agreement. He needs to consult widely among the various stake holders under the Constitution and to do that; there should be the full set of documents. So, there are some documents which are annexes to the protocols which we have to avail to South Africa when they are approved and then they can be able to sign. South Africa has assured us that they are totally committed.Nigeria has indicated that it requires some time to consult and they are still doing the national level consultations. However, they are quite committed.There was also the issue from Uganda on the question of Agenda 2063 and the question of intra­African trade. Again, I would address this issue in the afternoon when I am making my presentation.The Agenda 2063 has what I call the flagship projects and the African Continental Free Trade Area is one of the early deliverables of the Agenda 2063 along with the protocol on free movement of people, right of residence and the right of establishment which is under my colleagues here, the Commissioner for Political Affairs and the Commissioner for Social Affairs.So, Agenda 2063 is under implementation and when I make the presentation, I will be able to assess where each of those flagship projects end.Mr President, I also noted that some of the concerns of honourable members about the situation of Africa. The opinion is that Africa is rich in natural resources but poor and that Africa is also manipulated by outside forces and a lot of our resources are flowing out of the continent illegally.In my language, there is a saying which when translated into English simply means, "Poverty is a choice". I shall repeat it, "poverty is a choice". That Africa is poor today, I think that I can say, is our choice. The moment we decide that we no longer want to be poor but rich and we focus on that, we are going to achieve it.A good example is China. For thousands of years, China was very poor. In 1978, they took a decisive position that they want to be rich. Today, China is the second biggest economy in the world. So, the task is with us; let us decide to make ourselves prosperous. Thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup Monsieur le Commissaire.Je donne la parole au Professeur Moukoko pour apporter ses éléments de réponse.
PROF. PIERRE MOUKOKO MBONJO [CHEF DE L’UNITÉ DE MISE EN ŒUVRE DES RÉFORMES INSTITUTIONNELLES]:Merci Monsieur le Président de me redonner la parole.En la reprenant, Monsieur le Président, je tiens à vous remercier une fois de plus de cette belle opportunité que vous m’avez donnée, autant les échanges ont été vraiment riches.Je voudrais prendre rapidement quelques-unes des préoccupations exprimées par les parlementaires panafricains.Concernant d’abord le processus, l’inclusivité au niveau du processus, oui effectivement le processus est largement inclusif. Tous les organes qui sont sujets à réforme sont consultés directement, directement. C’est à dire que le Parlement panafricain, on était ici au mois de mars, on a été au NEPAD, on a été au MAEP, on a été à la Cour de Justice, on a été à la Commission des Droits de l’Homme. Nous entamons dans les tous prochains jours le tour des huit (8) Communautés économiques régionales au niveau de leurs sièges. Donc, la consultation est large.Au niveau des Chefs d’États, le 26 mai, le Président KAGAMÉ invite ses pairs du Bureau, les cinq (5) chefs d’États qui dirigent l’Union africaine, à ses cotés, et pour la première fois, le Groupe consultatif des quinze ministres des Affaires étrangères sera également associé à cette réflexion sur la réforme. Donc, c’est une réunion très importante qui se tiendra le 26 mai à Kigali. C’était d’ailleurs l’une des recommandations fortes du dernier Sommet que les consultations s’intensifient et qu’il y ait un maximum d’inclusivité dans le processus. Donc cela est en train d’être fait.Pour ce qui concerne l’exécution des décisions, Madame la Commissaire a répondu rapidement sur la ratification des traités. Effectivement, cela relève de la souveraineté des États. Il y a le principe de droit international « Pacta sunt servanda », les États s’obligent à respecter les traités qu’ils ont librement signés. Il n’y a pas au-dessus d’un État une force. C’est cela même le principe de la souveraineté, une force qui puisse obliger à ratifier un processus, un traité pris.Nous avons pris bonne note des propositions de l’honorable MBAH-NDAM d’éviter que le processus de ratification reste le même de manière à ce que la signature d’un Chef d’État vaut ratification, c’est tout un autre débat.En ce qui concerne l’exécution des décisions et surtout les sanctions. D’abord l’exécution des décisions, il y a eu effectivement au mois de janvier, la décision 687 qui précise les conditions dans lesquelles le suivi de la mise en œuvre des décisions va être fait. Comme l’a dit l’honorable député panafricain du Libéria, ancien haut fonctionnaire de la CEDEAO, il est effectivement prévu dorénavant qu’au niveau de chaque État membre, il y ait un point focal chargé du suivi de la mise en œuvre des décisions prises par l’Union africaine.Au niveau de l’Union africaine, il est prévu une réunion mensuelle, dorénavant, entre la Commission, le Président de la Commission, et le COREP pour le suivi des décisions prises. Chaque mois de juillet, il y aura une session spéciale du Conseil Exécutif consacrée à la mise en œuvre des décisions prises et chaque semaine du mois de janvier, il y aura également un volet consacré à la mise en œuvre des décisions prises.Quant à la catégorisation des décisions, l’honorable Mbah-Ndam a posé la question de savoir quid des décisions prises jusqu’en janvier 2018. Évidemment, si ces décisions ont déjà été prises, on ne pourrait pas revenir sur ces décisions qui n’ont pas été catégorisées. Il sait lui-même qu’on légifère pour l’avenir. Donc, il y aura effectivement ce processus de non rétroactivité des lois. C’est à partir de janvier 2018 que dorénavant les décisions devront être catégorisées de manière à faire ressortir clairement celles qui sont juridiquement contraignantes et celles qui ne le sont pas.Toujours à l’intension de mon compatriote, le Protocole de Malabo, je n’ai pas dit que le Protocole de Malabo qui intègre l’aspect pénal, a été ratifié par six États, non! Il n’a été ratifié par aucun État à ce jour! Aucun!En ce qui concerne les autres organes le MAEP/APRM, pour son information, nous avons trente-sept (37) États membres sur les cinquantecinq (55) qui font partie du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs. Mais, il ne suffit pas d’être partie, il y a un deuxième engagement qu’un État membre doit faire, c’est que les résultats des évaluations faites par le Mécanisme s’imposent à cet État et, je ne pense pas qu’il y ait plus d’une dizaine d’État qui ait déjà accepté ce processus.En ce qui concerne le NEPAD, quant à savoir quelle est la meilleure des formules d’intégration au sein de la Commission, ou intégration au sein de l’Union africaine, je ne permettrais pas de me prononcer sur un débat dont la sensibilité est avérée et un débat qui est au niveau des Chefs d’États. J’ai dit tout à l’heure qu’à Kigali, le 21 mars, le Président KAGAMÉ et le Président Maky SALL ont eu une longue concertation en présence du Président de la Commission de l’Union africaine et j’ai eu l’honneur de participer à cette concertation. Les concertations se poursuivent, l’essentiel est qu’au mois de juillet, à Nouakchott, une décision consensuelle soit prise, des propositions concrètes ont été avancées, elles sont à l’étude au niveau de ces deux Chefs d’États et de leurs pairs.En ce qui concerne le genre, juste à titre d’information pour compléter ce que Madame la Commissaire aux Affaires politiques a dit, en janvier 2018, il a été décidé par les Chefs d’États que d’ici 2025 la parité soit parfaitement respectée au sein de tous les organes de l’Union africaine.ENGLISHThe decision was supposed to be implemented by 2015, but it was not and there is a new decision. Well, I am just giving you an amount of information with your permission. So, come 2025, all AU organs are supposed to implement the gender equality between women and men and as far as the youth is concerned, we have to date, 17% of the youth represented in the South of the Commission. The decision that was taken in January, provides for, come 2025, 35% of the South should be made up of the youth, youth meaning from 18 to 35 years old.Coming back to one of the key issues that was raised at the end of the debates on the desolution of the AU rather than reform is from the Hon. Tsaty-Mabiala from Congo. Well, I think we should not be confused, making a confusion. Let me also put it in French because he is French speaking.FRENCHLe processus de développement de l’Union européenne est totalement différent du processus de développement de l’Union africaine. L’Union européenne a commencé après la Seconde Guerre Mondiale entre deux États, la France et l’Allemagne, la Communauté Économique du Charbon et de l’Acier. Et en 1957, il y a eu six membres et pour répondre au marché commun, ensuite la CEE, ensuite l’Union européenne. Non, ce ne sont pas des processus qui sont comparables, ne serait-ce que dans leur évolution historique.L’Union africaine, l’OUA est un compromis entre deux grandes conceptions de l’unité africaine: la conception gradualiste et la conception intégratrice. On connaît les grands débats entre Monrovia et Casablanca, ces deux groupes-là. Donc, les organes qui sont créés sur la base sont des compromis comportent les imperfections de tout compromis. C’est la même chose qui s’est passé en 2000, le passage de l’OUA à l’Union africaine est également un compromis toujours entre ces deux grandes conceptions: la conception intégratrice fédéraliste et la conception gradualiste. Encore on a parlé d’une autorité, on a abouti à une Commission qui n’a pas de pouvoir exécutif, puis un Secrétariat. On a parlé du Parlement panafricain qui, lui-même est prévu dans le Traité d’Abuja de 1991, bien avant l’Union africaine. Ce Parlement était conçu comme le Parlement du Gouvernement de l’Union, Gouvernement continental, vieille idée de Kwame Nkrumah, depuis très longtemps. Ce Gouvernement panafricain n’existe pas, donc c’est cela qui crée le problème. La Conférence des Chefs d’États concentre, de par l’Acte constitutif, les trois pouvoirs: le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Quand on l’étudie de près. Donc la réforme est une nécessité vitale pour un rééquilibrage des pouvoirs par rapport à ce compromis qui a été pris en 1999 à Syrte, en 2000 au Togo et en 2002 lorsque cela a commencé à Durban.Donc, plutôt que de parler de dissolution, la réponse, il me semble c’est d’aller vers cette réforme qui est menée par le Président KAGAMÉ avec ses pairs et qu’il faut approfondir. C’est ainsi que le Parlement panafricain trouvera toute sa place, déjà par rapport au texte existant dans le processus budgétaire et en direction de ce qui est déjà prévu depuis le Traité d’Abuja, un organe purement législatif. Mais vous savez que tout processus de dessaisissement des compétences d’un organe en faveur d’un autre est un processus difficile.Pour l’instant, ces pouvoirs sont concentrés au niveau de la Conférence, mais c’est de dire que c’est cette Conférence qui a décidé d’engager une réforme. Monsieur KAGAMÉ est bien un Chef d’État, il n’est pas Président d’un Parlement. Il a été choisi par ses pairs qui sont des Chefs d’États. Donc, c’est pour vous dire que pour aller dans le sens de ce qu’a dit Monsieur le Président du Parlement panafricain, il y a une volonté politique. C’est pour cela que vos contributions, je le rappelle, sont d’une importance capitale pour que votre voix soit portée au niveau de la Conférence au mois de juillet à Nouakchott et au final au mois de janvier prochain à Addis-Abeba.Je terminerais en disant deux mots sur deux autres aspects qui ont été évoqués, le rôle du secteur privé. Il y a un député qui a voulu des clarifications sur le rôle du secteur privé. Non, il ne s’agit pas que le secteur privé finance l’Union africaine, mais le secteur privé est appelé en tant que de besoin à contribuer. Nous avons vu l’opération contre Ébola, la Commission a fait appel à des hommes d’affaires africains très importants et qui ont véritablement mis la main à la poche pour financer cette lutte contre Ébola en Sierra-Leone. Donc, le secteur privé est appelé, d’ailleurs Monsieur le Commissaire à l’Industrie et au Commerce a organisé tout un forum consacré au secteur privé à la veille du Sommet de Kigali du 21 mars.C’est dire pour finir que la réforme est une nécessité et la réforme du Parlement panafricain dépend largement des propositions et des recommandations que les honorables députés panafricains voudront bien faire.Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup Professeur.Merci, merci.Je crois que les volontaires ont compris et qu'ils doivent se mettre resolument au travail dès demain matin pour nous sortir un document consistant, parce qu’on dit souvent: " la critique est aisée, mais l’art est difficile."Apportez donc les contributions, je ne peux pas résumer tout ce que vous voulez, mais ce que j’ai fait, est en relation avec ce que le président du comité vous dit, puisque j’avais en face de moi le Président KAGAME qui voudrait absolument que le parlement soit opérationnel. Donc, essayez d'apporter des contributions au document.Les volontaires qui se manifestent et qui veulent travailler demain matin, monsieur le Secrétaire général va leur donner le rapport qu’il a envoyé de façon qu'ils apportent des ajouts pour que le rapport soit complet.Je voudrais enfin donner la parole à l’honorable Pierre NGOLO pour sa motion de clarification et nous allons arrêter les débats de ce matin.
HON. SEN. PIERRE NGOLO [CONGO]:Merci Monsieur le Président.Nous intervenons à la suite des réponses données par Madame la Commissaire au sujet des deux Congo.Elle venait d’apprendre qu’entre les deux Congo avec les deux capitales les plus rapprochées du monde, il y a de visa.Je voudrais à ce sujet dire qu’au niveau de l’Afrique centrale, le principe de la libre circulation est acquis dans ce que nous appelons la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale). Il se trouve que si l’un des Congo, le Congo Brazzaville est membre de la CEMAC, la République Démocratique du Congo (RDC) n’est pas membre de la CEMAC. La RDC est membre de la CEEAC. La CEEAC (Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale), c’est l’équivalent de la CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) au niveau de l’Afrique de l’Ouest et la CEMAC, c’est un peu comme l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) au niveau de l’Afrique de l’Ouest.Au niveau de l’UEMOA comme au niveau de la CEMAC, il y a la libre circulation, mais au niveau du grand espace, au niveau de la CEEAC, la circulation n’est pas encore libre; elle est sujette à des visas.Voilà pourquoi malgré le fait que Brazzaville et Kinshasa, c’est quasiment une ville séparée juste par le fleuve, mais malgré cela pour traverser d’un coté à l’autre, on a besoin d’un visa.Le principe est en train d’être élaboré pour obtenir demain.La libre circulation au niveau de la CEEAC n’est pas encore acquise.Je voulais donner cette information parce que cela a paru comme un élément nouveau.Non! Ce n’est pas nouveau, le Congolais qui vient au Cameroun n’a pas besoin d’un visa. Quand il va en Guinée équatoriale, il n’a pas besoin d’un visa. Il va au Tchad, il n’a pas besoin d’un visa. Il va en République Centrafricaine (RCA), il n’a pas besoin d’un visa. Mais pour aller de Brazzaville à Kinshasa ou vice-versa, il y a toujours cette disposition.Merci.
M. LE PRÉSIDENT:Merci pour votre point de clarification.Je donne la parole au Secrétaire général pour faire des annonces.
THE CLERK:Thank you, hon. President. There are two announcements to be made: The first is a reminder to honourable members that applications for new passports and renewal of passports are being processed in the Parliamentary Lounge.Honourable members seeking to apply for new passports should make ready their national passport and two photographs. Honourable members seeking to renew an existing passport should have two photographs and the expiring passport.The second is that this afternoon, we have six committee meetings scheduled. The Committee on Trade, Customs and Immigration Matters will meet in Committee Room 1. The Committee on Monetary and Financial Affairs will meet in Committee Room 2.The Committee on Rural Economy, Agriculture, Natural Resources and Environment will meet in Committee Room 3. The Technical Committee on Disability will meet in Committee Room 4. The Committee on Justice and Human Rights will meet in Committee Room 5 and the Committee on Audit and Public Accounts will meet in Committee Room 8. Those are all the announcements. Thank you, hon. President.
M. LE PRÉSIDENT:Honorables membres, Nous sommes arrivés, à présent, à la fin des travaux de ce jour. La séance est par conséquent levée jusqu’à demain mercredi 9 mai 2018 à 14 h 30. La séance est levée!(Coup de maillet)[La séance est levée à treize heures cinquante-deux minutes quarante seconds. Elle reprendra demain mercredi 9 mai 2018 à quatorze heures trente minutes]

Wednesday, 09 May, 2018

M. LE PRÉSIDENT:Asseyons-nous.La séance est reprise.Chers collègues, je vous souhaite la bienvenue dans notre salle des réunions. Je salue parmi nous la présence des médias, des interprètes, je vous souhaite de bons travaux.La séance est suspendue pour accueillir les étrangers.(Coup de maillet).(Entrée en salle des invités d’honneur)
M. LE PRÉSIDENT:Asseyons-nous.La séance est reprise.Excellence Monsieur Kgalema Motlante, ancien Président de la République de l’Afrique du Sud, en sa qualité de champion de la question du VIH/SIDA;Excellence Madame Speciosa Wandira-Kazibwe, ancienne Vice-présidente de l’Ouganda;Excellence Monsieur Michel Sidibe, Directeur exécutif de l’ONUSIDA;Excellence Aurélien Simplice Kongbelet Zingas, Président de la Commission permanente de la santé, du travail et des affaires sociales.Je voudrais, au nom du Parlement panafricain, vous souhaiter la bienvenue dans votre Parlement, et dire combien nous sommes honorés de vous avoir ici parmi nous.Le Parlement panafricain est le Parlement des peuples africains, qui s’occupe particulièrement de toutes les questions sociales qui concernent nos peuples.Aussi, le problème du VIH/SIDA, est un problème social qui concerne toute l’Afrique. Et nous devons nous mobiliser surtout à la veille de la fin du premier programme, nous parlementaires, devons nous mobiliser, pour que nos états mobilisent à nouveau des fonds pour la lutte contre ce fléau mondial.Ceci étant, je voudrais souhaiter une chaleureuse et cordiale bienvenue à leurs excellences, ainsi qu'à la suite qui les accompagne.Je vous remercie.Monsieur le Secrétaire Général, pouvez-vous nous donner le premier point inscrit à l’ordre du jour de nos travaux.
M. LE SECRETAIRE GENERAL:Merci Excellence.L’ordre du jour appel l’exposé et débats sur le « Rôle des parlementaires dans la réalisation du droit à la santé et des objectifs de santé en Afrique ».
M. LE PRÉSIDENT:J’invite l’honorableAurélien Simplice Kongbelet Zingas.Yes, point of order...
AN HONORABLE MEMBER:Point of order. Thank you, Mr President. I would like to understand why you have not presented the Activity Report of PAP and you are going on with other programmes.Looking at the programme that you sent to us before we came here, the Activity Report of PAP should have been read on Tuesday morning. We came here, you varied it to yesterday. Now we have another programme and we are just coming up with other programmes. You are destroying this institution, Mr President.We have a culture where we take on our activity programme. We look at what we have been able to do over the last period whilst we were away before we go onto other programmes. Now, we have elections tomorrow - you have to account for your stewardship.We have the report of CAPA which has not been presented. We have your activity report which you have not presented. We are just carrying on as if there are no issues. There are issues. You have to account for your stewardship because after today, tomorrow we have elections and then what time are you going to account for your stewardship be the Bureau’s time will have ended?So, you are either going to take the activity report of your activities over the period either tomorrow morning before the election in the afternoon or we will have to postpone the election for you to present your stewardship for us to be able to look at the audit. There are so many issues you cannot pretend to sweep under the carpet and carry on with the programme as if there is nothing wrong.Mr. President, with great respect, I am sorry we are saying this before our invited guests. We are Africans; we have the responsibility as Members of Parliament to defend democracy, transparency and accountability. The President does not seem to be interested in doing that. Why is he evading?Do not tell me that it is not ready because there is no interpretation. You knew we will have this session three months ago. So, you cannot say that the reports have not been translated or it is not ready. Those things should have been ready and those are the first things that we needed to do before we can carry on with other programs. Why are we just carrying on with business as usual?We need you to tell us when you are going to carry the plan activity of PAP whilst we were away before the election. Other than that, you have to postpone the election. I am sorry I have to do this at this time but we have to hold each other accountable. We cannot sit and allow things to be done anyhow. You just keep altering them without regard to the rules. You just do things in your own way. That is not fair to us because you are our colleague.For heaven’s sake, we elected you. If you want to do something, you do it with us. You do not just do it as an individual as if you are some king or dictator and nobody can say anything about what you do. You have to involve us always in whatever you do.I am sorry I have to do this in front of our guests. Mr. President, you have to do things rights. Thank you very much.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, cher collègue.Je reviens à la dernière partie de ton propos pour dire que le Président ne peut pas faire tout seul. Le Président ne fait rien seul. Voilà votre Bureau, depuis le début de la session, je ne vais pas étudier le rapport d’activités seul. Le rapport devait passer à la réunion du Bureau, le rapport n’est pas passé par la réunion du Bureau et depuis, on n’arrive pas à réunir le quorum. Si vous voulez que je présente le rapport de mon propre chef, ce qui est contraire, je le fais, je ne cache rien. Moi, je ne cache rien. Où sont les membres du Bureau? Vous ne vous êtes pas posé cette question, cher collègue. Depuis hier, je préside les séances, ici, seul, qu’est-ce que je fais?Monsieur le Secrétaire général,Vous avez la parole pour répondre.Il ne faut pas passer tout le temps à blâmer les gens, on cache quoi? Qui a quoi? Je vous ai dit que moi en tant que Président, je ne doute un seul instant de rien de toutes les allégations que vous êtes en train de porter. Je ne suis pas comptable du Parlement panafricain, je gère la politique, tout ce que vous mettez dans les médias sociaux ne me concerne pas, mais ça décrédibilise votre institution. Je ne suis pas le comptable, le Règlement intérieur est bien défini, c’est le Secrétaire général qui est comptable, donc qu’est-ce que je cache?Monsieur le Secrétaire général,Vous avez la parole.
M. LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL:Merci Monsieur le Président.Effectivement dans le projet d’ordre du jour on avait prévu la présentation du rapport du Bureau, mais lorsqu’on devait réunir le Bureau pour statuer sur ledit rapport avant de le programmer, il s’est avéré que le quorum n’était pas atteint. Sur cinq membres du Bureau, il n’y en avait que deux. Donc, il nous était difficile au regard de cette question de quorum de programmer le rapport.C’est ainsi que conformément aux dispositions de l’article 37 du Règlement intérieur qui dit ceci: « Avec l’autorisation du Président, l’ordre des travaux figurant à l’ordre du jour peut être modifié lors d’une séance ».Donc, ne pouvant pas devant cette impasse faire passer le point inscrit, notamment le point relatif à la présentation du rapport d’activités du Bureau, nous avons pris en compte la présentation de cet aprèsmidi. Donc c’est faute de quorum que le rapport n’est pas présenté à cette plénière.Voilà l’explication que je pourrai donner Monsieur le Président, chers membres.Pour le CAPA, nous avons inscrit ça à l’ordre du jour du 15 et si jamais nous arrivons à réunir le quorum du Bureau, le Bureau peut valablement statuer sur son rapport et nous pourrons modifier le programme et inscrire ce point relatif à la présentation du rapport d’activités à l’ordre du jour des travaux qui auront lieu après cette date.Merci Monsieur le Président.
M. LE PRESIDENT:Je suis souvent surpris que des collègues prennent toujours la tension de blâmer les autres. Je suis vraiment surpris, on a les étrangers, on se met à...Monsieur Honorable SIRIMA, est ce qu’on n’a pas réuni une session pour valider votre rapport, le rapport CAPA? Vous n’étiez pas là?
HON. BISSIRI SIRIMA [BURKINA FASO]:Justement, voilà j’avais demandé la parole pour expliquer que nous, notre commission on a fini les travaux, mais jusqu’à présent même aujourd’hui encore nous avons demandé à notre Assistante de tout faire pour que CAPA puisse présenter son rapport au Bureau. Parce que la dernière fois il n’y a pas eu de quorum, nous sommes venus attendre toute la journée, il n’y a pas eu de quorum on est reparti. C’est une situation regrettable.Merci.
HON. MAMADOU ALIOU CONDE [GUINEA - CONAKRY]:Merci Monsieur le Président.Je remercie Monsieur le Secrétaire général et vousmême pour les explications que vous venez de donner. Mais pour nous éviter de telles situations c’est que l’information aurait dû venir avant qu’un des nôtres pose la question.Quand il y a des problèmes assez sérieux que vous rencontrez, eh bien en plénière je crois que vous avez le devoir de nous expliquer ce qui se passe et ensemble nous prenons la décision et nous allons de l’avant. Donc je souhait qu’à l’avenir qu’on en tienne compte pour éviter des situations aussi désagréables.Je vous remercie.
M. LE PRESIDENT:Merci cher collègue.Nous avons espéré jusqu’à présent qu’on aurait le quorum au Bureau pour débattre de ce problème. Vous savez que deux de nos collègues sont partis, le troisième n’est pas là depuis le début de la session.On devait se réunir vendredi, le rapport était là, on avait fini la traduction, il n’y avait pas le quorum. Samedi on devait se réunir, dimanche on a prévu... Or, vous savez que ce rapport vous est envoyé après l’examen avec le Bureau. Vraiment ça c’est des circonstances qui ne dépendent ni du Président, ni de vous.J’aurai dû en son temps vous l’informer qu’on rencontrait ce problème mais également il est de visu ici, vous-mêmes vous voyez qu’il n’y a pas les membres du Bureau, qu’est ce qu’on fait? J’avoue que ce que vous dites est pertinent mais je croyais que votre constat lui-même allait se dégager pour comprendre que le quorum n’est pas atteint. Comment on peut travailler dans ces conditions?
HON. MOHAMMED-MUBARAK MUNTAKA [GHANA]:Mr. President, thank you very much. I am sorry to be coming back to it. If you say that you did not have a quorum, I humbly disagree with you. Read rule 73. Honorable Safia Elmi Djibril was not supposed to have been walked out of the bureau meeting. Read rule 73. Honorable Safia Elmi Djibril was supposed to have continued sitting in that bureau meeting, but you walked her out. So, I would like to know is, did you walk her out so that you would not have a quorum? Please, check rule 73. Sophia, having come in after the election and designated was supposed to have continued sitting in the bureau. Check your rules and just read rule 73.
M. LE PRÉSIDENT:Mais, Monsieur, Honorable Muntaka, je crois qu’on est dans cette maison depuis.Comparaison n’est pas raison, il vous souviendra que quand j’avais été appelé à aller faire les élections chez moi, je suis revenu, on m’a dit que le Règlement intérieur dit que dès que vous partez aux élections, on constate la vacance et vous n’êtes plus membres du Bureau. Et je suis venu, ici, j’ai prêté serment et je me suis assis derrière jusqu’à ce qu’on a refait les élections.Honorable Gayo, même chose! Pourquoi aujourd’hui vous voulez changer les règles du jeu, parce c’est moi ou parce que c’est quoi?Madame la Vice-présidente de la Commission permanente des Règlements, des Privilèges et de la Discipline.
UN HONORABLE MEMBRE:Une motion!Merci, monsieur le Président,Je crois que l’intervention de notre collègue CONDE de la Guinée doit nous inspirer. Vous avez dit que vous aurez dû informer la chambre. Vous ne l’avez pas fait. Nous avons compris. Nous avons des gens responsables parmi nous, ce n’est pas indispensable que nous mettons nos tares en face des gens.Le problème de l’Honorable SAFIA qu’on a évoqué, les textes sont clairs. Lorsqu’un député va aux élections, il n’est plus membre de cette chambre, et par conséquent, il ne peut plus siéger. Allons-nous continuer de faire des trucs devant les gens!Je voudrais qu’on revienne à nous-mêmes en dépassionnant les débats et qu’on continue les travaux.Je vous remercie.
THE PRESIDENT:Honorable Santosh Vinita Kalyan and Zalikatou the last speaker.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:Thank you, Mr. President. You are correct in stating that a member vacates the seat as soon as their parliament is dissolved or when they go for an election in their country. By the same token, Mr. President, surely in terms of the rules of anticipation, you could see that quorum would not be met until the elections are held tomorrow.Mr. President, I think that you should have gone ahead with your Activity Report because there is no way that you are going to get quorum before tomorrow’s election. I think that in view of the fact that we have elections tomorrow, and should there be a new President, it would not be fair on that President to present your Activity Report in the term of the last year. It is now water under the bridge.However, I think that we should go forward as you said that the First Vice President had to go back to Mozambique because of the funeral of a member of that Parliament and in view of the fact that there is no quorum you should just table the report and let the members have a look at it. But other than that, there is no other remedy or recourse in the rules.
THE PRESIDENT:Honorable Zalikatou you have the floor.
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINÉE - CONAKRY]:Merci Monsieur le Président.Moi, je pense qu’il n’y a pas à trop sourciller. La proposition de l’Honorable Aliou KONDÉ de la Guinée appuyée par celle de l’Honorable Agbo du Togo devrait nous inspirer pour nous permettre d’aller de l’avant, parce que ce n’est pas une première, il y a eu des aléas de ce genre par le passé. On a été indulgent, surtout que c’est un rapport d’activités et les rapports d’activités ont été présentés au cours de toutes les sessions, ici, à un moment ou à un autre.Acceptons s’il y a des décalages, il y en a toujours eus, ce n'est pas une première!Donc, je pense qu’on peut aller de l’avant et surtout à cause de nos personnalités qui sont là.Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup chère collègue.J’invite donc l’honorable Aurélien Simplice KONGBELET ZINGAS, Président de laCommission permanente de la Santé, du travail et des Affaires sociales à faire sa présentation.Honorable,Vous avez la parole!
HON. AURELIEN SIMPLICE KONGBELET ZINGAS [PRÉSIDENT DE LA COMMISSION PERMANENTE DE LA SANTÉ, DU TRAVAIL ET DES AFFAIRES SOCIALES]:Distingué Honorable Président du Parlement panafricain;Très Chers Collègues Députés, membres du Parlement panafricain;Avant d’entamer tout propos, permettez-moi de souhaiter la bienvenue à Monsieur Michel Sidibé, digne fils d’Afrique, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA qui a bien voulu se rendre à Midrand, pour confirmer sa collaboration et son appui aux Parlementaires panafricains que nous sommes.(Applaudissements)Par la même occasion, je salue l’engagement des Leurs Excellences Kgalema Motlante, ancien Président de la République d’Afrique du Sud et Madame Speciosa Wandira-Kazibwe, ancienne Vice-présidente de la République de l’Ouganda, qui n’ont ménagé aucun effort à se joindre à nous, en leur qualité des champions de la lutte contre le VIH/SIDA.Aux noms des tous les collègues Parlementaires panafricains, Leurs Excellences, je vous remercie pour votre engagement et votre présence constante parmi nous.Honorables députés,Très chers collègues.Les Parlementaires panafricains des Commissions de la Santé, du Genre, du Commerce, et des Finances, en collaboration avec l’ONUSIDA, la Commission de l’Union Africaine et les partenaires au développement, ont organisé, les 5 et 6 octobre 2017, ici, à Midrand, au siège du Parlement, une réunion de haut niveau sur la réalisation des objectifs de développement durable en matière de santé.Cette réunion visait à créer une plate-forme pour le dialogue et le plaidoyer en faveur de la participation accrue des parlementaires aux questions de santé, en générale, et en particulier le VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme en Afrique.Cette assise a amplifié l’appel pour une augmentation du financement national de la santé et une utilisation plus efficiente des ressources disponibles en vue du renforcement du système de santé tel que contenu dans la Déclaration d’Abuja de 2001 qui demandait aux gouvernements de chaque État membre de l’Union africaine, d’allouer au moins 15 % de son budget annuel au secteur de la santé.Au cours des échanges, les participants ont élaboré des stratégies pour:renouveler les engagements sur la santé et réexaminer les cadres politiques de l’Union africaine,surveiller et suivre la mise en œuvre des politiques, résolutions et déclarations adoptées par nos Chefs d’États;renforcer les engagements parlementaires en matière de plaidoyer et de responsabilité, et redynamiser la capacité de supervision des objectifs du cadre catalytique de l’Union africaine sur l’éradication du VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme d’ici à l’an 2030;mobiliser des ressources intérieures pour le financement de la santé et du VIH afin d’assurer la viabilité financière et la sécurité des approvisionnements des produitspharmaceutiques de bonne qualité en Afrique.Honorables députés,Très chers collègues,Afin de pérenniser nos actions de riposte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, il nous faut:optimiser les ressources et améliorer l’efficacité des allocations. Dans certains pays, environ 30 % des fonds alloués par le Fonds mondial ne sont pas dépensés;Augmenter les ressources nationales non seulement pour la contribution, mais aussi en tant que champ d’action. La plupart des États membres, est en grande partie, financée par des ressources extérieures; ce qui les expose aux fluctuations du financement;Explorer le mécanisme du financement pour la viabilité à long terme. Cette mesure doit comprendre, entre autres, l’assurance-maladie, la couverture sanitaire universelle, le secteur privé, etc. afin de garantir la préparation d’un plan de transition.Honorables députés,Très chers collègues,Fort de tout ce qui précède, un plan d’action était élaboré conjointement par la Commission permanente de la Santé, du travail et des Affaires sociales du Parlement panafricain et l’ONUSIDA, que je vous demande d’adopter afin de permettre à notre partenaire, l’ONUSIDA, de mobiliser les ressources techniques et financières pour ce combat.Ces actions sont accès sur les quatre points suivants:1.Leadership et plaidoyer:Créer des opportunités pour renforcer la capacité des députés et des commissions parlementaires en matière de plaidoyer pour la santé et le développement;Mettre en place un forum interparlementaire pour contrôler la mise en œuvre des résolutions, décisions de l’Union africaine sur la santé.2.Santé, financement et durabilité:Préconiser des solutions novatrices et diversifiées pour financer la santé, y compris l’expansion de l’espace fiscal, en vue de générer des revenus pour la santé;Accès aux médicaments et sécurité d’approvisionnement.3.Accès aux médicaments et leurs sécurités d’approvisionnement:Mener des actions de plaidoyer auprès du Gouvernement et des Institutions africaines afin qu’ils soutiennent la mise en œuvre du plan de fabrication des produits pharmaceutiques pour l’Afrique;Défendre activement l’accès universel aux médicaments et aux soins de santé.4.Prévention et justice sociale, VIH, tuberculose et paludisme:Promouvoir des services de santé équitables et non discriminatoires et accorder la priorité aux jeunes, femmes et adolescents;Accès les interventions sur le VIH/SIDA et la tuberculose au niveau de la famille, grâce à des services de porte à porte.Honorables députés,Si nous nous mobilisons tous pour lutter contre le VIH/SIDA, nous allons sauver la vie à nos électeurs.Sur ce, je vous remercie pour votre aimable attention.(Applaudissements)
M. LE PRÉSIDENT:Chers collègues,Je voudrais vous lire l’article 37 alinéa 3 de notre Règlement intérieur:« Avec l’autorisation du Président, l’ordre du jour des travaux figurant à l’ordre du jour peut être modifié lors d’une séance ».C’est ainsi que je m’en vais vous proposer les modifications suivantes dans notre ordre du jour.Parmi les prises de parole, c’est S.E.M. Michel SIDIBÉ, Directeur Exécutif d’ONUSIDA qui prendra la parole en premier, ensuite Madame la Vice-présidente en second et enfin S.E.M. Motlante Kgalema, ancien Président d’Afrique du Sud.Si cette modification est acceptée, nous l’adoptons ainsi.Je donne donc la parole à S.E.M. Michel SIDIBÉ, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA pour sa prise de parole.Monsieur le Directeur,Vous avez la parole!
MR MICHEL SIDIBÉ [EXECUTIVE DIRECTOR OF UNAIDS]:My brother, President Motlante, my sister, Vice President Siphesihle Zara, my brother, President of PAP, dear Parliamentarians. Let me start by saying that what I experienced today is something I will never forget because it is a great sign. It is a sign that you are creating space for a public dialogue and that you are very serious about accountability, transparency and that you want to make sure that this House will be a healthy one. So, I want to say that I was not offended, but instead, I was very happy and surprised by your decision to challenge the Chair and to make sure that we can be transparent about issues. That is what we are expecting from Parliamentarians from our African Parliament. Thank you very much for your leadership.You know that HIV is a peculiar issue. When I took the leadership, I decided not to consider HIV as only a disease, but a people-centered approach and that is where we have been able to use the Parliamentarians, to use your voice to make sure that you help us to break this conspiracy of silence. Few years back, you remember that no one wanted to even talk about this disease; people were scared, people were thinking that it was a disease of others, it was not us, it was about them, but you helped us. You brought this people centered approach and you have been able to bring the voice of the voiceless through your advocacy to make us able to transform the fight and today, I want to say three things to make a difference: one is the leadership, the leadership of President Motlante. I remember when we were really challenged with the issues in South Africa; he gave me chance to go to his home, not to his Office, to have dinner. We spent three hours discussing, trying to understand what we should do differently to make sure that we really change these paradigms which were there, where we were seeing people dying, people not having access to treatment.I say again that without leadership we cannot win, it is impossible and your leadership is key.Secondly, partnerships with the civil society, with the community leaders and with all the people who are not in this room, who we need if we want really to make a difference is important.Lastly, I want to speak on innovation, we brought destructive innovation in the HIV/AIDS fight. You should remember that a few years back, we were giving 18 pills a day to someone who was sick and today we are giving one pill a day. Soon it will be one injection every four months. Without that, we could have never been able to go to scale with our programs and we are seeing progress today. For the first time, we have more people on treatment than people waiting for treatment. 21 million people are on treatment, but do not forget again that in 2001, in South Africa, we had only 90 people in public service who were having access to treatment. Today there are 4.3 million on treatment and that is what happens in many places in our continent.Countries are telling us that they do not have babies born with HIV anymore. South Africa used to have 70 000 babies born with HIV every year. Today, there are less than 3 000 babies born with HIV. So, we are seeing progress and this progress will never be sustained without you, it will not be sustained for the same reason. To sustain our gain, we need you to be able to change the status-quo by making sure that we have the right legislations, we pass the budget which can be helping us to make sure that we invest in the right areas and also helping us to not have the new conspiracy which could be complacency. We should say that we do not want complacency and want to continue to demonstrate that we can end by reducing new infections everywhere and by making sure also that we reach our adolescents.When I talk about this crisis, I am very scared. I just came from Lesotho yesterday and I met a lady who told me that when she was 28 she was forcibly sterilized because she was HIV positive, because she was faced with abuse and today she does not have any reproductive life. We need as Parliamentarians to make sure that we do not accept such discrimination, stigma and exclusion. More and more of our adolescent girls are, unfortunately, being infected because they are faced with many factors and I know my sister can talk about it; that is, not continuing with school or being pregnant, early marriages and early pregnancies. We need to address those issues and with your help, we can do it.We need also to understand that today in Africa, and I am repeating it, today we are consuming the medicine in this continent and only 3% of that medicine is produced in Africa. We should change that. We should be able to produce our own medicine today, I said 3 %. We have been able to reduce the price of medicine from US$15,000 per person per year to US$75 per person per year, but that is not enough. 90 per cent of our people, who are on treatment today, are on treatment based on resources which are coming from abroad. We need also to make sure that we have a budget for our investment from domestic resources. If not, it will not be sustainable. If they stop giving us money, we will be losing completely the capacity to give treatment to our people. So, I really beg you, I want you to be our ally to make sure that we transform health from just a cost by challenging Minister of Finance. Making them understanding that is not about cost, it is about investment.When you are in Sierra Leone and you have ebola, you cannot contend how you will contain it. There is one doctor for 45000 people. That we need to change and that cannot be changed without Parliamentarians, without you your commitment, without you really taking this voice and demonstrating that the only thing we can do for our future generation is to have a healthy society. Without a healthy society we will not have development and without development we will not have peace and without peace, I think we will be, unfortunately, lagging behind and that we do not want. We want you with us and I want to say thank you for giving me an opportunity to be here. I want to congratulate you, again, for your effort to adopt a Parliamentarian Plan of Action on achieving targets in Africa. We will work with you, push and make sure that this resolution could really have a life in this continent. Allow me to just conclude following on President Cyril Ramaphosa’s State of the Nation Address. I also want to quote Hugh Masekela: "I want be there when the people start to turn it around, when they triumph over poverty, I want to be there when the people win the battle against HIV/AIDS. Thank you very much.
M. LE PRÉSIDENT:Thank you very much.Je voudrais reconnaitre la présence parmi nous de Son Excellence Bethel Amadi, Ambassadeur de bonne volonté, que j’invite à prendre place dans la chambre.Monsieur l’Ambassadeur, venez prendre place dans la chambre.L’ordre du jour appel l’intervention du Docteur Speciosa Wandira, ancienne Vice-présidente de l’Ouganda.Madame la Vice-présidente, vous avez la parole.
H.E SPECIOZA NAIGAGA WANDIRA KAZIBWE [FORMER VICE PRESIDENT OF UGANDA]:Thank you, Mr Speaker, as we say in Uganda. The President of the Pan-African Parliament - I will say colleagues because I have been a Member of Parliament for over 15years, I would like to thank you for the work that you do.I hope to borrow the language of parliamentarians in memory to say, I will just address three points with you because I know the power that you have as parliamentarians in your countries and as parliamentarians for Africa.I would also like to register the support that the leadership that this Parliament gave me when I stood for the position of Chairperson of the African Union Commission. I would like to thank you very much.The issue to do with the health of Africans was at the centre of my campaign then. But it is not when I started. I believe that if we continue as leaders, because leadership is number one, we have to be very clear about what we want to achieve.You have read all the documents that I have been produced. And as the champions for an HIV/AIDS free generation and having been a member for this body for many years from the time of inception, I would like to reiterate that Parliaments have been at the centre of making it possible for us to push for the advocacy that has been necessary in the HIV/AIDS journey.What are issues that I would like to bring to your attention? And my colleague, Michelle, has alluded to what they are. But as a former parliamentarian and former Vice President of my country for a good number of years, almost 10, I know the limitations to what is possible. I also know that focus is the key to enabling us move forward.What is it that we want to address? We want the health of Africans so that we can transform Africa. We want the policies that need to be put into place to ensure that Africans by themselves, with support from the outside, are in a position to push the health agenda themselves.But we also know that forces continue to move us in directions that would not enable us to focus. As champions we say, ‘the most important thing in this battle that will enable us to sustain whatever we have achieved is ‘prevention, prevention, prevention’.And the treatment we advocate for is also part of the prevention. As a medical person and also as a social scientist, I would like to tell you that the policies in our countries say the same thing, but do different things.I see that we have ministries of diseases in Africa, but not ministries of health. A health agenda is a holistic agenda the way the HIV/AIDS Agenda has been presented to the whole of Africa and the world.So as parliamentarians, you have to be on the alert to ensure that whatever policy in health is put into place in the country is geared towards ‘prevention, prevention, prevention.’ The budgets that our countries put forward will move the Africa agenda because many times even when you look at the AU policies on health, they are pushing for medical technology at the expense of prevention. They are pushing for us to build more hospitals.As a health person and mother, I keep on saying that when you cook rice everyday in your home, your child will believe that rice is the best food for them. So, are we continuing to call Africans to fall sick by ensuring that our health budgets build hotels? Because the indicator of success of the health ministry is not the construction that is taking place in the country - that is indicated under the construction sector. So, when we look to the Abuja Declaration and the 15%, what is that money in your country, however little it is, doing for the health indicators of your people?I would also like to say that when we look to the future, our children are now the future of Africa. How are we relating them in terms of health? How are we pushing the agenda? Is the agenda for our adolescents for health best tackled from the ministries of health? Where are our children in relation to other policies in Africa and in the countries? How are we engaging the ministries of health?The leadership for HIV has brought the ministries of health on board. But as we debate, and the committee chairperson has actually put forward that how much of the education agenda is actually a health agenda?Mr. President, a lot of what we talk about like gender, violence, sexuality or having our children give birth early and therefore are exposed to HIV/AIDS - how is that interlinked to enable us to say that we have a budget?How are we interlinking these adolescent and health agendas to the ministry that takes care of our culture? That is the ministry responsible for the social sector in terms of policies on labor, issues of gender violence, youth, women and children.As you debate this report on the health of our continent, how are you looking at the budgets, policies, the interaction of these ministries with communities and all the collaborators to ensure that the resources we have are actually going to be streamlined and used in accordance with what we need? In many countries, each ministry is a silo and a kingdom for those that are holding it - some even go on to say, "that is my budget" forgetting it is the people’s budget because the Treasury belongs to the people and you are just an implementer for their wishes and what needs to be done.I would like to ask the Pan-African Parliament to do an inventory of how many countries in Africa have done national health accounts. After that, this is where we can be in a position collectively to say that Country ‘A’ is in a position to have enough resources to apply to the medical or clinical care of its people for us to be able to achieve universal health coverage.Everybody talks about the Abuja Declaration. Universal health coverage comes like fad and everybody registers and assents to it. Then you look at issues of the social determinants of health which are key to the prevention of health in our countries if we are to get the money we use for the preventable diseases for us to be able to say that we can put money together and buy enough medical technology without being held at ransom by our partners and those that lend us money to move forward.As a champion who is not looking for votes anymore because even after the AU, I gave up halfway, I can tell you that Africa has the money for us to be able to finance our medical care or whatever we need to do. That evidence is necessary and it should come from the centers of excellence.My question is; how much of it do you use as the Pan-African Parliament? Or you are just using it from briefcase researchers. The centers of excellence in Africa are now up to it and they can give us evidence to collate all the sectors and for example say, "If our population is not healthy, if we do not address issues of settlement, if we do not address issues of pay, if we do not address issues of labor..." - because we are now talking about the dividend, we shall not be able to stand high as Africans.Africa is the fastest growing continent and if we do not look at the finances and how to save whatever we waste in many ways, for example, on our ministers travelling right and left and returning home with nothing new - with people thinking that if I attend a conference, I am going to get something.Africa has a young generation that knows what we are doing and they have their eyes on us. So, we should be in a position to involve them in all these decisions so that we can say that using evidence for policy, programming and working with the centers of Excellency - having the national health accounts and using the model of how we have fought HIV/AIDS to date, is the model for handling health issues in Africa.I am telling you all this, Mr. President, because I am a clinical person and surgeon. I am now even a social scientist and can link whatever is going on. I have worked in different ministries, and I can look everybody in the face, even in my country. I have looked at the national health accounts of my country - when everybody in the country was saying that we could not treat every person who is infected from the national health accounts by looking at the money which comes in and what we generate.Mr. President, if we have policies that will empower Africans to produce more and pay taxes, we shall be able to stand high by taking charge of our health and we can finance it because we are preventing what should be prevented and tackle those issues at the end of the day that are going to make us reinvent the wheel because we all know the saying and the man who said it - that only fools do the same thing, the same way and expect different results. I know that this Parliament does not have a fool otherwise; your people would not have elected you.I thank you for hosting us here. I personally believe that when the Pan-African Parliament is given its rightful position in the affairs of Africa, then we can talk about Africa being together with cohesive and coherent policies and leadership for us to move forward together. I thank you very much.(Applause)
M. LE PRÉSIDENT:Maintenant, je voudrais donner la parole à Son Excellence Kgalema Motlante, ancien Président de la république d’Afrique du Sud, en sa qualité de champion du VIH/SIDA.Excellence Monsieur le Président de la République, vous pouvez vous exprimer à partir de votre chaise.Excellence, vous avez la parole.
H.E. KGALEMA MOTLAN [FORMER PRESIDENT OF THE REPUBLIC OF SOUTH AFRICA]:His Excellency, Hon. Roger Nkodo Dang - President of the Pan-African Parliament,His Excellency, Hon. Aurelien Simplice Kongbelet Zingas - Former Minister and Hon. Chairperson on Health for the Pan-African Parliament,My dear brother Michel Sidibe - Executive Director of UN-AIDS,Her Excellency Dr. Specioza Naigaga Wandira Kazibwe - Former Vice President of Uganda and fellow Champion,Hon. Chairpersons of Committees,Hon. Members of the Pan-African Parliament and Members of ParliamentEsteemed colleagues from the UNAIDS as well as Champions and all other international partners,Esteemed colleagues from Civil Society Organisations and the private sector,Ladies and gentlemen,Thank you once again for inviting me to deliver today’s address representing the Champions for an AIDS free generation. In this spirit, I warmly extend our collective greetings. The Champions Programme as many of you may know, brings together a group of former Heads of State and Government from across the continent acknowledging that the responses to HIV and AIDS have been inevitably lead to complacency, hence, since the inception of the programme in August, 2008, the Champions have been committed to mobilised, engaged, accountable and responsible leadership. As a group, we advocate the highest political level of leadership for a commitment to ending AIDS in Africa. In doing so, we encourage fellow African leaders to step up efforts and commit to the policies, laws and practices that are human rights responsive and evidence-based in the national responses reinforcing best practices on the continent and highlighting the progress made.As Champions, we have especially allocated time and effort to engage the legislature in all the countries that we have visited, convening regional bodies and groupings of Parliamentarians as evidenced today. The rationale behind doing so is an awareness of the importance of your role in national development in parliamentary debates and as representatives and voices of the people and in engaging with their individual constituencies. We have long recognised that without parliamentary involvement in AIDS and health development, our nations cannot go anywhere. The legislature, as determined by its mandate, defines laws, debates and passes budgets, monitors implementation and calls Government and the nation to order.It is these commitments that inspires and informs my address to you today. Today, one of our Champions, the Hon. Kenneth Kaunda receives the UNAIDS lifetime Achievement Awards for his tireless efforts on HIV and AIDS. Since retiring from politics, he has repeatedly evidenced his commitment to combating these public health threats on our continent through an intimate connection with the African people and the work of its foundation. Most keenly, he has been a key spokesperson for breaking stigma, being the first leader to publicly share his family’s personal connection to AIDS. Likewise, this year, we celebrate the centenary of Nelson Mandela’s life. In this moment, we must recall that shortly after Kaunda’s public announcement, Mandela too shared the loss of his son to AIDS. Such declarations at the time combated what had since remained at the level of a whisper in public discourse and fought the shame that surrounds this illness.It is joined with these two great leaders of Africa that we gather at this august Pan-African Parliament today, with a view to further explore in deep conversations on the critical role that leaders, Parliament and parliamentarians have to play in the health sector following on the previous meeting in October of 2017 and the tabling of a draft resolution to move the AIDS response forward. In fulfilling this mandate, we are tasked with ensuring that no one is left behind in the scope of our collective effort as we seek to achieve an AIDS, malaria and tuberculosis free generation and bring an end to the public health threat these collectively cause. Such a goal transcends political affiliations and any partisan beliefs while simultaneously acknowledging that political commitment from the highest levels of African leadership in all sectors is essential to arriving at meaningful and strategic responses that go beyond dialogue and discourse.The draft resolution on realising the right to health and achieving health targets for all in Africa, notes are shared, responsibility for health and need for solidarity among all stakeholders who seek to improve the health sector. It stresses the importance of accessible, affordable and effective health care services, particularly for the vulnerable people who are often denied access and are confronted with several barriers to treatment in poverty stricken settings. Therefore, it calls upon all parliamentarians in Africa and Pan-African Parliament to strengthen their commitment and sustain the investments in the health sector to achieve health targets in Africa and the sustainable development goals.Hon. Members, these draft resolutions critically recognises that Parliament as an institution, remains a central agent of change to drive social and economic development through oversight and legislative interventions. Thus the role of all gathered here today is undoubtedly one that is central to the achievements of the goals of the Champions, democratic endeavour and betterment of public health, as a decision taken here impact on the law fulfilling social justice and budgeting across the continent. We are thus called to use the power and privilege afforded to us to ensure equal access to health services for vulnerable and hard to reach populations. As the draft resolution requests, we are called to facilitate collaboration and exchanges among regional and national Parliamentary bodies with the view to enhance the capacity of Parliamentarians to monitor all policy and programme areas as well as budgetary and legislative activities.Addressing the continent’s health threats cannot happen without such partnership which must extend to civil society, academic institutions, Non­Governmental Organisations, multi-lateral organisations, the media, health care workers, the private sector and global stakeholders. As such, the draft resolution centralises the importance of collaboration and building partnerships to achieve the health related sustainable development goals. The gains which have been made in the present are the result of multiple interconnected efforts. The draft resolution notes the effectiveness of the UNAIDS fast track approach to ending AIDS. It states that more than half of all people are currently living with HIV; represented by 19.5 million people are currently accessing life saving treatment. Still, those presently without access need to be given our urgent attention and efforts as we devote an important percentage of each country’s focus to health care.The progress report by AIDS-Watch Africa and African Union body that is composed of sitting heads of states that focuses on AIDS, TB and malaria requested the annual submission of an Africa score card on domestic financing for health. As you will recall, more than a decade ago, one of our Champions, former President Olesegum Abasanjo, convened African Leaders in Abuja, Nigeria, where a milestone commitment of 15% of the national budget was to be spent on health; a commitment that was re-affirmed in 2010 in Kampala, Uganda. This was a critical decision especially designed to increase domestic funding for health and address infections, infectious diseases hampering the development of the continent.Importantly, it was also a strong stand on ownership of the health issues in the continent. We now have proof from our past experiences that if we have a sustained and incremental investment, both national and international, then our benefit will be greater in the future. The most recent scorecard has revealed that the goal of 15% is currently met by Swaziland, Malawi, Gambia and Ethiopia, closely followed by Central African Republic, Djibouti, South Africa and Tunisia. All of whom are in the region of 14%. Such monitoring tools enable all working within the health sector to track efficacy, currency spent, gaps in investments and the nations that need our assistance. As well as issuing challenges to this Parliament.As the Champions, we seek to commend it for the draft plan of action in response to the declarations and commitments made to move the AIDS response and health sector forward. The plan identifies four action areas for the Pan-African Parliament and all African parliamentarians. These are:1.Leadership, advocacy and accountability;2.Health financing and sustainability;3.Access to medicine and commodities security and universal health coverage; and4.Prevention and judicial as well as social justice.It was developed with the purpose to firstly guide the Pan-African Parliament, regional parliamentary bodies and national Parliaments to undertake concrete action by enacting protective laws for people living with HIV, key populations and vulnerable groups. Secondly, advocate among their peers on the continent to take concrete action in achieving the UNAIDS, fast track targets by 2020, with a view to end AIDS by 2030, as a public health threat. Thirdly, develop mechanisms for effective oversight and accountability of African Governments and recommend methods of engagement between the Executive and legislative branches of Governments and between Parliaments and civil society on the AIDS response and lastly, mobilise national resources by front loading investments particularly in the health sector and through innovative mechanisms including national health insurance, tax and fiscal space.It should be noted that two goals are scheduled to be achieved by the end of 2018. The first is the achievement of legal reforms that includes the removal of punitive laws in line with UNAIDS fast track targets. The second is the establishment of an inter-parliamentary forum on health and HIV or other mechanisms to monitor implementation and performance of governments towards delivery of their national and international obligations including international human rights instruments universal periodic review as well as the Maputo Protocol.We must remember that discriminatory laws tend to deny access to health services, treatment and prevention of health threats particularly for vulnerable groups, key populations, adolescent girls, poor citizens, young women and people living with disabilities. Aligned with these legislative measures, the draft resolutions further calls national Parliaments in the Pan-African Parliament to ratify and where necessary, domesticate international treaties and conventions as well as the relevant optional protocols, the convention on the rights of persons with disabilities, the Maputo Protocol and to commit to the global strategy for women and children’s health.It makes further calls to Parliaments and Governments across the continent to seek guidance and domesticate the legal norms enshrined in model laws developed through consultative processes at the regional level. In terms of initiating internal processes of monitoring and evaluation, the resolution calls for the establishment of an inter­parliamentary forum to monitor progress and support the domestication and implementation of international, regional and national human rights instruments. These include; resolutions and decisions of the Commission on the status of women regarding women, the girl-child and HIV and to ensure that all health related obligations and recommendations therein are fully implemented and respected by all levels of Government.As we know, health is a central human right that is affected by numerous and interconnected forms of structural discrimination and injustice. Therefore, creating tools to supervise this is indispensible to the task of achieving our targets.As I conclude, I wish you open, candid and productive deliberations on the draft resolution and programme of action. I hope the outcome of this discourse will continue to move the continent forward in addressing its ever pressing health threats and contribute to achieving our democratic goals, enhancing our attempts to address health and development. Therefore, on behalf of the Champions, I affirm my commitment that we stand ready to march with you in all processes and, therefore, assure you that our unwavering and practical support will always be available to you. As such, we keenly await the outcome of your dialogue and wish you every success in your deliberations. I want to thank you for your kind attention.(Applause)
THE PRESIDENT:Thank you very much, Your Excellency. Now I want to give the Floor to honourable members. The first on my list is hon. Aminata Nyang from Mauritania.
HON. AMINATA NIANG [MAURITANIE]:Merci monsieur le Président,Monsieur le Président,Le droit à la santé est un droit fondamental pour lequel les parlementaires que nous sommes, doivent se mobiliser et s’engager pleinement.Comme nous le savons tous, le SIDA est un fléau qui a fait des ravages en Afrique, et il est grand temps que notre cher continent soit libéré de ce fléau, et pour cela, il faut la mobilisation de tous, particulièrement celle des parlementaires que nous sommes car nous les parlementaires, nous sommes ceux qui votent, adoptent, mais également ceux qui contrôlent la mise en œuvre des lois. Nous avons donc un rôle crucial à jouer dans la mise en œuvre des lois relatives à la santé publique.Nous sommes aussi ceux qui sont en contact direct avec les populations, nous pouvons donc contribuer efficacement à la sensibilisation de nos populations sur les questions relatives à la santé publique.Je vous félicite au sujet de la collaboration entre ONU/SIDA et le parlement panafricain, car cette collaboration sans nul doute, va permettre de faire avancer cette question relative au droit à la santé. Comme nous le savons, le parlement panafricain à travers sa commission de la santé est très engagé dans le combat et la promotion de la réalisation du droit à la santé en Afrique.Nous recommandons donc d’approfondir cette collaboration et de renforcer davantage la capacité de nos parlementaires pour qu’ils puissent jouer efficacement leur rôle, et aussi qu’ils contribuent pleinement à la mise en œuvre des lois relatives au droit à la santé en Afrique.Je vous remercie.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, chère collègue.Je vous annonce que j’ai une liste de trente cinq (35) députés qui veulent prendre la parole.Trente cinq, je suis au numéro deux qui est l’Honorable Regina ESPARON des Seychelles.
HON. REGINA ESPARON [SEYCHELLES]:Thank you Mr President. I would first of all like to thank the presenter for a very interesting presentation, which has surely kept us awake at this time of the day.As we spearhead effort for the world to understand HIV/AIDS, how to treat it and how to prevent it, we cannot have two-speed approach to end AIDS, unless we adopt the holistic approach to encompass everyone.It is imperative that we uphold and ensure the principles that we adhere to are rights to health because if it is not properly addressed, it will further marginalise the problem which will escalate and this could be a risk that we would not in the end sustain development goals or the set target by 2030. Hence, let us be more cohesive in our approach.We need to synchronise our efforts and let us earmark resources to tackle health issues. It is of paramount importance to have human and financial resources to tackle the prevention and to prevent the wild spread of HIV/AIDS infection in the African Continent. Let us pause and rethink of our priority. Is spending our budget on small arms and light weapons really our priority over the health sector or in saving human life?Dear colleagues, parliamentarians, it is my view that the issue of HIV/AIDS should be given the utmost attention. We need the political will of our Heads of state and Government to jump on the bandwagon and assist us in fighting against HIV/AIDS.It is only when other stakeholders are on board and proper resources are allocated that we will be able to achieve the Sustainable Development Goal to eliminate new HIV infections by 2030 and achieve the health target in Africa.I thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, chère collègue. Je donne la parole à l’honorable THOKOZILE DIDIZA de l’Afrique du Sud.
HON. THOKOZILE DIDIZA [SOUTH AFRICA]:Thank you very much, Mr. President. I also thank the panelists that have given us the input, starting with the chair of the committee. Indeed, I would like agree and concur with the input that has been given by the champions in particular.I very much like the issue that was raised - that while we are dealing with issues of treatment, we should not de-emphasise the importance of prevention because that will enable us that when we attack these challenges that we are facing on all fronts.Mr. President, I would also like to agree with the need for continuing with the work on advocacy to particularly ensure that we deal with the issues of discrimination and de-stigmatization as well as the issue of de-criminalization. In this instance, I would like to thank members of the SADC Parliamentary Forum who are here present. They worked within SADC to actually ensure that we win this debate against de-criminalization.It is important for us to reflect on why it is important. When HIV/AIDS was stigmatized, people did not feel confident enough to come out. They did not even feel confident enough to get treatment. I think it would be the same if it is criminalized because then, you would have more people not wanting to present themselves for testing and treatment. And I think that it is important that we support that call even in our national parliaments so that when we do the legal reform, we ensure that we do not criminalize HIV/AIDS and there by pushing people into hiding.can take care of these children. I have listened all along and we have talked about decriminalizing and issues that are related to the HIV/AIDS patients, but we must lay emphasis on how to take care of the children left behind and who are the children of the victims of AIDS. This is the point I thought I should make.Thank you very much, Mr. President.I also would like to agree with Uganda’s former Vice President, Dr Specioza Wandira Kazibwe, when she raised the issue of developing health accounts that can be used to assess how countries are spending on health and not just on treatment but also on the infrastructure and the human resource capacity that is required.Chair, I hope that our committee working together with all of us in our national parliaments will continue with this advocacy work and also lead in ensuring that budgets are actually availed so that we can have victory in dealing with HIV/AIDS that indeed in our lifetime, and in the lifetime of our children, we will actually have an AIDS free Africa.I thank you.
THE PRESIDENT:Thank you very much. Now I want to give the floor to honorable JOSEPH MBAH-NDAM from Cameroon.
HON. JOSEPH MBAH-NDAM [CAMEROON]:Thank you Mr. President. I want to add my voice to congratulate the presenters and to emphasise on the protection of the children left behind by HIV/AIDS victims. Our nations should focus on structures that
THE PRESIDENT:Thank you honorable member. Now I want to give the floor to honorable AMIN HASSAN OMER from Sudan.
HON. DR. AMIN HASSAN OMER [SUDAN]:شكراً جزياالسيد الرئيس،الشكر موصول أيضاً لمقدمي الأوراق، ولضيفنا الكبير الكريمالرئيس الأسبق لجمهورية جنوب أفريقيا.لاشك أن قضايا التنمية في أفريقيا مترابطة وشديدة الترابط خاصة الاجتماعية منها، وخاصة قضايا التعليم والصحة. ولاشك أن التعليم يُورث القدرة بالوعي الصحي، على اعتبار أن الصحة مطلوبة لأي نهضة ولأي تنمية في بلد من البلدان ولاشك أن الحديث عن مواجهة الأمراض يكون في إطار أوسع من إطار العمل المباشر، من خلال استراتيجية شاملة، سواء في الوقاية أو المعالجة، لذا لابد من إطار أوسع يشمل الأوضاع الاجتماعية خاصة الفقر، و هنا نسلط الضوء على فقر النساء والأطفال الذي يؤثر بدرجة كبيرة في المواجهة الشاملة لهذه الأمراض الخطيرة التي تفتك بأفريقيا، خاصة أمراض الإيدز والسل والملاريا. ونحن نستحسن تراجع مرض الايدز كثيرا، ولكننا نعلم أنه يتراجع بنسق أبطئ من تراجعه في القارات الأخرى، وهذا تحد لسكان القارة الأفريقية لمضاعفة الجهود المبذولة في مواجهة هذا المرض الخطير، والأمراض الخطيرة الأخرى، مثل السل والملاريا.الشك أن للبرلمانات دور كبير في توفير الموارد الستراتيجية شاملةلتحقيق األهداف التنموية، خاصة مواجهة األمراض الخطيرة، وأهممن ذلك كله أن تؤكد البرلمانات على االلتزام بالنسب في الميزانياتالتي التزمت بها الدول إقليمياً أو دولياً، حتى نتأكد من أن الموارد الكافية تذهب للقطاع الصحي وتستخدم بالشكل الصحيح، خاصة في المجالات الحيوية مثل مجال الوقاية، وفي مجال المواجهة التوعويةلهذه الأمراض، خاصة في مجال التصنيع الدوائي.لكننا لم نستحسن خبر ......... (قاطعه السيد رئيس الجلسة وشكره على المداخلة)
THE PRESIDENT:thank you honorable meber. I now want to give the floor to honorable Eduardo Joaquim Mulembwe from Mozambique. He is not in the chamber. I now give the floor to MUHAMMAD REZA CASSAM UTEEM from Mauritius.
HON. MUHAMMAD REZA CASSAM UTEEM [MAURITIUS]:Thank you, Mr. President. Please allow me to also congratulate all the guest speakers that we have had.Back in my hotel room, there was a pamphlet and on it was written, "AIDS is not a health issue, it is a human rights issue. This is because an unborn child has the right to be born without AIDS and it is important that no woman ever gives birth to a child who has AIDS."How can we parliamentarians ensure that there is better accessibility to health? We parliamentarians can make it a reality to have an AIDS free society, not by discrimination but by making sure that we advocate for better budgetary allocation. Our resources are limited and we all know that. We need to prioritize and be able to identify those areas where we can effectively invest in health care.Once we have done that, we need to call the Executive to order through our parliamentary questions, scrutiny and our oversight of the budgetary allocations. We need to ask whether the budget has been well spent and whether it has achieved its objectives. We also need to know the time to review these objectives.We also need to use our legislative powers to ensure that everybody has access to health care and that there is no inequality and discrimination in accessing health care.Even in Mauritius, as I speak to you, a Bill has been introduced in Parliament and it is going to be debated next week. The Bill is about donation and transplantation of human organs. So you can see that even in Mauritius where we have been enjoying free health care, our Parliament is coming up with new laws to enhance the access to health care.Mr President, I was very surprised to hear that only 3% of the medicines consumed in Africa is produced in Africa. This is something that we, as Africans, can remedy to through giving the fiscal incentives to allow the big pharmaceutical companies to start manufacturing in Africa.We should negotiate with these pharmaceutical companies so they be allowed to produce generic medicines because we know how branded medicines are very expensive.Members, if we are not able to do that, then we should also come up with policies in regard to private health care. If the government is not able to provide the public health care, then it should give the private sector the necessary incentives to do that. Thank you.
THE PRESIDENT:Thank you honorable meber. I now want to give the floor to honorable SÉKOU FANTAMADI TRAORE from Mali.
HON. SÉKOU FANTAMADI TRAORE [MALI]:Merci Monsieur le Président.Mes points ont été pris en compte, par conséquent, je passe.
THE PRESIDENT:Thank you honorable meber. I now want to give the floor to honorable ALHAGIE S. DARBO from Gambia.
HON. ALHAGIE S. DARBO [THE GAMBIA]:Thank you very much Mr. President and the four presenters for the salient topics that each and every one delivered. Mr. President, health is a paramount issue as it is not a privilege, but a right. Equally, it is mentioned that life is a right, but life is meaningless without good health. It is also observed that in our societies, the children and the poor are very vulnerable in as far as their health is concerned. In this case, it is our duty to ensure that investment and budgetary allocations are made for the people who are vulnerable.Therefore, this move or the presentations are made to ensure that reforms are made. However, Parliaments at both continental and national levels should be promoting measures to have a healthy environment.Mr. President, to invest in weapons, arms and ammunition is something that we tend to consider as protecting lives and properties. I guess that if we equally give significant importance or attachment to that, focus should be put more on trying to do more in the health sector in terms of trying to save lives, rather than the security as is the order of the day.On that note, I thank you.
THE PRESIDENT:Thank you honorable meber. I now want to give the floor to honorable MARIE CLAIRE JEANNE MONTY from Mauritius.
HON. MARIE CLAIRE JEANNE MONTY [ÎLE MAURICE]:Merci Monsieur le Président de me donner la parole.Je profite de l’occasion pour féliciter le Président de la Commission Permanente de la Santé, du Travail et des Affaire sociales ainsi que tous les membres de la Commission. Mes félicitations vont également à tous les intervenants qui nous ont nourris de leurs réflexions.Monsieur le Président,J’ai retenu de l’intervention du Président de la Commission Permanente de la Santé, du Travail et des Affaire sociales, les principales préoccupations qui ont été celles du Groupe, entre autres, la tuberculose, le paludisme et le VIH/SIDA.Outre l’expansion de l’espace fiscal, l’accès aux médicaments, la prévention et la justice sociale, je retiens, Monsieur le Président, l’aspect leadership et l’importance du plaidoyer, à travers la mise en place d’un forum interparlementaire.Monsieur le Président,L’intervention et l’influence de la Commission des parlementaires du PAP doivent être beaucoup plus fortes, beaucoup plus prononcées et beaucoup plus pointues pour que le travail de conscientisation et d’intervention du Parlement panafricain, en tant que tel, et représentant les pays membres, puisse être beaucoup plus efficace.Monsieur le Président,L’inter-parlementarité demeure un des moyens clé pour nous permettre de mettre en place des mécanismes d’intervention et de transformation pour une Afrique plus saine.Parlementer et discuter, Monsieur le Président, sont, certes, une étape la plus importante, peut-être, mais aussi l’action doit être présente. La traduction de la vision des peuples en meilleure santé ne devrait pas demeurer un souhait, un plan d’action, mais un engagement ferme de répondre aux spécificités et aux besoins des nos États respectifs.Que la voix du Parlement panafricain se fasse entendre plus fortement et beaucoup plus tangiblement, Monsieur le Président!Il ne suffit pas que les Commissions se rencontrent et réfléchissent quatre fois l’an, de façon régulière, mais il nous faut être beaucoup plus au centre des actions!Il nous faut plus de collaboration avec les représentants des pays partenaires pour un travail soutenu, suivi, afin de pouvoir palper les avancées en matière de santé dans nos pays respectifs.Pour conclure, Monsieur le Président, permettezmoi d’exprimer mon souhait.Que les choses dépassent le stade de stagnation, car trop longtemps duré!Qu’au niveau de l’éducation, les décideurs des pays de notre continent, conscientisent nos parents et les enfants sur l’importance de l’alimentation!
THE PRESIDENT:Thank you very much dear colleague. I now want to give the floor to honorable CHARLES MAJAK ALEER from South Sudan.
HON. CHARLES MAJAK ALEER [SOUTH SUDAN]:Thank you, Mr President. I not take the Floor. I apologise.
THE PRESIDENT:Thank you very much dear colleague. I now want to give the floor to honorable HALIMA HASABALLAH from Sudan.
HON. HALIMA HASABALLAH [SUDAN]:شكرا أخي الرئيس،أستهل حديثي أخي الرئيس بالشكر للذين قدموا هذه التقارير الجيدة، وأرى أنه هناك اهتمام كبير بهذا المرض الخطير، وأؤكد اتفاقي مع ما قدم من تقارير، ومع ما قيل من مداخلات في هذا الأمر.أخي الرئيس،إن أفريقيا تستمد طاقتها من قوة شبابها ونحن نرى اليوم في هذا أنه هناك تهديدات كبيرة لهذا المرض المدمر الذي يقضي على التقرير الشباب وعلى الأطفال وعلى النساء. وعليه، يجب أن تغير وأن تسرعفي هذه الاستراتيجية.أيضاً، أؤكد اتفاقي مع المتحدث قبلي من السودان، فلابد أن ننظر لهذا الأمر بمنظور شامل، بحيث تشمل مكافحة الإيدز: التعليم والمناهج والتوعية، وأن نحشد منظمات المجتمع المدني بكل قطاعاتها، مثلا: الشباب، وكذا البرلمانيون والإعلاميون. يجب أن تغير النساء و الآليات التي تساعدنا في الخروج من هذه المشكلة.أيضاً، أقترح للتمويل أن نضع رسماً بما أننا مشرعين، وأنه من واجبنا أن تشرع قانوناً إطارياً لمكافحة هذا المرض. وعلينا أيضاً أن نضع في هذا القانون رسماً إضافياً على واردات الدول الأفريقية. إذ أقترح واحد في المائة رسم إضافي على واردات الدول الأفريقية حتى نوفر التمويل اللازم. كما أقترح على البرلمانيين أن يعملوا في هذا المجال، لا التشريع والمراقبة فقط، بل أن ينضموا إلى منظمات المجتمع المدني في بلدانهم وفي مجتمعاتهم وفي قراهم، حتى يتأكدوا من إنزال...(قاطعها السيد رئيس الجلسة وشكرها على المداخلة)
THE PRESIDENT:Shukran honorable member. I now want to give the floor to honorable AMOUSSOUVI KPADENOU from Togo.
HON. AMOUSSOUVI KPADENOU [TOGO]:Merci Monsieur le Président.Je voudrais, d’abord, remercier les éminents conférenciers qui nous ont entretenus cet après-midi. Nous avons écouté religieusement leurs communications que nous avons trouvées très intéressantes.Monsieur le Président,Je voudrais dire que les parlementaires sont suffisamment conscients de leur rôle et ils sont très engagés dans la lutte contre le SIDA. Mais, je dois dire que les parlementaires sont limités dans leur action par le fait qu’au niveau des parlements, c’est nous qui votons le budget, mais c’est l’Exécutif qui prépare le budget. Dans mon pays, nous n’avons pas le droit de modifier le budget. Donc, l’Exécutif ce qu’il nous amène, c’est ça que nous examinons et nous pouvons faire des réaffectations. Cela est possible, mais nous ne pouvons en aucun cas augmenter le budget. C’est pour cela que j’appuie un collègue qui a dit, tout à l’heure, que le problème, c’est un problème de volonté politique. C’est un problème de volonté politique, sinon ce mal nous pouvons le vaincre très facilement.Il faut qu’au niveau de nos États, nos Chefs d’États s’engagent réellement à lutter contre le SIDA. Tout à l’heure, pendant l’exposé on nous a fait savoir qu’il y a à peine ceux qui allouent 15 % de leur budget à la santé, les pays n’atteignent pas 10.Alors comment est-ce que vous voulez qu’on puisse réussir.Je dis que c’est effectivement un problème de volonté politique. Il faut qu’on aille dans ce sens, il est vrai que nous faisons des pressions, mais l’Exécutif a ses priorités.Merci Monsieur le Président.Il y a une seconde préoccupation que je voudrais évoquer, il s’agit des comptes nationaux de santé. Là, je voudrais tout simplement avoir une certaine clarification de cette notion de comptes nationaux de santé. Peut-être que dans mon pays ce compte n’existe pas. À la suite des explications, peut-être, que je vais mieux comprendre cette notion de compte national de santé.Merci Monsieur le Président.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, cher collègue.Je voudrais maintenant donner la parole à l’Honorable Jean Patrice France QUIRIN de Mauritius.
HON. JEAN PATRICE FRANCE QUIRIN [MAURITIUS]:Thank you Mr. President. Dear colleagues let me first of all express my sincere thanks and congratulations to all our guest speakers and also to my brother, the Chairperson of Health Labour and Social Affairs Committee, for the brilliant presentation.I am sure that we will all agree that the health indicators such as life expectancy, infant and maternal mortality amongst all of us in the region, in particular for Sub-Sahara in Africa are amongst the worst in the world.How many of our countries have achieved the Millennium Development Goals (MDGs)? How many of our countries have achieved universal health coverage? How many of us are set to achieve non targets of the World Health Organization (WHO) global and see the action plan and the targets for HIV/AIDS. We all sign up to international meetings.Mr President the time has come for us to watch for ourselves, however in all surety, we are doing all we can as Parliamentarians to ensure that our people realise the right to health and that we achieve health targets we so eagerly signed up to.As Parliamentarians, Mr. President and dear colleagues, we are in a unique position to influence decision-making to scrutinize policies to ensure that we adopt health in all policies approach. To ascertain that we have adequate regulatory framework for a healthy environment, to monitor progress towards achieved matter of health targets, such as the 16 Sustainable Developments Goals (SDGs) of targets and CD and HIV/AIDS targets we have signed up to. Most important perhaps is to ensure that the appropriate budgets are allocated to the health sector in line with the 2001 Abuja declaration.Mr. President, Ministers of Health of our respective countries meet regularly at international meetings organised by the World Health Organisation units, and other international Organisations which gives the opportunity to become well versed in strategies which have been generally agreed for a better health for our populations.Like many of us here, I am a member of the opposition. I have been given the responsibility by my party to follow-up on health matters in our Parliament. Here at the Pan-African Parliament, I was the Vice Chairperson of the Health, Labour and Social Affairs Committee for the last 16 months. So, I am convinced, Mr. President, that we all would be better equipped Parliamentarians to monitor and follow-up on health matters if we were...(Members time out)
THE PRESIDENT:Thank you very much dear colleague. I now want to give the floor to honorable DAVID ERNEST SILINDE from Tanzania. He is not in the chamber.Now let me give the floor to honorable EVANGELINA FILOMENA OYO EBULE from Equatorial Guinea.
HON. EVANGELINA FILOMENA OYO EBULE [EQUATORIAL GUINEA]:Gracias Señor Presidente, por darme la palabra. Podía en primer lugar fecilitar a todos los ponentes por los datos extraordinarios que nos han dado sobre la lucha contra la pandemia del VIH. Quería también hacer ver que la mayoría de los africanos no creen en la existencia del VIH, de manera que cuando a uno se le detecta que convive con el VIH se niega acudir a los lugares que los gobiernos establecen para el tratamiento, en mucho casos los anteretrovirales se caducan por que la gente la no quiere acudir a recibir tramiento, prefieren ir a las iglesias, prefieren ir a los curanderos, por eso quiero apelar a la conciencia de los parlamentarios aquí, que como son los que más estamos cerca del puebloque trabajemos para sensibilizar a nuestras poblaciones para que reciban el tratamiento adecuado del VIH, así también, podría decir de las vacunas, hay muchas madres que se niegan a vacunar a sus hijos deciendo que las vacunas traen enfermedades, por lo tanto, esos resultados podrían mejorar, si entre todos haciaremos el esfuerzo de trabajar un poco más. Muchas gracias.
THE PRESIDENT:Muchas gracias honorable Member. Now I want to give the floor to honorable NAZAR KHALID MAHJOUB from Sudan.
HON. NAZAR KHALID MAHJOUB [SUDAN]:شكراً الأخ الرئيس على الفرصة والتحية عبرك إلى ضيوفنا الكرام والذين تقدموا بالأوراق وحقيقة سعيد بأن قضية المثل قد أخذت مأخذاً جيداً في حديث المتدخلين وحديث الذين قدموا الأوراق. إذ وصل تعداد الوفيات جراء مرض السل في عام 2016 إلى 750 ألف مريض، مقارنة بالذين توفوا من الإيدز و الذين بلغ عددهم 1720 مريض فقط، في حين أن الميزانية المسموحة للسل هي ثلث التي تعطي لمكافحة الإيدز حول العالم، فمنذ عام 2000 حتى اليوم، أكثر من 13 مليون مريض توفى بداء السل في أفريقيا، وأكثر من 43 مليون أصيبوا بالمرض في هذه الفترة، وأكثر من نسبة %50 من مرضى السل لا يتم تشخيصهم في أفريقيا، وهذا وضع خطير للغاية. غير أن التأخير الاقتصادي والاجتماعي كلف القارة أكثر من 303 مليار دولار في هذه الفترة.هناك اجتماع مهم جداً في نيويورك في سبتمبر القادم 2018، يتحدث عن السل، سوف يحضره رؤساء الدول. إذ ضغطت جهات كثيرة جدا للدفع بقضية السل في مقدمة الأجندة لرؤساء العالم. ومن هذا المنبر، نسوق لكم ثلاث طلبات هنالك Global TB Caucus الذي تكون وفيه أكثر من 2500 برلماني حول العالم من أكثر من 50 دولة، والآن هناك Launching لـ TB Cacaus في برلمان عموم أفريقيا المزمع قيامه يوم السبت إن شاء الله. لذا نحن نطالب جميع وفود البرلمان بتشجيع رؤساء الدول لحضور هذه الجلسة في نيويروك في سبتمبر القادم، وأيضاً الخروج بقرار موحد بدعم موقف الـ Global TB Caucas، فيما يخص قضية المثل. كما ندعو جميع الوفودالموجودين هنا في هذا البرلمان الانضمام إلى TB Cacaus المزمع قيامه السبت القادم بإذن الله.شكراًاألخ الرئيس.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now want to give the Floor to hon. Mhamed Zakrani from Morroco. Hon. Mhamed Zakrani is not in the Chamber. Let me give the Floor to Hon. Bangirana Anifa Kawooya from Uganda. She is not in the Chamber, again. Let me give the Floor to hon. Purificacion Buhari Lasakero from Equitorial Guinea.
HON. SEN. PURIFICACION BUHARI LASAKERO [EQUATORIAL GUINEA]:Gracias Señor Presidente; Señores parlamentarios permitame felicitar a todos por la atención y responsabilidad con las que desempeñan sus funciones. Felicito también de forma especial a todos los ponentes por su fluidez verbal y sensibilización e información que nos han facilitado, de forma especial al Señor Director de UNSIDA; determina que el VIH, Sida es un enfoque, ya no una enfermedad, que requiere sensibilización, información, inovación, creatividad, acción, etc. Y es más nos informa que la ciencia ha ya mejorado muchisimo, y que ha pasado de 18 pastillas diarias a 1 pastilla.Hermanos, eso es un avance importante, y también que las mujeres tratadas ya paren los hijos sin el virus, sin embargo reclama la firma de los libramiento, es decir, la autorización en los dineros; por tanto, pide la colaboración política de los gobiernos, los parlamentarios, que somos nosotros. Señores parlamentarios la enfermedad de VIH, SIDA, ha hecho estragos en el mundo, y en áfrica en particular: dicho esto, aclamo que desde este Parlamento Panafricano legislemos por estas enfermedades endímicas, entre otros, el Sida, la Malaria, la Tuberculosis que acaban nuestros pueblos, entre otras, todos debemos involucranarnos cada uno de nosotros en nuestras áreas de influencias para sensibilización, favoreciendo asi los vulnerables; dicho esto debemos reinvendicar que todos los afectados tengan accesos a los medicamentos y que los gobiernos informen al Parlamento de los fondos que destinan para la solucion de estos problemas de salud, así como la metodología de utilizarlo, ya que sabemos el sistema que sufren algunos países en áfrica, que cuando se despone de unos fondos aparece un avispada del occidente y se lleva...
THE PRESIDENT:Thank you dear colleague. Now, I want to give the floor to Hon. Ibrahim Asane from Niger.
HON. IBRAHIM ASSANE [NIGER]:Merci monsieur le Président,Merci monsieur le présentateur,vous avez parlé de la tuberculose, le VIH/SIDA et le paludisme. La tuberculose voit réduire le temps de guérison et la prise de médicaments.Le VIH/SIDA, à ce sujet, vous parlez d’une piqûre de quatre mois. Le paludisme quant à lui voit évoluer et résiste aux différents produits. Par conséquent, le plus grand problème pour la population, c’est le médicament de la rue. Mais à quand le vaccin contre le paludisme? pour ce qui concerne ce vaccin, vous avez parlé de coût des produits, des produits de qualité et de leurs coûts. On sait qu’en Afrique, le plus grand problème, c’est le coût. L’accès aux différents centres de santé est rendu difficile à cause des coûts. Ce qui fait que la population souffre et fait référence facilement aux médicaments de la rue.Pensez-vous au vaccin contre le paludisme?Merci,Je vous remercie monsieur le Président.
THE PRESIDENT:Thank you very much. Now, I want to give the floor to honorable MOHAMMED-MUBARAK MUNTAKA from Ghana.
HON. MOHAMMED-MUBARAK MUNTAKA [GHANA]:Thank you very much, Mr. President. Mr. President let me say that I equally thank the presenters and to say that as parliamentarians, we need to watch, like the lady presenter said, prevention.It is very important that we emphasise on prevention and we cannot do effective prevention if we do not invest in research. For example, if you take Africa, yes we might have made some progress in terms of HIV/AIDS, TB and Malaria even though the progress has been very slow.We have made some significant progress especially in terms of HIV/AIDS and TB but when it comes to malaria and you look at those of us in the middle belt of the Sub-Sahara, that is West, Central and East Africa, one of the major diseases that kills our people is malaria. and I will say for us in Ghana, malaria kills more people that HIV.I want to believe that it is similar to our colleagues in the whole of West, Central and East Africa. We need to emphasise on research and we need to get our governments to invest in research.For us as Members of Parliament, we needed to know that when it comes to strengthening our health delivery systems, we need to look at three areas and these we have to do very effectively through our budget systems and our oversight in our various national parliaments.One; to create effective access, you need to break the financial barrier to reduce as much as possible out of pocket payments at the time of delivery of health services.Two; health professionals. We need to be able to train enough health professionals that will be able to deal with both urban and rural situations because for example, if you take Ghana, well as the capital Accra has one doctor to just above 4,000 patients, if you go to northern region of Ghana, you will have a situation of one doctor to 67,000 patients.Clearly this shows that there is inequity in the way you are distributing your health professionals. This is the same with the health facilities because apart from taking the barrier to financial payment, you have health professionals, you need the facilities.In Ghana, we started introducing the National Health Insurance in 2005. You may have the card but if the nearest hospital to your house is 100 kilometers, how useful is that card to you? The card is useless. Even if you have the card and then there is a health facility that is nearby to your house and when you walk there, there is no health professional, no doctor, no nurse, no midwife or maybe the necessary facilities are not there, then you will not be able to access the health services as we all expect.What I want us as parliamentarians to do is that we should know that to be able to deal with this situation very effectively, we need to be able to fight corruption and illicit financial flow effectively.Why am I saying this? Whereas corruption takes just about 5% of resources out of Africa, illicit financial flows account for over 40% yet our donor partners are always emphasizing on corruption because corruption is you and I - those of us within the same continent of Africa. However, the illicit flow is from the donors and it is more.For us to be able to fight effectively, we need to fight both corruption and illicit financial flow. To be able to do this, we need to know that as budgets are put before us, we need to pay attention because it is not only increasing expenditure that gives you the needed results.For example, WHO Africa Region says that in 2004, whereas South Africa has increased per capital from US$80 dollars to about US$540 by 2014, the mortality in South Africa per every 100 000 is still about 52%.Rwanda which has just moved from US$15 to about US$54 is doing prevention of over 77%. So, as parliamentarians, we need to pay attention to how the resources are allocated to make sure that there is effective monitoring.I think that these presentations are very useful as we move into our countries and pay attention to the details. Thank you very much, Mr. President.
THE PRESIDENT:Thank you very much honorable Muntaka. Now, I want to give the floor to honorable FELISBERTO ALVES VIEIRA from Cape Verde.
HON. FELISBERTO ALVES VIEIRA [CABO VERDE]:Obrigado Senhor Presidente por me ter concedido a palavra.Queria, em primeiro lugar, saudar e felicitar aos oradores pela introdujo do tema importante sobre a saúde em África e o papel dos Parlamentares.Tomo a palavra na qualidade de membro da Comissao Permanente de Saúde, Trabalho e Questoes Sociais para tecer algumas considerares sobre este importante tema.Diria que nao há democracia genuína e nem haverá estado de direito democrático genuíno, liberdades e garantia dos cidadaos genuínos se nao houver, efectivamente, uma boa política de saúde, bom investimento na saúde e na vida das pessoas. Nem poderemos falar de desenvolvimento sustentável inclusivo, sem a mais ampia democratizado do acesso á saúde, á sua umversaliza$ao, independentemente das conduces económicas, sociais e religiosas dos cidadaos.África precisa de um sistema de saúde, cada vez mais, humanizado e humanizante, sem discriminado, mais resiliente e mais potente. Para tal, como já disseram aqui os outros colegas é preciso inequivocamente uma grande, uma persistente vontade política dos líderes africanos para poderem destinar mais recursos financeiros, humanos, técnicos e tecnológicos á saúde, sobretudo para os grupos sociais mais vulneráveis, designadamente: jovens, mulheres, crianzas, portadores de deficiencias e os infectados pelo HIV e SIDA. Promover a vida, salvar a vida é um desafio ético e moral de todos nós, decisores políticos, e o momento, como dizia Amílcar Cabral, é de acqao, de muita acqao e de pouca conversa.Se Bill Gates e sua fundado prometem investir 100 milhoes de dólares na saúde em África, pergunto: Quantos milhoes ou quantos bilioes os nossos líderes africanos terao disponíveis para alocar á saúde em África?A previsao de 15%, já vimos que a maior parte dos países nao cumpre esse objectivo e os ornamentos dedicados á saúde sao cada vez mais deficitários.Cabo Verde é um país pequeno, arquipelágico, sem recursos naturais e tem feito muito... (inaudível)
MR. PRESIDENTE:Microphone is off! Thank you very much. Muito obrigado. Now, let me give the floor to honorable LÚCIA MARIA MENDES GONQALVES DOS PASSOS from Cape Verde.
HON. LÚCIA MARIA MENDES GONCALVES DOS PASSOS [CABO VERDE]:Muito obrigada Senhor Presidente.Aproveito para cumprimentar e felicitar aos palestrantes pelas excelentes apresentanoes aqui feitas.Dizer que nao existe desenvolvimento de nenhum país, sem que as populanoes tenham acesso á saúde, portanto, saúde é condinao sine qua non para desenvolvimento de qualquer país e é uma questao que deve ser tratada nao só ao nivel do Ministério da Saúde, mas também deve ser transversalizada á nivel de outros programas dos diferentes Ministérios dos paises. Também é uma questao que nao deve ser vista apenas a nivel do nosso pais, devemos ir além fronteira. Portanto, é algo transfronteiri$o, falo aqui do Programa de VIH e SIDA, por exemplo, á nivel da nossa regiao da África Ocidental existe um Projecto Regional de Fronteiras e Vulnerabilidade face ao HIV e SIDA, muito importante, que é o FEVE; e que trabalha com os grupos vulneráveis desde os camionistas, os profissionais de sexo, os usuários de drogas e as pessoas que estao nas vias dos diferentes paises. Estou a falar de 8 paises.Eu penso que é um exemplo que poderia ser seguido para as outras regioes do nosso continente, tendo em conta que os nossos paises, a maioria fazem fronteira e se unirmos os nossos esfor?os ao nivel das regioes, facilmente estariamos a contribuir para o acesso á saúde, em especial da saúde sexual reprodutiva e dos programas de prevengo de HIV e SIDA, e também na luta contra a tuberculose e a malária á nivel do nosso continente e das regioes.Eu gostaria de acrescentar no ponto 4 da apresenta?ao feita pelo Presidente da Comissao da Saúde, o papel dos pares educadores, sao pessoas que tem contribuido muito para prevengo das infec?oes sexualmente transmissiveis e do próprio VIH e SIDA, baseado em comportamentos sociais, bem como na recuperado das pessoas portadoras de VIH e SIDA, pedidos de servido de saúde quer a nivel do pais, quer á nivel das regioes, nós temos, como disse anteriormente, á nivel desse projecto, á nivel da regiao da África Ocidental, pacientes que saem de Guiné-Bissau, de Senegal e vao á Cabo Verde.Tendo essa comunicado entre os países, esses pacientes poderao também ter acesso ao tratamento nesses países. Por isso, é muito importante que trabalhemos nessa questao do papel dos pares educadores para garantir o acesso à saúde e também acesso ao tratamento, e chegarmos ao objectivo final que é ter 90% de pessoas tratadas...Interrupqao
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now want to give the Floor to honorable AMIRA SLIM from Algeria.
HON. AMIRA SLIM [ALGERIA]:شكراًالسيد الرئيس،بسم هللا الرحمن الرحيمتُعد الرعاية الصحية من بين أبرز الخدمات التي أصبح اإلنسان بأمسبما كان يعيشه في العقود السابقة،ويعود ذلكالحاجة إليها اليوم، قياساًإلى ظهور أمراض متنوعة وأمراض جديدة ُمستعصية،يصعبعالجها، ما يستوجب على الدول النامية االهتمام أكثر بالرعايةفي الجانب المتعلقبالنفقات المخصصة لها منالصحية، خاصةًالميزانية العامة للدولة، وكنسبة من الناتج المحلي اإلجمالي.إن دور البرلماني هو القيام بواجبه التشريعي، خاصة فيما يتعلق بسنالقوانين التي تُحقق العدالةالصحيةللمواطنين بشكل حقيقي، ويعملعلى االهتمام بالقوانين التي تتعلق بصحةالمواطن،والتيتؤدي إلىتحقيق الرعاية والتأمين الصحي الشامل. كما أؤكد كذلك، علىضرورة إعادة توزيع موازنة الصحة في بعض البلدان األفريقية،ليأخذ الجانب الصحي نصيبه بشكل حقيقي.كمايجب أن يتقدمالبرلماني إلى المجلس فور بدء الجلسات بعدد من طلباتاإلحاطةواالستجواباتالهامة بخصوص بعض القصور في اآلداء الحكومي،خاصة في مجالالرعايةالصحية، ويمارس دوره الرقابي على آداءوتقييم الحكومة بشكل حقيقي، فقد ُس ِجلبعضاإلهمال بمجالسالنواب في بعض الدول األفريقية، إضافة إلى ضرورة االستفادة منتقاريرالجهات الرقابية وتفعيلها، وخاصة الجهاز المركزيللمحاسبات، باإلضافة إلى حرص النواب على القيام بدورهم المتمثلفالخدمة المنوط القيام بها تجاه المناطق التي ينحدرون منها،وباألخص التي يعاني أهلها من مشاكل عديدة تتعلق بمياه الشرب،والصرف الصحي، والرعاية الصحية.ن تفشي بعض األمراض مؤخرا،ً كمرض اإلبولة غرب أفريقيا،يفرض على الدول، خاصةالنامية،مثلالجزائر، اتباع منهج صحيح،من حيث زيادة اإلنفاق على الرعاية الصحية،واتباعالقواعد العالميةكر الجميع أن الجزائر وقَّعت،من أجل حماية صحة المواطنين. ولنُذَعبر ممثلها "مجمع صيدال لألدوية"، على شراكة مع موزع حصريلألدوية، سيتكفل بتسويق هذا المنتج إلى 13 دولة أفريقية وهي:كوت ديفوار، الغابون، السنغال، الكاميرون، مالي، الكونغو،جمهورية الكونغو الديمقراطية، النيجر،توغو، بنين، غينيا بيساو،تشاد، وموريتانيا.ويهدف اإلنفاق على الرعاية الصحية في الجزائر إلى تحقيق هدفأساسي، وهو الوقاية من المرضأوال،ًوالشفاء منه، فهذا الهدفيضمن المحافظة على رأس المال البشري، ومن ثم زيادة إنتاجيةالفرد، وبالتالي.....(قاطعها السيد رئيس الجلسة وشكرها على المداخلة)
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now want to give the Floor to honorable JAYNET KABILA from D.R. Congo.
HON. JAYNET KABILA [D.R CONGO]:Hon. Speaker, thank you for giving me the floor. I would like to start by thanking the Chairperson of the Health Committee and our distinguished speakers. It is true that HIV/AIDS is a health issue in our families, communities and our societies. We either know someone who is infected or affected by HIV/AIDS.I concur that we need collective efforts to learning from good practices on how we can tackle the problem of HIV/AIDS. Talking about good practices, Hon. Speaker, Cuba has some of the healthiest people and best health indicators in the world despite the economic and the International political situation they face.I would like to know from the UNAIDS Director, if the UNAIDS is using the Cuban best practices in affective change and coming up with more affective global strategies especially for the African continent in the fight against HIV/AIDS.On the issue of the Anti-Retro Viral drugs production, Africa is consuming only 3% of what it produces. What are the obstacles that face the African manufacturing companies? What are you doing to tackle these issues?In my country, we have one drug producing company which is called ‘Famakina’. For the past 10 years, they have been trying the get approval from the World Health Organisation on their Anti-­Retro Viral molecule, but they have never succeeded. Is this not also an issue that is discouraging other manufacturing companies to start?Thank you.
THE PRESIDENT:Thank you very much. I now want to give the Floor to honorable Jude Njomo from Kenya. Let me give the floor to honorable Stewart Madzayo from Kenya.... He is not in the chamber. Honorable Beatrice Kones from Kenya. not in the chamber. Honorable Abdoullahi Ibrahim Ali.
HON. SEN. DR. ABDOULLAHI IBRAHIM ALI [KENYA]:Thank you, Mr. President. I would like to appreciate the presenters for a job well done. My issue here is just to check the recommendations of the panel and the conclusion. If you go to the conclusion, they have said that prevention is better than cure, which I totally agree with. But is that what is happening in Africa?We use more money in curing than in primary health care which most people do not appreciate generally. If you talk of malaria, you know what needs to be done to clear malaria but in Africa, we have not been able to do that for the last 50 plus years and yet malaria is killing more people every day.In the western world and the USA, they used some very dangerous chemicals to clear malaria in the old days. For Africa, we are told that those are very dangerous drugs because they do not manufacture it anymore and they will not get anything out of it. They do not want people to use those things. Sometimes, I think it is healthy to clear these diseases and some few people might get a problem out of it but in the end, we will get better results.For African countries, when you come to leadership and HIV/AIDS specifically, I am sorry to say this but Africans usually do not want to talk about sex and sexual problems. They do not want to use either female or male condoms. People want to go skin to skin which is very dangerous and costing all this HIV/AIDS.Now days, if you check, it is not even the adolescents. The percentage of HIV infection is higher in the married people. In Kenya, we call it ‘kando’ the other side. People are hiding their mistresses all over the place and they do not want to use condoms. This is a very dangerous thing. It is even worse that the leaders are the people mostly involved in these issues.When we go to the recommendations of leadership, advocacy and accountability that is where we should do more. We should talk to our people properly. If you go to the rural areas, they do not understand these things. If the people in leadership are stealing other men’s wives, how are we going to survive? This is a very serious issue.There is an issue, for example, in one African country where a very senior man said that after having sex, you go and take a bath - which is very dangerous. That attitude should stop.When you go health financing, the Abuja Declaration states that every African country should have at least a minimum of 15% of their national budget invested in health. But where are we? All of us are between 7%-10 %.As my sister earlier on said, when you go for defense arms, we budget between 20%-30% which is a very dangerous precedence. I think we should discourage that because we have killed enough of our people and we should now encourage giving money to the health sector.When you come to access to medicines and other commodities, there is discrimination and as my honourable sister from Congo said, the African pharmaceutical Industry is being sat on because the western countries want to dominate everywhere.The UN bodies are afraid because they get money from these western countries and so they cannot tell them that we need vaccines and cheap drugs. I remember one time a South African company wanted to manufacture a generic form of ARVs but there was a problem all over the place. So, are we going to be subversive throughout our lives from colonialism? Even after 50-60 years of independence we are still just being sat on - I think Africa should just wake up. Thank you, Mr. President.
THE PRESIDENT:Thank you very much. Now I give the Floor to honorable Bweupe Maxas Joel Ng’onga from Zambia.
HON. BWEUPE MAXAS JOEL NG’ONGA [ZAMBIA]:Thank you Mr President. Allow me to congratulate President Dr David Kenneth Kaunda, the first President of the Republic of Zambia, for the award and also for the role that he has continued to play in raising the awareness on this pandemic, not only in Zambia, but also on the African Continent.Mr President, allow me also to join those that have congratulated the eminent speakers for the presentations that they have made. My intervention, Mr President, is on the role of Parliamentarians in achieving the health rights and also the health targets. I would basically focus on one or two issues. One of them is the role that we play as Members of Parliament, not only in our countries, but also in the whole region of Africa. We have not only the representation role, but we also have a voice and in the representation role, as we appropriate the finances to the health sector, we must ensure that the priorities that are set are followed because funds will never be enough. We will never have baskets of fund that we can use anyhow in the health sector. So, we must ensure that accountability becomes extremely important for the resources that we appropriate for the health sector.The health sector being crosscutting, we must not look at it in entirety as just a health issue. For example, as we appropriate our resources, we must ensure that the agricultural sector must also get enough resources so that investment in the agricultural sector goes up. If we have a flourishing agricultural sector, the nutritional levels will in turn support our healthy living. Mr President, health will also be enhanced.The other issue that I would want to talk about is the commitment. We all need to raise commitment, not only from the Members of Parliament, but also from the Executive that sits within the spending wings, to ensure that the health sector budget is not funded from outside resources. Yes, our colleagues, our partners have done their best this far, but going forward, if we have to achieve the targets, then, we must mobilise resources as African countries to ensure that the health sector is funded from our own African resources. Then we can determine that even when we want to do research, we do research that is commensurate with the issues that affect us as Africans.Finally, Mr President, I wanted to also agree with the fact that we must interrogate issues because staying within our status-quo and having laws and legislations that were formulated in the 70s and the 80s when the pandemic started, may not be appropriate for the present time. So, we should ensure that we interrogate these pieces of legislation so that at this particular point in time, we move with what is demanded. If we have to achieve the 90/90 requirement that is being championed within the health sector, we must have laws that address this because in some places people are even scared to test or go for treatment. We are at a level where we must now address these particular issues.With these few words Mr President, I thank you.
THE PRESIDENT:Thank you very much. Now I want to give the Floor to honorable AMIZADE FARÂ MENDES from Zambia Guiné-Bissau
HON. AMIZADE FARÂ MENDES [GUINÉ- BISSAU]:Obrigado Senhor Presidente.À semelhança dos meus colegas, dizer que é uma honra ter os três palestrantes neste período da tarde e ouvir informaçoes desta natureza para nós, como deputados, é um orgulho. Mas na verdade, senhor Presidente, falar de SIDA hoje, principalmente no continente africano, é falar de quase todas as doenças endémicas que ceifam toda a comunidade africana e, sobretudo, quando se fala de um continente, onde a populaçâo é mais jovem.É uma responsabilidade, nâo só para os digníssimos Deputados, mas toda a comunidade africana.Primeiro, é uma doença que nâo é fácil combater, nâo só tem um custo elevado, os recursos financeiros, pelo menos aquilo que nós vemos à nível dos orçamentos dos nossos países, muitas vezes, mesmo na qualidade de deputados, se quisermos dizer, vamos priorizar a saúde, muita coisa vai ficar de fora. Entâo, na verdade, a tal voz de fazer uma luta conjunta é muito importante.O deputado tem muita responsabilidade sim, vamos continuar a advogar à nível dos nossos países, mas é uma luta que nao deve ser deixada apenas para um país, é um trabalho conjunto e, sobretudo, no quadro do Parlamento Pan-Africano, aqui é que nós devemos fazer tudo; fazer a mobiliza$ao país á país, vizinho á vizinho e acho, pelo menos á nivel destes países, poderá haver países com melhores condi?oes de dar o melhor a outros países.Deu-se o exemplo de Cabo Verde, em que nós podemos nos inspirar em rela?ao aos pacientes que vem do Senegal, de Guiné-Bissau para Cabo Verde, aí é que é preciso fazer um trabalho á nível dos nossos países, pelo menos nesse aspecto, que haja uma luta comum contra essa... (inaudível).Obrigado Senhor Presidente.
THE PRESIDENT:Now I want to give the Floor to hon. Fayçal Tebbini from Tunisia.
HON. FAYÇAL TEBBINI [TUNISIA]:بسم هللا الرحمن الرحيممرحباً بكل الزملاء الموقرين، مرحباً بالسيد رئيس برلمان أفريقيا بالنسبة للصحة، نحن في تونس الحمد لله، أعتقد أنه من القطاعات التي أخذت نصيباً مهماً، حتى في دستور الجمهورية الثانية ما بعد الثورة، تم النص عليها. الفصل 38 من الدستور التونسي ماذا يقول؟ "الصحة حق لكل إنسان تضمن الدولة الوقاية والرعاية الصحية لكل مواطن، وتوفر الإمكانيات الضرورية لضمان السلامة وجودة الخدمات الصحية تضمن الدولة العلاج المجاني لفاقدي السند ولذوي الدخل المحدود، وتضمن الحق في التغطية الاجتماعية، طبقاً لماينظمه القانون".وأتمنى أن يوجد هذا الفصل، وهذا النص في جميع دساتير أفريقيا، لأن كل شيء بإمكاننا أن نعوضه إلا الصحة. في بعض الأحيان، ترى إنسان لديه كل الأموال، ولديه إمكانيات رهيبة من الأموال، لكنعندما يكون مريض، فهو فقير.بالنسبة لنا في تونس، الصحة شيء مُقدّس، ونحن لدينا كفاءات عليا. وبالمناسبة، أثمن الاتفاقية بين تونس وجنوب افريقيا، التي وفقاً لها يوجد أطباء هنا، والحمد لله هم يتمتعون بحظوة كاملة في جنوب أفريقيا، ونشكر الأخوة في جنوب أفريقيا، ونعد كنواب نمثل الشعب الأفريقي والشعب التونسي، بأن هنالك إمكانية لإضافة أطباء آخرين.اليوم في تونس، نتمنى أن تكون تونس قبلة، لأن لنا من الكليات والمعاهد الطبية، ما هو قادر على إعانة شعوب أفريقيا. صحيح تونس لا تملك الإماكانت المالية لتوفير التعليم المجاني، لكن أعتقد أنهم سيتمتعون بمثل ما يتمتع أبناؤنا بكل الظروف، لأن الصحة شيء لا مناص منه، وشيء مهم.نحن في تونس تطور هذا القطاع إلى حد أننا أصبحنا نتحدث عن الصحة الاستشفائية والصحة الطبية.نأتي إلى تقرير لجنة الصحة والشئون الاجتماعية، وهو تقرير مهم، وأتى على أمراض السل والملاريا والمناعة المكتسبة، وخصوصاالمناعة المكتسبة. نحن في تونس ...
THE PRESIDENT:Now I give the Floor - yes, you are still standing up. I will give you one minute.
HON. FAYÇAL TEBBINI [TUNISIA]:السيد الرئيس، ال يُعقل هذا، أنت أضفت لغيري، كان بإماكانك أن تُضيف دون هذا اإلحراج، ودون أن تضع نفسك في إحراج وتضعني في إحراج. سيدي الرئيس، إذا كان لديك لي مواقف شخصية ...
M. LE PRÉSIDENT:Honorable membre, depuis cette soirée, personne n’a jamais eu une minute ici dans la salle.(Contraste dans la salle)Hier, je t’ai donné une minute cher collègue. Vous avez la parole, continuer.
HON. FAYÇAL TEBBINI [TUNISIA]:بالنسبة إلى الأمراض الجنسية، نحن في تونس أصبح لدينا برامج تسميها الثقافة الجنسية، وأتمنى أن تكون لنا الشجاعة لمناقشة هذا الموضوع وحتى نستطيع أن ندرسها في المعاهد والمدارس، فالحديث عن الثقافة الجنسية هو الحديث عن مخاطر العلاقات الجنسية خارج أطر الزواج. هذه العلاقات التي من الممكن أن تقضي على الإنسان، و هناك أيضا ما يسمى بـ "الإبر والمخدرات" وغيرها هي الأخرى ساهمت في ذلك، وهذه من الأسباب التي ساهمت في هذه الأمراض.والسالم عليكم.
HON. TOOLSYRAJ BENYDIN [MAURITIUS]:Thank you Mr President. I also join my colleagues to thank and congratulate the presenters and the speakers that are taking part in this interesting debate.It is an indisputable fact that in our daily life, health is the most important component. Infact access to good health services is a fundamental human right. It is the sacred duty of Governments to subsidise or even provide free public health services to the population, as the case is in my country Mauritius.As it has been righly said; if you are investing in the health of the people, it means that you are investing in our future. In Africa, we are faced with growing challenges related to HIV/AIDS, malaria, tubacolosis, drug addiction and also maternity motality.Mr President a sick population can not deliver. There will be no progress and no development is possible. Disease impede economic growth, social and political developments. It is a matter of regret to know that in Africa the 30% of funds from the International community are not being used to its full extent.Mr President, we as parliamentarians have a sacred duty to get rid of the prevalence of infectious diseases in Africa namely; malaria and HIV/AIDS, which are responsible for causes of deaths of more than 60%.We should also focus on better health and better care infrastructure. As we should not lose sight of the United Nations statistics which said that; one in every four people in Sub-Sahara Africa is starving due to extreme poverty and 20% of us suffer from extreme food shortage, 30% mulnourished and four children die daily as a result of food shortage.Lack of proffetionals, Mr President, and health care workers is also a big impediment as Africa depends on only 3% of the global health workforce. Not to take into account the brain drain of African proffessionals. Therefore, training and capacity building of...(Member timed out)
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINÉE - CONAKRY]:Merci Monsieur le Président.À mon tour, je voudrais tout d’abord féliciter l’Honorable Aurélien ZINGAS, Président de la Commission Permanente de la Santé, du Travail et des Affaires sociales pour la qualité de sa présentation et aussi le travail qu’il a accompli depuis qu’il a pris les reines de la Commission Permanente de la Santé.Je félicite également Monsieur Michel SIDIBÉ, Directeur Exécutif de l’ONUSIDA pour les avancées significatives et aussi les progrès réalisés dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH-SIDA et surtout la prévention de la transmission de la mère à l’enfant.Sur ce, il a parlé des progrès réalisés. Aujourd’hui nous pouvons utiliser une seule pilule par jour au lieu de dix-huit. Ensuite, dans les perspectives, une injection tous les quatre mois, ce qu’il faut saluer, il faut saluer le travail des scientifiques. Cependant, j’ai une question pour lui, c’est de savoir où en est­on pour le vaccin contre le SIDA? À quel niveau se situent les recherches des scientifiques?Au Docteur Speciosa et le Président Motlante, toutes mes félicitations et nos sincères remerciements pour leur volontarisme affiché en matière de lutte contre le VIH-SIDA. En tant que parlementaires, je voudrais simplement dire que nous pouvons agir à plusieurs niveaux, surtout en amont de l’examen de l’adoption du budget où on peut, au cours du débat d’orientation budgétaire, influencer les allocations budgétaires pour le respect des 15 % de la Déclaration d’Abuja. Ensuite, on peut au cours de l’examen, l’influencer également et en aval, au niveau du contrôle de l’action gouvernementale pour ramener le Gouvernement au respect des engagements pris.Sur ce, au niveau de la Guinée, nous avons mis en place le Réseau sur le VIH-SIDA. Nous luttons beaucoup sur la transmission surtout au niveau des femmes pour la mise en œuvre, l’internalisation de l’article 14 du Protocole de Maputo qui stipule le droit de se protéger ou d’être protégé contre les infections sexuellement transmissibles y compris le VIH-SIDA et aussi le droit d’être informé, surtout au niveau des femmes, parce que dans nos sociétés, il y a le lévirat et le sororat qui ne favorisent pas le recul des nouvelles infections.Pour cela, le Réseau lutte pour ça et je souhaite vraiment, également, pour terminer que la mise en œuvre du plan d’actions de notre Commission ne souffre d’aucune entorse.Je vous remercie.
HON. AHMED OULD SIDI OULD ALALIM [MAURITANIE]:Monsieur le Président.Je voudrais féliciter mon Président de Commission, l’Honorable ZINGAS ainsi que nos augustes intervenants pour les messages transmis.En tant que Médecin et même Chirurgien ayant été très sceptique pensant que cette épidémie de SIDA marquait la fin de notre continent et touchait un de nos plus grand pays l’Afrique du Sud, je ne peux que me féliciter des résultats obtenus par l’ONU/SIDA. Oui! L’impossible est devenu possible. Oui! Le SIDA peut être vaincu. C’est pourquoi, nous parlementaires, gouvernements, nous aurons besoin d’une mobilisation au niveau de nos sociétés, au niveau de nos pays, au niveau de nos régions et de notre continent pour nous engager dans cette lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et plus largement pour la santé.Pour cela, nous devons avoir des orientations stratégiques. Nous devons revoir nos systèmes de santé, comme l’a dit Son Excellence Speciosa, je voudrais l’appeler « Préciosa » ou « la précieuse », l’auguste intervenant de l’Ouganda, Son Excellence. Oui! Nos systèmes de santé, nous n’avons pas de ministère de la santé comme elle l’a dit, nous avons des ministères de la maladie.Je dirais plus, nous n’avons pas de santé publique, nous avons la santé du public. Nos gouvernements inaugurent des scanners, inaugurent des hôpitaux et font croire à nos populations que leurs problèmes de santé sont résolus. Il n’en est rien. Il y a la mortalité infantile qui progresse, il y a le SIDA qui progresse.Donc, il faut vraiment que nous revoyons nos systèmes de santé! Donner la priorité à la prévention. Si le Cuba a fait des progrès, c’est parce qu’il s’est investi premièrement dans la prévention. Il faut revoir notre système de formation et former plus de ressources humaines. Il faut ouvrir nos universités pour qu’elles s’engagent dans le combat pour la santé. Il faut une coopération entre les universités, entre les facultés de médecine. Il faut que nous adaptions nos programmes aux maladies qui sévissent en Afrique. Il faut aussi de la recherche scientifique pour l’Afrique car la connaissance, maintenant, est la clé du développement.Mais pour atteindre les objectifs de développement durable, il faut savoir que la santé ne peut être faite que s’il y a un développement économique du continent.
M. LE PRÉSIDENT:La discussion générale est achevée.Excellence Monsieur l’ancien Président de la République d’Afrique du Sud;Excellence Dr Speciosa Wandira-Kazibwe, ancien Vice-président de la République de l’Ouganda;Excellence Monsieur Michel SIDIBÉ,Vous venez de suivre vous-mêmes de vos oreilles, l’intérêt combien capital que vos parlementaires attachent aux questions de santé publique. Il me revient de résumer en quelque sorte ce qui a été dit.Premièrement, nous sommes très soucieux de ces maux qui minent notre continent, qui fragilisent le développement de nos pays et même de notre jeunesse. Ça c’est une question primordiale: le paludisme, le SIDA et la tuberculose affectent tous nos pays, peut-être à des degrés différents.Deuxièmement, le financement de la santé. Comme Madame l’a dit, nous avons le Ministère de la maladie. Mon collègue du Togo a relevé l’incapacité des députés à introduire, à appuyer les gouvernements à investir plus dans la santé. On a besoin de ce soutien dans nos différents budgets pour avancer le programme de la maladie en Afrique.Aujourd’hui on se rend également beaucoup plus compte que nous, les Africains, nous sommes encore à un médecin pour un million de patients - bon peut-être que j’exagère - mais ce qui sert de centres de santé, ce sont des centres de mouroir, parce que les gens y entrent, parfois ils ne trouvent pas le médecin, ils font la queue, quand le paludisme vous attrape, c’est difficile.Troisièmement, les honorables députés souhaitent qu’il y ait une collaboration étroite. À ce titre, je voudrais annoncer, ici, l’intention et la bonne volonté de S.E.M. Michel SIDIBÉ, avec qui nous avons pris langue pour organiser une conférence internationale en Afrique pour la levée des fonds aux fins de lutter contre les maux qui minent notre continent. Cette idée n’est jamais morte et je crois que le fait d’être venu, ici, et l’engouement des honorables députés permet à ce que cette idée germe de nouveau au plus vite et que nous puissions nous asseoir.Je voudrais donc au nom des parlementaires, vous remercier, Excellences Madame, Messieurs, pour avoir pris de votre temps précieux pour venir à notre rencontre. Généralement dans ce genre de situation, je voudrais exempter Leurs Excellences Monsieur l’ancien Président et Madame des questions, parce que j’ai plus entendu des contributions et l’appel de retour, de venir tout le temps nous faire ce genre de présentation et donner la parole à S.E.M. Michel SIDIBÉ, l’homme opérationnel pour répondre à quelques questions qui ont retenu son attention.Honorable, Excellence, Monsieur Michel SIDIBÉ, vous avez la parole!
M. LE PRÉSIDENT:La discussion générale est achevée.Excellence Monsieur l’ancien Président de la République d’Afrique du Sud;Excellence Dr Speciosa Wandira-Kazibwe, ancien Vice-président de la République de l’Ouganda;Excellence Monsieur Michel SIDIBÉ,Vous venez de suivre vous-mêmes de vos oreilles, l’intérêt combien capital que vos parlementaires attachent aux questions de santé publique. Il me revient de résumer en quelque sorte ce qui a été dit.Premièrement, nous sommes très soucieux de ces maux qui minent notre continent, qui fragilisent le développement de nos pays et même de notre jeunesse. Ça c’est une question primordiale: le paludisme, le SIDA et la tuberculose affectent tous nos pays, peut-être à des degrés différents.Deuxièmement, le financement de la santé. Comme Madame l’a dit, nous avons le Ministère de la maladie. Mon collègue du Togo a relevé l’incapacité des députés à introduire, à appuyer les gouvernements à investir plus dans la santé. On a besoin de ce soutien dans nos différents budgets pour avancer le programme de la maladie en Afrique.Aujourd’hui on se rend également beaucoup plus compte que nous, les Africains, nous sommes encore à un médecin pour un million de patients - bon peut-être que j’exagère - mais ce qui sert de centres de santé, ce sont des centres de mouroir, parce que les gens y entrent, parfois ils ne trouvent pas le médecin, ils font la queue, quand le paludisme vous attrape, c’est difficile.Troisièmement, les honorables députés souhaitent qu’il y ait une collaboration étroite. À ce titre, je voudrais annoncer, ici, l’intention et la bonne volonté de S.E.M. Michel SIDIBÉ, avec qui nous avons pris langue pour organiser une conférence internationale en Afrique pour la levée des fonds aux fins de lutter contre les maux qui minent notre continent. Cette idée n’est jamais morte et je crois que le fait d’être venu, ici, et l’engouement des honorables députés permet à ce que cette idée germe de nouveau au plus vite et que nous puissions nous asseoir.Je voudrais donc au nom des parlementaires, vous remercier, Excellences Madame, Messieurs, pour avoir pris de votre temps précieux pour venir à notre rencontre. Généralement dans ce genre de situation, je voudrais exempter Leurs Excellences Monsieur l’ancien Président et Madame des questions, parce que j’ai plus entendu des contributions et l’appel de retour, de venir tout le temps nous faire ce genre de présentation et donner la parole à S.E.M. Michel SIDIBÉ, l’homme opérationnel pour répondre à quelques questions qui ont retenu son attention.Honorable, Excellence, Monsieur Michel SIDIBÉ, vous avez la parole!
MR MICHEL SIDIBÉ [DIRECTEUR EXECUTIF DE L’ONU/SIDA]:Monsieur le Président, permettez-moi cette fois ci de m’exprimer en français pour ne pas donner l’impression à mes parents de l’Afrique de l’Ouest, du monde francophone que j’ai voulu tout simplement m’exprimer en anglais. Mais je voudrais dire merci vraiment aux parlementaires, merci pour votre engagement, merci pour votre détermination, parce que je sens que cette une préoccupation importante pour vous. La santé en effet, est une question clé et si nous l’abordons seulement du point de vue de la maladie, et comme disait ma soeur on fera une erreur, on doit bouger de l’offre de soins à l’offre de santé. Parcequ’aujourd’hui on vit un moment crucial, bientôt nos pays, il ne s’agira plus de donner le médicamment à quelques millions, il s’agira de traiter le milliard et parceque je veux dire par cette introduction que bientôt les maladies cardiovasculaires, le diabète, toutes les autres formes de maladie, le cancer commencent à devenir une réalité et ses maladies coutent extrèmement chers, je ne connaît aucun pays, je dis bien aucun pays qui soit préparé pour payer tous les frais de support pour permettre pour qu’on puisse guérir les personnes qui vont malheureusement contrater ces maladies. Donc, il est important pour nous de déjà préparer nos populations pour aller vers une vie, disons une nutrition différente, plus de sport, faire en sorte que l’éducation comme je l’ai entendue devienne une réalité. Concenant le SIDA, je crois que nous sortons le SIDA aujourd’hui de son isolement. Ce que nous voulons faire c’est vraiment de faire en sorte qu’on puisse faire une intégration entre le SIDA, la tuberculose, bien sûr le cancer du col de l’utérus, parceque lorsqu’une femme est positive elle a cinq ou six fois plus de chance de développement un cancer du col de l’utérus. Aujoud’hui on sait que plus de 40% des décès que nous avons sur le SIDA sont des décès dus à la co­infection entre le SIDA et la tuberculose. Donc nous voulons faire en sorte que cette intégration soit réelle, qu’on puisse être un peu plus à l’écoute des populations lorsque nous avons un patient qu’on ne le fragmente pas en patient de la tuberculose ou en patient du SIDA mais qu’on ait un patient en face de nous qu’on puisse traiter de façon holistique.L’éducation elle est centrale, j’ai endendu l’éduaction à la sexualité mais plusque cela nous avons une étude aujourd’hui qui montre que lorsque nous donnons un peu une assistance financière à des jeunes filles pauvres de familles très pauvres et qu’on arrive à les garder à l’école, d’abord 40% de ces jeunes filles ne quittent pas l’école. On constate qu’au moins 35% de ces jeunes filles qui ont réçu seulement dix dollars, je dis bien dix dollars par mois et qui ont eu la chance d’avoir les frais scolaires payés, plus de 35% de ces jeunes ne sont plus victimes de mariages précoces et nous avons une réduction de 66% de l’infection parmi ces jeunes filles, donc l’éducation est un domaine important. Mais ce que je voudrais dire ici et je voudrais que vous puissiez vraiment interpeller nos leaders politiques la-dessus, la grande crise prochaine de notre continent si on ne fait pas attention c’est la drogue. La drogue elle est rampante aujourd’hui, de Mauris en Afrique du Sud, du Sychelles à Bamako, nous avons de plus en plus la drogue qui est disponible et malheureusement nous avons une population très jeunes, nous avons plus de 35, je dis 85% de notre population qui à moins de 35 ans, et ça c’est vraiment pour ainsi dire le marché le plus lucratif pour ces personnes qui sont mafieuses et qui veulent introduire la drogue et la drogue c’est grave parceque c’est le capital humain que nous allons perdre, c’est le capital social que nous allons perdre et il faut qu’on interpelle les uns et les autres sur cette questions importantes de la drogues.Les vaccins j’ai entendu énormement de travaux sont en cours particulièrement en Afrique du Sud, on pense qu’on aura un meilleur vaccin peut être dans cinq ans, six ans mais pour l’instant il faut combiner la prévention avec le traitement. Aujoud’hui, il ne faut plus séparer la prévention du traitement parceque lorsque vous avez la chance, je dis bien c’est très important, lorsque vous avez la chance de tester quelqu’un et si cette personne a vingt ans et que vous mettez la personne toute suite sous traitement l’espérance de vie de cette personne c’est l’espérance de vie de chacun d’entre nous en fonction du pays où nous vivons. Mais si cette personne a vingt ans et qu’elle est testée positive et qu’elle ne soit pas mise sous traitement toute suite, l’espérance de vie n’est que de vingt ans. Donc, nous devons nous battre pour faire en sorte que le traitement soit disponible. Mais lorsque vous mettez aussi la personne toute suite sous traitement, vous pouvez réduire la transmission de 96%, ce qui est très important, donc aujourd’hui, la prévention primaire combinée aux traitement peut nous permettre de contrôler cette épidémie sur le continent.La question sur Cuba, Cuba, j’ai été à Cuba, j’ai eu le privilège de visiter Cuba, et je crois que les leçons que nous devons tirer de Cuba c’est exactement ce que disait ma soeur; tous les ministres que je rencontre, je viens de Lusotho, on a un hôpital magnifique, mais ça coûte pratiquement, ça prend 60% du budget du ministère de la santé pour entrenir un hôpital magnifique, mais on n’est plus ministre de la santé, on est ministre des hôpitaux et je pense que ce que Cuba a fait c’est donner, plutôt 80% de la population est reçue au niveau primaire, au niveau des soins de santé primaire, il n’y a que 20%,15% qui remonte au plus haut niveau. Chez nous c’est complètement l’inverse, donc il faut changer cela, il faut faire en sorte qu’on puisse investir dans les agents de santé communautaire. J’ai été au niveau de l’Union africaine et j’ai fait passer une résolution avec les chefs d’Etats pourqu’on puisse avoir deux millions d’agents de santé communautaire pour faire en sorte que l’interface entre la communauté et les services de santé soit renforcé, qu’on puisse détecter les maladies rapidemment et qu’on puisse apporter l’innovation ne serait-ce que les portables qui peuvent permettre d’avoir un systhème d’informations en temps réel qui va nous permettre de changer complètement là où il faut investir comme disait mon collègue de la Zambie et je crois que ça c’est très important. Nous avons lancer en Zambie ce que nous appelons "Situation Room" qui est aujourd’hui un des meilleurs modèles pour nous permettre d’avoir les données en temps réels et savoir où-est-ce qu’il faut investire pour avoir le maximum de retour sur investissments. Je vous remercie. Toutes les question ont été abordées de façon stratégique et je ne peux que me réjouir et vous pouvez compter sur nous. Nous allons travailler ensemble et nous allons faire en sorte pour qu’on puisse mettre fin à cette épidémie et pas seulement le SIDA mais les autres maladies. La production locale est importante, la recherce elle est indispensable, la recherche elle est prise en otage par le Nord, il est important que nous puissions investir dans ces secteurslà, parcequ’il nous a pris quarante ans, moi j’étais encore à Kinshassa lorsque nous avons découvert Ebola et ça nous a pris quarante ans pour attendre d’avoir quelques traitements venant du Canada et je crois que la récherche, elle est centrale à tout ce que nous pouvons faire ensemble dans le futur, nous avons des cadres brillants, il faut qu’on arrive à les mobiliser, je vous remercie de nous avoir donné cette opportunité.(Applaudissement)
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup, Excellence Monsieur Michel SIDIBÉ.Je soumets à la Chambre l’ensemble des délibérations.Pas d’observations?Pas des remarques?Le Parlement prend note, et votera la résolution lors de la séance de vote des différentes résolutions.Je voudrais, maintenant, donner la parole au Secrétaire général pour faire les annonces.
M. LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL:Merci Monsieur le Président.Il y a deux petites annonces.La première, est la suivante: « J’invite leshonorables députés à venir demain à 14 heures, munis de leurs badges pour faciliter l’accès et pour nous permettre aussi, au moment des opérations de vote, de procéder au recensement, confronter à la liste qu’on aura établie ».(Murmures dans la salle)Les badges! Les badges d’accès!La deuxième annonce, c’est le Caucus des Femmes Parlementaires qui invite ses membres à un cocktail, juste à l’entrée de l’Hémicycle.Tout à l’heure.Merci.
M. LE PRÉSIDENT:Honorables membres,Nous sommes arrivés, à présent, à la fin des travaux de ce jour. La séance est par conséquent suspendue jusqu’au jeudi 10 mai 2018 à 14 heures 30.La séance est levée.(Coup de maillet)[La séance est levée à dix-heures vingt-une minutes trois secondes. Elle reprendra demain jeudi 10 mai 2018 à quatorze heures trente minutes]

Thursday, 10 May, 2018

M. LE PRÉSIDENT:Veuillez-vous asseoir!(Coup de maillet)La séance est reprise!Honorables membres,Conformément à l’article 9 du Règlement intérieur, nous allons maintenant procéder à la prestation de serment de nouveaux membres.Je demande à Monsieur le Secrétaire général du Parlement d’inviter les nouveaux membres à venir prêter serment.Monsieur le Secrétaire général,Vous avez la parole!
THE PRESIDENT:Point of order.
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you Mr President for giving me this opportunity. Mr. President, this is very unsettling. I have never seen a Parliamentary Session starting without an Order Paper. As we sit here, we do not know what business we are transacting today. It is really disturbing. We demand that we see the Order Paper.
M. LE PRÉSIDENT:Monsieur le Secrétaire général vous avez la parole.
THE CLERK:Hon. Members, the Order Paper was finalised only a few minutes ago and it is now in print. If it pleases you, while we wait for the printed copies, allow me to read the entire Order Paper now.The first item on the Order Paper...
AN HONORABLE MEMBER:Mr. President, this matter is extremely unsettling. The Clerk knew very well that today was a very special day. It is a day we are going for elections of the President, the Vice President and the Members of the Bureau who will be running this Session from now on for the next three years. Why is it that it is so hideous that we cannot have that Order Paper? It was a very straight forward matter. Why would it take so long that they are printing it now? What hidden agenda is in that Order Paper, Mr. President?
M. LE PRÉSIDENT:Monsieur le Secrétaire général,Veuillez donner lecture de l’ordre du jour!
AN HONOURABLE MEMBER:Order Mr. President. Please hear. I do not think it will cause any harm if we were to run this House in a professional manner. If we were to accept the explanation given by the Clerk, the most professional thing to do is for you to suspend the House and allow us to be provided with the necessary documentation before we proceed.(Applause)Because it is ...
M. LE PRÉSIDENT:Monsieur le Secrétaire général vous avez la parole. Donnez l’ordre du jour qui a été établi.
THE CLERK:Thank you Hon. President. Thank you, honourable members.
AN HONOURABLE MEMBER:On a point of order Mr. President. I think it is very important to adhere to the ethics of the procedures of Parliament. We do not expect what you are doing now. You are disregarding what the Members are saying. We have to deliberate on the issues which they have brought up and come up with a consensus because what they are demanding is parliamentary procedure and I do not think it is fair that the Clerk himself will be reading the Order Paper, yet he knows very well that we do not have papers where we can write. So, it is wrong Mr. President.The proper way would be that you give us some few minutes, so that the Order Paper can be brought into the House. Thank you.
AN HON. MEMBER:Order. Thank you, Mr. President. Hon. Members, the Clerk has said that as of now, the Order Paper is now ready. Those of us who are coming in are picking it. It would be prudent enough for the staff to bring the Order Paper and pass it over to the Members.For us who are coming in now, we are picking the Order Paper in English, French and other languages. If the staff can bring the Order Paper and serve it to the Members, we can continue with business.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup cher collègue.Chers collègues,Je vous invite à beaucoup de discernement.Je crois que l’administration fait ce qu’elle peut. Cet ordre du jour, on peut dire que vous avez l’ordre du jour de notre session. Quand nous avons décidé en séance plénière (le joint-committee meeting), cet ordre du jour vous l’avez depuis l’ouverture de cette session. L’ordre du jour de la journée est spécial, j’avoue qu’il a été confectionné conformément aux dispositions de notre Règlement intérieur et cet ordre du jour est là, disponible. Depuis que nous sommes venus, ici, nous avons l’ordre du jour.Monsieur le Secrétaire général.
HON. SÉKOU FANTAMADI TRAORÉ [MALI]:Puisque ce n’est plus une question de blocage, parce que l’ordre du jour est déjà disponible, nous pouvons continuer parce que les hôtesses sont en train de le distribuer et le Secrétaire général doit poursuivre sa lecture.Comme vous l’aviez dit, tout le monde connaît l’ordre du jour. Il a été envoyé dans nos boîtes e-mail depuis nos pays. On savait que le 10 mai 2018, c’est l’élection du Président et des Vice-présidents.Quand nous sommes venus, ici, on a adopté l’ordre du jour en plénière. Tout le monde est unanime que cet ordre du jour ne peut pas être modifié parce que la plénière en a ainsi décidé.Donc, même si on n’a pas le papier devant nous, on connaît ce que nous devrons faire.Je vous remercie.(Applaudissements)
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you, Mr. President. I appreciate what members are saying. I think it would have been professional for an apology to be given because indeed, when we started the session, there was no paper in front of us.Mr. President, I do appreciate that the program was sent to all of us before the session. However, as you know, there had been amendments that were done. For instance, yesterday, there were some amendments that were done and I think it is appreciated that when there are changes, at least all members are cited. So, it is in that spirit that members, in my view, were raising it appropriately.Unfortunately, the staff were late to distribute and that caused unnecessary contestation which none of us would wish to have happened. I just think it important to just offer an apology and it does not take much. Thank you, Sir.
M. LE PRÉSIDENT:Merci madame.Je vous présente les excuses au nom du Secrétariat général et à mon nom.Monsieur le Secrétaire général,vous avez la parole!
THE CLERK:We proceed with the swearing in of the new Members. Honourable Members, I would like to invite to the podium the following delegation from Liberia: Honourable Julie F. Wiah.I would like to invite to the podium the following delegation from Libya: Honourable Salem M. S. Gnan, Honourable Salla G. Y. Drkoye, Honourable Abdulqadir H.Y. Sulayman, Honourable Yusef Mohmmed Kamound Alfahkery and Honourable Madam Mdlla M. A. Gnda.
M. LE PRÉSIDENT:Excellence Monsieur le premier Vice-président du Parlement panafricain,Honorables Mesdames les Vice-présidentes,Honorables membres du Parlement panafricain,Chers collaborateurs du secrétariat général et du cabinet,Mesdames et Messieurs.Il y a de cela trois ans, vous nous avez confié la direction de notre Parlement. Trois années pourraient paraître longues, mais elles ont été définitivement courtes au regard d’intenses activités menées par le Bureau sous mon impulsion et avec la collaboration de vous tous, ici, présents. Nous avons atteint les objectifs fixés par les pères fondateurs du panafricanisme, celui de voir les cinquante-cinq pays de notre continent réunis au sein d’une seule assemblée.Aujourd’hui, cinquante-quatre de ces pays sont membres de notre Parlement. Au-delà de cette démarche visant à rassembler tous les États membres au sein de notre Organisation, nous nous sommes penchés sur les problèmes qui minent notre continent à savoir, la visibilité de notre Parlement, le terrorisme, la jeunesse africaine, le genre (la femme et la jeune fille africaines), la corruption, la coopération internationale et continentale. Tant de chantiers sur lesquels nous nous sommes penchés pour le bien-être des peuples africains. Le rôle que nous avons joué pendant ces trois ans tant aux niveaux nationaux qu’internationaux mérite d’être reconnu. Ainsi, j’aimerais du haut de cette tribune des peuples africains saluer les efforts de tous les parlementaires, de tout le personnel du Parlement panafricain pour leur dynamisme qu’ils ont apporté pour le rayonnement de notre Parlement. Toutefois, aucune œuvre humaine n’étant parfaite, nous tenons à présenter les excuses pour les imperfections constatées ça et là au-delà desquelles nous vous remercions pour la franche collaboration grâce à laquelle notre Parlement est en train de s’affirmer sur la scène continentale comme sur la scène internationale. Je vous prie de soutenir le nouveau Bureau qui sera élu cet après-midi afin de poursuivre l’œuvre que nous avons entamée à la tête de notre Institution.Je remercie le Secrétariat général, le Cabinet, les journalistes, les photographes, les représentants d’Organisations internationales, les Ambassadeurs accrédités en Afrique de Sud, les organes de presse, les chauffeurs, le protocole qui ont contribué au succès de l’organisation de nos sessions. Beaucoup a été fait, chers collègues, et beaucoup reste à faire.J’annonce la démission du Bureau que je dirigeais jusqu’alors et invite le Comité ad hoc qui est chargé de l’élection du Président du Parlement panafricain à prendre place.Je vous remercie pour votre aimable attention. Le bureau est dissous.(Applaudissements)
HANDING OVER OF THE PROCEEDING TO ADHOC COMMITTEE FOR THE PAP PRESIDENTIAL ELECTION
THE CLERK:The following are the members of the adhoc Committee; Hon. Santosh Vinita Kalyon, representing the Southern Africa Regional Caucus. She is the chairperson of the adhoc committee.The other members are hon. Mike Mamoud Ibrahim, Northern Africa; hon. Elhadj Dio Kante, Western Africa; hon. Sen. Zely Pierre Inzoungou Massanga, Central Africa; hon. Lavel Kalawan, Eastern Africa.
HON. JULIUS MALEMA [SOUTH AFRICA]:On a point of order. Clerk of the Pan-African Parliament, I am not sure you are running the proceedings. Can I address the Parliament through you? What procedure do you follow? What happens? I ask so because; someone just disappeared from the Chair.
THE CLERK:You cannot address Parliament through me. I would suggest that, if there was an unfinished business by the presiding chairman of this forum, maybe the plenary can decide to recall him.
HON. JULIUS MALEMA [SOUTH AFRICA]:I have a problem with the Secretariat-[Interruption]
AN HONOURABLE MEMBER:No, no.
HON. JULIUS MALEMA [SOUTH AFRICA]:This is because we need clarity on what is going to happen to the report which was supposed to be presented yesterday-[interruption](Disagreement in the chamber)
UN HONORABLE MEMBRE:Il n’y a pas de Bureau!Non, non!(Plusieurs voix dans la salle répètent: non! non!)
HON. JULIUS MALEMA [SOUTH AFRICA]:We cannot have a situation where people escape-[interruptions]
THE CLERK:But I cannot preside over this matter.[Interruptions]
HON. JULIUS MALEMA [SOUTH AFRICA]:We cannot have a situation where a person runs away from taking responsibility-[Interruptions]
THE CLERK:I think you should have raised that honorable member when the Speaker was in the Chair.
HON. JULIUS MALEMA [SOUTH AFRICA]:But he did not give us the chance. He just escaped from there. He has left.
UN HONORABLE MEMBRE:Le rapport n’est pas un rapport personnel. C’est le rapport d’un Bureau. Dans quelques minutes, on aura un Bureau qui va étudier le rapport.(Trop de chahuts dans la salle)
HON. MEMBERS:No. Yes.[Interruptions]
HON. JULIUS MALEMA [SOUTH AFRICA]:I propose that we may recall him. He needs to be recalled so that we can ask him the questions as when are we going to get the report?(Disagreement in the chamber)We need to hold him accountable. For the people we are going to elect here, what are they inheriting? What is the state of this Institution?[Interruptions]
HON. MEMBER:No, procedure.[Interruptions]
UN HONORABLE MEMBRE:Madame la Présidente,S’il vous plaît, discipliner ce Monsieur. Il n’est pas le seul dans la salle.(Noise in the chamber and disagreement followed by the yes and no)
HON. JACQUELINE AMONGIN [UGANDA]:Madam Chairperson, I am rising on a procedural issue, the procedural issue is that, when we entered the Chambers, an agenda or the order of the day was circulated to all the Honourable Members in this House and in the agenda, there was communication from the Chairperson, who was then the President. I assumed that the House adopted the agenda. The President communicated to this House and exited meaning that the old Bureau has been dissolved.Madam Chairperson, I would like you to guide this House whether or not we are proceeding well because already the ad hoc committee is on the Floor and the Members would like to bring other issues on the agenda. I would imagine if as a procedural matter we should proceed with guidance from the ad hoc committee to elect the leaders, the office bearers, then elections and other issues be dealt with at a later stage.I beg to move.
HON. VINITA SANTOSH KAYLAN [CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE]:Thank you honorable member. (Interruption). Unfortunately I cannot...
HON. THOKOZILE DIDIZA [SOUTH AFRICA]:The point of order I am raising is that since I came here, and I am new member, I have not seen the Order Paper being adopted in this House.(Interruption)
UN HONORABLE MEMBRE:Madame la Présidente, mais la motion d’ordre s’adresse à qui?Ce Bureau ad hoc n’a pas le droit de répondre à qui que ce soit!
UN AUTRE HONORABLE MEMBRE:Mais c’est ça non? Le Bureau ad hoc [...].
UN HONORABLE MEMBRE:Non, il ne faut pas laisser continuer comme cela!
HON. THOKOZILE DIDIZA [SOUTH AFRICA]:There will not be any rudeness - because we do not speak French you think you will impose yourself when other members are on the Floor.I am on the Floor; I am a representative of this country. So, please accord me the respect to address the House.
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINÉE - CONAKRY]:Motion d’ordre!
AN HONOURABLE MEMBER:Who has given you the Floor?
HON. SEN. AUBIN NGONGO LUWOWO [RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO]:Madame la Présidente,Qui a donné la parole à notre collègue.
HON. THOKOZILE DIDIZA [SOUTH AFRICA]:Who had given the other lady the Floor House - [Interruption] - no, no, no! I have the right to speak, if you disagree with what I have to say you can stand up and say it.Madam Chair, firstly, this House has not adopted any agenda. Secondly, we came into this House there was a matter on the agenda and it was removed. That matter dealt with the report from the Bureau. It was raised very sharply from the Floor yesterday - [Interruptions] - we demand that that report be brought back into this House!
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINÉE- CONAKRY]:Motion d’ordre!(Trop de chahuts dans la salle)
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:Thank you Honorable members. I have no authority to take any points of order. I am here in my capacity as the Chairperson of the Ad hoc Committee.(Applause)It is indeed unfortunate that those points of order were not raised before the Bureau was dissolved. Unfortunately, that Bureau has sailed and there is no...
HON. THOKOZILE DIDIZA [SOUTH AFRICA:Chairperson of the ad hoc committee, I am sorry. We were never accorded an opportunity to raise any matter and I think it is not fair for people to say an opportunity was given. The President read a statement and left, so we were not given any opportunity. I just want to correct that. Thank you very much.
CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE:Thank you very much for that, but let us proceed with the elections. I think when the new President takes the seat, then, you will raise these orders again.Colleagues, it is indeed an honor and a privilege to oversee the elections. As you have noted that according to the rules, the Ad hoc Committee was set up with one representative from each region. We met yesterday and this morning to go over various logistics in planning and administrative arrangements.Nomination forms for the position of Presidency were received in alphabetical order as follows:1.Hon. Chief Fortune Charumbira2.Hon. Mustafa Abdelaziz Elgendy3.Hon. Roger Nkondo Dang.The nomination forms complied withal the rules of the Pan-African Parliament. I will now ask those three candidates to please go to the holding room to the left.The process is going to be that hon. Chief Fortune Charumbira will address the House for five minutes, followed by hon. Mustafa Abdelaziz Elgendy for five minutes and then hon. Roger Nkondo Dang also for five minutes.Thereafter, I will go into the procedure for the voting. I thank you. I now call upon hon. Chief Fortune Charumbira to present himself.
HON. CHIEF FORTUNE CHARUMBIRA [ZIMBABWE]:Good afternoon, honourable members. I stand here to present myself for the position of President of the Pan-African Parliament and inspired by the need to transform the Pan-­African Parliament.The need to transform the Pan-African Parliament was echoed by the Chairperson of the AU last Monday when he said that the PAP has stagnated. If elected, I will undertake critical reforms.I will review once more, the organizational structure which currently does not reflect totally a structure of a Parliament and more so a Parliament that is turning legislative. There are a lot of gaps.I will undertake reforms also with regard to the working of committees which currently are not properly resourced and do not operate on the basis of their strategic plans that they would have agreed upon because of lack of resources. It is a budgeting issue. We need to align the budget with the committees. The money may not be enough but the little money that is there needs to be properly applied.The reports of the committees should move away from only highlighting meetings and workshops to clear outputs that show that we are making an impact on the lives of the people on the continent.I will also ensure that the finance, administrative and other procedural matters, including recruitment, is done transparently, equitably and reflects the balance in terms of staffing across the regions. I am not saying each country shall have equal number of staff - that is not possible but we would want to see a picture in PAP that reflects the regional diversity within PAP. I will also ensure professionalization of staff members.The staff needs to be certain about their jobs. Currently, there are a lot of uncertainties. Staff members do not know whether their contracts will be renewed in the next two or three months. We need to professionalize and ensure that staff works with reasonable security in their jobs.I will also ensure that PAP relates to the organs of the AU harmoniously and effectively. It has been a major drawback with the PRC and other organs. As a result, our resolutions never go anywhere very far.I say this and as you all know my background - I have issued my brochure and you have seen it. I have the capacity to undertake all this.Honourable members, I have been around and I have worked in CAPA and on other administrative processes. I am very familiar with all the strengths and weaknesses of this Parliament and I will land running on the first day and ensure that we implement.I also have experience outside this Parliament and in my Parliament where I have presided over debates and proceedings. I have worked in the private sector where I have undertaken big projects in institutional change and reform. I will bring that experience to the Pan-African Parliament.May I also make it clear that in my Parliament, I am an elected member and not appointed. My term of office is fixed and ends in 2023 and not as people have been saying that maybe I would be going out of Parliament next month. That is not the correct legal position.Finally, I would like to say, please vote for me. I believe my experience in this Parliament, my experience in the Parliament of Zimbabwe and my experience outside Parliament is such that it can add a lot of value.[Applause]
CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE:Thank you, honourable. Thank you very much Honorable. Can you please proceed to the holding room? Sergeant-at-Arms, can you please call Hon. Mustafa Abdelaziz Elgendy.
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you, Madam Chairperson. I rise to highlight the fact that the Order Paper before us is that of Tuesday the 8th of May, 2018. There is no Order Paper for the 10th of May, 2018 which is Thursday. Therefore, this procedure is null and void.I would like to request the Clerk - [Interruptions] - thank you. Clerk, please adjourn the House. We have no Order Paper for today and this act is illegal. We call on you to adjourn this House immediately.The Order Paper you have given us states Tuesday, the 8th of May, 2018 and this is un-procedural. Adjourn this House immediately.[Interruptions]
CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE:Hon Member, thank you. It appears that you have the incorrect Order Paper because I have the correct one. I have the English version. Is the French version the same? Are are you also seeing some errors? May I...
UN HONORABLE MEMBRE:Madame la Présidente,Lorsqu’on entame un ordre du jour on ne revient plus en arrière pour le modifier. On a déjà entamé le processus.Le processus de vote est déjà entamé, on ne peut plus l’arrêter.(Trop chahut dans la salle)
CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE:Now, I ask that we accept that there was a typographical error.
UN HONORABLE MEMBRE:Madame la Présidente,La version française, c’est le 10 mai 2018.Je ne sais pas, il est de quel [...]. Mais c’est une erreur!
CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE:I am looking at the three Order Papers. The English one that I have in front of me says Thursday, 10th May. The French one says it ends at the big one. Can I please ask for your indulgence that it was a typing error and we allow the Hon. Elgendy to make his presentation?
HON. MUSTAFA ABDELAZIZ ELGENDY [EGYPT]:بسم هللا الرحمن الرحيم،والصالة والسالم على أشرف خلق هللا أجمعين، سيدي وموالي محمد بن عبدهللا، وعلى آله وصحبه أجمعين،Mesdames et Messieurs,(English)Ladies and gentlemen, brothers and sisters, members of the Pan-African Parliament,I have been in this Parliament for a very long time since its creation 2005. I came to this place full of enthusiasm to see the dream of the founding fathers coming true and this dream cannot become true without the Pan-African Parliament being the legislative Parliament.We are on the way to make this dream happen and become a reality. I am not going to take this same road like my brother and sister before if you give me your trust. I will take another road. It is impossible that over 90% of the countries did not ratify. This means that there is a problem - it is not that we will go home and talk to our people to solve the problem but is another problem with the Malabo Protocol itself. We need to talk about it and then we will have everybody sign so that our Parliament can become a legislative body not a MPs club of friends.Do we want visibility? It is simple - it is a decision, it is political will. If we want visibility, then it is about the political will. The minute we leave we bring the auditors, they come to the House and make a report that we could not have but we will have. With the auditors, we will know what is in the House; it is a political will that we will take.We are talking about a Free Trade Agreement but how can it be a Free Trade Agreement with 55 different investment laws. We need one investment law and this place can do just one investment law for Africa. But how can we have Free Trade Agreements when we have terrorism everywhere? We need one terrorism law that will unite all of us because the enemy is the one; Al-Shabaab, Al-Qaeda or Boko Haram - these are just names. They are supported by somebody over there who want this continent to burn so that they steal our wealth. We know it and we have to fight it together.[Applause]We have an Egyptian Parliament which is 150 years old and we can share with PAP a lot if rotation is applied. It is impossible that in the House of democracy - at the time and the other cannot see it. Rotation is obligatory and at the end - I think my five minutes have gone and they were not enough to say what I have inside of me.For this continent, we have the dream. We have the people who are sitting outside watching television. If people never honour an agreement like for example.(French)Jamais! Jamais on n’est d’accord!Comment ça se fait, à cause de la langue du colonialisme: l’anglophone, le francophone, l’arabophone! Ce n’est pas à nous! Ce n’est pas à nous ces langues!(Applaudissements)Notre langue, c’est Africa!À cause de cela, on est en train d’être volé tous les jours! Tous les jours!Arrêtons pour les enfants qui viennent! On n’a pas besoin d’assistanat! On a besoin de partenariat! C’est de cela dont nous avons besoin, pas d’assistanat!Nos enfants sont allés partout dans le monde. Ils ont appris partout dans le monde! Ils sont revenus vers l’Afrique! On n’a pas besoin d’assistanat!L’Afrique, l’Afrique crie: aux grands frères de prendre leurs responsabilités et pas de se battre entre eux!L’Afrique nous demande, comme avant de partir de là-bas, ma mère qui a 90 ans, elle m’a dit: je prie Dieu que ça réunit!
CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE:Thank you Honorable!
HON. MUSTAFA ABDELAZIZ ELGENDY [ÉGYPTE]:Que tu réunis et tu ne te sépares pas!(Applaudissements)
CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE:Thank you Hon. Member. Please take a seat at the holding room. I invite the Sergeant-at-Arms to invite Hon. Roger Nkondo Dang.
HON. ROGER NKODO DANG [PRÉSIDENT SORTANT ET CANDIDAT AU POSTE DE POSTE DU PRÉSIDENT DU PARLEMENT PANAFRICAIN]:Madame la Présidente du Comité ad hoc,Honorables membres du Comité,Chers collègues parlementaires,Vous me permettrez de commencer mon allocution par cet adage de Socrate dans la maïeutique socratique.Socrate disait: « La seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien ».Aujourd’hui, chers collègues, je suis devant vous. Je m’appelle Nkodo Dang Roger. J’ai servi ce Parlement pendant douze ans et en ces qualités, j’ai fait le travail d’un médecin. Le médecin qui pose un faux diagnostic arrive à un mauvais traitement.J’ai posé le diagnostic de ce Parlement et j’ai commencé à administrer la posologie et les résultats sont là. Vous-mêmes, vous en êtes témoins.Peut-être que quelqu’un peut dire que je ne t’aime pas, mais il faut reconnaître qu’on a cheminé ensemble et pendant particulièrement ces trois années, nous avons travaillé.C’est pour cela que je me présente à vous, non pas comme candidat de la région Afrique centrale, mais comme candidat de l’Afrique.Je connais l’Afrique!(Ovations)Je connais l’Afrique! Je connais les maux qui minent l’Afrique! Je connais les solutions à ces maux!Vous m’avez donné l’occasion, pendant les trois ans, de commencer à résoudre nos problèmes.Le problème de la ratification, on en est à miparcours!L’organigramme, il est déjà prêt! La responsabilisation des cadres de notre Parlement, la formation se fait déjà!Les députés, vous bénéficiez d’une formation de renforcement des capacités!L’identité du député panafricain, nous le sommes aujourd’hui, nous ne passons plus dans l’anonymat comme hier!Une étude avait été dressée par le DIRCO (Département of International Relations and Coopération), ici, en Afrique du Sud.Au moment où je prenais les fonctions, DIRCO avait révélé une étude où 18 % des Sud-africainsseulement avaient entendu parler du Parlement panafricain. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 50 % des Sud-africains - siège de notre Parlement - qui connaissent le Parlement panafricain.(Applaudissements)C’est pour cette raison, chers collègues, que je vous dis simplement, je me présente à vous pour la consolidation de la place et du rôle du Parlement panafricain dans le renforcement de la participation des peuples d’Afrique au développement et à l’intégration du continent.Je ne vais pas me mettre à lister ce que nous avons fait ensemble. Mais tout ce qui a été fait, ici, les résultats auxquels nous avons aboutis, c’est grâce à vous. Je n’étais que le capitaine d’une équipe qui a été [Microphone éteint].Je voudrais, non!(English)[...] Let me end by saying that we are together and we are not here like regions. We need to follow Africa. Africa is yours and we know what you can do, what we did in the past, we know what we can do in the future and that is why I ask honourable members that choosing continuity is best for our continent. Choosing experience is best for our continent. So, I am the candidate of experience for the continuity and I thank you very much for your kind attention. Asante sana. Shukran. Obrigado. Gratias.[Applause]
CHAIRPERSON OF ADHOC COMMITTEE:Thank you. Will the Sergeant-at-arms, please call the other two candidates in?Thank you. I will now call on the candidates to nominate one representative to observe the electoral process. I have a nominee from the Egyptian delegation, Hon. Mustafa Abdelaziz Elgendy and I await Hon. Roger Nkondo Dang and Hon. Chief Fortune Charumbira to nominate your delegates who will be observing the election.Clerk, I call upon you now to explain the voting procedure for electing the President, to confirm the quorum and process.
THE CLERK:Thank you Hon. Chairperson. The voting for the position of President of the Pan-­African Parliament will be as follows: all candidates will be on one ballot paper. Delegations will be called per country to sign the register and then cast their vote. The vote will be cast in that box. Consultations can be made in that booth. That is our booth. Calls were made for nomination of candidates on 8th March, 2018 and the three candidates that are presenting themselves are the only candidates who were nominated by the regional caucuses. There have been no withdrawals.In terms of agenda and notice, this is a properly constituted forum, but I am obliged to take a head count of the honorable members present here for purposes of Article 55 of our Rules of Procedure. Article 55 requires that there should be a quorum for a sitting of this Parliament. Currently, the number of members is at 258. The quorum is the majority which we have interpreted to be 50% plus one. 50% plus one of 258 is 130 and so that will be our quorum. I ask for your indulgence that we pause for five minutes and I allow my assistants to do a head count of the members present for the record to ensure that we do have a quorum for the sitting.From this point also, I ask all the cameramen to leave the Chamber. They can go to the back. So, they will be no photographing and coverage. Is that alright? I kindly request all the cameramen and all journalists that are in the Chamber at present to kindly withdraw and go behind the fence.(SHORT BREAK FOR HEAD COUNT)
THE CLERK:Honourable members, for the record, we do have a quorum. We have done a head count of 222 members present here. That is against the voter roll of 258. Our rules provide that, Members of the Bureau shall be elected by secret ballot. Our rules also do not recognise voting by proxy and so only the 222 members present here are going to vote.We have put the names of the presidential candidates on the ballot paper in alphabetical order of their second names. Members are reminded to vote for one person only and you indicate your vote by ticking in the box that is beside the name that you want to be President.Honourable members, if you tick outside the box and it is still in alignment with the name, we will consider that as a valid vote. If you put more than one mark, we would disqualify that ballot paper.The only markings on the ballot paper should be the tick on the candidate of your choice. No other mark should be there because we will disqualify that ballot paper. You can place a tick or a cross.The Secretariat will count the votes in the presence of the ad hoc committee and in the presence of the representative of the candidate. If the candidate wants to stand with the representative during the counting, the candidate is welcome to do so. The results will be announced by the Chairperson of the Ad hoc Committee.I have been asked to convey this message that, all cell phones should be switched off and the Chairperson of the Ad hoc Committee reserves the right to disqualify a member who does not switch off their cell phone. This is the message I have been asked to convey to you. We will now invite Members to vote.
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:May I clarify that the ad hoc committee took a decision that cell phones should not be in the voting booth. In other words, you cannot photograph your vote. That is not in accordance with the election rules and we are asking you to observe that. You will notice that the observers are on the left hand-side so that they are not in direct view of how you cast your vote but they can observe the voters roll and the issuing of the ballot papers.I now hereby invite the members to vote. You would be called by country. The ballot papers are ready. Can the observers please note that it is sealed and the seal is about to be broken - [Interruption] - excuse me - but that is the point? If you stand here, you can see how somebody is voting.
THE CLERK:Representatives of the candidates, we are locking the box. Would you like to witness that? This is how it is going to work. When you come, your first stop will be where my colleague Mr. Jalal is. You will sign the register. From there, the second stop will be where my two colleagues are over here. You will collect the ballot paper from there. From that point, the third stop will be the booth. You will mark your ballot paper and the last point will be the box. You will put the ballot paper in the box and you will go out this way.Regardless of how you first arrive there, going out is only this way. I will first call the delegation from Algeria. I will not be mentioning their names because I do not know who in the delegation is actually present. Will the delegation from Algeria please come and Angola will follow after that. Can the delegation from Angola please come forward? After Angola, I will be inviting the delegation from Benin. Could the delegation from Botswana, please come forward the delegation from Burkina Faso. The next delegation is Burundi, after Burundi, Cameroon.The candidates are also entitled to vote.I invite Cape Verde.I made an announcement that the cameramen should be out of the Chamber. I still want them out of the Chamber.I call Central African Republic. Chad. Chad will be followed by the Comoros. Congo Brazzaville.Members of the Ad hoc Committee will cast their votes at the end.Cote d’Ivoire. The Democratic Republic of the Congo followed by Djibouti. Egypt, please come forward.Another Presidential candidate is voting. Please, vote for the other candidate.Ethiopia, Equatorial Guinea, followed by Gabon. The Gambia. Ghana. Guinea Bissau. May I invite the Republic of Kenya; The Kingdom of Lesotho then it is Liberia. After Liberia, Libya.The delegation from Libya is doing everything today. They are being sworn in and voting today.Libya will be followed by Madagascar. Malawi. Mali please may come forward. Mauritania, please come forward. I now invite Mauritius.
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:I would like to caution the observers that you do not interfere in any way either telling them one, two, three. I will disqualify you. Please do not do that. Thank you.
THE CLERK:I will now invite Morocco.I now invite Mozambique.I now invite Namibia.I now invite Niger.I now invite Nigeria.I now invite Rwanda.I now invite Saharawi.I now invite Arab Democratic Republic.I now invite Senegal.I now invite Seychelles.I now invite Sao Tome and Principe.I now invite Somalia.I now invite South Africa.I now invite South Sudan.I now invite Sudan.I now invite Kingdom of eSwatini.I now invite Tanzania.I now invite Togo.I will now invite Tunisia.I will now invite Uganda.I now invite Zambia.I now invite Zimbabwe.Another presidential candidate is about to vote. Chief Charumbira, feel free to vote for Hon. Nkondo or Hon. Elgandy.The Ad hoc Committee may now come and cast their votes.The observers have already voted.Hon. Members is there anyone in the Chamber who is eligible to vote whom I have not called? Is there anyone who is supposed to have voted and would like to vote?There is no one.
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:Colleagues, the voting session is now closed. The Clerk is going to confirm the number of persons who have been registered who signed and received a ballot paper and then only after that will we commence with the counting procedure. The Clerk will take us through that.
THE CLERK:Hon. Members, 224 voters were given ballot papers on this table. We want to revise the initial number of 222 to 224 that is the recorded attendance and voter registration for this voting. The voting is now closed. You can open the door at the back if there are additional people who want to observe, but all the cameramen and everybody, apart from the staff that are conducting this exercise and the hon. Members will remain in the Chamber. The Cameramen will be behind the fence still, but you may open the door at the back.We will now go into counting and I invite Mr. Gali Masaharu to lead us through the counting and the Sergeant-at-arms.
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:Madam Wawa would you be able to count the number of unused ballot papers? While that process is happening, I will just take you through the counting process. The ballot box would be opened and we initially do the count number of the ballot papers inside the box. When that has been done, then only will they be opened and put into respective piles for each candidate. Thank you.I suggest other information while we are waiting for the ballot papers and used ones to be counted.The successful candidate would need to have a majority of the votes that were cast today. Since 224 votes were cast, the majority would be 113. If any candidate does not reach that majority, then we would have to go to a second ballot with the a ballot paper being then prepared for the two top votesSo, we are in for a long evening folks. I just spoke with the Clerk as to whether he is proving supper for us today. He said he should, but I do not know if that is a definite answer.
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:76? Thank you so much. We may proceed sir.
M. LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL:L’ouverture des urnes.Maintenant, on procède au comptage des voix.Comptage des bulletins pour confronter avec le chiffre de 224.Comptez!Comptez à haute voix!(Opération de comptage des voix)
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:Thank you very much!
M. LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL:Ça fait deux cent vingt-quatre (224) voix.Nous allons procéder au dépouillement.(Opération de comptage des voix obtenues candidat par candidat)Nous allons procéder au comptage des voix, candidat par candidat, par ordre alphabétique.Honorable Chief Fortune CHARUMBIRA: 47 voix;Honorable Mustafa Abdelaziz ELGENDY: 44 voix;Honorable Roger Nkodo DANG: 133 voix.(Applaudissements)
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:Thank you very much Honourable Members. I have the honor to announce that Honourable Roger Nkondo Dang is the President of the Pan-Africa Parliament. {Applause} I would like to invite Honourable Chief Fortune Charumbira to make a statement. If you so wish, sir, you can do so from your seat.
HON. CHIEF FORTUNE CHARUMBIRA [ZIMBABWE]:Thank you Chairperson of the Ad hoc Committee. This is the process in a democracy. We have counted and the will of the people has been seen through the numbers and I congratulate Hon. Roger Dang for being trusted to run the Pan-African Parliament for another term. Thank you very much.
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:Thank you very much. I would like to call upon Hon. Mustafa Abdelaziz Elgendy to make a statement.
HON. MUSTAFA ABDELAZIZ ELGENDY [EGYPT]:Thank you very much everybody.Thanks.Je remercie tous ceux qui ont voté et ceux qui n’ont pas voté, et aussi ceux qui ont voyagé jusqu’ici et qui ont fait que le jour d’aujourd’hui soit considéré comme le jour de naissance du Parlement panafricain, avec la réélection de S.E.M. Roger Nkodo Dang au poste de Président du Parlement panafricain.J’espère qu’il va continuer son œuvre et on sera à ses côtés afin ce Parlement puisse jouer pleinement son rôle.Merci.Thank you very much. Thank you every body
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:I invite the President to come forward and take the oath.
S.E.M. ROGER NKODO DANG [PRÉSIDENT NOUVELLEMENT RÉÉLU DU PARLEMENT PANAFRICAIN]:Madame la Présidente du Comité ad hoc,Chers membres du Comité,Honorables députés,Comprenez mon émotion!Après un long processus démocratique, libre, transparente et populaire, vous avez opté de me porter à nouveau dans votre Parlement.(Applaudissements)La large victoire de cet après-midi est source d’espoir. Vous vous attendez à ce que les affaires aillent au mieux. Je ne saurais les faire sans le concours de tous.Je voudrais remercier mes amis et frères Elgendy d’Égypte, mon frère en christ, mon frère de sang, Chief Charumbira, qui ont accepté de jouer librement le jeu démocratique.(Applaudissements)Nous sommes les donneurs de leçons. Saurait été le contraire si nous n’avons pas poussé ce processus jusqu’à terme, parce que chaque fois qu’on nous envoie observer les élections, nous donnons des leçons.Mes remerciements vont droit à Dieu qui a permis à ce qu’on se réunisse sans problème, mais également à Leurs Excellences le Président Paul BIYA, le Président Sassou NGUESSO, le Président Macky SALL qui, à un moment auprès de leurs pairs, ont dit que je pouvais faire le poids - je pouvais faire l’affaire dans ce Parlement.Je voudrais donc remercier tous les Chefs d’États d’Afrique qui ont soutenu ma candidature.(Applaudissements)Chers collègues,Au retour dans vos pays respectifs, veuillez transmettre à Leurs Excellences ma profonde gratitude.Que dire de vous, les électeurs, électrices? C’est vous qui avez joué le jeu! C’est vous qui avez démontré que j’étais capable! Je ne suis pas capable! Je sais pouvoir compter sur vous! Je voudrais encore remercier cette charmante Dame, Présidente de notre Comité de Règlement qui, avec tact et méthode, a pu amener notre processus à son terme.(Applaudissements)Je vous remercie, chers collègues.Vive l’Afrique!Vive le Parlement panafricain!Je vous remercie.(Applaudissements)[Prestation de serment du Président réélu duParlement panafricain]Moi, Roger Nkodo DANG, prends l’engagement solennel devant les peuples d’afrique et devant Dieu, de m’acquitter de mes fonctions de Président du Parlement panafricain avec honneur et dignité au service des peuples africains, de servir avec loyauté et entière allégeance à l’Union africaine, de préserver, protéger et défendre l’Acte constitutif de l’Union africaine et le Protocole au Traité portant création de la Communauté économique africaine relatif au Parlement panafricain tels que définis par la loi, et de promouvoir le respect des principes de bonne gouvernance, de démocratie ainsi que ceux relatifs aux droits humanitaires, au droit international humanitaire, à la paix, à la stabilité et aux objectifs du Parlement panafricain.Je le jure!(Applaudissements nourris)
CHAIRPERSON OF AD HOC COMMITTEE:We invite the President to take his seat.Hon. Members, the ad hoc Committee has come to the end of its mandate and we will be dissolved. I invite members of the ad hoc Committee to resume their seats in the plenary.I would like to thank you for your patience and to thank the staff and the officials for the efficiency with which this exercise was carried out and I hand over now to the President for the second part of the elections.I thank you.
HONORABLE ROGER NKODO DANG RESUME THE CHAIR AS THE NEW REELECTED PRESIDENT OF THE PANAFRICAN PARLIAMENT
S.E.M. ROGER NKODO DANG [NEWLY REELECTED PRESIDENT OF PAP]:Chers collègues,Une fois de plus, merci de me porter sur ce perchoir.Comme je l’ai dis, c’est une preuve que vous attendez beaucoup de moi. N’hésiter pas d’être critique, mais plutôt, mettons nos idées ensemble, pour construire notre Parlement.Je voudrais maintenant, inviter le Secrétaire général, à donner lecture du point inscrit à l’ordre du jour de nos travaux.Monsieur le Secrétaire Général,Vous avez la parole!
THE CLERK:The next item on the Agenda is the election of the Vice President of the Pan-African Parliament.
M. PRÉSIDENT:Merci.Je demande aux candidats aux postes de Viceprésidents du Parlement panafricain de se présenter.L’Afrique centrale n’a plus de candidat. Donc, les deux candidats: Gina Michèle Sanze et l’Honorable Sénateur Aubin Ngongo ne font plus partie de la compétition.Maintenant, j’invite l’Honorable Safia Elmi Djibril, pour la région de l’Afrique de l’Est, et l’Honorable Stephens Julius Masele.Pour l’Afrique du Nord, l’Honorable Siniya Ahmed Nah, et l’Honorable Bouras Djamel.Pour l’Afrique de l’Ouest, l’Honorable Hélio Sanches de Jesus a retiré sa candidature.J’invite par conséquent, l’Honorable Haidara Aichata CISSÉ.Je demande aux candidats de désigner, chacun, un représentant qui va observer le scrutin électoral.
HON. JACQUELINE AMONGIN [UGANDA]:Thank you Mr. President, I will definitely be the first Speaker. I would like to congratulate you for being elected President. I am raising a procedural matter and I need to be guided as we are going to be vote for the position of the Vice President.As per our rules, it is in order that gender is given a key imperative and I would like to be guided if we are going to be taking this into consideration. The fact that we have already voted for the President who is a man, we are also going continue voting for the position of the Vice President and it is fact that our rules talk about gender balancing. Can we be guide on how we are going to proceed? Thank you Mr. President.
M. LE PRÉSIDENT:Chers collègues,La procédure est simple, tous les candidats vont se présenter et ils sont tous au même pied d'égalité.L’article 15 alinéa 1 dit qu’on doit impérativement présenter au poste de Vice-président, un homme et une femme. Dans le cas d'espèce, nous avons trois candidatures et chaque candidature a le droit de présenter un homme et une femme. L’Afrique du Nord, doit présenter un homme et une femme, tout comme l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest devrait présenter un homme et une femme, mais l’homme s’est retiré.C’est un processus électoral démocratique, il n’y a pas d’autres procédures. Les candidats vont passer aux urnes.
HON. HÉLIO DE JESUS PIÑA SANCHES [CABO VERDE]:Muito obrigado senhor Presidente.Era para, rapidamente, justificar a minha retirada, mas, permita-me Senhor Presidente, antes de mais, saudar Vossa Excelência e a sua brilhante eleiçâo aqui neste Parlamento.Senhor Presidente, fui eleito pelo Grupo Regional da África Ocidental, conjuntamente com a minha irma, a ilustre Deputada Haidara do Mali, como candidato à Vice-Presidente do Parlamento Pan-Africano. Contudo, depois de uma profunda reflexao e como forma de manter unido e coeso o nosso grupo regional, e em homenagem às mulheres batalhadoras, corajosas, lutadoras, persistentes e inteligentes do nosso continente e da África Ocidental em particular, mulheres que a minha irma Haidara representa condignamente e, por firme convicçao pessoal, em defesa de igualdade de género, decidi retirar a minha candidatura para Vice­Presidente do PAP, agindo em convergência e coerente com os instrumentos internacionais de defesa de igualdade de género, nomeadamente, os objectivos de desenvolvimento sustentável que o meu país, Cabo Verde, vem implementando.Deixo aqui, os meus agradecimentos a todos aqueles que votaram em mim. Penso que em democracia, nós nao podemos criar o poder a todo o custo.AplausosO meu caucus será condignamente representado na Mesa desta augusta Assembleia pela minha colega, irma Haidara que, como disse, representa condignamente a mulher africana.Aplausos!
M. LE PRÉSIDENT:Les candidats doivent désigner leurs représentants au processus.
HON. SINIYA AHMED NAH [SAHRAWI REPUBLIC]:السالم عليكم ورحمة هللا،بدوري أهنيء السيد الرئيس على إعادة انتخابه، وأهنيء البرلمان الأفريقي على ممارسة الديمقراطية السلسة الشفافة.و كوني مترشحة عن منطقة شمال أفريقيا، أنا سنية أحمد ناح، من برلمان عموم أفريقيا عن الجمهورية العربية الصحراوية الديمقراطية، وعرفاناً مني بدور الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية في بناء أفريقيا وفي دعم أفريقيا، ودعماً مني للبرلمان الأفريقي وللمؤسسات الأفريقية، أنسحب من الترشح، وأفسح المجال أمام زميلي من الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية، تقديراً لدور الجزائر وما تفعله الجزائر من أجل أفريقيا.وفي الختام، أريد أن أشكر كل الزملاء والزميلات الذين رشحوني لهذا المنصب، وأتمنى أن أكون بهذا الموقف دعمت أفريقيا ودعمت البرلمان الأفريقي بدولة في مستوى دعم مؤسسات أفريقيا.وشكراً.
M. LE PRÉSIDENT:Chère collègue, merci.Shukran!Je demande aux candidats de désigner leurs représentants à la Commission électorale.Je demande également au Secrétariat général de nous confirmer le quorum.Est-ce que c’est le même quorum?Êtes-vous sûr que personne n’est parti?
THE CLERK:Yes Honourable Members, it is the same quorum, no one has left. We will reconfirm that as the delegations come and register and collect the ballots.
M. LE PRÉSIDENT:Merci.Le vote des Vice-présidents!Avant de passer à l’étape de vote, je voudrais inviter chacun ou chacune des candidates [...].
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINÉE - CONAKRY]:Monsieur le Président,Point d’ordre!
M. LE PRÉSIDENT:Oui.
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINEA - CONAKRY]:Monsieur le Président,Je crois que nous entamons un nouveau processus, et je pense qu’il serait normal et régulier qu’on passe au comptage des présents.
M. LE PRESIDENT:Madame,Je ne sais pas si votre point d'ordre apporte du nouveau.
HON. SEN. AUBIN NGONGO LUWOWO [RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO]:L’Afrique australe a présenté uncandidat à la présidence. Après elle l’a représenté à la vice-présidence. Pour que le vote soit honnête, il faudrait que tous les candidats se présentent au même moment. Je ne sais pas pourquoi nous allons voter deux vice-présidents et puis après voter encore une personne. Nous voterons à deux reprises des vice-présidents. Nous n’avons qu’une seule voix pour la vice-présidence. Donc, nous devons voter les quatre vice-présidents. On ne va plus voter l’Afrique centrale, mais les quatre doivent être votés au même moment. Nous ne pouvons pas nous permettre de voter trois et puis venir voter un autre après. Par quelle procédure? On avait déjà violé la loi en appliquant ce mécanisme. On ne peut plus continuer ainsi.Je vous remercie, Monsieur le Président.
AN HONORABLE MEMBER:Mr. President, we have just finished an election, so I congratulate you. Before your election, you were asked to come here to give us a speech. We are going to vote for vice presidents, but we have not seen them and we have not heard anything from them.Are we voting without them or they are coming to talk to us before we vote them.Thank you.
M. LE PRÉSIDENT:It now in the procedure, please we are coming.(French)Je voudrais donner les dispositions de l’article 15(1) dans son intégralité.« Article 15: Candidatures1. S’agissant des candidatures, chaque région désigne un(e) candidat(e) à la Présidence et deux candidats en veillant à une représentation égale en genre pour les Vice-présidences ».C’est clair, chaque région a désigné un candidat. Les régions qui avaient des candidats aux postes de Présidents, ont désigné des candidats aux postes de Vice-présidents. L’Afrique du Nord l’a fait, l’Afrique Centrale l’a aussi fait, l’Afrique de l’Est n’avait pas de candidature à la Vice-présidence, l’Afrique de l’Ouest n’en avait pas.Le problème que vous posez est un problème réel. Ce qu’on devra faire, c’est qu’à la prochaine session, nous allons déclarer la vacance du poste qui ne sera pas pourvu ici, pour que l’Afrique australe puisse amener sa candidature. On ne va plus reprendre les élections, l’avions déjà fait. Ce n’était pas conforme à notre Règlement intérieur.Donc, ceux qui seront donc élus aujourd’hui, seront classés premier, deuxième et troisième Viceprésidents et nous aurons un poste vacant de quatrième Vice-président. La région qui ne s’est pas présentée, pourra présenter une candidature pour cette position.(Applaudissements)Je vous remercie.
UN HONORABLE MEMBRE:Il ne sera pas élu, il sera désigné!
M. LE PRÉSIDENT:Pardon!
UN HONORABLE MEMBRE:Je dis qu’il ne sera pas élu, il sera désigné!
M. LE PRÉSIDENT:On passera au vote! S’il y a une vacance, forcement on passera au vote. Il sera désigné ou élu, mais on procédera au vote.(Applaudissements)Oui, oui!Je voudrais donc inviter les candidats par ordre alphabétique de venir nous présenter leurs programmes, ici, en cinq minutes.La première candidate, c’est l’honorable Aichata.Non! Madame excusez-moi!Non! C’est la première inscrite sur ma liste par ordre alphabétique.
HON. JACQUELINE AMONGIN [UGANDA]:Guidance Mr President, guidance. Mr President I just need to be guided because in our previous elections three years ago, when a caucus had not presented a candidate because they were running for the Presidency and the caucus lost, it was unanimously allowed in the House that we adjourn for few minutes to allow the same caucus to caucus and come up with a name and we vote once. So, I would like your indulgence in this particular matter.
M. LE PRÉSIDENT:Non, Honorable AMONGIN, il faut quand même qu’à un moment qu’on reste conséquent. Ou on a un Règlement intérieur ou on ne l’a pas!Qu’est-ce qui a empêché la région de l’Afrique australe à ne pas présenter les deux candidats? Qu’est-ce qui l’a empêchée?Nous n’allons pas tout le temps, lorsque le Règlement vous intéresse, vous vous y référez, mais lorsqu’il ne vous intéresse pas, ce n’est pas bon. Moi, je crois qu’on doit rester légaliste jusqu’au bout. Mais, c’est la loi!Ce que nous avons fait la dernière fois, tu as dis qu’on a accepté à l’unanimité. Bon, ça veut dire qu’on a mis le Règlement intérieur de côté?Mais les gens qui parlent toujours de rotation et lorsqu’on dit de faire ceci, ils répondent non et brandissent le Règlement.Non, je ne voudrais vraiment pas ouvrir un débat là-dessus. Le poste qui va rester, ici, vacant, sera pourvu à la prochaine session plénière du mois d’octobre.Oui, Honorable Elimi?Non, ce n’est même pas l’Honorable Elimi. Non, parce qu’ici, j’ai le nom de Safia Elimi Djibril.Donc, c’est Haidara qui commence!Honorable Haidara, vous avez la parole, puisque l’autre c’est Stephen Julius Masele.Donc, l’Honorable Haidara qui a la parole pour cinq minutes.Please! Les autres candidats!Madame attendez! Les autres candidats doivent se retirer et aller dans l’antichambre.Attendez Madame!Bouras Djamel, Stephen et Elimi, retirez-vous pour vous mettre dans l’antichambre!
HON. HAIDARA AICHATA CISSÉ [MALI]:Merci Monsieur le Président.Je voudrais prendre une seconde pour vous féliciter, pour votre brillante élection et dire bonjour à tous les collègues qui sont présents dans la salle.Chers collègues,Je me présente devant vous pour être Viceprésidente. Vous savez le rôle important que la femme peut jouer dans le monde, et aujourd’hui, l’Afrique a besoin des femmes pour faire bouger les lignes. On a choisi un Président et je remercie mon collègue qui a cédé le poste pour moi. Donc, je peux considérer que je suis déjà Vice-présidente.(Applaudissements)Ce que je cherche aujourd’hui, c’est que s'il y a un homme qui est Président, il faut que je sois la première Vice-présidente. C’est ce que je vous demande.(Applaudissements)J’ai un programme que j’ai mis à votre disposition, mais je voudrais quand même citer les quelques lignes qui sont, de mon point de vue, très importants. En accord avec le nouveau Bureau, parce que je ne peux rien décider toute seule, je me propose d'être une championne de la ratification.(Applaudissements)Il faudrait qu’on essaie de faire ce que nos Chefs d’États font. Depuis qu’ils ont commencé à instaurer des champions, on a des résultats, tout de suite. Je me propose donc pour être la championne de la ratification, parce que l’avenir même du PAP en dépend. Ça c’est le premier point.Le deuxième point, je dirais que je vais proposer l’intensification de notre diplomatie parlementaire et là, je m’arrête pour féliciter le Bureau, parce que le Bureau sortant a beaucoup fait. Mais, je vous dis que si je suis élue Vice-président - je dirais première Vice-présidente - je ferai tout r pour avoir cette tâche afin que notre diplomatie parlementaire soit intensifiée pour éviter le problème qu’on a eu avec le Tchad, la Guinée, la Soudan, etc. Il faudrait absolument que cette diplomatie soit intensifiée, et moi en tant que femme, et en tant que Présidente du Caucus des femmes qui a eu à faire le tour du monde, je pense que je peux valablement jouer ce rôle.L’Afrique a besoin de nous! L’Afrique nous regarde! Nous sommes les enfants de l’Afrique! Il faudrait que notre destin soit pris en compte et pris en main par nous même. Il faudrait que désormais, qu’on sache que les hommes et les femmes de ce Parlement sont là pour faire du sérieux et pour représenter les peuples africains.Je ne voudrais pas m'étendre outre mesure, mais je dirais que pour les femmes, si je suis élue Viceprésidente, j’ai déjà été la championne qui a tout fait pour que le forum des femmes ACP/Union européenne, parce que j’y ai fais sept ans, soit formalisé. Et je ferai tout pour que le Caucus des femmes et le Caucus des jeunes soient formalisés parce qu’on a besoin de ces deux couches.(Applaudissements)Je vous demande, encore une fois de voter pour moi! Je vous demande encore une fois de me faire confiance! Je vous demande encore une fois de tout faire pour que je sois la première Vice-présidente de ce Parlement.Je vous remercie.(Applaudissements)
M. LE PRÉSIDENT:Je voudrais inviter l’Honorable Bouras Djamel à venir faire sa présentation en cinq minutes.
HON. BOURAS DJAMEL [ALGERIA]:بسم الله الرحمن الرحيم، والصلاة والسلام على أشرف المرسلين،أهنيء السيد الرئيس نكودو على فوزه في الانتخابات، وأهنيء كل الإخوان الذين كانوا موجودين على ترشحهم. أختي سنية منالجمهورية الصحراوية: أشكرك على هذا القرار، وأتمنى أن أكونإن شاء هللا على قدر الثقة التي وضعتيها بشخصي.إخوانيوأخواتي،معالي زمالئي وزميالتي النواب األفاضل، أبناء أفريقيا الكبرى،اليوم أجد نفسي أمامكم وقد ساهمت على المستوى التشريعي في إصدار قوانين في الجزائر، في عدة مجالات منها الاجتماعية والاقتصادية و كذا مجالات حقوق الإنسان، خاصة حقوق المرأةوالحكم الرشيد.السؤال الجوهري الذي يجب أن يُطرح أمام هذا البرلمان هو: ما هو الدور المنتظر من نائب البرلمان الأفريقي؟ خاصة في ظل وجود رهانات وقناعات بضرورة التغلب على كل الصعوبات الموجودة نحوجعل هذا البرلمان الموقر سلطة تشريعية.لدينا قناعة بأننا كأعضاء هذه الهيئة التشريعية، وفي الوقت نفسه كأعضاء في البرلمانات الوطنية، لدينا فرصة للمساهمة في تحقيق هذا الهدف. فإذا استمرينا على هذا المنوال، لن نتمكن من تحقيقالهدف المرجو.وكنواب في بلداننا، ربما نملك فرص كثيرة من أجل الضغط على حكوماتنا، أكثر من شعوبنا ولهذا يجب أن نستعمل هذه المكانة من أجل النضال لبرلمان أفريقي حقيقي.ليس بإمكان القارة الأفريقية أن تمضي قدماً دون برلمان أفريقي حقيقي، له صلاحيات تمكنه من خدمة الأهداف الاقتصادية عبر إنشاء منشآت قاعدية على مستوى المناطق القوية، وكذلك التشريع في مجال الاندماج الجهوي، مثلما هو الحال في بعض القارات. وكذلك ترقية وحماية حقوق الإنسان، بما فيها حقوق المرأة، التي تمثل نصف وأكثر من نصف سكان قارتنا الغالية. وكذلك جعل شعوب أفريقيا فاعلين في بناء حاضر ومستقبل قارتنا، إضافة إلى ترقية الحكم الرشيد، ومحاربة الفساد بإصدار تشريعات، ليس فقط على مستوى البرلمانات، بل كذلك على المستوى القاري، عن طريق هذا البرلمان الأفريقي.إن قائمة التحديات على المستوى الأفريقي طويلة، ولكن لضيق الوقت، أختم وأقول لكم:تحيا أفريقيا ويحيا الشعب األفريقي.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup.J’appelle actuellement, l’Honorable Safia Djibril, pour sa prise de parole.Vous avez cinq minutes, Honorable!
HON. SAFIA ELMI DJIBRIL [DJIBOUTI]:Bonsoir tout le monde.Honorable Président du Parlement panafricain,Chers collègues,Bonjour à toutes et à tous,C’est avec un plaisir renouvelé que je retrouve mes collègues parlementaires du continent au sein de cette auguste Assemblée représentant les peuples d’Afrique dans leurs diversités mais aussi dans leur cohésion pour une Afrique unie et prospère.Notre présence, ici, témoigne de notre volonté commune de faire progresser la cause panafricaine, étant convaincu que le Parlement est le premier chantre de la démocratie et le porte-voix des peuples africains. Nous savons aussi que notre mandat est, certes, noble, mais lourd de sens puisqu’il implique des responsabilités considérables.Aujourd’hui, je me tiens devant vous comme candidate à la Vice-présidence du Parlement panafricain pour la région de l’Afrique de l’Est.Chers collègues,Je peux vous dire que je suis un peu de nature dynamique et novatrice, et durant mon mandat, j’ai élaboré cinq propositions de loi qui visent, toutes, une meilleure équité sociale et la protection juridique des mineurs. Parmi elles, on peut citer une proposition de loi qui ouvre droit au versement de la pension de réversion aux veufs dont la femme décédée a cotisé.Une autre qui me tenait à cœur et qui m’est très cher, est une proposition de loi relative à l’adoption et à la protection des bébés et enfants abandonnés par des familles.L’objectif étant d’offrir un cadre familial indispensable aux bébés abandonnés pour leur épanouissement et bien-être.Chers collègues,Le Règlement intérieur du PAP donne droit à un membre la possibilité de deux mandats et si je me permets de briguer un nouveau mandat, c’est essentiellement pour les raisons suivantes:En premier lieu, mon premier mandat en tant que 2ème Vice-présidente du PAP a duré à peine dix-huit mois alors que la durée du mandat du PAP est de trois ans. Mon expérience professionnelle antérieure et mon statut de membre du Bureau de l’Assemblée nationale depuis trois législatures m’ont permis d’acquérir de solides expériences pour mieux appréhender les attentes et les besoins de nos populations.Les premiers dix-huit mois de mon mandat m’ont plus ou moins permis d’appréhender les arcanes du pouvoir parlementaire panafricain.Aujourd’hui la conjugaison de tous ces acquits m’exhorte à ‘’repostuler" pour un nouveau mandat.J’aimerais mettre au service du Parlement panafricain mon expérience professionnelle législative de membre du Bureau et également mes aptitudes.Je m’engage à vous représenter dignement et rester à l’écoute de vos attentes et préoccupations en vue d’y apporter des solutions. Un de mes objectifs majeurs est que notre Parlement doit acquérir le pouvoir législatif et je m’engage à œuvrer pour l’accélération de la ratification du nouveau Protocole révisé du PAP par les pays membres de l’Union africaine.Ma vision première demeure le rassemblement du Parlement panafricain qui, j’imagine comme une toile dont les fibres sont solidement tissées et dont les couleurs rayonneront sur le monde pour donner le reflet d’une Afrique soudée, unie et indivisible.(Applaudissements)Enfin, je suis consciente que sans votre appui, votre soutien et surtout sans votre confiance à mon égard, il aurait été impossible d’accéder à la viceprésidence. Par conséquent, je profite de l’occasion pour vous renouveler ma gratitude et ma reconnaissance et vous solliciter à nouveau et humblement de m’accorder une fois de plus votre foi et votre voix pour mon élection à la vice-présidence du PAP.J’aimerais également vous faire un clin d’œil et vous dire que notre Bureau a besoin qu’on respecte un peu le genre. Nous sommes deux femmes dans la liste, j’espère que vous allez voter sur deux femmes pour qu’elles puissent accéder au Bureau.(Applaudissements)Je tiens par avance à vous remercier et je vous dis:Choukran!Asante sana!Obrigado!Thank you!(Applaudissements)
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup la candidate, Vice-présidente,Maintenant, je voudrais enfin appeler le candidat à la Vice-présidence, Stephen Julius Masele, pour cinq minutes.Stephen Julius Masele.
HON. STEPHEN JULIUS MASELE [TANZANIA]:Hon. Members, dear colleagues, staff and non-staff members, distinguish guests, ladies and gentlemen. Good evening. My name is Stephen Masele from Tanzania. I am running for the post of the Vice President of the Pan-African Parliament. I am humbled to be standing before you today as a young leader. I am coming in to bridge the gap between the vibrant energy of young men, the wisdom of our elders and love of our mothers.Today, I would like to tell the world and I would like this Parliament to tell the world that Africa respects and recognizes the contributions of young men. I am standing here to represent the young men of this continent. My dear brothers and sisters, I will bring peace, unity and solidarity to the Bureau of Pan-­African Parliament.I am inspired, encouraged and motivated by you hon. Members to make a good Vice President, because Pan-African Parliament needs a strong Bureau. Pan-African Parliament needs to recharge batteries and I am the new battery.(Applause)I promise you that I am not going to let you down. I am grateful to be part of this wonderful Pan-African family and I am also grateful to work with you. Your inspiration, knowledge and experience has helped me to grow as a leader and a person. I thank you very much.(Applause)Today I am not standing here because I am better than you. I am not running for Vice President because I am more brilliant than you. I am standing here because of the trust and confidence you have shown in me.I would like to remind you hon. Members that we are very fortunate to here today. Our role is to advance the unfortunate and not to show off to the unfortunate that we are fortunate. We represent the citizens of this continent. We are the voice of the helpless people and people with special needs. Where has that voice gone? Is there something wrong somewhere? No one else will come to fix it. It is us right here, right now.I promise you, when elected Vice President, I am going to work together with you to embrace and promote the agenda 2063. Malabo Protocol, the Continental Free Trade area and the Open Sky are our babies. These are our flagship projects which we must embrace. I must say, I commend the leadership of His Excellency Paul Kagame, our Chairman of the AU for his visionary leadership.Dear colleagues, I will work with you to strengthen our institution of Pan-African Parliament by promoting democracy and good governance.If there will be a need to review our rules of procedure, then we shall consider this together. I will work with you to restore sustainable peace and security in the region in collaboration with the member states.Finally, as the former US President Barack Obama said when he visited four (4) African states; "we must work together, because we are not competing with each other. Ultimately our goal is to build Africa, by Africans for Africans."Dear brother from the Central Africa, my brother from the North, from the South, from the East Cost of Mauritius, to the West Cost of Senegal, humbly vote for me, vote for Stephen Masele.Thank you very much and God bless you.(Applause)
M. LE PRÉSIDENT:Merci cher collègue,Veuillez reprendre votre place!(Applaudissements)It is ok!You have exhausted your time.(Applaudissements)Motion de procédure!Monsieur le Secrétaire général,Est-ce que vous pouvez nous donner la procédure de vote des Vice-présidents?Monsieur le Secrétaire général,Vous avez la parole!
THE CLERK:Mr. President, hon. Members, the process for election of vice presidents started with a call, inviting submissions for candidature on 8th March, 2018. Following that call, candidates were submitted two each from the North, the Central, the East and the West. The Southern Region Caucus did not submit any candidates for the position of Vice President.In accordance with Rule 15, sub-rule 5 of the Rules of Procedure of the Pan-African Parliament, a candidate is free to withdraw at any time before the voting starts. Hon. Senior Ackmed Na of the Northern Region has accordingly withdrawn her candidature.Also, Hon. Alie de Jeus in Seychelles of the West Africa Region, has, in terms of Rule 15 sub-rule 5 withdrawn his candidature. So, out of the eight (8) original candidates, we now have four (4) candidates. Both candidates from the Central Africa Region have automatically fallen aside because the President is from the Central Africa Region.So, the candidates are Hon. Saphia Dzibril and Hon. Stephen Julius Masele from the East Africa Region. The Northern Region has one candidate, Hon. Dras Shamel. The Western Africa Region has one candidate, Hon. Aidara Aishata Sise.The voting will be called by simple majority and we are proceeding on the quorum. We have not observed any Member leave, so the quorum is still fixed at 224. This will be re-confirmed as the hon. Members come to register here and it will be validated as the hon. Members collect their ballot papers at this desk.There will be three ballot papers. One ballot paper bears the name of Hon Saphia Elmir Djibril and Hon. Stephen Julius Masele from the Eastern Africa region. It would be green in colour. The other ballot paper will be only for Hon. Burat Dzamer, representing the Northern Africa Region. It would be yellow in colour. The other from the Western Africa Region will be blue and it will contain one name, Hon. Haidara Aichata Cisse.It is possible that you might find two names. Kindly note that for West Africa and for the Northern Region, we are voting for one candidate and the reason we are still voting, although they would become vice presidents, is to we can determine the order of who becomes the first, second and third Vice President.In conclusion, Hon. President and hon. Members, I want to address the way we have treated procedurally, the issue of the Southern Africa Region Caucus. As I mentioned earlier, the Southern region did not submit candidates for the position of Vice President.This is how we have interpreted the Rules in this regard. The process for voting starts with a call under Rule 15, sub-rule 1 and it concludes with the actual voting. We had time limit for submitting candidates and that time limit expired this morning at 8.30am.As we do not have candidates for the Southern Region, the Office of the Clerk is obliged under Rule 15, sub-rule 1 to make another call for the election of a candidate for the Vice President from the Southern region. So, the Office the Clerk would be making that call at an appropriate time. In response to that call, we would expect the Southern Africa region to re-submit two candidates for the position of Vice President, a lady hon. Member of Parliament and gentlemen hon. Member of Parliament. For today, because this election was called and this election is in process, the Southern Region would be scored zero for Vice President. That, in terms of the ranking, then reserves the position of the 4th Vice President for the Southern Africa region.I thought I should make that clarification and I made that clarification in writing yesterday. I addressed all the chairpersons of the Caucus, chairpersons of the permanent committees and the Bureau of the Pan-­African Parliament.With your permission, Hon. President, I would like to proceed with the votes.
MR PRESIDENT:Yes go ahead.
THE CLERK:There is a hand up, Hon. President.
M. LE PRÉSIDENT:Yes!Motion d’ordre!
HON. SEN. AUBIN NGONGO LUWOWO [D.R. CONGO]:Monsieur le Président,Il y a quelque chose que je ne maîtrise pas. On a trois bulletins, on va voter un seul Vice-président, je crois.
M. LE PRÉSIDENT:Non! Non! Chaque région a un bulletin avec des couleurs différentes et les noms y sont déjà inscrits. Vous allez avoir quatre bulletins de vote je croîs, non trois, vous aurez trois bulletins de vote et à l’intérieur il y aura les noms des candidats que vous allez cocher.C'est le même exercice que vous venez de faire tout à l’heure.(Un Honorable membre demande la parole)Merci Monsieur le Président,Là où il y a les différentes couleurs est-ce qu’il jeter les trois bulletins dans l’urne ou bien il faut choisir un? S’il faut choisir, ce n’est plus une élection transparente parce que c’est clair, il y a une couleur que je dois choisir.(FRENCH)
M. LE PRÉSIDENT:Non!non! Ce sont les bulletins qui ont des couleurs. C’était pour différencier les différentes régions, mais pour les noms, on vous donne les trois bulletins. Vous les votez en même temps. À l’intérieur du vote, il n’y a pas d’orientation à donner et il faut venir ici. Tu vois là où il y a le jaune tu mets, là où il a le bleu tu mets et là où il y a l’autre couleur tu mets, il n’y a pas d’orientation de vote.Monsieur le Secrétaire général,Vous avez la parole!
THE CLERK:Hon. Members, the yellow ballot should be placed in the yellow box. The blue ballot should be placed in the blue box. The green ballot should also be placed in the green box.I would like to request the cameramen and everybody else who is not involved in the voting to please withdraw from the interior of the chambers and go behind the wall. I will also ask that the door at the back be closed. I will invite representatives of our candidates to please come forward.
UN HONORABLE MEMBRE:Motion, Monsieur le Président! Motion d’ordre!Merci Monsieur le Président.Je vous félicite à titre personnelle pour votre élection.Je voudrais simplement apporter une contribution. Tout à l’heure, lorsque vous avez demandé à la presse et aux caméramans de sortir, seul la caméra du Parlement panafricain est restée, et ça vient de ce produire. Il devrait prendre sa camera et sortir parce qu’on ne sait jamais ce qui a dans cette caméra.Merci.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup,Effectivement, on ne sait pas à quel usage la caméra du Parlement panafricain peut être destinée, je crois que toutes les caméras doivent être off.C’est cela le sens de votre intervention, cher collègue?Pourtant, la caméra du Parlement panafricain peut aussi nous aider à faire le comptage des voix sur l’écran.Cher collègue,Vous avez la parole!Est-ce qu’on doit fermer la caméra du Parlement?Est-ce qu’on doit l'allumer?Quelle est votre proposition?
UN HONORABLE MEMBRE:C’est par rapport à cette question.Le parlement doit avoir son histoire, il faut bien que ce soit quelque part. Dans la mesure où il s'agit d'une institution, s'il y a vice de forme, il sera sanctionné plus tard, et l’institution doit avoir son histoire, il faut la garder, il doit donc rester en salle.
M. LE PRÉSIDENT:D’accord!Monsieur le Secrétaire général devra garder la confidentialité de ces images, parce qu’elles peuvent aussi être exploitées d’un mauvais côté. Je crois que c’est ça. Donc on garde les caméras, mais il faut contrôler l’utilisation.Monsieur le Secrétaire général, vous avez la parole!
VOTING OF THE VICE-PRESIDENTS
THE CLERK:Thank you Mr. President. The representatives of our four candidates, can they all come forward? I see they are four. May I also invite our colleagues. I will start calling the voters starting with Algeria. The process is you come there and register, just as we did before and then, you collect three ballot papers. Algeria will be followed by Angola. Angola, please come forward. Benin, you will be followed by Botswana.Burkina Faso. Burundi. Cameroon. Cape Verde.
THE PRESIDENT:Cameroon is still voting and I am a member. Allow me ot vote, Mr. Clerk.
THE CLERK:Hon. President you can come and vote. Hon. Members, some of the voters who have come here have expressed that there is some confusion on the ballot paper. To resolve that, with your permission, we are going to cross out, in ink, the names of those that have withdrawn.Central African Republic. Chad. The Comoros. Congo Brazzaville. Cote D’IvoireDemocratic Republic of the Congo. Djibouti. Egypt. Equatorial Guinea. Gabon. The Gambia. Ghana. Guinea Bissau. Kenya. The Kingdom of Lesotho. Liberia. Libya. Madagascar. Malawi. Mali. Mauritania. Mauritius. Morocco. Mozambique. Niger. Rwanda. Saharawi Democratic Republic. Sao Tome and Principe. Senegal. Seychelles. Somalia. South Africa. South Sudan, followed by Sudan. The Kingdom of eSwati. Tanzania. Togo. Tunisia. Uganda. Zambia. Zimbabwe.Hon. Members, if there is someone who is eligible to vote, but I have not called their name. Please announce yourself.
M. LE PRÉSIDENT:Votre attention, s’il vous plaît.Si quelqu’un est dans la Chambre et qu’on a appelé sa délégation, il n’a pas voté, c’est le moment de venir voter.Y a-t-il quelqu’un dans la Chambre qui n’a pas encore voté?Le vote est clos!J’invite le Secrétaire général à confirmer le nombre de bulletins dans l’urne.Messieurs les scrutateurs, veuillez vous rapprocher pour connaître le nombre de bulletins dans les urnes.
THE CLERK:Hon. Members, I declare the voting concluded. In a minute, we will confirm that the number of the registered voters corresponds with the number of voters who were allocated ballots before we proceed to counting. The number of registered voters is 222. The number of voters who were allocated ballots is 222 also. So, the numbers tally.We will now commence the counting of the votes. The vote is carried if the candidate attains the majority of the votes cast. We have defined majority as 50% plus one. That gives us the number of 112 for a vote to be carried. The candidate must score at least 112. The counting will begin. Thank you.
THE CLERK:Counting: 220We have counted 220, but we were expecting to count 222. We will put that aside as 220 and proceed to count the Western Region. We suspect that maybe two of the ballot papers may be in the wrong box. We will come back to that after we have counted the other two boxes.
THE CLERK:Counting: 231It is alright Mr. President. They jumped at 190.
AN HON. MEMBER:Order Mr. President, they ought to recount that number. There must be a recount of that number.
THE CLERK:We will do a recount. From 89, they jumped to 100. It is called fatigue.These are for the spoilt votes.Counting: 22Spoilt votes - 22.We are now counting for Hon. Saffia.Counting: 56We are now counting for Hon. MaseleCounting: 143(Applause)
UN DES SCRUTATEURS:Nous commençons par le comptage des voix de la région Afrique de l’Est.Honorable Safia: 56Honorable Masele: 143Région Afrique de l’OuestHonorable HaidaraBulletins nuls: 91Bulletins nuls: 123
M. LE PRÉSIDENT:Veuillez regagner vos places.Sergent d’Armes, veuillez mettre l’ordre dans la maison.Veuillez regagner vos places, chers honorables.
UN DES SCRUTATEURS:Nous allons procéder au comptage des voix pour la région Afrique du Nord.
M. LE PRÉSIDENT:Non! Arrêtez, arrêtez!Veuillez regagner vos places!Chers collègues, veuillez regagner vos places!Le décompte pour le Nord.Bulletins blancs ou nuls: 128Honorable Bolas: 93(Applaudissements)
THE CLERK:Hon. Members, that marks the conclusion of the voting for the Vice Presidents. I have submitted the results to the Hon. Chairperson.
M. LE PRÉSIDENT:Chers collègues,Nous sommes arrivés aux termes de notre vote. Ainsi, je viens de recevoir les résultats de vote qui se présentent comme suit:Pour la région de l’Afrique de l’Est:Honorable Safia Elmi Djibril: 56 voix;Honorable Stephen Julius Masele: 143 voix.Pour la région d’Afrique du Nord:Honorable Bouras Djamel: 93 voix.Pour la région Afrique de l’Ouest:Honorable HAIDARA A. CISSÉ: 123 voix.Ainsi, Honorables membres, j’ai l’honneur de déclarer les honorables membres suivants:Honorable Stephen Julius MASELE, Premier Vice-président du Parlement panafricain;(Applaudissements accompagnés de you-yous dejoie)Honorable HAIDARA Aichata CISSÉ, Deuxième Vice-président du Parlement panafricain;(Applaudissements)Ainsi, deux postes restent vacants: L’honorable Bouras DJAMEL n’ayant pas atteint la majorité absolue, conformément aux dispositions de l’article 16 [...].(Concert de réprobations dans la salle)
M. LE PRÉSIDENT:Suivez! Suivez! Peut-être que je me trompe!Les membres du Bureau sont élus au scrutin secret et à la majorité simple des membres présents et votants.Majorité simple!Alors c’est bien cela, Secrétariatgénéral?Mr. Clerk, it’s OK?
M. LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL:C’est bon! C’est bon!
M. LE PRÉSIDENT:So, Honorable Bouras DJAMEL is declare elected member.
UNE HONORABLE MEMBRE:En français, s’il vous plaît!
M. LE PRÉSIDENT:Bon, l’Honorable Bouras Djamel est déclaré troisième Vice-président du Parlement panafricain!(Applaudissements)
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:Mr. President, according to the rules of procedure, to be elected to the position of Vice President, you will need to have a simple majority. In this case the majority should have been 111 votes and Hon. Bolas got 93 votes.I submit that he did not meet the minimum requirement and that you declare a vacancy with regard to that election. In actual fact Mr President, the spoilt votes were 128, far exceeding the number of votes cast in favour of the candidate. We cannot make a mockery of the elections with so many spoilt ballots. Given that it is far short of the 111, you should you declare a vacancy for the third Vice President.
M. LE PRÉSIDENT:Honorable Zely, est-ce que vous pouvez nous éclairer? Oui? Ah Monsieur...
HON. MAMEDI SIDIBE [MALI]:Excusez-moi!
HON. SEN. AUBIN NGONGO LUWOWO [RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO]:Non, Monsieur le Président.Moi, je crois que c’est le nombre des votants. Que ça soit nul ou exprimé ou donné au candidat.
AN HONORABLE MEMBER:السيد الرئيس، السيد الرئيس،
THE PRESIDENT:You have the Floor.
AN HONORABLE MEMBER:المرشح ينتمي إلى إقليم شمال أفريقيا، وشمال أفريقيا ..
THE PRESIDENT:No translation
AN HONORABLE MEMBER:هناك مشكلة في الترجمة... نعم السيد الرئيس، المرشح المنتخب ينتمي إلى إقليم شمال أفريقيا، وإقليم شمال أفريقيا)هناك مشكلة في الترجمة)
THE PRESIDENT:It’s ok, It’s ok.
AN HONORABLE MEMBER:السيد الرئيس،المرشح ينتمي إلى إقليم شمال أفريقيا، وشمال أفريقيا تتشكل من ستةبلدان، وأعضاء هذه البلداناليتجاوزون الثالثين عضو، ونعرفأنه ليست هناك سوء نوايا في المرشح، وإنما هناكوندركجيداًمنافسة على الترتيب داخل هذا البرلمان. كل منطقة تريد أن يكونمرشحها هو النائباألول أو الثاني أو الثالث، وهذا ليس تعبير عننوايا النواب، والبد أن نأخذ ذلك بعين االعتبار.وعندما نتحدث عناألغلبية البسيطة، فإننا نتحدث عن الترتيب، بمعنى أن كل عضو بماتح َّصلعليه. وعندما نتحدث عن األغلبية المطلقة، فهي التي تعنيالنصف + ،1 ونحن هنا نقول أغلبية بسيطة.وبالتالي، السيد الرئيس هذه نقطة سوداء إلقليم شمال أفريقيا، ألنهندفع ثمنليس هناك عدل في أعضاءالنواب، وبالتالي سنبقى دائماًهذا. و هو ما ظهر اليوم في قانوننا.
M. LE PRÉSIDENT:Vraiment, chers collègues, il ne faut pas sentimentaliser ce projet. Je vous en prie!
AN HONORABLE MEMBER:Order!
M. LE PRÉSIDENT:Attendez! Attendez Attendez que je m’exprime!Monsieur, asseyez-vous!Soit on reste dans le cas de notre Règlement intérieur, soit vous donnez d’autres explications qui peuvent nous faire avancer.Ne faisons pas un problème du Nord, du Sud, ici, encore, une fois de plus!
AN HONORABLE MEMBER:Order! Order!
HON. MAMEDI SIDIBE [MALI]:Merci Monsieur le Président.La majorité simple n'a aucun rapport avec le nombre d’inscrits. En fait, il y a deux candidatures homme et femme. À supposer que sur les 93 voix, les deux candidats pouvaient avoir comme résultats: 70 voix pour la candidate femme et 23 voix pour le candidat homme. Dans ce cas, la majorité simple s'expliquerait par le fait que la candidate femme a dépassé le candidat homme. Mais au cas où il désistait? Moi je pense que cette interprétation n’est pas bonne. C'est pourquoi, je voudrais me joindre à mon prédécesseur pour dire que le candidat de l’Algérie est bien élu.Merci.
HON. SOGOYOU BÉKÉYI [TOGO]:Merci Monsieur le Président.Monsieur le Président,Je crois que nous-mêmes, nous sommes des députés et nous avons la pratique de ce qu’on appelle l’élection.Quant on dit majorité simple, cette majorité simple s’accorde au suffrage qui a été effectivement exprimé, c’est-à-dire sur lequel il n’y a aucune contestation.Les bulletins nuls ne font pas partie de ce suffrage exprimé.(Applaudissements)Donc, ne nous embarrassons pas, c’est clair et net, notre collègue Algérien a été librement voté.
M. LE PRÉSIDENT:Oui Mamedi
HON. PATRICK MAYOMBE MUMBYOKO [RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO]:Monsieur le Président, je vous remercie de la parole que vous m’accordée.Monsieur le Président,Il faut qu’on fasse la distinction entre la majorité simple et la majorité absolue. Il y a des pays qui ont des Constitutions qui stipulent que le Chef de l’État est élu à la majorité simple. Ça veut dire quoi? Un Chef d’État qui a 35 % et celui qui vient après lui a 25 %, il est élu Président. Il a 35 %! Il n’a même pas atteint la moitié de 50 %, Monsieur le Président.(Applaudissements)Pour le cas d’espèce, notre collègue d’Algérie est élu.
AN HONORABLE MEMBER:Point of order!
HON. PATRICK MAYOMBE MUMBYOKO [RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO]:Il ne faut même pas en tirer les conséquences. Il y a une différence entre majorité absolue et majorité simple.(Applaudissements)Ici, la loi parle de la majorité simple! Donc, le collègue était en compétition avec quelqu’un qui s’est retiré et celui qui a 93 %, c’est celui-là qui est déclaré élu, Monsieur le Président.(Chahuts dans la salle)
M. LE PRÉSIDENT:Guy Christian Ossagou!
HON. PATRICK MAYOMBE MUMBYOKO [RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO]:Essayez de contrecarrer notre ami!
M. LE PRÉSIDENT:Je vais arrêter ce débat. Veuillez vous asseoir, on va vous donner la parole.Veuillez vous asseoir.
HON. GUY CHRISTIAN OSSAGOU [GABON]:Monsieur le Président,Je voudrais soutenir le raisonnement de notre collègue qui vient de passer.Il y a en matière d’élection, le principe de la majorité simple et absolue. D’accord!Mais, en ce qui concerne ce vote, il y a des suffrages exprimés, et ces suffrages exprimés c’est 93. Les bulletins blancs ou nuls ne font pas partie des suffrages.Donc, ici on ne peut pas penser que le [...].(L’orateur a été interrompu par les brouhahasdans la salle)Non, non! Ce n’est pas vrai, c’est comme ça!Le principe, c’est comme ça! Ce ne sont pas des suffrages exprimés.! Les bulletins blancs ou nuls ne sont pas exprimés, c’est tout!
AN HONORABLE MEMBER:I rise on a point of order. Thank you Honourable President. You insisted that we count everyone in the House and we recieved a number of 221. Out of that 221 of the votes that we have heard, 128 were blank and 93 were votes in favour of Hon. Bouras. Now, if you do your maths and I trust that we are able to calculate in this House, the simple majority is 50% plus one which gives you 110, plus one is 111. Please, let us adhere to the rules as stipulated in the books. Thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Chers collègues,Attendez! Attendez!Nous avons travaillé depuis 14 heures 30 minutes dans le calme. Ne venez pas perturber la séance qui se déroule calmement.Vraiment s’il n’y a pas d’élément nouveau, on va trancher.Mc Henry.
HON. MC HENRY KANJONOKERE VENAANI [NAMIBIA]:Mr President, we are all Parliamentarians and it is important that we listen to one another. We should listen to one another. This is a tricky matter. The Northern Region, like any other region, is entitled to nominate two candidates. It chose to nominate one candidate and that candidate is a valid candidate representing the Northern Region. The election that took place for the Northern candidate and the Western candidate has nothing to do with their electability, it has to do with their rankings at the proceedings. Therefore, our prayer is that the Algerian candidate is duly elected. The numbers that he got have to do with rankings, that we must rank and not the elections.
HON. OKOT OGONG FELIX [UGANDA]:Hon. Members, I just beg for your attention. Hon. Members, this is very clear situation. A member scored 93 votes, valid votes and the invalid votes that should not be part of the valid votes were 123. Therefore, the person who scored 93 valid votes is duly elected.(Applause)
AN HONORABLE MEMBER:Thank you very much Mr President for recognising me and congratulations for winning the election. Mr President, I just want to make this point that we have to understand when we mention simple majority. The reference is, the person who comes close, people can decide to vote or not to vote. The invalid votes that we acquired are 128. There are people who chose to abstain from voting. The fact that they have abstained does not mean that the votes cannot be counted. The three votes stand as valid votes and this candidate is the winner. There is no need to cast other votes, he is the winner. Thank you.
M. LE PRÉSIDENT:Cher collègue,Le débat général est terminé!Le débat est terminé!Le débat est clos!L’Honorable Bouras DJAMEL est le troisième Vice-président représentant la région du Nord.(Applaudissements)Le débat est clos!Le débat est clos!
UN HONORABLE MEMBRE:Monsieur le Président! Monsieur le Président!
M. LE PRÉSIDENT:Le débat est clos!(Applaudissements)J’invite les Vice-présidents à faire une déclaration.Le Premier Vice-président, l’Honorable MASELE, vous avez la parole!Honorable MASELE,(Applaudissements)Vous avez la parole!(Applaudissements)Une toute petite déclaration, Honorable MASELE!Déclaration d’abord!Honorable MASELE,Déclaration d’abord!
HON. STEPHEN JULIUS MASELE [TANZANIA]:Hon. Members, dear colleagues. First of all, I want to begin by thanking you all for your votes which really demonstrates that you are true Pan-Africanists.(Applause)You did not vote for me because of my colour, the tribe I am from or my religion. You voted for a true son of Africa.(Applause)I cannot thank you enough, but I want to tell you that Africa is in my heart. I am an African because Africa is my home. If I die one day, I will join in this soil Nelson Mandela, Julius Nyerere, Sekotoure, Kwame Nkrumah and all who fought for our liberation. No one can take Africa from me and no one can take Africa from you.I want to dedicate this victory to Nelson Mandela, Julius Nyerere, Kwame Nkrumah, Sekotoure and all the freedom fighters who liberated our continent.Merci beaucoup.
M. LE PRÉSIDENT:J’invite le premier Viceprésident à prêter serment.Je vous invite à prêter serment.Merci beaucoup.
HON. STEPHEN JULIUS MASELE [TANZANIA]:I Stephen Julius Masele hereby swear and solemly declare that I will perfom my functions as the First Vice President of the Pan-­African Parliament to the best of my ability, with honour and dignity in the service of the people of AfricaI will be faithful and bear true allegiance to the African Union and will preserve, protect and defend the Constitutive Act of the African Union and the Protocol to the Treaty establishing the African Economic Community relating to the Pan-African Parliament as by Law established and I will promote, adherence to the Principals of good governance, democracy, human rights, international humantarian and law, peace, stability and all objectives of Pan-African Parliament. So help me God.
M. LE PRÉSIDENT:Merci beaucoup.J’invite l’honorable membre à regagner son fauteuil.J’invite à présent l’honorable HAIDARA pour son mot de remerciements et sa prestation de serment.(Applaudissements)
HON. HAIDARA AICHATA CISSÉ [MALI]:Chers collègues,Je vous remercie infiniment.Je remercie ceux qui ont voté pour moi comme ceux qui n’ont pas voté pour moi.(Applaudissements)Je serais la Vice-présidente du Parlement panafricain pour tout le monde. Je suis la seule femme au Bureau et cela me donne beaucoup de responsabilité en tant que femme, parce que, ce que les hommes peuvent faire, je crois que les femmes peuvent beaucoup plus.(Désapprobation dans la salle)(Applaudissements)La femme doit faire dix fois plus, pour être au niveau de l’homme!
M. LE PRÉSIDENT:Merci Madame la Vice-présidente.
HON. HAIDARA AICHATA CISSÉ [MALI]:Je vous remercie infiniment et je vous dis que je ferais tout pour être à la hauteur de la tâche.
M. LE PRÉSIDENT:La campagne est finie!
HON. HAIDARA AICHATA CISSÉ [MALI]:Je ferais tout pour servir le Parlement panafricain et servir l’Afrique.Je vous remercie infiniment!Je remercie tout le monde.Merci.(Applaudissements)
M. LE PRÉSIDENT:Veuillez prêter serment!(Prestation de serment de la deuxième Viceprésident du Parlement panafricain)
HON. HAIDARA AICHATA CISSÉ [MALI]:Moi, Madame Haidara Aichata, prends l’engagement solennel, devant les peuples africains et devant Dieu, de m’acquitter de mes fonctions de Vice-présidente du Parlement panafricain, avec honneur et dignité au service des peuples africains, de servir avec loyauté et entière allégeance à l’Union africaine, de préserver, protéger, et défendre l’Acte constitutif de l’Union africaine et le Protocole au Traité portant création de la Communauté économique africaine relatif au Parlement panafricain tels que définis par la loi et de promouvoir le respect des principes de bonne gouvernance, de démocratie ainsi que ceux relatifs aux droits humains, au droit international humanitaire, à la paix, à la stabilisation et aux objectifs du Parlement panafricain.Je le jure devant Dieu et devant les hommes.(Applaudissements)
M. LE PRÉSIDENT:Veuillez reprendre votre place!Veuillez prendre votre place de deuxième Viceprésidente.(Applaudissements)Maintenant, j’appelle l’Honorable Bouras DJAMEL pour son mot de remerciement et sa prestation de serment.
HON. BOURAS DJAMEL [ALGERIA]:بسم هللا الرحمن الرحيموالصالة والسالم على أشرف المرسلين،إخواني أخواتي، معالي الزمالء وزميالتي النواب،أشكركم على هذه الثقة الكبيرة التي وضعتموها في شخصي، وأقول لكم ألف شكر وألف شكر وألف شكر. وأقول لكم كنائب رئيس للبرلمان الأفريقي، سأبذل كل ما في وسعي لما هو في صالح أفريقيا، ولصالح الشعب الأفريقي، وأعدكم إن شاء الله بالعمل، وكل الاحترام لكم جميعا، كنواب لأفريقيا الكبيرة، أفريقيا العظمى، وأتقدملكم بجزيل الشكر.والسالم عليكم ورحمة هللا تعالى وبركاته.
M. LE PRÉSIDENT:Veuillez prêter serment, s’il vous plaît.
HON. BOURAS DJAMEL [ALGERIA]:أقسم بالله العلي العظيم أنا بوراس جمال، أن أقوم بأداء مهامي كنائب لرئيس البرلمان الأفريقي بأقصى ما أستطيع، وبشرف واعتزاز في خدمة الشعوب الأفريقية، وسأكون أميناً ومخلصاً في ولاني للاتحاد الأفريقي، وأقوم بصون وحماية القانون التأسيسي للاتحاد الأفريقي وأدافع عنه، وكذلك بروتوكول المعاهدة المؤسسة للجماعة الاقتصادية الأفريقية المتعلقة بالبرلمان الأفريقي وفقاً للقانون الساري المفعول. وسأقوم بتعزيز الالتزام بالتقيد بمبدأ الحكم الرشيد والديمقراطية وحقوق الإنسان، والقانون الأساسي للسلم والاستقرار، وجميع أهداف البرلمان الأفريقي والله على ما أقول شهيد.وشكراً.(FRENCH)Merci à tout le monde, merci pour cette confiance.
M. LE PRÉSIDENT:Merci.Monsieur le Secrétaire général,Veuillez faire les annonces!
THE CLERK:An iphone cellphone is missing. It belongs to Hon. Her Royal Highness, Princess Ncengencenge Dlainin. Please, if you find it somewhere, get it across to her or to one of the members of staff who will to pass it on to Her Royal Highness.
AN HONORABLE MEMBER:نعم السيد األمين، إذا كان هذا الهاتف أيفون، لقد وجدناه في الخلف، وسلمناه إلحدى المساعدات، لقد استملته إحدى الموظفات.
THE CLERK:For the regional caucus meetings tomorrow, Friday, 11th May, 2018. The rooms have been located as follows:-the Central African Caucus will meet in Committee Room 1;the Southern African Caucus will meet in Committee Room 2;the East African Caucus will meet in Committee Room 3;the North African Caucus will meet in Committee Room 4; andthe West African Caucus will meet here, in the Chamber.The meetings are scheduled for 10.00am - 12.00pm.For the meetings on Saturday, 12th May, 2018,- these are meetings of permanent committees of the Pan-African Parliament. The room allocations are as follows:From 9.30am - 4.00pm. There will be an inception workshop for the Pan-African Parliament Food Alliance. This will take place in Committee Room 3.During the same time, there will be a joint meeting of the Committee on Gender, Family, Youth and People with Disability and the Committee on Health, Labour and Social Affairs.The joint meeting of these two committees will take place in Committee Room 2. This is for Saturday 9.30am - 4.00pm.The Committee on Cooperation, International Relations and Conflict Resolution will meet in Committee Room 1. This is also on Saturday, from 9.30am - 4.00pm.On the same day, Saturday, but only from 9.00am - 1.00pm, there will be a meeting in Committee Room 4 for the Committee on Rules, Privileges and Discipline.The Committee on Transport, Industry,Communication, Energy and Technology will meet in Committee Room 5.Thank you very much Hon. Members.
M. LE PRÉSIDENT:Chers collègues,Nous sommes arrivés à la fin des travaux de ce jour.Je voudrais sincèrement vous remercier. Ça a été une journée exceptionnelle.Il est 21 h 30, c’est pour montrer l’importance qui est accordée à nos travaux. Pour une fois, la démocratie a triomphé dans tous les votes. Les jeunes sont entrés au Bureau, la femme et les hommes.Je voudrais vous inviter à supporter ce Bureau pour que nous puissions avancer.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est par conséquent levée jusqu’au mardi 15 mai 2018 à 9 heures.La séance est levée!(Coup de maillet)[La séance est levée à vingt-une heure dix-septminutes et cinquante-huit secondes. Elle reprendrale mardi 15 mai 2018 à neuf heures]

Tuesday, 15 May, 2018

M. LE PRÉSIDENT:Bonjour chers collègues.Je vous invite à observer une minute de silence pour prier ou méditer.(Une minute de silence, de prière ou de méditationa été observée)Veuillez vous asseoir!(Coup de maillet)Chers collègues,Une fois de plus bonjour.Je vous souhaite la bienvenue à notre session.J’espère que les uns et les autres ont eu un bon repos.Je voudrais saluer la présence parmi nous des interprètes, des hommes de média.J’invite Monsieur le Secrétaire général à donner le premier point inscrit à l’ordre du jour de nos travaux.Monsieur le Secrétaire général,Vous avez la parole!
THE CLERK:Presentation and discussion on the Activity Report of the Pan-African Parliament.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:May I rise on a point of order?
THE FIRST VICE PRESIDENT, HON. STEPHEN JULIUS MASELE PRESIDES THE PROCEEDING
[PRESIDING OFFICER]:Yes, you have the Floor, Madam.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN:I would like to ask where the copy of the Activity Report is. We cannot have a presentation without having caught sight of the report, especially, if we are going to be debating it.
THE PRESIDING OFFICER:Good morning, honourable members. The copies of the Activity Report will be distributed soon.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN:On a further point on the report - when you say it will be distributed soon, when will the honourable members have an opportunity to look at that report before it is presented and debated
THE FIRST VICE PRESIDENT, HON. STEPHEN JULIUS MASELE [PRESIDING OFFICER]:Good morning honourable members, the copies of the Activity Report will be distributed soon.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:So, on a further point in regard to the report, when you say it will be distributed soon, when will the honourable members have an opportunity to look at that report before it is presented and debated?
THE CLERK:Honourable members, we apologise for the late distribution of the Activity Report. It has in fact been distributed and those members who have not recieved copies, the ushers are distributing the copies right now.
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:I address you again on a point of order. I submit that it is unacceptable and that we amend the programme in order to allow the members to look at the report so that they are fully prepared.I am asking you, Mr Vice President, also asking for a ruling. It is unacceptable to give me a response to say it is being distributed and I am asking you to give us an opportunity to look at this report.You must also understand that we are here as delegations of countries and we need to caucus on our position on the report. It is unacceptable that the report was not distributed earlier, so I am submitting that we amend the programme in order to give countries and members an aopportunity to study the report so that when the presentation is made, we can have a healthy debate. I so move.
THE FIRST VICE PRESIDENT, HON. STEPHEN JULIUS MASELE [PRESIDING OFFICER]:Honourable members, I apologise for the late distribution of the Activity Report, but I urge you to allow Mr President to proceed with the presentation, while we are reading the Report and then we will debate on the Report.Mr Clerk, I invite you to read...
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:That is unacceptable. I put a Motion, Mr President, I am asking you to put the Motion to the House and take a decision.
S.E. HON. ROGER NKODO DANG [CAMEROUN]:Monsieur le Président, merci de me passer la parole.Je voudrais rappeler ici, indépendamment de la décision que vous allez prendre, en tant que Président de séance, que conformément à notre Règlement intérieur, il est clairement écrit que le Président présente un rapport à la Conférence des Chefs d’États.Ce que nous avons fait jusqu’à présent, c’est le compte-rendu résumé de nos activités. Vous vous souviendrez que ce compte-rendu avait été retardé par manque de quorum.Une fois que vous avez été élus, nous nous sommes réunis vendredi [11 mai 2018], pour examiner le rapport. Il vous souviendra que nous avions dit, comme il y a eu beaucoup d’amendements, qu’on amende le rapport et qu’on l’envoi aux délégués. C’est la décision que nous avons prise et je suis surpris, ce matin, que ce rapport n’a pas été envoyé.C’est depuis vendredi [11 mai 2018], après notre réunion, qu’on avait décidé qu’on vous envoi le rapport parce qu’il devait être présenté ce matin.Donc, à ma grande surprise, le rapport ne vous a pas été présenté. Je ne sais pas, est-ce que le Secrétariat peut nous dire le problème qu’ils ont rencontré? Parce que, j’ai toujours l’impression qu’il y a quelque chose qui se passe.Je voudrais vous rappeler, chers collègues, que la période électorale est passée. Nous devrons travailler pour l’intérêt du Parlement panafricain.Je fais tout ce qui est de mon mieux pour rendre nos activités possibles. Je ne comprends pas que vendredi, quand je quittais, après la réunion du Bureau, les trois Vice-présidents sont là, on avait dit de corriger le rapport, d’ajouter tel et tel paragraphes et de l’envoyer par mail.Nous sommes aujourd’hui mardi! Qu’est-ce qui ne fonctionne pas?Je ne voudrais pas poser cette question, ici, en plénière. Nous allons nous asseoir pour que le Secrétaire général nous dise ce qui s’est passé pour que du vendredi à aujourd’hui, le rapport n’a pas été envoyé.Je voudrais vraiment vous supplier de nous comprendre. Ce n’est pas que cela cache quelque chose, c’est un compte-rendu de toutes nos activités que nous avons menées, ici. Parce que, lorsqu’on parle de rapport, ce n’est pas conforme à notre Règlement intérieur.Donc, je voudrais demander au Secrétaire général de nous dire ce qui est à la base de ce tard, et ce jusqu’à ce matin?
THE CLERK:Thank you Hon. Vice President. The report was infact changed when the Bureau met on Friday. The changes were presented to the drafter and it was amended.The amendments were completed on Sunday and sent for translation the same day. The drafter forwarded the report to my office on Sunday and I have a record that on Sunday it was sent for translation.I also have a record that the instruction to my office on Sunday was that this report would not be presented today but on Wednesday. Late last night is when it was communicated to my office that this Activity Report will no longer be presented on Wednesday.The reason for this is that if the Activity Report is presented on Wednesday, then we would have both the Activity Report and the Report of the Committee on Audit and Public Accounts being presented on Wednesday and the treatment for the two reports was different.For the Activity Report, the media will be welcome to cover. For the Report of the Committee on Audit and Public Accounts, the media would not be allowed. So if we put the two reports on the same day, once the media is in, it will become difficult to get them out when the report on CAPA is being presented. So, it is for these reasons that the report is being distributed today.The report was ready for translation on Sunday. It could have been circulated last evening if the information was that it is being discussed today. That is what I would say Hon. First Vice Chairperson. May be this is not a politically correct thing to do but this delay is not due to the inefficiency or otherwise of the Secretariat.
THE PRESIDING OFFICER:You have the Floor.
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you very much Honourable Chairperson, on the basis of the explanations given, I beg to move for the postponement of the deliberations on the Report until tomorrow, to allow us the opportunity to read the Report.
AN HON. MEMBER:Seconded.
HON. THOKOZILE DIDIZA [SOUTH AFRICA]:Thank you very much, Hon. Vice President. May I address you? The President gave us his clarification and the Clerk has also given us his clarification on the delay.On the basis of that, I would second the motion by hon. Ntlhoi Motsamai that we defer the report for discussion so that it allows us time to actually go through it. I so move.
HON. STEPHEN JULIUS MASELE [PRESIDING OFFICER]:Honourable members, based on the importance of this Report, I accept and I want to appeal to you that we continue with the Second Order of the Business and this Report will be discussed tomorrow.
THE CLERK:The Second Order of Business is presentation and discussion on the 2019 Budget Report of the Pan-African Parliament.
HE. HON. ROGER NKODO DANG PRESIDENT OF PAP RESUMES THE CHAIR
M. LE PRÉSIDENT:Monsieur le Secrétaire général,Veuillez donner le point inscrit à l’ordre du jour de nos travaux!
HON. KOKOU AGBO [TOGO]:Motion Monsieur le Président, s’il vous plaît!
M. LE PRÉSIDENT:Oui!
HON. KOKOU AGBO [TOGO]:Oui, par rapport au deuxième point, je constate également que c’est ce matin qu’on a distribué ce projet de budget et personne n’a eu le temps de l’examiner. S’il faut partir sur la base de ce qui est dit premièrement, je pense qu’il serait bon aussi de reporter l’étude de ce budget-là.(Silence dans la salle
M. LE PRÉSIDENT:Oui!
HON. SÉKOU FANTAMADI TRAORÉ [MALI]:J’appuie cette motion d’ordre du camarade AGBO.
M. LE PRÉSIDENT:Oui!
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINEA-CONAKRY:Merci, Monsieur le Président.Pour ma part, j’appuie cette motion d’ordre de l’honorable AGBO dans la mesure où nous devons avoir le temps de l’examiner pour pouvoir être efficace dans les débats.
M. LE PRESIDENT:Merci beaucoup.S'il n'y-a pas d’autres propositions, on peut donc procéder à l'adoption de la motion d’ordre. La motion d’ordre est adoptée. Monsieur le Secrétaire Général, y-a-til un point inscrit à l’ordre du jour de cette matinée?
THE CLERK:The order is business and discussion on the Report of the regional seminar "Connecting the dots: Supporting the 2030 Agenda, ATT and UNPoA implementation through increased parliamentary engagement and action in international processes".
M. LE PRÉSIDENT:Peut-on débattre de ce rapport?Ne l"avez-vous pas reçu?
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you, Mr President. I think we should to adopt that principle that we have adopted because we only got this Report this morning. I saw this Report this morning when I got here. I think the whole programme has to be postponed. I do not know if we are going to adopt that, Mr President. I am concerned that we only got this Report this morning.
M. LE PRÉSIDENT:Chers collègues,Suivons quand même!Je crois que nous venons, ici, pour travailler. S’il n’y a pas moyen de travailler, vous nous dites pourquoi vous ne voulez plus travailler! J’ai vu dans cette salle, les années passées, on distribuait le rapport que l’on examinait. Mais aujourd’hui, subitement, tout le monde soulève les exceptions. Qu’est ce qu’on fait?
UN HONORABLE MEMBRE:Monsieur le Président!
M. LE PRÉSIDENT:Oui
UN HONORABLE MEMBRE:C’est justement par rapport à ces prises de positions que des gens sont obligés d’intervenir de cette manière. Comme vous l’avez dit, nous avons toujours étudié de rapport, ici, en l’ayant eu, ici et maintenant, dans la salle!
M. LE PRÉSIDENT:Oui!
UN HONORABLE MEMBRE:Nous ne pouvons pas comprendre que ce matin des gens interviennent de façon véhémente pour repousser les travaux. C’est pourquoi, d’autres députés aussi sont obligés d’intervenir de cette façon.Ne soyez pas frustrés!
M. LE PRÉSIDENT:Oui!
HON. BISSIRI SIRIMA [BURKINA FASO]:Oui, merci.Je pense qu’effectivement, il faut que nous soyons réalistes. Un rapport d’activités, qui retrace quelque chose de passer, on nous oblige à dire qu’il faut le recevoir bien avant.Depuis que je suis dans ce Parlement, on a toujours reçu le rapport en entrant dans la salle.Donc, je pense qu’il faut qu’on soit réaliste. Et, je peux comprendre que pour le Budget qui est important. Effectivement, pour le budget, on doit l'examiner pour voir les problèmes qui s'y trouvent.Personne n’avait osé réagir à la suite de la première motion. Et, curieusement, quand même, je pense qu’il faut qu’on soit réaliste, et que nous travaillons sur la base du programme d’aujourd’hui. Cela voudrait dire que nous laissions le Président présenter le rapport d’activités qui ne fait que retracer ce qui n’est pas forcément comptable.Alors, qu'est ce qu'on veut réellement?Donc, je pense qu’il faut revoir le programme, et que nous travaillions sur la base de ce qui nous a été présenté.Merci
M. LE PRÉSIDENT:Cher collègue.Madame, une minute, vous pouvez attendre? C’est une motion ou non? elle veut prendre la parole, je crois. Chers collègues, je vous tends le bras. Je suis ici dépuis douze (12) ans, c’est devant cette porte qu’on ramasse les différents rapports et nous les examinons. Depuis que je suis ici. Parfois on dit, on donne 30 minutes pour que les Honorables lisent le rapport et on revient. J'attendais qu’on pose ce principe qui a souvent marché. On suspend les travaux pour 30 minutes, les Honorables prennent contact du rapport et ils reviennent, et on continue. Mais cette façon de bloquer complètement les travaux, je ne sais pas où elle va nous conduire. Mais, je voudrais dire aussi, comme l'a souligné un honorable, que c’est un compte rendu qui résume toutes les activités qu’on a menées. Dans ce compte rendu, il y a les activités des commissions. Je ne fais que faire un compte rendu qui n’est pas un compte rendu narratif, mais un compte rendu succinct. La commission permanente des finances ne va-t-elle pas le reconnaitre? ce sont les commissions qui envoient les éléments au secrétariat général, et celui ci compile tous ces éléments, et c’est ce qui devient le rapport d’activités. Mais, comme je l’ai aussi dit, il faut qu’on soit clair sur l’expression. Il s’agit d’un compte rendu résumé des activités que nous avons menées pendant l’intersession, puisque le règlement intérieur dit que le président présente le rapport à l’assemblée des chefs d’états.Je crois qu’à ce niveau, on aurait pu examiner ce compte rendu résumé et peut-être que les finances, comme c’est une question de chiffres, on pourra regarder. Oui.
HON. THOKOZILE DIDIZA [SOUTH AFRICA]:Thank you very much, Mr President. My in-law was rushing to come before me. But I understand that we are in-laws although we are honourables here. Thank you very much.Mr President, I appreciate the concerns that you and the other members are raising. Indeed, it might have been the practice that reports are tabled on the day and discussed but for some of us who are new members, it is a worrying practice that has continued. This is because it does not in my view, afford us an opportunity to engage meaningfully with the reports that are tabled in the House.It is for that reason that when other members said that, all the reports that were received this morning, we needed to get an opportunity to read them so that they can be debated while all of have had the opportunity to see them, I did not object. This is because I appreciate that that should be the practice.And I really would appeal that, if we want to be taken seriously as this House, as the Assembly of the continent, thought maybe not legislative at this stage, I think it is important that those we represent feel that we meaningfully engage on their issues.Mr President, for some old members who have been part of the committees and have sight of the work that has been done before, they may be appraised on some of the issues and so it may not be a problem.But for some of us, especially those who are new, it would be a little difficult to get 30 minutes to go through all of these reports and then make meaningful submissions. I really would appeal to you that we adjourn after lunch because those 30 minutes are not adequate. Thank you very much.
M. LE PRÉSIDENT:Non! Honorable, ce n’ai pas ce que j’ai dit.J’ai dit qu’il y a souvent eu des cas, parfois! Je n’ai pas dit trente minutes. J’ai dit qu’il y a eu souvent des cas parfois où on a ajourné pendant trente minutes, une heure, pour que les députés lisent le rapport et on revient en plénière.C’est ce qui s’est déjà fait par le passé.Honorable Fantamadi.
HON. SÉKOU FANTAMADI TRAORÉ [MALI]:Pratiquement, je voudrais vraiment aborder la question, comme ma collègue vient exactement de le dire. En reposant, en reposant, nous avions un délai, parce que normalement la session doit clôturer le 19 mai 2018.
M. LE PRÉSIDENT:Le 18 mai 2018!
UNE HONORABLE MEMBRE:Le 17 mai 2018!
M. LE PRÉSIDENT:Le 17 mai 2018!
HON. SÉKOU FANTAMADI TRAORÉ [MALI]:Ah! Le 17 mai 2018!Alors, je joins ma voix à celle de ma collègue pour demander aux collègues d’accepter, il est 9 heures 32 minutes, qu’à 11 heures, nous puissions reprendre les débats. Ainsi, le rapport du Président - c’est un rapport politique comme il l’a dit - la compilation des activités menées par chacune de nos commissions pour que chacun puisse s’y retrouver. C’est ce que le Bureau a pu aussi mener pendant l’intersession, c’est ce qu’on doit nous dire. Donc, je pense qu’il n’y a rien à cacher, au contraire! Nous nous devrions être contents de voir si au niveau de telles ou telles commissions nos préoccupations n’ont pas été prises en comptes ou alors notre rapport même n’est pas inclus dans le document.Je demande encore l’indulgence des uns et des autres pour que nous puissions continuer les travaux au plus tard à 11 heures.Je vous remercie
M. LE PRÉSIDENT:Il n’y a pas d’autre!Oui, Madame la Présidente!Oui!
HON. SANTOSH VINITA KALYAN [SOUTH AFRICA]:Thank you Mr President. I am just seeking clarity. A motion was made and it was seconded that we defer the Activity Report and the presentation of the Budget to tomorrow, that is my understanding. It was a proposal; a motion made, seconded and ascended to by this House. We are now talking about a Committee Report by two different committees and I submit that we can proceed with that work, maybe after the 30 minutes recess, we can look at it.When we are looking at items 1 and 2; that is oversight by all the members of this House. Therefore, we ask that we be given enough time to engage with that.When we are looking at items 3 and 4, this is a presentation by a committee. They already had the presentation, they have already done the oversight on it and I think they are just presenting it to the House. So, I submit that we proceed with items 3 and 4 with the recommendations so that we give the plenary an opportunity to peruse through those reports for 30 minutes or 40 minutes or 60 minutes and we can proceed with items 3 and 4, but items 1 and 2 we defer to tomorrow.I do not think, Mr President, it is about us not wanting to work. We came here prepared to work, but if we do not have the tools to do our work, how do you expect us to be effective. I do not want to leave the Assembly knowing that I did not exercise my oversight role effectively. Thank you.
HON. GINA MICHÈLE SANZE [CENTRAL AFRICAN REPUBLIC]:Merci, monsieur le Président.Il faudrait que nous soyons cohérents avec nousmêmes. Je suis surprise. Il y a deux jours de cela, on était prêt à demander que ce rapport d’activités soit présenté alors même que nous n’étions pas en possession de ce rapport. Aujourd’hui comme par hasard, on nous dit qu’il faudrait qu’on nous laisse le temps de lire ce rapport. Alors, je me demande ce qui se passe. Çà c’est le point un.Le point deux est que, Je soutiens effectivement ce qu’a dit mes prédécesseurs pour dire que jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de problèmes quand le rapport était distribué le jour même, pour qu’on puisse en débattre ici. Maintenant, si nous voulons instaurer qu’il nous faut absolument du temps avant d’étudier les rapports, dans ce cas, il faudrait que ce soit appliqué à tous les rapports. Il ne faudrait pas qu’il y ait d’exceptions.Et le dernier point, monsieur le Président, nous ne pouvons pas accepter que le secrétariat général, en sachant pertinemment qu’ils ont programmé quelque chose, ne puisse pas mettre à la disposition des délégués, le rapport, quand bien même, même si ce n’est pas distribué séance tenante, mais on pouvait nous l’envoyer depuis hier soir. Donc je me dis qu’il y a une volonté, c’est vraiment délibéré pour qu’on n’ait pas ces rapports ce matin et que ça crée toutes ces confusions.Je vous remercie.
M. LE PRESIDENT:Merci madame. Oui.
HON. LOIDE L. KASINGO [NAMIBIA]:Thank you for giving me the Floor. I am one of those people who have been here for some time and I agree with the proposal that items No. 1 and No. 2 are deferred until tomorrow.I should think it is to your benefit, Hon. President, if you allow us to go through your Activity Report. Finance matters are always very important.I second the motion that it should be deferred until tomorrow. For items No. 3 and No. 4, there is no harm and so we can proceed just right away. So I move.
M. LE PRÉSIDENT:Chers Collègues,Je ne sais pas ce que nous voulons faire de notre Parlement, parce que nous allons de blocage en blocage.Je dirais que le rapport d’activité qu'il vient d'évoquer, il a été réclamé à cor et à cri. Je pense qu’il y a eu effectivement un problème.Parce que, si le rapport était prêt, hier ou dimanche, même si le programme devait changer, on aurait pu l’envoyer par adresse électronique, et tout le monde allait recevoir ce rapport.Ce qui n'a pas été fait, mais demain il y aura un ordre du jour, c’est la plénière qui décidera maintenant de la modification de l’ordre du jour, séance tenante, alors qu’il est clairement dit que le Président peut modifier l’ordre du jour. La plénière en a décidé autrement.Qu’est-ce qu’on fait des points inscrits à l’ordre du jour de demain, lorsqu’on sait que notre session prend fin le 17 Mai 2018.Est-ce qu’on aura une session extraordinaire?Si c'est le cas, qui va la payer?Oui, Konde.
HON. MAMADOU ALIOU CONDÉ [GUINÉE-CONAKRY]:Merci Monsieur le Président.Je pense que nous sommes devant une difficulté, mais qui n’en est pas une, en ce sens qu’il y a, ici, un dualisme entre le principe et la réalité. La réalité, regardez cette salle, Monsieur le Président, on est combien de présents?Nous voulons que le rapport soit compris par tout le monde, que tout le monde ait connaissance du rapport, mais si nous attendons encore demain, je suis persuadé que nous aurons une salle, encore, où il y aura moins de participants.Comme c’est une information que nous sommes en train de donner, puisque cela a été dit, je pense que, comme nous avons l’habitude de le faire, on peut aujourd’hui présenter ce rapport. Comme vous l’avez dit tantôt, j’ai regardé le programme de demain mercredi, il est aussi achalandé, tout comme celui du jeudi. Alors, qu’est-ce qu’on va faire? Estce qu’on rester plus longtemps?Le principe est que quand nous venons, ici, nous avons des ‘’booking" qui sont déjà faits au niveau des avions. Il est difficile de changer nos dates de voyage. Donc pour la plupart d’entre nous, nous avons pris acte que la session finit le 17 ou le 18, donc les départs sont programmés en conséquence.Alors, je pense que ce rapport qui concerne tout le monde, chacun doit pouvoir se retrouver par rapport aux activités qu’il a menées durant cette année au sein du PAP. Je pense que nous n’avons pas besoin, particulièrement, de prendre du recul.Alors, ce rapport pourrait être présenté ce matin et l’on continue le programme. Peut-être en la partie budgétaire qui a besoin de voir si les équilibres sont respectés, si certaines préoccupations ont été prises en compte, qu’on puisse avoir le temps de l’examiner davantage, mais reporter encore le tout pour demain, vraiment c’est de nous mettre la pression inutilement.Je vous remercie.
UN HONORABLE MEMBRE:Merci Monsieur le Président.Je crois que, lorsque nous intervenons, il faudrait qu’on tienne en compte des interventions des uns et des autres.Notre collègue, tout à l’heure, a dit qu’il n’y a pas longtemps, précisément le 10 mai 2018, le jour où on devait voter pour les Bureaux, les gens ont réclamé à cri et à cor le rapport d’activité alors que le rapport n’était pas disponible. Je crois que cela doit retenir notre attention. Pourquoi aujourd’hui, on a le rapport et qu’on ne veuille pas l"étudier? Estce qu’il y a une volonté délibérée ou bien est-ce qu’il y a quelque chose qui se cache derrière ce blocage? Ça c’est une interrogation pour dire qu’il faut qu’on fasse table rase de tout ce qui s’est passé et que nous revenions à la proposition des collègues qui ont dit qu’il faut faire une suspension pour reprendre les travaux à 11 heures avec la présentation du rapport d’activité et voir les autres.Voilà, merci Monsieur le Président.Pour cela, je retire la motion d’ordre que j’avais faite en demandant de reporter les autres points.
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you so much, Mr President. I think first of all, we want to appreciate the motion raised regarding the reports, but I want to disagree Mr President, with those who are saying there is a hidden agenda regarding the deliberations on the reports. The reality of it Mr President is that it is incumbent upon all of us here to be very clear on what input will this basically bring especially on the reports.Mr. President, I would want to appeal to the honourable members because the Clerk had actually called for the Report from the Committee on Cooperation. I want to appeal, Mr President, if members would bear with us. Ours is a very straight forward Report which basically was discussed on the 2nd to 3rd of March in the ended Plenary. All we are bringing here is just an action plan which seeks to guide the Committee and also help the members when they go back to their various countries as to what strategy or plans they can bring in an endeavour to address the issue of small arms and light weapons.I, therefore, beg the members that may be the other Report which I am not conversant with could be a bit complex, but ours is straight forward. If they could just allow me to take the podium, so that I take them through the Report, then, during the break, they may just acquaint themselves with the other strategies which are contained in the Report. Thank you so much, Mr President.
HON. LÚCIA MARIA MENDES GONCALVES DOS PASSOS [CABO VERDE]:Muito obrigada Senhor Presidente.Bom dia a todas e a todos.Dizer que nós estamos cá para trabalhar, acredito que nao vamos ter tempo, mesmo se alguém quisesse mudar a passagem para ficar mais dias aqui, nao temos condi?oes; temos responsabilidades nos nossos países e viemos cá para um mandato, somos pagos para trabalhar.Vamos avaliar tudo isso. O que é que vamos fazer nesse período da manha? Portanto, acho que temos que ser razoáveis. O Relatório ficou pronto desde domingo, porque é que o secretariado nao enviou para os nossos e-mails? - É a primeira questao.A segunda questao, já foram feitas aqui várias propostas. Inicialmente, as pessoas propuseram que o Relatório fosse suspenso para ser discutido amanha, mas depois disso, foi sugerido que todos os documentos seguintes fossem, também, discutidos amanha. Iríamos ficar aqui sem nada para fazer, portanto, acho que a proposta do colega é razoável, faríamos uma suspensao as 11 horas e 30 minutos e retomaríamos os trabalhos e faríamos a apreciado do Relatório.O Relatório também é um documento simples, igual ao documento da Comissao de Cooperado, nao é mais complicado que o documento da Comissao de Cooperado; é um documento simples e também as actividades já sao conhecidas pelos Deputados. Portanto, acho que podemos suspender neste momento, fazer a leitura dos documentos e continuar os trabalhos a partir das 11 horas porque temos responsabilidades nos nossos países.Nós viemos cá com um mandato e com um tempo determinado, e nao estamos cá para brincadeiras, estamos cá para trabalhar; e apelo também ao secretariado para que fa?a a sua parte porque nao estamos cá para acusarmo-nos uns aos outros, acusar ao Presidente, quando o trabalho é colectivo. Entao, devemos todos, esfor?armo-nos para que o Relatório seja aprovado hoje.Obrigado.
M. LE PRÉSIDENT:Honorable Zalikatou DIALLO, dernier intervenant!Les deux: Honorable Zalikatou DIALLO et et l’Honorable Sidia S. Jatta.Et on va prendre la décision!
AN HONORABLE MEMBER:شكراًالسيد الرئيس،السيد الرئيس،األعضاء الموقرون،إن حضور كل هؤلاء النواب المحترمون جميعاً من بلدانهم كان من أجل العمل، ومن أجل تقديم الأفضل لهذا البرلمان. ومن حق النواب الموقرين الاطلاع على كافة الوثائق المعنيين بمناقشتها وتقديمها في وقت كاف، هذا من حيث المبدأ.السيد الرئيس،أتحدث هنا عن الوثائق المتعلقة باللغة العربية، إلى حد الساعة لم يأت تقرير السيد الأمين العام باللغة العربية، التقرير الذي أمامي هو عن مناقشة وإقرار الميزانية، و هو ليس بالتقرير المعني، فالذي أمامي عبارة عن مجموعة من الأرقام المعنية بصرف الميزانية خلال سنة 2019، لذا يجب أن يرفق التقرير مع هذه الأرقام، على أن يوضح كيفية وتقييم هذه الميزانية، ومقارنتها بالميزانيات السابقة، والمشاكل والعقبات التي تعيق أو تؤثر على عملنا بسبب مصروفات هذهالميزانية.والوثيقة التي أمامي، تتحدث عن الأرقام فقط فهناك سلسلة من الأرقام يتم من خلالها الاطلاع فقط على أوجه الصرف في سنة2018، وهذا لا يُسمى تقريرإذا كنا نريد أن نعمل جيداً ،فعلا علينا أن نتحصل على الوثائق اللازمة لذلك و أن نحظى بالوقت المعقول للاطلاع عليها حتى نناقش الموضوع بكل شفافية ولا نريد أن نسمع أن هناك من يريد التأخير أو التقديم أو التأثير، فكل النواب الموجودين هنا موجودين من أجل العمل و العمل فقط لا غير، لكن من حق كل نائب أن يتحصل على الوثائق المطلوبة لتسهيل هذا العمل.وشكراً.
HON. ZALIKATOU DIALLO [GUINÉE-CONAKRY]:Merci Monsieur le Président.Après toutes ces explications, je voudrais proposer ce qui suit: le plus difficile, ici, à examiner, c’est le budget où les députés ont, en mon humble avis, besoin de le parcourir un peu et de voir les zones d’ombre et d’en discuter.Mais, tout le reste, ce sont des rapports d’activités qu’on peut examiner tout de suite parce que cela ne pose pas assez de problèmes.Je souhaiterais que le rapport du Président et tous les autres rapports qui sont programmés, soient examinés et adoptés.Qu’on fasse un stop, peut-être, de 30 minutes pour nous permettre de parcourir le budget. Après on vient, également, l’examiner et essayer de l’adopter, ici.Je vous remercie.
HON. ELHADJ DIAO KANTÉ [GUINÉE - CONAKRY]:Oui, Monsieur le Président.Je me trouve tantôt perdu, tantôt je crois comprendre! Vraiment, j’ai des difficultés.J’ai devant moi une feuille qui nous indique un programme de travail de 14 h 30 à 18 heures. C’est une erreur certainement: c’est de 10 heures à 18 heures.Nous avons quatre points! Objectivement, les deux derniers points du programme, nous avons besoin de les écouter! Nous avons besoin de les comprendre, mais nous n’avons pas besoin d’un débat approfondi parce que c’est un travail en atelier. Par contre, le rapport financier, le rapport du Président, nous avons besoin de les débattre.J’ai écouté une proposition qui dit: travaillons sur les deux derniers documents maintenant, avant de lever la séance.Puisque nous allons manger, nous allons lever la séance! Nous revenons, nous débattrons des deux autres rapports. Dans tous les cas, dans la journée, nous aurons épuisé le programme qui est là. Si nous arrêtons de débattre comme ceci, je crois qu’on serait déjà très loin. Mais, si nous continuons à débattre, on va épuiser notre temps, ici, et on n’aura rien fait.Je soutiens la proposition, si elle a été faite, si elle n’a pas été faite, je la propose: que nous examinions les deux derniers points, à savoir la présentation des rapports d’atelier maintenant, que nous sortons un peu de l’anonymat dans lequel nous nous trouvons. Nous nous reposons et nous revenons pour écouter les deux autres rapports et les débattre! Entre temps, on aura le temps de les feuilleter et de comprendre ce qu’on peut comprendre.Je vous remercie, Monsieur le Président.
HON. SIDIA S. JATTA [THE GAMBIA]:Thank you, Hon. President. I am baffled. I am wondering whether this is a Parliament or a club. It is true, like the Chairperson of the Rules Committee has clearly and rightly pointed out, we do not respect procedure in this Parliament.Motions were tabled on items No. 1 and No. 2 to be deferred to tomorrow and there were no counter motions.(Applause)We all agreed to defer them to tomorrow and so why is Parliament coming back to debate that? Why did you not raise your questions when the motions were tabled? This is not parliamentary procedure.We do not respect our own procedure and we do not respect our rules. I agree that, the practice here had been that we come and we are given reports and we debate them the same day. That is the truth. But the fact of the matter is that, it has been moved, seconded and agreed to defer items No. 1 and No. 2 to tomorrow. Why is Parliament coming back to that?(Applause)
M. LE PRÉSIDENT:Chers collègues!C’est à vous, il ne faut pas que le Parlement devienne un club, et puis quand vous parlez, essayez d’apaiser le ton!Nous sommes des adultes et tout et tout!Je ne peux pas refuser la parole à quelqu’un!Il y a eu une motion, mais les gens ont le loisir de débattre aussi.Donc, je ne sais pas de quel parlement vous me parlez. J’ai fait cette vie parlementaire depuis 20 ans. Je suis dedans.Les gens font des motions, des contre-motions, des débats et on trouve le juste le milieu pour avancer.Ce n’est pas une affaire de club!Oui!
HON. MAMADOU ALIOU CONDÉ [GUINÉE CONAKRY]:Excusez-moi de reprendre une deuxième fois la parole.J’ai rapidement regardé le rapport pour voir quelle est sa structure. Sa structure est la suivante: c’est que du début jusqu’à la page 36, ce sont les activités parlementaires, c’est-à-dire les activités qui concernent toutes les commissions qui sont, ici, présentes dans la salle où chacune peut préjuger si ce qui est dit dedans est conforme à ce qui a été fait ou pas.Après la page 36, vous avez le rapport financier qui ne prend que huit (8) pages, de 36 à 44. Après vous avez les résolutions.Donc réellement, rien ne nous empêche de regarder rapidement cela puisque pratiquement toutes les commissions sont, ici, dans la salle et ce sont elles qui ont menées les activités parlementaires et le rapport financier peut être examiné rapidement.C’est le budget qui pose des difficultés.Donc, si on veut aller de l’avant et qu’on a un programme chargé - parce qu’il y a celui du mercredi et celui du jeudi - nous pouvons aller au travail et regarder le rapport maintenant.Je vous remercie.
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you very much Mr President. Mr President, I am rising to support what the other colleague said earlier about respecting our rules. A ruling was made about the Pan-African Parliament Activity Report and the Budget, that the deliberations on those two (2) items be postponed until tomorrow and that we should proceed with items three (3) and four (4).Hon. President, I am the Member of the Co­operation Committee and our Report is short and straight forward. I beg the indulgence of the House to allow the Chairperson to represent that Report so that we dispose of it.
M. LE PRÉSIDENT:Madame, nous ne pouvons pas aussi procéder comme ça!Est-ce que ce rapport est inscrit à l’ordre du jour de nos travaux, maintenant?On ne va pas choisir les rapports au hasard. Je veux bien qu’on le renvoie demain.Mais, demain comment ça va se passer?Il y a le programme de demain et le programme de ce jour. Comment va-t-on les exécutés demain?Les gens diront qu’ils n’ont pas aussi reçu le rapport.C’est ça mon problème, aujourd’hui!
AN HONORABLE MEMBER:Mr. President, procedure!
M. LE PRÉSIDENT:Oui!
AN HONORABLE MEMBER:Point of order!
HON. SÉKOU FANTAMADI TRAORÉ [MALI]:Monsieur le Président!
M. LE PRÉSIDENT:Attendez! Attendez!L’un après l’autre!Oui!
HON. BISSIRI SIRIMA [BURKINA FASO]:Je propose d’abord, comme l’a proposé l’Honorable de l’Afrique du Sud, que nous prenions immédiatement la décision de recevoir les rapports 48 heures avant qu’on ne les examine ici.C’est cela le premier principe! Si l’on n’arrête pas un principe, on va continuer toujours à faire la même chose. Donc, arrêtons le principe-là tout de suite, comme cela s’il y a une défaillance, le Secrétariat ne peut pas venir justifier quoi que ce soit, parce que l’explication du Secrétaire général ne convainc personne. Si le rapport a été prêt dimanche, il pourrait être envoyé!Nous sommes aujourd’hui, le mardi! Donc, on ne peut pas comprendre! Si désormais, c’est-à-dire, si on prend la décision aujourd’hui, désormais s’il y a une faute, la faute incombe au staff et il faudrait aussi qu’on tire les conclusions et prendre les sanctions. Parce que c’est un Parlement, comme les gens l’ont dit, on ne peut se laisser aller uniquement sur la base de la mauvaise organisation au niveau du Secrétariat.Cela est inadmissible!Donc, si nous arrêtons ce principe, je propose, effectivement que nous puissions examiner les rapports des commissions ce matin et que nous donnions deux heures pour regarder le rapport du Président et le rapport de la Commission et nous viendrons à la suite de ces deux heures pour travailler.Merci!
AN HONORABLE MEMBER:C’étais moi, je ne sais pas si c’est une erreur, mais si c’est une erreur, eh bien, elle est la bienvenue, parce qu’on a dit que la première séance, c’est de 14 heures 30 à 18 heures. Comme l’a dit Hon. Elhadj Diao Kante on suspend la séance et tout le monde a les documents. Et, conformément à l’ordre du jour, à 14 h 30 on va regagner la salle et nous allons examiner tous les points inscrits à l’ordre du jour. Et quand on aura terminé, même à 20 heures, alors on aura déjà fini le programme. je pense que c'est nettement mieux que de rester en faisant le ping pong.
M. LE PRÉSIDENT:Merci.Je voudrai proposer à la plénière la suspension des travaux pour les reprendre à 14 heures avec l’examen des points inscrits à l’ordre du jour de ce jour, c'est-à-dire le rapport d’activité et le rapport financier.
HON. BISSIRI SIRIMA [BURKINA FASO]:Et la proposition qui consiste à...
M. LE PRÉSIDENT:Oui, le principe est que maintenant, les rapports doivent être distribués 48 heures avant pour être discutés en plénière. Quarante-huit heures, avant! Tout le monde doit avoir les rapports avant qu’ils ne soient discutés en plénière!
HON. BISSIRI SIRIMA [BURKINA FASO]:Très bien!
AN HONOURABLE MEMBER:Point of clarification, Mr President. Thank you very much, Mr President. Can I just have clarity? I do not understand you very well. Are you saying we adjourn now and come back at 14:30 hours for the items which we postponed for tomorrow or I got you wrong? Thank you, Mr President.
M. LE PRÉSIDENT:Mais, je crois que c’est ce que je voulais dire.Au lieu de repousser, parce que le problème de demain, c’est qu’on devra reprendre carrément tout y compris les points qu’on repousse aujourd’hui et les points de demain.Si on peut donc suspendre pour aller lire le rapport d’activité et revenir l’après-midi pour le débattre, cela diminuerait la pression de demain.C’est ce que je suggère!
AN HONORABLE MEMBER:Eh! Mr President!
M. LE PRÉSIDENT:Parce qu’il avait déjà un programme établi pour demain.Qu’est-ce qu’on fait des points de demain, si ce ne sont pas des points importants...
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you Mr President. I have said several times that I believe in you as our President and as the custodian of the rules in this House. Mr President, it cannot be taken so lightly and I cannot believe it. The Honourable Member from Gambia raised the same issue and the Chairperson on rules raised the same issue that the President did. The House must learn to abide by its own decisions and its own rules.We have taken a decision that these Reports should be deliberated on tomorrow and members were advising us to adjourn for two (2) hours and come back to deal with this Report. We are supposed to table a Motion so that we can vote on this. I think that is the simplest way. Otherwise it will not be good that we take decisions then we go against our own decisions as Parliament.So, that is my plea, Mr President. Let us abide by our own rules for the betterment of this House. Thank you so much.
M. LE PRÉSIDENT:Honorable membre,Je ne tiens pas à ce qu’on passe toutes nos questions au vote. Il faut qu’on ait ou qu’on tienne le plus grand consensus possible.En droit, il y a deux choses: l’esprit et la lettre du droit, mais il y a la pratique!Nous sommes là dans un cas pratique que personne n’a prévu. Particulièrement, je n’ai pas prévu que le rapport ne sera pas disponible ce matin et encore moins, les membres du Bureau.Parce que quand on partait, c’était clair qu’on allait vous envoyer le rapport le samedi ou le dimanche. Maintenant, on est devant un cas pratique de droit.Parce que nous ne devons pas rester sur la lettre! Le Règlement intérieur, c’est notre bible.Qui a fait le Règlement intérieur?C’est nous!Qui l’applique?C’est nous!Mais, on n’a jamais eu ce cas de droit où il nous faut adopter un principe. Et je crois que la proposition que les uns et les autres font, revient à amener l’affaire au milieu.Si vous dites que les travaux de demain ne sont pas importants, on repousse tout à demain, mais la session finit jeudi. C’est cela le problème!Parce que si on reste carré, le droit est dynamique, d’accord, mais quand on est devant des cas pratiques comme ceux-ci, qu’est-ce qu’on fait?Proposez-moi quelque chose, vous êtes des juristes!Oui Madame! Est-ce que c’est une proposition?
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you, Mr President.
THE PRESIDENT:Madam, Madam, please. I asked the question; can you give me the answer? You have the Floor.
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you very much. That is precisely the answer I wanted to give you, Mr President, so that as your Bureau, you are not over ruling one another’s ruling because the First Vice President had made a ruling. I would really propose that maybe as a Bureau, you meet and at 2:30 p.m. you advised us so that we agree in this discussion. I would like to appeal to you that maybe you meet with your Bureau and reflect having heard all the views that have been presented, then, you come back and advise the House. Thank you.
AN HONOURABLE MEMBER:Thank you Mr President. I think that we need to understand that the first rule that we have in this Parliament is concesus. The second rule is voting. It is in the rules that we agree on concesus and if we do not, then we vote.Mr President, I think the concesus is that we adjourn now so that honourable members can understand the report and then we return at 2:30 p.m. to continue with our business.
M. LE PRÉSIDENT:Mais c’est ce consensus que moi aussi je crois entendre.Je crois que c’est dans ce sens qu’il faut aller. On suspend la séance, on la reprend à 14 heures avec l’étude des rapports d’activité et les autres rapports pour qu’on puisse diminuer autant que faire ce peut la pression de demain.S’il en est ainsi, adopté!(Coup de maillet)(Applaudissements d’approbation)La séance est suspendue!Nous la reprendrons à 14 heures avec la discussion du rapport d’activité du Président et du rapport financier.Je vous remercie.14 heures! Nous reprendrons à 14 heures avec les discussions du rapport d’activité et autres rapports.[La séance est suspendue à dix heures cinq minutes vingt secondes. Elle reprendra à quatorze heures]
RESUMPTION OF PROCEDING AT 14:10:00
M. LE PRÉSIDENT:Comme nous l’avons dit, nous avons tenu la session plénière en octobre et toutes les commissions permanentes ont mené des activités pendant l’intersession. Leurs rapports sont joints ici. Il s’agit de:la Commission Permanente des Affaires juridiques et des Droits de l’Homme;la Commission Permanente de la Santé, du Travail et des Affaires sociales;la Commission Permanente de l’Éducation, de la Culture, du tourisme et des Ressources humaines;la Commission Permanente du Commerce, des Douanes et de l’Immigration;la Commission Permanente de l’Audit et des Comptes Publics;la Commission Permanente des Transports, de l’industrie, des communications, de l’énergie, des sciences et de la technologie;la Commission Permanente de l’Égalité en Genre, de la Famille, de la Jeunesse et des Personnes handicapées;la Commission Permanente de la Coopération, des relations internationales et de Règlement des conflits;la Commission Permanente des Règlements, des Privilèges et de la Discipline.Le Groupe parlementaire des Femmes a tenu des activités. Il y a également le Groupe parlementaire des questions sur la Jeunesse du PAP et les Groupes régionaux.La participation de la délégation du PAP aux activités de l’Union africaine:Le résumé vous est fait.Le 10ème Sommet extraordinaire des Chefs d’États et de gouvernements de l’Union africaine à Kigali en mars:Le point vous est fait.Le Bureau était représenté à ce Sommet, sur invitation de l’Union africaine, bien sûr.La participation de la délégation du PAP aux missions conjointes d’observation des élections: Ces missions ont eu lieu en Angola, au Kenya, au Liberia, en Guinée équatoriale, à Djibouti, en Sierra­Leone et en Égypte.Ainsi, nous sommes arrivés à des défis et à des recommandations qui sont à la page suivante.Pour les réunions non statutaires, la collaboration avec les organes de l’UA: Commission Permanente de l’Égalité en Genre, de la Famille, de la Jeunesse et des Personnes handicapées, il y a eu une réunion conjointe.La Commission Permanente des Transports, de l’industrie, de l’énergie, des communications, des sciences et de la technologie - avant je voulais signaler qu’il y avait eu une réunion conjointe entre les Organes de l’Union africaine et la Commission Permanente de l’Économie rurale, de l’agriculture, des ressources naturelles et de l’environnement.Toujours en relation avec les Organes de l’Union africaine, la Commission Permanente desTransports, de l’industrie, des communications, des sciences et de la technologie a tenu une réunion, de même que la Commission Permanente des Affaires juridiques et des Droits de l’Homme.Autres commissions ayant tenu des réunions conjointement avec les Organes de l’Union africaine:la Commission Permanente des Affaires monétaires et financières;la Commission Permanente du Commerce, des Douanes et de l’Immigration;la Commission Permanente de la Santé, du Travail et des Affaires sociales.La coopération avec les autres parlements et institutions:La participation du Parlement panafricain au Sommet Union africaine/Union européenne à Abidjan en décembre 2017.Le Parlement a effectivement pris part à ce Sommet. Il y a eu toute une session parallèle, en marge de ce Sommet, qui a abouti à des conclusions dont nous allons continuer à débattre demain ou après demain avec l’Union européenne.Il y a eu l’Architecture africaine de la Gouvernance où le Parlement assumait jusqu’à présent la présidence et a cédé ce poste à un autre Organe de l’Union africaine qui est la Cour de Justice.La participation à la 23ème Conférence des Parties (COP23) à Bonn en Allemagne. Le Parlement y était présent et a mené beaucoup d’activités, a fait passer la voix de l’Afrique à cette Conférence, dont les demandes de l’Afrique demeurent toujours les fonds de contrepartie.Il y a la 62ème session de la Commission des Nations-Unies sur le Statut des Femmes qui s’est tenue aux États-Unis. Le Parlement panafricain y a pris part avec une délégation des femmes du Parlement panafricain et d’autres du monde.Le renforcement de la coopération entre le Parlement panafricain et les organisations compétentes:Vous avez à la page 27, version française, la Commission Permanente de l’Éducation, de la Culture, du tourisme et des Ressources humaines a fait une réflexion sur le plan international.La Commission Permanente de l’Économie rurale, de l’agriculture, des ressources naturelles et de l’environnement y a animé des ateliers avec plusieurs parties prenantes couvrant la politique de changement climatique, y compris « la réponse législative: le rôle eau, assainissement et hygiène dans la lutte contre la malnutrition et le programme de stage du PAP » avec plusieurs ateliers, notamment l’atelier parlementaire pour la justice climatique (PACJA).La liste de la page 28 à la page 30: là c’est l’ensemble des missions et des réunions qui se sont tenues avec les partenaires.Quant aux missions, les Parlementaires panafricains et le personnel du PAP ont effectué diverses missions entre mois d’octobre 2017 et avril 2018 dont, entre autres, la participation à l’institution des réunions importantes comme le 30ème Sommet des Chefs d’États et de Gouvernement de l’Union africaine, les sessions de la Cour africaine, les réunions des parlements régionaux et internationaux, les sessions de renforcement des capacités et réunions techniques des parlements tels que le Parlement européen, les consultations bilatérales et de validation.Des débats ont eu lieu sur des questions présentant un intérêt pour l’Afrique, telles que la gouvernance, les questions parlementaires, l’agenda continental, le rôle du PAP dans le discours international et la thématique axée sur les jeunes, les femmes, l’environnement et les changements climatiques, en particulier, et le développement durable, en général; dans le cadre du mandat du PAP, des thèmes 2017 et 2018 de l’UA, entre autres.Missions effectuées par le Président du Parlement panafricain:L’Honorable Président a entrepris plusieurs missions au nom du Parlement. Ces missions ont conduit la délégation du PAP:à la 30ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’États et de gouvernements tenue du 24 au 31 janvier 2018;au 10ème Sommet extraordinaire de l’Union africaine tenu à Kigali, le 21 mars 2018 ainsi que la participation à la COP23 à Bonn en Allemagne, du 6 au 17 novembre 2017;à la participation à une réunion à Malte sur la migration du 15 au 17 novembre 2017;à la participation au Forum Parlement panafricain/Parlement de l’Union européenne à Bruxelles, en prélude au Sommet de l’Union africaine/Union européenne qui s’est tenu à Abidjan;l’Assemblée parlementaire de la Francophonie au Togo en février 2018;le Président a pris part à l’Assemblée de l’UIP et aux réunions connexes, du 24 au 28 mars 2018;au Forum de l’IDEA de Mining Indaba à Cap Town (ville du Cape);au Sommet extraordinaire et au Forum Parlementaire de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes, des biens et des services au sein de cet espace sous-régional en février 2018, entre autres.Le point culminant des missions de l’Honorable Président pendant cette période a été sa visite au Zimbabwe, le 5 février 2018, pour féliciter le nouveau Chef d’État, Son Excellence le Président Emmerson Mnangagwa qui a pris des engagements par rapport à la ratification du Protocole du PAP par le Zimbabwe. Il a également rencontré le Président du Parlement national et les honorables ministres de la Justice et des Affaires étrangères de ce pays.État de mise en œuvre des recommandations:En vue de mettre en œuvre les recommandations de la plénière, le Bureau du PAP a adopté un certain nombre de résolutions que le Secrétariat a mises en œuvre, comme le montre le tableau ci-dessous: les résolutions sont là et les observations sont à côté.Je vois que toutes les résolutions ont pratiquement été mises en œuvre.Mise en œuvre des résolutions de la 6ème réunion du Bureau: certaines sont déjà en cours de mise en œuvre. Vous pouvez les lire.Le rapport financier:Vérification externe des états financiers pour 2016:Les états financiers du Parlement panafricain pour 2016 ont été vérifiés au cours du premier semestre 2017 et le Conseil des vérificateurs externes a publié une opinion sans réserve en août 2017.Exécution du budget 2017:En 2017, le budget de fonctionnement approuvé était de 16.461.262 dollars américains et le taux d’exécution s’élevait à 88 %. Les activitésparlementaires qui sont les principales activités du Parlement avec un budget de 5.979.296 dollars américains avec un taux d’exécution de 91 % et les missions avec un budget de 1.106.825 dollars américains enregistraient un taux d’utilisation de 97 %.Exécution du budget des missions:Vous avez le tableau.Les dépenses de personnel avec un budget de 8.580.175 dollars américains affichaient un faible taux d’exécution de 86 % parce que l’effectif approuvé n’a pas encore été atteint en 2017.Le budget-programme 2017 s’élevait à 6.442.184 dollars américains. Les principaux partenaires CE-PANAF et ACBF avec un budget approuvé de 1.252.747 dollars américains et 211.232 dollars américains, respectivement.État de financement du budget-programme au 31 décembre 2017:Rapport d’exécution budget-programme:Source de financement:Vous avez les sources de financement et vous avez le taux d’exécution qui est à la page suivante. Le taux d’exécution du budget était de 100 % avec un budget de 928.542.000 dollars américains.Au nombre des activités financées par la CE-Programme PANAF, figure la réunion consultative avec les parlements nationaux, l’atelier conjoint de planification, la Conférence annuelle des Présidents d’Assemblées et des Sénats d’Afrique et les coûts directs de personnel.L’ACBF a financé l’atelier conjoint de planification et les événements de sensibilisation en faveur de la ratification du Protocole révisé du PAP et la réunion de la COP23 en Allemagne.Budget 2018:Le budget de fonctionnement du Parlement panafricain approuvé au titre de l’exercice 2018 s'élève à 17.044.559 dollars américains tandis que le budget-programme était de 2.920.000 dollars américains.Les indemnités approuvées des parlementaires en 2018 étaient significativement inférieures à celles approuvées en 2017.La Commission de l'Union africaine s’est engagée dans le processus d’harmonisation des indemnités applicables à tous les Organes.Le budget-programme financé par les partenaires au développement, au titre de l’exercice financier 2018, a été approuvé à 2.920.000 dollars américains contre 6.442.184 dollars américains en 2017. Ce montant a été revu à la baisse afin de le rendre plus réaliste et plus réalisable.L'élaboration des budgets 2019 et la vérification des états financiers de 2017 sont en cours et seront soumis au Bureau et à l'Union africaine.Ressources humaines et administration:Le présent rapport donne un aperçu des activités, de la performance et des difficultés de la Division de l'administration et des ressources humaines de novembre 2017 à avril 2018.La Division de l'administration et des ressources humaines comprend les unités suivantes:Ressources humaines;Médias & Communications/Technologie de l'Information;Achats et Magasins.Administration:Vérification des qualifications du personnel: ça va du paragraphe 3.2.4.1. Jusqu’à 3.2.4.2.Médias et communications: paragraphe 3.2.4.3.Achats, voyages et magasins: paragraphe 3.2.4.4.Audit des dépenses du PAP pour le compte de la 3ème Session ordinaire de la 4ème Législature du Parlement tenue à Sharm El Sheikh, du 10 au 19 octobre 2016:En octobre 2016, le Parlement panafricain (PAP) a tenu la 3ème Session ordinaire de sa 4ème Législature à Sharm-El-Sheikh, avec le soutien du Gouvernement de la République Arabe d’Égypte par le biais du Parlement égyptien.Outre le soutien du Parlement égyptien, le PAP a eu à engager des dépenses sur ses propres ressources.En janvier 2017, le Président du Parlement, S.E. Hon. Roger Nkodo DANG, par une lettre écrite en date du 18 janvier 2017 émanant du Bureau du Directeur de Cabinet et adressée au responsable du Bureau de la Vérification interne, a demandé que soit mené un « audit de toutes les dépenses du PAP lors de la 3ème Session ordinaire de la 4ème Législature du PAP, qui s’était tenue à Sharm-El-Sheikh, du 10 au 19 octobre 2016 ».Cet audit a été dûment effectué et le rapport final soumis au Président du PAP et à la Commission permanente de l’Audit et des Comptes Publics (CAPA) conformément à la règle qui veut que tous les rapports d’audit soient mis à sa disposition.Le Panel d’audit était composé par S.E. Hon. Safia Elmi Djibril, Vice-présidente du PAP, le Secrétaire général adjoint chargé des Finances, de l’Administration et des Ressources humaines, le Directeur de Cabinet, le Fonctionnaire principal chargé de la Vérification interne et du Dr Jeanne Van Dyke qui a assuré l’interprétation.Le panel a formulé des recommandations et, conformément aux instructions, a soumis son rapport à la CAPA et au Bureau.Suivi et évaluation:Le Plan stratégique 2014-2017 du PAP prendra fin en décembre 2017 et un nouveau plan couvrant la période 2018-2023 devra être élaboré. Grâce au financement de la Banque mondiale, la Commission de l’Union africaine a recruté un consultant pour élaborer et standardiser les plans stratégiques de ses organes. D’importantes étapes ont été franchies dans le cadre du processus de formulation.La réunion consultative interne avec le personnel du Secrétariat du PAP se tient pour faire le bilan de la mise en œuvre du Plan stratégique 2014-2017 et examiner l’état d’avancement de la conception et de l’élaboration du projet de cadre stratégique pour 2018-2023 qui devrait être aligné sur le Plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063.Au cours de la période considérée, ces préparatifs pour l’élaboration du Plan stratégique ont débuté par des consultations avec le personnel du PAP et les parlementaires, tant au niveau national qu'au niveau du PAP. Il est prévu que le projet de Plan stratégique sera prêt pour être présenté à la Session d'octobre 2018.Questions relatives au personnel:Renforcement des capacités du personnel et des parlementaires:Cette question a été largement débattue. Les personnels ont suivi comme les députés des stages au Parlement européen.L’Unité du Sergent d’armes:Les questions sécuritaires n’étaient pas en reste. C’est à la page 43.L’Inventaire:LES RÉSOLUTIONS ET RÉSULTATS:La participation active des membres aux réunions des commissions permanentes (7-12 août 2017) et aux débats de la cinquième session ordinaire de la quatrième législature, qui s’était tenue du 9 au 19 octobre 2017, a abouti à l'adoption d'une résolution sur la levée des sanctions contre les citoyens tchadiens aux États-Unis d'Amérique (voir document Réf.: PAP.4/PLN/RES/01/OCT.17 et quatre autres recommandations qui suivent).Résultats:Les résultats mis en évidence au cours de la période considérée portent essentiellement sur les trois activités principales à savoir, le Sommet Afrique-UE, la COP23 et la Conférence sur la jeunesse.Le Forum conjoint PAP/Parlement européen organisé en marge du Sommet Union africaine/Union européenne, en 2017 à Abidjan, était l'appel à une action conjointe de l'Union européenne et de l'Union africaine pour lutter contre la traite des êtres humains, l'esclavage et les atrocités commises sur les migrants en Libye.La réunion parlementaire a également lancé un appel aux Chefs d'États et de gouvernements réunis à Abidjan pour qu’ils élaborent un Plan d'action pour un avenir meilleur pour les jeunes au XXIe siècle.En Conclusion, le présent rapport donne une vue d'ensemble des activités entreprises depuis la cinquième session ordinaire du Parlement en octobre et couvre globalement les activités parlementaires et non parlementaires, entre autres.Des efforts ont été déployés afin de présenter la majeure partie des activités dans ce rapport.Pour conclure, je vous invite à vous joindre à moi pour remercier le Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique qui a honoré de sa présence la cérémonie d'ouverture officielle de la cinquième session.Je voudrais également remercier les auteurs des communications faites à la plénière ainsi que tous les invités qui y ont pris part.Je voudrais également remercier les membres du Bureau du PAP, les honorables Vice-présidents pour leur soutien et leur implication constante dans le fonctionnement du Parlement.Comme nous aurons des élections pendant cette période, ça ce n’est plus d’actualité!Qu’il me soit aussi permis d’exprimer toute ma gratitude au Bureau, au Cabinet pour le travail acharné sans lequel il aurait été impossible de produire un travail de qualité avec la célérité requise.Le programme global du Parlement ne peut être réalisé sans l'énorme travail accompli par le Secrétariat du PAP à travers le Bureau du Secrétaire général, qui continue à consacrer son énergie, son temps, son expérience et ses connaissances à l’accomplissement du mandat du PAP, à tous les niveaux. Je les remercie pour le soutien qu'ils m'ont apporté, ainsi qu’au Bureau depuis le jour de notre élection.Avant de conclure mon rapport, je voudrais exprimer toute notre gratitude à nos partenaires au développement, pour leur générosité et leur partenariat fructueux qui ont caractérisé mon mandat.Je suis heureux que le Président et le Bureau aient gagné la confiance qu'ils continuent d’accorder à notre partenariat pour faire progresser nos valeurs communes.Enfin,Vive le Parlement panafricain!Vive l’Union africaine!Vive l'Afrique!Je vous remercie pour votre bienveillante attention.THE FIRST VICE PRESIDENT, HON. STEPHEN JULIUS MASELE PRESIDES THE PROCEEDING
PRESIDING OFFICER:Thank you Mr President. Now the floor is open for discussion. I have a list with me. The first speaker is Honourable Lúcia Dos Passos from Cape Verde.
HON. LÚCIA MARIA MENDES GONÇALVES DOS PASSOS [CABO VERDE]:Muito obrigada Senhor Presidente.Boa tarde a todas e a todos.Primeiramente, felicitar à Mesa pela apresentaçâo do Relatório, embora com algum atraso, portanto, as razoes já foram aqui mencionadas, nâo vamos repetir quais foram as razoes, mas devo aqui manifestar a minha satisfaçâo em termos da taxa de realizaçâo. Comparando com os períodos anteriores, verificámos que há uma melhoria em termos de execuçâo das actividades, há um esforço das Comissoes especializadas nas realizaçoes das suas actividades, embora consigamos ver que há algumas comissoes, com mais dinâmica, portanto, quer em termos de presença dos seus membros, mas também em termos de taxa de realizaçâo.Eu gostaria de apelar à nova Mesa, portanto, a Mesa cessante já nâo tem responsabilidade na melhoria de Relatório, no sentido de colocar um quadro com o que estava previsto e o que é que foi realizado para podermos ter a noçâo clara em termos de taxa de realizaçâo, porque uma Comissâo pode realizar três actividades, mas significa, por exemplo, 50% ou 40%; e a outra realizar uma actividade e corresponder, por exemplo, a 100% porque é apenas essa actividade que estava prevista. Entao, nao conseguimos ter a no$ao exacta, em termos de taxa de realizado e da comparado da perfomance das comissoes especializadas.Em rela?ao á missao de observado eleitoral, realmente é conjunta, mas penso que no Relatório do PAP, deveríamos ter um espado para apresentar as recomendares que os Deputados trazem das missoes de observado eleitoral para poder permitir que as próximas equipas tenham alguma orientado, aproveitando as recomendares para fazer uma melhor observa?ao eleitoral.Quanto ao relatório financeiro no ponto 3.2, gostaria que fosse incluído um parágrafo para mostrar a compara?ao com o resultado do ano de 2016.Nós conseguimos ver que a taxa de 2017 foi de 88%, mas os deputados novos nao sabem qual foi a taxa de 2016, entao, nao tenho elemento de compara?ao. Seria bom que, sempre que pudéssemos, incluir nas taxas de realiza?ao a compara?ao com o ano anterior ou com o período anterior para permitir essa compara?ao de realiza?ao das actividades.Congratulo-me com a implementa?ao do sistema de avalia?ao do desempenho dos recursos humanos, baseado no resultado, embora veja que houve problema na implementa?ao desse sistema, mas auguro sucesso, portanto, que esse sistema seja realmente implementado porque facilita e permite uma avalia?ao com justi?a dos colaboradores do Parlamento e também servirá de motiva?ao para que tenham um melhor desempenho.Em rela?ao ao sistema de avalia?ao e monitoriza^ao concernente ao Plano Estratégico, o Relatório diz que o Plano Estratégico 2014-2017 terminou, masnao refere quais foram os eixos, as estratégias que faziam parte desse plano. Ficamos sem saber se o cumprimento desse Plano Estratégico foi a 100% ou a 50%, como foi a taxa de realizaçao e quais sao os eixos estratégicos que serao aproveitados, se nao foram terminados, que vao transitar para o Plano Estratégico 2018-2023.Muito obrigada.